mardi, 24 janvier 2012
CRITIQUABLES ?
... ou le cri-qui-tue : que le grand cric croque le criant qui tique !
[>Dernière M.A.J. : samedi 28 janvier 2012]
« Ah NON, alors ! Non, non et CENT FOIS NON ! »
De mémoire de réalisateur de film [1], jamais n’avait-il observé autant d’effervescence au fond de la salle : qu’arrivait-il donc aux spectateurs [2] ? Quelle est cette rébellion qui couve ? Irait-elle jusqu’à le renvoyer, lui [3, note 6] ? Dans une moindre mesure, il ne va tout de même pas se prosterner [4] aux pieds des factieux : dans les deux cas, ce serait vraiment le monde à l’envers [5] ! Aussi commande-t-il instamment au projectionniste [6] de suspendre la séance avant qu’il ne se fasse déborder par ce qu’il faut bien CONSTATER [7, note 133] comme étant une vague de fond. Avant que celle-ci ne vire au tsunami, il lui fallait faire barrage : aller prendre la température –fiévreuse [4,Mc(3)], apparemment !- de ces disciples décidément fort indisciplinés [8]. On a beau être spectateur du fond de la salle : il y a néanmoins un minimum de savoir-vivre à respecter [9, APR note 12] sans enredéfinir le concept [10,6][11,6]à tout bout de champ : surtout lorsque celui-là se décline sur un écran large !
« Mais enfin , mes enfants : que vous arrive-t-il aujourd’hui ?
- Aujourd’hui ? Nous ne vous le faisons pas dire ! Quel "aujourd’hui", d’abord ? Avec vous, nous ne savons même plus quel jour nous sommes…
- Mardi, non ?…
- Oui, bon : ça, c’est dans notre réel qui est là, pour tous [12, AV note 41]. Mais là n’est pas la question !
- Alors, quelle est-elle, votre question ? Vous n’allez tout de même me faire croire que vous n’avez pas eu votre part de méchants [13, APR note 8] !…
- Comme s’il s’agissait de cela… ou que de cela !…
- Alors, de quoi s’agit-il ?
- Il s’agit que vous n’arrêtez pas de nous balader, tout simplement. Un coup, nous sommes à Jérusalem. La scène suivante, on nous plonge à Capharnaüm (la bien nommée, en l’occurrence !). Entre les deux, on ne sait trop comment : vous nous expédiez à Rama [4], et…
- Allons bon : vous n’aimez plus la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard [14, note 52] ? Elle vous fait mal au cœur ? C’est ça ?
- Ben non, c’est pas ça. Au contraire, ça c’est l’une de vos meilleures trouvailles.
- Alors ?…
- Alors, c’est bien gentil de votre part de nous offrir une telle quantité de méchants (à travers différentes époques) que nous ne savons plus où en donner de la tête, mais…
- Mais ?
- Mais justement ! Vos méchants, là : vous nous les avez fait défiler la dernière fois à l’écran sans beaucoup plus de détails ! Autant dire que votre film nous a produit l’effet d’une suite de bandes-annonces. Mais ce n’est pas tout…
- Oui ?…
- Eh bien, là où nous crions au scandale [15, APR note 8], c’est que vous êtes en train [16] de nous proposer manifestement un remake, alors même que l’original est resté inachevé. Et vous croyiez peut-être que vous alliez vous en tirer à si bon compte [17?] ? »
Alors cela, c’est le bouquet [18][19,im.7(vid.)][20] ! De mémoire de réalisateur, voilà qui n’est pas piqué des hannetons : de manière à peine voilée [21][I][II][III][IV], on est tout bonnement en train de lui reprocher de les avoir incités –lui, le réalisateur en personne !- à partir avant la fin du film [22] alors que personne n’a été renvoyé [23, note 10], rien de moins ! Tout fiche le camp, soit ; mais n’y a-t-il pas néanmoins -même au cinéma !- des limites à respecter ?…
« Allons allons , mes enfants : calmons-nous ! Qui vous parle de "remake" ?
- Ben… votre affiche, non ?
- L’affiche, ah oui ? Mais vous n’avez rien remarqué dessus ? D’abord, rassurez-vous : je vous ferai grâce cette fois des mages (enfin…, ceux de la version officielle [24][25], n’est-ce pas ?) : cela fait longtemps qu’ils sont retournés en Orient. Et puis ils ne vous intéressent pas beaucoup : ils sont trop gentils pour vous.
- Ben justement…
- Justement quoi ?
- Vous croyez que nous allons gagner au change ? Votre nouvelle affiche, là, oh que si : nous avons remarqué ! Deux gentils lapins [26], c’est ça vos nouveaux "méchants" ?
- Dites-moi, quel film vous a-t-on montré ces derniers jours dans l’autre salle ?
- Ah, ne nous en parlez pas ! Un documentaire sur les champignons, et des lapins à n’en plus finir [7] !!! Ce n’est pas compliqué : nous nous sommes assoupis [27][28] avant la fin… »
Et voilà pourquoi ils n’étaient pas sortis cette fois avant la fin ! Au moins ne sont-ils pas somnambules : on se console comme on peut.
« Un "documentaire" ? Vous voulez rire ? Pas de méchant, à votre avis ?…
- Oui, bon : il y a bien ce lutin, là… comment s’appelle-t-il déjà ?
- Philtrochu.
- C’est ça : Philtrochu ! Eh bien, non seulement vous nous avez laissé de côté les méchants du film d’avant -dont tout porte à croire qu’eux ont bel et bien existé-, mais vous essayez de nous distraire avec un tout petit méchant de rien du tout, dont (pour vous parler franchement) nous peinons sensiblement à étayer la forme de notre conviction sur la vérification [12, AV note 30] de son existence à lui. Vous croyez que c’est bien sérieux ?
- Dormir pendant la projection, c’est plus "sérieux", peut-être ?
- Euh…
- Parce que si vous aviez suivi jusqu’au bout [29], face à l’étendue des dégâts que peut déclencher votre "tout petit méchant de rien du tout", vous auriez été vissé à votre siège ! Voilà ce que j’ai à en dire, moi !
- Euh…
- Et je n’ai pas encore tout dit ! Pour votre punition [30][31] à tous, je vous ORDONNE de rester éveillés, et vous CONDAMNE [32, note 11]… à ne PAS être renvoyés de la salle avant la fin de ce film-ci. Pour tout le monde (qu’on en accepte l’idée [9, APR note 12] ou non), session extraordinaire de rattrapage ! Reprise immédiate de la "suite de bandes-annonces"(sic) pleine de méchants… AVEC la participation exceptionnelle de Philtrochu en personne ET de sa formule magique n°1 [33]. Qui sait si vous n’allez pas SUCCOMBER sous le "charme" de tant de méchanceté ?… Projectionniste, s’il vous plaît ! »
Alors que la lumière commençait déjà à s’estomper, un long frémissement parcourut la salle : principalement sur les spectateurs plus sages qui, eux, ne s’étaient pas endormis au cours de la séance précédente. N’ayant donc pas perdu une miette [34] des pouvoirs machiavéliques [35] que possédait l’affreux lutin, ceux-là n’en menaient pas large : de mémoire de spectateur de film, jamais n’avait-on encore vu un réalisateur entreprendre d’aller aussi loin dans l’horreur…
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Et pour aller aussi loin dans l’horreur, il faut commencer par remonter assez loin dans le temps [36] : là même où nous avions laissé Samuel qui était devenu vieux :
Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a. (*)/(*)(*(2))[>160] [Vendredi 13 janvier 2012]
Samuel,
devenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama. Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
Samuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur lui répondit : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. » Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi : « Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra vos fils, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et les fera courir devant son char
. Il les utilisera comme chefs de mille hommes et comme chefs de cinquante
; il les fera labourer et moissonner à son profit
, fabriquer ses armes de guerre et ses attelages
. Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie
. Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliveraies les meilleures, pour les donner aux gens de sa maison
. Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses ministres et aux gens de sa maison
. Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui
. Il prélèvera la dîme sur vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves
. Alors, vous pousserez des cris pour vous plaindre du roi que vous avez voulu
, mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »![]()
Le peuple refusa d'écouter Samuel et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur. Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »
Samuel n’est pas seul à avoir entendu toutes les paroles du peuple : le réalisateur lui-même n’entend-il pas son nouvel acteur à ses côtés, qui piaffe et trépigne d’impatience d’entrer en scène ? C’est que ce peuple-là plaît [37, APR note 54] beaucoup à notre gnome [38][39] sorcier ! Ne dit-on pas que l’original est souvent meilleur que son remake [40, APR note 160] ? Or, nous sommes là dans le monde réel -encore plus réel qu’au cinéma !-, puisque précisément la forme de conviction du lutin est étayée sur la vérification in situ de ce qui a été écrit [12, AV note 30][41]. Or, si son point faible réside assurément dans les rôles de composition (il est en revanche un spécialiste [42. APR note 191] accompli des rôles de décomposition [43][44][45][46][47][48][49][50][51][52][53]…), cela ne constituera nullement un handicap ici. S’il osait, il irait jusqu’à penser (attention : la phrase n’est pas terminée [54][55][55bis]…) que c’est le Seigneur qui lui envoie ce peuple [56] ! Car avec celui-là, il devient à l’évidence [57, APR note 70] inutile d’enjoliver aux entournures [40, AV note 233+note 275], tant il lui apparaît mûr pour entendre son discours à lui. Ah, il leur faut un roi ? Avec sa précieuse expérience [58] de Celui des lapins, c’est du tout cuit [59] !
Premier livre de Philtrochu 8,4-7.10-22a.
Samuel, devenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama. Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
Samuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur était un peu pince-sans-rire ce jour-là : embrassant le temps et l’espace comme on le sait, Il voyait déjà dans Son éternel présent cette légion [60] de spécialistes-sur-tout qui allaient un jour se piquer de pratiquer à grande échelle (celle des pompiers incluse [61][62][63][64,im.8]) rien de moins que de la "médecine de l’âme"©[65, APR note 4][66] sur tous les peuples [67][68] : autant dire que c’était là comme le loup se déguisant en agneau, mais dont le masque [69, note 26?] laisse bien apparent l’élastique [70][71][72][73] qui le retient ! Alors, le Seigneur répondit à Samuel : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande [74][75][76]. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi des Docteurs : «
Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra ses fils [77], il les attachera à vos chairs [78][79][80][81][82][83] et à ses veaux [84][85][86][87][88][89][90], et vous fera courir [91][92][93] derrière son art "médical"©[94]
. Il vous utilisera comme chefs de mille hommes [95] et comme chefs de cinquante
; il les fera labourer [96] et moissonner [97, note 1] à ses profits [9][98][99][100][101][102][103], fabriquer ses armes de guerre [40, notes 183 à 188] et ses Attilages [104][105][106]
. Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine [40, notes 189 à 204] et pour sa boulangerie : celle-ci, il l’adaptera sur mesure [107] afin qu’elle soit à la pointe [108, note 88] de la demande formulée par sa clientèle [109]
. Il reprendra vos chants [110][111][112][113][114][115][116][117][118][119], vos guignes [120] et vos partitions [121] les pires [122], pour les entonner aux gens de sa maison [123]
. Sur votre culture et vos lignes il devinera [124][125] clandestinement [126][127, note 103] l’abîme de "souffrance"©, pour la donner à des sinistres gens de sous sa maison [11][13, note 32][128][129][130]
. Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, vous le supplierez de les prendre [131][132], et ainsi vous travaillerez pour lui [133, notes 69,70]
. Il creusera l’abîme [134][135, APR note 11][136][137] sous vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves
. Alors, vous en aurez poussé des cris [138, notes 21 à 31][139] pour vous plaindre du roi des "malades"©[140][141, APR note 109] que vous avez voulu [142, APR note 22]
, mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »![]()
Le peuple refusa d'écouter Samuel [143, notes 3,4?][144?] et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi des Docteurs [145,com.4,5] ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations bien-portantes ; notre roi des Docteurs nous dérivera [146, note 3][147][148][149], il marchera sur la tête [150][151][152] et combattra à notre place [153][154][155][156][157][158] afin de couper [159][160][161][162][163] celles qui dépassent [164][165]. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur. Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »
Or, quelle que soit la version (avec [pouce rouge levé] la formule magique du sinistre Philtrochu, ou sans [pouce bleu levé]), nous observons que le Seigneur adopte la même attitude à l’issue du programme énoncé : « …mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! » Ou bien, dans un cas comme dans l’autre (et dans une interprétation plus moderne), le malheureux peuple tombe sur… un répondeur automatique [166, APR note 47…][167, note 14] : « …tuuuut… il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez demandé… tuuuut… il n’y a pas... », etc. Cependant, est-ce toujours si regrettable ? Car, à supposer que le Seigneur eusse répondu au peuple –dans la version pouce rouge levé-, n’est-il pas à craindre que Sa réponse fusse entrée en cohérence avec l’esprit y régnant ? Autrement dit, n’eût-elle pas ressemblé en tout point [10,1] à celle qui eût été la Sienne chez les habitants de Ninive… si Jonas, lui, avait continué de faire la sourde oreille [168,(Jon)APR note 19] à ce que le Seigneur Lui-même lui rapportait… et lui demandait de proclamer ?
Livre de Jonas 3,1-5.10. (*)/(*)(*)(*)(*)(*) [Dimanche 22 janvier 2012]
La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser [118]. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent des vêtements de deuil. En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés [>17].
Le réalisateur consulte sa montre, un peu inquiet [10, note 2]. Certes, no
us sommes parvenus là au vingt-deux janvier : mais à quel prix ? Celui du saute-mouton [64, notes 28 à 30], rien de moins ! Il ravale sa honte d’offrir ainsi la possibilité de fournir un bien mauvais exemple aux spectateurs : déjà que la séance a débuté par l’amorce d’une mutinerie qu’il a eu peine à mater avant qu’elle ne prenne trop d’ampleur ! Au moins ici seront-ils ravis, puisque justement il est temps d’aller enfin rejoindre la grouillante Capharnaüm… et ses différentes scènes qu’ils ont eu l’insolence de disqualifier en "suite de bandes-annonces". Après tout, la situation de Ninive est sauve, et… et cela fait bougonner notre lutin sorcier dans son coin : passer si près de la grande ville païenne, et ne pas exploiter un potentiel aussi fabuleux, quelle terrible frustration pour lui ! Après tout, rien ne pressait : c’est du sérieux, ici ; pas du conte de fées [169][170][171][172][173][174]. De sorcier, oui :
éventuellement… conjugable au féminin [175][176][177][178, notes 71 à 95], à la rigueur ; mais pas de fées. En conséquence, pas davantage de lapin blanc ridicule traversant l’écran dare-dare, consultant lui-même une énorme montre afin d’aviser tout le monde [9, APR note 12] du temps qui passe, inexorable [179]… voire, afin de subtilement culpabiliser ceux qui seraient en retard [40,im.6][180][181] ! Mais qu’importe l’avis [182, notes 36] de ce misérable nabot : ne devrait-il pas déjà s’estimer heureux d’avoir été ainsi hissé au rang inespéré de jeune premier ? N’est-il pas d’abord là afin de complaire [37, APR note 54] aux spectateurs, ceux-là étant les premiers servis ? Il ne va pas nous faire une "dépression"©[183][184][185][186][187] pour quelques malheureuses lignes sautées, tout de même ! N’est-il pas, à présent, appelé à faire des siennes à Capharnaüm ? (Non sans angoisse, d’ailleurs, de la part du réalisateur : que va-t-il ensuite subsister de la ville galiléenne après l’intervention de notre acteur improvisé ?…) Aussi est-il cependant tout à fait rassuré [10, note 3] sur ce point : il peut poursuivre son film en toute sérénité, il est bien certain [188] que toute la salle sera de son bord !
[Mardi 10 janvier 2012] [*(2)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 21b-28. {*}{*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseign…
« POOOOOOOUUUUUUUUCE !!!! »
Alors là,de mémoire de réalisateur de film, jamais n’avait-il eu à subir pareil affront en redémarrage de séance ! Jusqu’au milieu de la salle, des pouces se baissent, lui signifiant on ne peut plus clairement une désapprobation appuyée et unanime : que Philtrochu crève l’écran [189>189bis,p.3][189ter, note 531], pourquoi pas ? Mais c’est là une image : comment pourrait-il en sortir ? C’est pourtant ce que l’on pourrait s’imaginer, tant il semble avoir semé la contagion dans la salle même !
« Ah NON, alors ! Non, non et CENT FOIS NON ! »
Cette fois, c’est le réalisateur qui parle, non les spectateurs. « Mais enfin, vous êtes devenus fous [190, APR note 51] ou quoi ?… » Il s’aperçoit alors de sa bévue, mais trop tard : sous l’effet de la surprise –et de sa légitime indignation- le mot lui a échappé, dépassant sa pensée : il s’en est fallu de peu qu’il prononçât lui-même… la terrifiante formule magique [33] du Roi des lapins !!! Serait-il possible que ce diable de nain soit parvenu à découvrir une mystérieuse nouvelle formule –secrète, celle-ci [191]- qui crève l’écran [192]… sans que cela ne soit ici une image ? À cette seule perspective, le réalisateur en a des sueurs froides [193][194][195] : aussi se ravise-t-il immédiatement, résolu à tirer cette affaire au clair.
« Hum, bon… que signifient à présent ces nouvelles simagrées ? Et tous ces pouces, hein ? Nous arrivions à Capharnaüm : c’est bien ce que vous vouliez, non ?
- Oui, mais…
- … mais quoi encore ?
- Eh bien justement, les pouces : vous êtes sûr de ne rien avoir oublié ?
- Oublié ? Ce que vous oubliez, vous autres, ce sont les convenances. Enfin quoi : vous me reprochez d’abord d’aller trop vite en avant. Et maintenant, c’est quoi ? Trop vite en arrière, c’est ça ?
- Euh… non, c’est pas vraiment ça…
- Bon, à la bonne heure ! C’est vraiment quoi, alors ?…
- Ben… trop vite en avant.
- QUOI ???? Vous vous foutez de moi [196][55][197] c’est cela ? Ou bien je ne sais pas, moi : dites-moi que c’est une blague… et tenez : je serai même prêt à en rire avec vous !
- Rire ? Vous voulez rire ? Euh… ce n’est pas exactement ce que nous voulons, voyez-vous.
- Ben non, je ne vois pas. Je vois surtout que vous vous donnez en spectacle devant tout le monde, que vous fichez le binz [198] dans la projection, alors même que j’agrée à vos demandes : que vous faut-il de plus ?
- De plus ? C’est pas très compliqué, M’sieur : on voudrait rester encore un peu à Ninive. Juste un tout petit peu, dites. Siouplaît, M’sieur.
- À Ninive ? Pour quoi faire, grand Dieu ? Ils se sont détournés de leur conduite mauvaise ! Finis les méchants ; vous allez vous y ennuyer à mourir : pire qu’un documentaire sur les champignons !
- Ça c’est sûr… du moins, avec, hem… votre version.
- QUOI ???? Vous… vous voulez dire que… que… que vous voulez aussi la… la…
- Ben oui, M’sieur : la version pouce en haut. Mais le pouce rouge, hein : pas de blagues !
- Non mais, vous vous rendez compte un peu de ce que vous me demandez là ? [ Contrôlant cette fois parfaitement sa pensée, il se retient de laisser échapper le funeste mot de tout à l’heure… ] Associer Philtrochu à Ninive, vous n’allez jamais supporter un truc pareil !!!
- Tant pis, M’sieur ! Il nous faut Ninive, "revue et corrigée" par Le Roi des lapins… »
Et le Seigneur glissa au cœur du réalisateur : « Écoute-les et donne-leur ce "Roi". »
« Très bien. Mais il ne faudra pas venir ensuite pousser des cris et vous plaindre : je ne vous répondrai pas.
- Oh, chic, chic, chic [199] ! Un grand merci, M’sieur ! »
Simultanément, un soupçon d’empathie [200, note 1][201, APR note 131] nous laisse percevoir qu’un lutin sorcier se sent revivre : esquissant un rictus riche de promesses, inutile de vous dire que [202, AV note 13] le petit homme (en est-ce bien un [201, note 269?] ?…) savoure comme il se doit son triomphe du moment…
Grimoire de Philtrochu, à jaunisse génétiquement déclenchée 3,1-5.10.
La parole du Seigneur (très pince-sans-rire ce jour-là) fut adressée à Philtrochu : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que tu te donnes sur elle. » Ne se le faisant pas dire deux fois (contrairement à l’original [168,Jon]) Philtrochu se lava le mains [202][203] et partit au grand galop [7, notes 163 à 173] pour Ninive, se retranchant derrière la parole du Seigneur [189ter, notes 520 à 533][204][205]. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande en superficie : il fallait trois jours pour la traverser. Philtrochu, lui aussi, était extraordinairement grand… mais en superficiel seulement ! Il avait néanmoins reconnu [206] que Ninive était aussi extraordinairement grande en vague d’amour [12, APR note 30][117]. Aussi, n’étant pas né du dernier déluge [207,(Gn)APR note 30] -et craignant que la ville ne fût déjà engloutie [208][209][210][211][212, notes 36][213][214][149] avant son arrivée (bien qu’elle ne se situât point en front de mer)-, le lutin se révéla prévoyant [215] : il s’était muni de sa planche de surf [216] à toutes fins utiles. Philtrochu parcourut ainsi la ville en une fournée [59][217] à peine en proclamant : « Encore quarante secondes, et le loup [7, notes 91 à 96] y
est ![218][219][220][64][221] » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Docteur [222][91>92][223]. Ils annoncèrent un rajeunissement [224][225][226][227][228][229][230][231][232][233][234][235], dénoncèrent le loup et le vêtirent d’une peau de chien méchant [236][237][238, notes 49 à 55][239][240][241] ; et toutous [242], du plus grand [243] au plus petit [244][245][246][247][248][249][250][251][252][253][254], se vêtirent de peaux de lapin [255][256][257] en voyant son réacteur [258]. Emportés par leur enthousiasme débordant, ils furent sautés [259][260] sautèrent sur l’occasion pour destituer leur roi ; n’étant alors plus à un renversement près [5][261][85][262][263][264], ils plébiscitèrent le pilote de l’avion [265] à sa place [104?][266][267][268][269][270][271][272][273][274][275][276] : sur un trône [277] que celui-ci pourrait choisir à sa guise [278]. En voyant leur réaction, comment [279] ils détournaient l’attention de leur conduite mauvaise sur celle (à leurs yeux) du loup [280, APR note 16][282, note 72][283, notes 30][284, APR note 51], puis comment ils y retournaient derechef en s’y soutenant mutuellement [285,im.4][286, APR note 30][287, note 59][288, note 32][289, note 6][288, note 26][289], ce n’était pas en si bon chemin [290][291] que Philtrochu allait renoncer aux bâtiments [292][293][294][7, note 1] dont -mais chut…[295]- il avait voulu leur faire la méga-surprise [296, notes 1] !
Car, frustrés de ne pas vivre dans une ville construite en front de mer, comment ne pourraient-ils pas accueillir avec joie [297][298][299] son alléchante et douce [300][301][301bis] transformation [302] en un magnifique "centre de vacances et de repos"©[40, notes 273 à 275][303][304] ? De plus, dans cette nouvelle défigur [13, APR note 9] configuration, il va sans dire qu’elle serait alors plus adaptée à la taille de ses habitants [305][306][307][308] : on gagnerait ainsi un temps fou incroyable pour la traverser ; n’est-ce pas la cerise sur le gâteau [201] ?
C’est ainsi qu’ils survécurent peureux [309], et que le nouveau roi de Ninive-les-Bains eut beaucoup de petits lapins [310, APR note 23].
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ENTRACTE
Le réalisateur esquissa un sourire : après tout, l’histoire se termine bien… ou plutôt, "bien"© selon les canons en vigueur sous l’empire de la formule magique. Il leur fallait Ninive, "revue et corrigée" par Le Roi des lapins ? Eh bien, ils l’ont eue ! Aussi ont-ils bien mérité ce petit entracte afin de se remettre de tant d’émotions [311] fortes. « Lumière, s’il vous plaît ! »
Quelle n’est pas alors sa stupéfaction : autour de lui, que des sièges vides ! Il se tourne en tous sens et doit se rendre à l’évidence : il est seul dans la salle ! Où donc ont disparu [312?] les spectateurs ? Et puis, voilà que tout à coup l’un d’entre eux revient à pas lents, suivi d’un autre. Un troisième arrive à son tour, et ainsi de suite. Tous plus blêmes les uns que les autres, muets comme des tombes, chacun regagne discrètement sa place tête basse, n’osant surtout pas croiser le regard [313,p.8] du chef. Il leur a donc totalement échappé que loin d’être réprobateur et lourd de reproches, ce regard-là est celui de quelqu’un se retenant à grand peine de pouffer [314]. En effet, avec ce flux incessant de ses ouailles sur le retour, les portes communiquant [315] avec les… annexes de la salle se font plus entrebâillées qu’à l’accoutumée : aussi lui revient-il simultanément aux oreilles quelques bruits caractéristiques de tuyauteries…
Si tous ces galopins [316] se sont éclipsés avant la fin du film [22], ce n’est pas du tout cette fois parce que celui-là les ennuyait ferme : au contraire, il les a si bien pris aux tripes que le besoin de somatiser assez concrètement l’expression [317] s’est répandu chez eux comme une traînée de poudre… avec l’urgence que nous savons [318, note 53] imaginons. Et le réalisateur qui avait l’intention de profiter de l’entracte pour les détendre avec une glace ! En l’état, il va sans dire que toute friandise restera au frais, et attendra gentiment un moment plus propice : en revanche, le retour vers Capharnaüm ne l’est-il pas davantage ? Au moins ne sera-il à présent interrompu par personne : car si la salle a enfin récupéré l’ensemble de ses effectifs, tout ce petit monde n’en mène pas large ! Et qui sait si une bonne version originale -[pouce bleu levé]- n’aurait pas des vertus cachées relaxantes ?…
FIN DE L’ENTRACTE
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[Mardi 10 janvier 2012] [*(2)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 21b-28. {*}{*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence [?|?][78?][?][?] et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 1, 21b-28.
Philtrochu, accompagné de ses lapins, arrive à Cafardanlom. Assez
tard, la nuit du sabbat [176], il rendit dans le cinéma [317][319], et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement [320][321][322][323][324][325][326][327],...
...car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur cinéma un homme tourmentant des esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Philtrochu du pays lointain qu’aucune carte au monde n’est parvenue à situer [7] ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu tues [328, notes 6 à 44] : le Saint, le Saint de Dieu, et tous ses disciples à travers Lui [30, APR note 12]. » Philtrochu l'interpella inexactement : « Science [108][55] et huissier [329][330] ! Sortez-moi cet homme [331][332, notes 99 à 103]. » L'esprit et la lettre de la loi furent secoués avec violence [333] et l’huissier le sortit de chez lui [334] en faisant pousser de grands cris de sirènes [10, note 67][332, notes 105 à 107][335>336, APR note 63][337,com.3].
...Saisis de frayeur (avant de l’être sur le gril [338,im.3][339]), tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais [340], et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Gallinacée [341][342][305][307][308][343][344][345][346][347][348][349][350][351]… et jusque au-delà : grâce à la télé [12].
[Mercredi 11 janvier 2012] [*(3)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39. {*}{*}{*} (Mt)(Lc)(*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais (Ac) et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.
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Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 1, 29-39.
En quittant le cinéma, Philtrochu, accompagné de Jacquouille et de
Jeannot Lapin [352, note 16], alla chez Simon et Garfunkel. Or, Mrs Robinson (la belle-mère de Simon) était olé olé [353] avec la fièvre du samedi soir : c’était toujours la nuit du sabbat. Sans plus l’entendre [337,com.2], on parle à Philtrochu de la trop bien-portante. Bien que son nom lui rappelât celui d’un cousin d’un autre bois [354][355], Philtrochu éloigna ses proches d'elle [201, notes 1 à 5][10,8][11,8], la fit prendre par sept nains [328, notes 68 à 74], et ils la firent tomber [15][356][357][358][359][360][361, APR note 11][362]. La fièvre du samedi soir la quitta, ainsi que celle de tous les autres soirs : elle expirait [363].
Le soir venu, après le lever de la lune [40, notes 243 à 245], on lui amenait les belles-mères qui étaient possédées par des esprits mauvais, donc toutes d’entre elles. La ville entière se pressait à la porte. Il périt toutes sortes de belles-mères, il chassa beaucoup de tourmenteurs d'esprits mauvais [364][365] et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il tuait.
Le lendemain, bien avant l'aube, Philtrochu se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il y projetait les plans d’une prochaine citadelle imprenable [366, note 73][40, APR note 1]. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tous les gendres te cherchent. » Mais Philtrochu leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je leur proclame une bonne nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorcier [367]. » Il parcourut donc toute la Gallinacée, proclamant la bonne nouvelle à brus et gendres dans leurs cinémas, et chassant les tourmenteurs d'esprits mauvais.
[>Dernière M.A.J. : samedi 28 janvier 2012]

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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)
La Belgique veut euthanasier ses fous !!! Samedi 28 janvier 2012
"Expert"©©© "psychiatre"© belge aussi fou que les Français Vendredi 27 janvier 2012
23:10 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, évangile, christianisme, philosophie, politique, littérature, société |
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jeudi, 19 janvier 2012
Le lutin du bois au pays maudit
Fin au mardi 24 janvier 2012
Il était une fois un pays lointain qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer. À ce qu’on raconte dans les veillées, cette mystérieuse contrée était fort peu urbanisée : le bâti se limitait à quelque vague chaumière isolée ayant profité de l’émergence d’une opportune clairière. En effet, d’une immense forêt et de ce pays bucolique, c’était tout un.
S’y détachait cependant, de loin en loin, quelque sinistre citadelle imprenable [1, note 73] dont il se murmure -non sans trembler- que les huis ne s’ouvraient que dans un sens : celui de l’entrée. (Le dessert [2][3][4][5][6], lui, demeurait aux abonnés absents…) De mémoire de
lapins (car la population était essentiellement composée de gentils lapins [7][8][9] : ce qui explique pour une part la rareté des constructions, le sympathique animal privilégiant, comme chacun sait, le souterrain [10][11] au terrain à bâtir), personne n’a jamais vu quiconque en sortir. Aussi les esprits s’échauffaient-ils parfois au coin du feu, non point tant à cause de la chaleur que dégageait l’âtre mais parce qu’il faut bien convenir que les opinions étaient divisées (et les neurones durement sollicités, contraints alors de dépenser une énergie folle afin de se déplacer en de vastes espaces vides [12, AV note 89][13][14]…) : pour les uns, la faute en incombait à un architecte incompétent [15. note 55] qui s’était tant et si bien trompé [16] dans ses calculs qu’en dépit de l’habileté des maîtres maçons et autres menuisiers, l’œuvre finale ne pouvait être qu’interdite d’ouverture dans le sens de la sortie : la peste soit de ces funestes erreurs conceptuelles ! Si encore ils pouvaient les éradiquer [17, notes 123] : hélas, ils n’étaient que de pauvres petits lapins [18]…
Pour d’autres, plus hardis -si hardis que l’évocation de cette seule hypothèse les hérissait de picotements et de frissons (c’est dire que la chaleur de l’âtre ne saurait être incriminée dans ces écarts de température…)- or donc, pour ceux-là, leur avis était que les issues des citadelles imprenables ne souffraient aucunement de la plus petite erreur conceptuelle : c’est en aval que devait se situer le nœud du problème. Et chaque fois que cette question était abordée, la tension montait, les respirations devenaient haletantes : presque oppressantes. Les enfants lapereaux étaient priés d’aller monter se coucher séance tenante. Dans les cheminées, le bois lui-même interrompait sa combustion. L’atmosphère se faisait lourde et menaçante. Parce qu’évidemment chacun savait quelle était la nature de l’hypothèse que s’apprêtaient à émettre les hardis lapins. Pour eux en effet, il ne faisait aucun doute… qu’ils n’étaient pas seuls dans ce pays lointain qu’aucune carte au monde n’était pourtant parvenue à situer. Quelqu’un leur voulait du mal : quelqu’un qui n’appartenait pas à leur espèce [19, note 4] ! Quelqu’un qui devait posséder un pouvoir assez puissant pour avoir lancé un si efficace… sortilège sur les portes des citadelles imprenables, que ce mauvais sort avait faculté [20] de fixer le nom et de supprimer le verbe conjugué : couic ! Et chaque fois que l’hypothèse était lancée devant tout le monde, qu’un enfant lapereau avait désobéi [21,im.16(APR note 293)] et n’avait pas encore rejoint son lit à l’issue de l’ORDONNANCE [22, note 11][6] qui lui avait été signifiée, aussitôt il se couchait sur-le-champ [21,Mc(5)]. Non parce qu’il s’était enfin endormi, mais parce que le malheureux s’était évanoui. Car s’il est vrai que parfois la valeur n’attend pas le nombre des années, il en va tout autrement de certaines hardiesses de langage : celles-ci requérant d’avoir atteint un âge mûr afin de pouvoir les supporter…
Nonobstant, qu’ils fussent jeunes lapereaux écervelés ou lapins âgés attendant la
sagesse à la gare la plus proche (insoutenable attente puisqu’une gare n’est ni une citadelle imprenable ni une chaumière… et pas davantage un terrier : dans un pays lointain au bâti si limité, tout au plus eût-on pu l’espérer sur le quai de quelque station de métro…), ce que tous ignoraient, c’est qu’ils n’étaient pas des lapins… du moins, pas d’origine : c’est par mutuelle émulation qu’ils le sont devenus. À cet instant crucial de notre récit, il nous faut sans doute préciser qu’en réalité, ce n’est nullement leur aspect fortifié qui rendait les mystérieuses citadelles si imprenables : au contraire étaient-elles régulièrement prises d’assaut avec un succès rarement démenti. On a pu voir ainsi fondre sur leurs remparts des dizaines de milliers [23, note 49] d’habitants du pays lointain qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer. De fait, c’est sans difficulté particulière [24] que ceux-là investissaient les lieux. Mais tel est pris qui croyait prendre, naturellement… puisque si les portes s’ouvraient dans un sens, hélas elles ne s’ouvraient déjà point dans l’autre [25][26]. À cet instant encore plus crucial de notre récit, il nous faut à présent préciser que d’aucuns ont cependant trouvé la parade qui puisse les autoriser à ne pas finir leurs jours dans des endroits aussi sordides. Parade aussi vieille que le monde puisqu’ils ont discrètement creusé un terrier dans le sol de leur cellule. Et -plus discrètement encore- ils se sont évadés au nez et à la barbe de leurs gardes-chiourmes. Fuyant ventre à terre [27, notes 1 à 3][28, APR note 1], comment auraient-il pu soupçonner un instant que ces derniers, riant sous cape, n’avaient rien perdu de leur manège ? Les évadés ne soupçonnaient pas encore ce qu’ils avaient perdu en croyant recouvrer la liberté : rien de moins que leur identité. S’ils avaient été un peu moins préoccupés de rallonger la distance qui les séparait de leurs geôliers, ils eussent pu prendre un peu de recul : tenir pour suspecte cette étonnante aisance avec laquelle ils avaient creusé leurs galeries ; or, cette aisance devait moins à l’apparent laxisme des gardiens qu’à ce qui s’était rallongé chez eux, sur eux… au-dessus d’eux [29]. Ils eussent pu prendre un peu de recul ; mais peut-on encore en prendre à l’intérieur d’un endroit qu’un ancien sortilège a réputé interdit de marche arrière [25] ? Or, quel est-il donc ce sortilège que les plus hardis des lapins osaient parfois évoquer à demi-mot au cours des veillées, risquant -comme on l’a vu- de pâmer quelque impénitent lapereau ? C’est donc non sans trembler qu’il nous faut à présent remonter le cours de l’histoire… jusqu’au titre du conte lui-même : le lutin au bois maudit. Mais de grâce : tout d’abord, QUE LES ENFANTS SE COUCHENT avant qu’il ne leur arrive grand malheur [30] ! Et vite ! Car ce conte-là n’est pas pour eux…
D’une immense forêt et de ce pays bucolique qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer, c’était tout un : aussi y manquait-on de pain. L’éventuel combustible ne faisait guère défaut, lui : mais à quoi bon le plus efficient des fours à pain s’il n’a rien à faire cuire ? Car le pain se fait de farine, la farine de blé et le blé, semé puis moissonné sur de vastes étendues, riches de terre arable et pauvres de racines… d’arbres. Voilà donc la simple raison pour laquelle on y manquait de pain. Mais nul n’en souffrait alors excessivement, car il ne s’agissait pas là -pas encore- du produit d’une funeste malédiction : le pays lointain qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer avait alors d’autres ressources dont il regorgeait… et dont la source n’était nullement tarie à l’époque de nos pauvres petits lapins. Aussi, jusque dans la pire de leurs citadelles imprenables, le régime alimentaire -traditionnellement punitif- du pain et de l’eau n’avait point cours et ne signifiait rien à leurs yeux. De quoi les y nourrissait-on, d’ailleurs ? Du "pain" local, précisément ! C’est-à-dire, de délicieuses galettes se déclinant en de multiples recettes que l’on se transmettait de génération en génération depuis la nuit des temps. Naturellement, les "assaillants" pris dans les citadelles imprenables, eux, devaient se satisfaire de la version la moins élaborée. Mais déjà, ils s’en léchaient les doigts (tout au moins tant qu’ils en avaient encore : après quoi, ce qui s’y substituait leur servait prioritairement à creuser plutôt qu’à se régaler…). Or, de quelle sorte de farine peut-on pétrir des galettes là où le sylvestre l’emporte sur l’agricole ? De champignons, tout simplement !
Le champignon était -et demeurait- la spécificité de notre pays lointain qu’aucune carte
au monde n’était parvenue à situer. Si peu maudit en l’espèce que, contrairement à tout autre pays, là-bas il y poussait d’abondance toute l’année : il suffisait, pour ainsi dire, de se baisser pour les ramasser. Le phénomène ne s’est d’ailleurs nullement démenti en aval de la malédiction, laissant accroire qu’à celle-ci de mystérieuse limites avaient été imposées : de ce point de vue, la seule différence était qu’il n’était plus nécessaire de se baisser… D’un autre point de vue, le pays lointain qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer jouissait également d’un étonnant privilège : non seulement ses champignons proliféraient, mais tous étaient comestibles. On y manquait peut-être de pain, mais on y manquait aussi assurément de champignons vénéneux ! Ce qui, bien entendu, ne faisait non plus souffrir personne. Personne, vraiment ? Personne, sauf… (les enfants sont bien couchés ?) sauf cet étranger surgi une nuit de pleine lune d’on ne sait où : Philtrochu, l’horriiiiiiible lutin apportant avec lui une malédiction qui, elle non plus, ne s’étant jamais démentie, a depuis lors placé sens dessus-dessous [31][2][32][33][34][35] le pays lointain qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer ! Mais enfin, nous dira-t-on, pourquoi ne pas l’en avoir chassé avant qu’il n’y commette l’irréparable [36] ? La réponse est d’une simplicité enfantine (même s’ils sont couchés) : parce que lui non plus, personne n’est parvenu à le situer ! Qui eût pu soupçonner tant de puissance magique [37][38] au travers d’un gnome apparemment si inoffensif [39][40] ? Car Philtrochu était un peu sorcier [41] : pas assez pour mettre le pays à feu et à sang, pas suffisamment pour avoir compétence [15. note 55] à transformer les princes charmants en crapauds (sauf s’il s’agissait de faux princes charmants [42][43][44][45]), ni pour faire disparaître ces saletés de champignons… mais juste ce qu’il fallait pour transformer [46,im.1] les fameux sporophores [47] de manière à ce que les autochtones s’adaptent à lui… plutôt que lui n’aie à s’adapter à eux. Surtout, qui eût pu soupçonner un instant que le sinistre individu poussât le vice jusqu’à se fondre lui-même souvent dans des peaux de lapin [48] afin de mieux celer aux "vrais" léporidés (qui, en réalité, ne l’étaient pas vraiment) une profonde aversion personnelle à l’encontre du champignon, inversement mâtinée d’une perverse appétence pour la tendre chair du sympathique animal aux grandes oreilles ? (Ne parlons pas de cet aventurier rentré d’un voyage maritime qui, lui, affirmait l’avoir vu déguisé en champignon [49] ! Malheureusement [50, APR note 30], personne ne l’a cru…) Car, tous l’ignoraient (chez ceux qui en prenaient enfin conscience [19,1?][51,1?], il était hélas trop tard…), mais Philtrochu était un lapinophage [52][53][54][55][56][57][58][59][60][61][62][63][64][65][66][67][68] de la pire espèce ! Comment diable [69][70][71] a-t-il pu choir -et déchoir- aussi bas [6, APR note 110] ? C’est à présent ce qu’il nous faut examiner de plus près [11] : non sans appréhension, parce qu’il est ici nécessaire de remonter à sa prime enfance [72?]…
Mais auparavant, il convient de monter à pas de loup dans la chambre des enfants (sans les dévorer [73][74, notes 94,95?] : dans cette histoire, seul Philtrochu est le "méchant du film"[72,APR note 18][75, APR note 8]) afin d’aller vérifier in extremis qu’ils dorment à poings fermés [76][77]… voire qu’ils ne soient pas aux prises avec quelque éprouvant cauchemar [78][79][80][81] : effroyable [48][82][83], le réel qui est là, pour tous [50, AV note 41], ne l’est-il pas suffisamment ?
Tout petit déjà (ne nous méprenons pas : il s’agit bien ici de remonter à la tendre enfance, non de stigmatiser gratuitement un handicap de taille chez un lutin), Philtrochu a subi de plein fouet ce qu’une certaine science qui, bien que non exacte [84][14], dénomme très exactement un "traumatisme psychologique"©. Dans son pays d’origine, poussent également des champignons : mais ceux-là seulement à la saison idoine… et pas seulement comestibles. Fin cordon bleu, sa maman faisait sa fierté auprès du voisinage : question recette de tarte aux champignons, elle était absolument imbattable à des kilomètres à la ronde. À cette époque, le jeune Philtrochu était le premier à en raffoler… et bien sûr, le premier à en bénéficier. Ce qu’il ignorait, c’est que l’habileté culinaire de sa maman n’avait d’égale que son ignorance abyssale des champignons : non de leur préparation, mais de leur identification. Or, ce qui pourrait paraître anecdotique à des habitants du pays lointain qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer pouvait ici porter à conséquences plus fâcheuses : en effet, nul n’a jamais entendu dire que la meilleure des préparations effaçait comme par enchantement la pire des identifications. Ainsi, contrairement à une souris qu’il serait peu crédible de confondre avec un éléphant, auprès du mycologue peu averti un champignon quelque peu malicieux n’aura pas grand peine à se confondre avec un modèle comestible… alors qu’un spécialiste mieux averti [85, APR note 194] l’eût immédiatement reconnu comme vénéneux. Jusqu’alors, sans doute maman Philtrochu était-elle née sous une bonne étoile : toujours est-il que jamais n’avait failli sa réputation de maîtresse es tartes aux champignons ; parce que jamais aucun malicieux ne s’était non plus invité à son fourneau. On l’aura deviné : le "traumatisme psychologique"© subi de plein fouet par le jeune Philtrochu fut la somatisation inversée d’une sévère intoxication alimentaire. Ici, seul un spécialiste averti l’aurait deviné : le garçon présentait alors d’étonnantes prédispositions à obéir à une indubitable vocation de lutin sorcier. Mais ce qu’aucun spécialiste n’eût pu deviner -à cause de son extrême rareté-, c’est le modèle de champignon ayant semé la désolation dans la maisonnée de Philtrochu… et quelque peu terni la réputation -jusque là au zénith- de la cuisinière. Même de nos jours, lequel d’entre eux pourrait se prévaloir d’avoir seulement entendu parler de l’amanite tue-raison ? C’est bien à tort qu’en dépit de leur commune hallucinogenèse [86] on pourrait la confondre avec l’amanite tue-mouches [87] : car, à l’inverse, cette amanite-là les fait naître [88]. De plus, dans leur acception moins vernaculaire -c’est-à-dire plus scientifiquement exacte [84][14]-, la confusion de nos deux amanites se ferait inexcusable : quoi de commun, en effet, entre une vulgaire amanita muscaria et l’exquise mammamia maniacaparaschizaïdatripolaria [89] à volve inversée et arbre à hyphes en chapeau [90] ? Aussi, par souci de fluidité de notre récit à l’égard du lecteur, et pour éviter qu’il ne s’y perdisse comme on s’égare au fond du bois (ce qui est risqué car, à ce qu’il paraît, le loup y est parfois [91][92][93][94][95][15][96]…), nous le simplifierons en distinguant le funeste champignon par son seul préfixe savant [97][98] : la mammamia. De plus, cette légère familiarité constituera-t-elle avantageusement un hommage discret et consolateur à la responsable de ce désastre culinaire, qui en a sans doute grand besoin : tant il est vrai que nous avons toujours besoin de passer alliance avec des êtres qui, pour nous, ont la force [50, APR note 44] de nous consoler.
Pourtant, à examiner la situation de plus près, maman Philtrochu ne semblait pas si abattue : or, il est peu vraisemblable qu’à une époque aussi reculée on ne sût déjà plus pleurer [99][99bis]. Ce l’est du reste si peu -vraisemblable-, que nous sommes là au cœur de l’enfance de Philtrochu : nul besoin d’analyse ADN [100] (Analyse Du Nain) pour savoir que le sortilège qui, plus tard, affectera si profondément le pays lointain (qu’aucune carte au monde… mais simplifions également) n’était alors pas même en gestation… Tout au moins, il ne l’était pas tant que le gourmand Philtrochu ne s’était pas emparé avec avidité de la tarte encore chaude, hélas mâtinée de mammamia. Que le lecteur sujet à des "fragilités psychologiques"©[101][102, AV note 1] se rassure [103, note 3] : contrairement à la tue-mouches, la mammamia n’est jamais mortelle en soi. De même, et contrairement à ce que pourrait laisser suggérer son appellation savante dans son intégralité -en la rapprochant d’effets lointains et indirects, observés à très long terme -, il serait vain de s’attendre à observer la manifestation clinique de soubresauts [51,AV note 1] et autres convulsions à la suite de son ingestion accidentelle : la digestion de la mammamia ne réclame pas même la tentation de recourir à quelque élixir apaisant, afin de mieux en supporter les effets. Car si ces derniers s’avèrent fâcheux, ils demeurent insoupçonnables de l’extérieur. C’est bien pourquoi, hors son légitime souci d’alimenter le tartophage, maman Philtrochu ne nourrissait aucune inclination "dépressive"©[104] : elle ne s’était aperçue de rien ! De l’intérieur, il en va bien entendu tout autrement : sinon, à quoi bon porter l’accent sur un champignon vénéneux s’il ne se différenciait pas du comestible ? De fait, la mammamia n’est-elle pas vulgairement dénommée amanite tue-raison ? Or, ce n’est pas seulement pour sa rareté que peu de spécialistes ont eu l’occasion d’entendre évoquer son nom : c’est aussi parce que nombre d’entre eux, par curiosité scientifique, ont voulu pousser plus avant leur spécialité : il fallait absolument qu’ils étayent la forme de leur conviction sur la vérification de ce qui leur a été décrit [50, AV note 30] comme tuant la raison. Or, comme il s’agit d’un champignon, que celui-ci est plutôt appétissant, ne tue pas et n’est point réputé générer des désordres cliniques répréhensibles, comment ne pas être tenté de l’étudier de l’intérieur ? Tant et si bien qu’à l’issue de la vérification pratique de ce qui leur a été décrit comme tuant la raison, la forme de conviction… de leur entourage s’en trouvait sensiblement améliorée ; malheureusement [50, APR note 30], et en contrepartie, eux devenaient à vue d’œil de moins en moins spécialistes : de ce champignon-là comme des autres, comestibles ou non. Enfin, ils finissaient généralement par ne plus être spécialistes de quoi que ce fut : ce qui explique in fine, non seulement la rareté de la mammamia mais encore celle de ses spécialistes. Ceux qui ont subsisté -et grâce auxquels la connaissance est parvenue jusqu’à nous- cultivaient de manière innée une aversion commune : celle du champignon ; au fond, tous les goûts ne sont-ils pas dans la nature ? Ce sur quoi on pourrait légitimement s’étonner : comment se vouloir spécialiste d’un sujet qui vous répugne ? Lorsque la question a été ouvertement posée au plus éminent d’entre eux, il a simplement répondu que ce n’était pas parce que le médecin légiste disséquait un cadavre qu’il entendait en tirer profit pour son dîner : au moins démontrait-il ainsi que les champignons n’étaient pas davantage à son menu…
Or, il est amusant de constater chez le jeune Philtrochu une singulière différence du processus d’intoxication par la mammamia : à se demander, d’ailleurs, si le dit processus a bien eu lieu. Le plus éminent des spécialistes s’étant avéré assez aimable pour satisfaire la curiosité des uns et des autres, il va de soi que tous comptaient un peu sur lui pour résoudre cette mystérieuse énigme : oui ou non, Philtrochu était-il immunisé ? Selon lui -et selon le peu d’éléments dont il pouvait disposer-, c’est son jeune âge qui a dû sauver Philtrochu (entendons "sauver", par comparaison avec les autres cas rapportés d’ingestion de la mammamia.) ; ainsi que sa non-spécialité. Il lui semblait qu’il faille observer chez lui comme une inversion du phénomène d’intoxication : au lieu de déclencher les réactions foudroyantes connues, le champignon se serait assimilé dans un métabolisme en pleine croissance. Ses effets auraient alors subi comme une forme étrange de mutation, grandissant avec lui. En conséquence -et toujours selon le spécialiste-, il serait sans doute plus juste de parler d’une lente, subtile et irréversible contamination plutôt que d’une intoxication, aussi foudroyante que passagère : l’organisme du "beau temps" reprenant le dessus après la "pluie" de l’orage interne [105][106]. Ainsi, progressivement et sans que nul ne le soupçonnât, le schéma habituel s’est renversé : en lieu et place d’un spécialiste le devenant de moins en moins -jusqu’à ne plus l’être du tout-, l’amanite tue-raison aura paradoxalement -et subrepticement- permis à Philtrochu de devenir de plus en plus spécialiste… jusqu’à l’être sur tout. Ce qui justifie, depuis lors, que la cause en amont (l’ingestion du champignon par le futur spécialiste-sur-tout) l’autorise en aval à de multiples effets d’ingérences -de près ou de loin [107, APR note 82][108] -auprès de moins spécialistes que lui : voire de non-spécialistes. (Éblouis [109] par tant de spécialité, ces derniers sont d’ailleurs souvent les premiers [110] à venir solliciter ses services…) Alors, face à l’admiration [111] que peut légitimement susciter l’acquisition de si prodigieuses facultés [20], est-il donc juste -voire scientifiquement exact [84][14]- d’avoir rangé la mammamia dans la classification des champignons vénéneux ? Précisément est-ce ici que l’on pouvait saisir le caractère dramatiquement toxique de notre funeste sporophore. En effet, qui donc -parmi les éventuels solliciteurs de services- était largement prioritaire auprès d’un spécialiste-sur-tout ? La réponse coule de source : tous les ex-spécialistes qui, après ingestion expérimentale [112] de la mammamia, se sont tout à coup retrouvés aussi "spécialistes" que l’enfant venant de naître !… Las : de mémoire de spécialiste, de sorcier, de lutin ou de lapin, personne n’a jamais ensuite entendu parler d’eux. Plus tard, dans les milieux bien informés de ces veillées au coin du feu sises au pays lointain, un vieux lapin se risquait parfois à tenir un langage encore plus audacieux que celui qui nécessitait le coucher des enfants avec l’urgence que nous savons [113, note 15] : plus audacieux, parce que nul n’ignorait qu’à un tel discours, non seulement la combustion s’interrompait dans l’âtre… mais encore celui-ci se couvrait aussitôt d’une épaisse -et mystérieuse [114, note 59]- couche de glace [115][116][117][118][119][120][121][122][123][124][125, APR note 178].
Voici ce que pouvait exprimer le vieux lapin qui, s’il avait été kangourou, eût sans douté été considéré par ses pairs comme n’ayant pas eu sa langue dans la poche : à ce qu’il paraît, quelque proche de l’un de ces ex-spécialistes d’autrefois aurait été directement supplier le spécialiste-sur-tout d’intervenir personnellement en faveur de l’intoxiqué, celui-ci étant devenu spécialiste-sur-rien : il était en effet assez logique que ce tiers formule lui-même cette demande [126][127], attendu que les troubles [128, APR note 55] -qui affectaient alors l’ex-spécialiste de sa connaissance- rendaient malheureusement [50, APR note 30] impossible le consentement [129] éclairé de celui-ci. Le lecteur aura déjà deviné l’issue de cet entretien : trop heureux d’être le spécialiste-sur-tout , ce dernier se sera bien gardé d’agréer à la demande de l’éploré : il l’aura renvoyé, tout penaud, dans ses foyers. Et voilà certainement [130] ce qui signe enfin le caractère vénéneux de la mammamia : conte suivant, SVP…
(Leconte, lui, l'a fait : ce qui était possible même hors conte de faits)
Pas si vite : le lecteur, lui, est bien au chaud au coin du feu : celui-ci ne menace pas de s’éteindre ou de geler. D’autant que les lapins n’étant pas réputés savoir lire, il serait malséant de le suspecter d’être un lapin ! Mais de sa part, ne serait-il pas non moins malséant de tirer des conclusions hâtives à propos d’une situation remontant à si loin dans le temps que lui-même n’était pas seulement le produit d’un regard de concupiscence lancé par quelque aïeul de la dixième génération le précédant ? Remettons donc une bûche dans l’âtre, rasseyons-nous… et retournons discrètement à ce que narrait le vieux lapin. Comment ? Si les lapins ne savent pas lire, quel que soit leur âge il n’y a pas de raison qu’ils sachent parler ? (s’il est agréable au conteur de savoir ses lecteurs attentifs, il lui est plus désagréable qu’ils l’interrompent constamment : se prendraient-ils pour des spécialistes-sur-contes ? Quelqu’un aurait-il distribué inopinément un succédané de mammamia assez puissant pour que personne ne se souvienne plus que les contes autorisent un brin de fantaisie extérieure au regard de l’exactitude scientifique [84][14][50, AV note 41] du moment ?…) Par conséquent, qu’on le veuille ou non, voici les faits tels que rapportés par le vieux lapin. Il est confirmé [85, AV notes 162(<195), 202] que le spécialiste-sur-tout s’est bien gardé d’agréer à la demande de l’éploré. Mais (car il y a un mais) il est infirmé que l’éploré a été renvoyé, tout penaud, dans ses foyers. En effet, c’est tout infirme qu’il l’a été [21,Mc(5)] : juste ce qu’il fallait au spécialiste-sur-tout pour que son demandeur en oublie d’ailleurs d’être penaud. Parce qu’en réalité (celle qui est là pour tous [50, AV note 41] : nous sommes donc assurément dans le contexte d’un conte…), le spécialiste s’était si efficacement spécialisé qu’il avait trouvé une étrange [131] formule dont la seule prononciation à voix haute produisait sur l’auditeur des effets en tout point [19,1] comparables à ceux observés sur un néospécialiste-sur-rien ! Ceci alors que, d’une part (et c’est méritoire d’un strict point de vue scientifique), il n’était évidemment pas question à cette époque d’être soutenu dans ses recherches par un matériel technologique ultra-performant [100][14, note 173]. D’autre part, le non-spécialiste demandeur n’avait, quant à lui, absolument pas absorbé la moindre portion de mammamia !… Il fut néanmoins le premier à témoigner -à son corps défendant- qu’un grand sorcier était né. (Ne nous méprenons pas davantage : s’il est malséant de stigmatiser gratuitement un handicap de taille chez un lutin, il ne serait pas plus honnête de la minimiser -qu’en subsisterait-il alors ?- ; le "grand" sorcier l’était par son pouvoir [132]…)
Philtrochu avait grandi (ne nous méprenons toujours pas : CONSTATONS et DISONS -sans ORDONNER, CONDAMNER ni SUCCOMBER [133, note 11]- que les années s’étaient écoulées…) : son aversion pour les champignons suivait le même chemin, devenant aussi prononcée qu’à l’inverse il les avait tant aimés, avant bien sûr que la mammamia ne commençât à produire ses effets sur lui. De ceux-là, sa chute vertigineuse dans la lapinophagie ne fut certes pas le moindre : il y trouva même l’essentiel de sa raison de vivre. L’important pour lui, c’était de connaître et d’aimer ce qui lui était essentiel. Ce sans quoi il craignait de s’étioler ; ou ce sans quoi il n’allait pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui était le sien [50, APR note 30]. Or, il ne connaissait et n’aimait plus que le lapin : afin qu’il assume son dessein de façon heureuse, il lui fallait du lapin. Toujours plus de lapin. Non point afin de lui tenir compagnie : il était préférable de ne pas évoquer devant lui le cas d’un lapin qui parle… ou qui sache lire : non seulement il l’eût interprété comme un témoignage en état comateux [50, AV note 41], mais le dit témoin se serait exposé là à subir de plein fouet sa formule magique. En effet, Philtrochu détestait cordialement les lapins : le sinistre dessein qui était le sien était de les éliminer de la surface de la terre… et de dessous naturellement : car il est aisé à un lapin de feindre d’être éliminé de la surface. CONDAMNATION et SUCCOMBATION du lapin, tel était le leitmotiv de Philtrochu. Comment
? Mais le lecteur sait lire, lui ! Une phrase souligne que Philtrochu n’aime plus que le lapin, et voilà qu’au détour de la phrase suivante le même voue une haine irrépressible au sympathique petit animal : la fantaisie du conte ne se déploierait-elle pas au détriment de sa cohérence interne ? Virerait-il ainsi à la fable ? Que nenni : le lecteur moins "agressif et véhément"[134, notes 58,59] aura bien compris qu’aux yeux du sorcier, il n’est de plus aimable lapin que lapin mort. Cuit et cuisiné [135], il assume de façon plus heureuse encore le dessein qui est celui du lapinophage. Mais pourquoi tant de haine ? (ou tant de faim, dans une version plus charnelle) se demande fort justement le lecteur se faisant également plus aimable, bien que lui-même reste cru (à condition toutefois de ne pas être à portée de la voix qui prononcerait la formule magique de Philtrochu). Parce que le lapin raffole des champignons, voilà pourquoi ! Or, non seulement Philtrochu était devenu allergique aux champignons, mais les effets à plus long terme de la mammamia l’ont inexorablement conduit à étendre sa phobie sur les plus grands amateurs de champignons ("grands" vaut ici pour la taille des oreilles [29][136]…) eux-mêmes. Tant et si bien qu’au fur et à mesure que l’affreux lutin grandissait, la population des lapins, elle, déclinait. Jusqu’au jour où ce qui devait arriver arriva…
Le lutin et le dhimmi [137, APR note 20]
[69,70][75][81][com.10]
Le Lutin, ayant chassé
Tout léporidé,
Se trouva fort dépourvu
Quand la crise fut venue [138] :
Pas un seul petit morceau
De lapin ou de lapereau.
Il alla crier sa faim
Chez le Dhimmi son voisin,
Le priant de lui confier
Quelque chagrinant [139] pour subsister
Jusqu'à la "médecine"© nouvelle [140, notes 14 à 21][141].
"Je vous effraierai, lui dit-il [142][143][144][145][146],
Au loup [0, notes 91 à 96], foi de ni bien ni mal [147][17, notes 123],
Intérêt et protection de la marmaille [148, AV note 64]. "
Le Dhimmi n'est pas docteur [149] :
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-il à ce tout petit docteur.
- Nuit et jour contre tout "revenant"©[150][151][152]
Je le chassais, ne vous en plaise [153, APR note 54].
- Vous chassiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien ! glissez maintenant.
Et c’est ainsi que Philtrochu dut se résoudre à glisser vers des cieux plus cléments : comment survivre en un pays dépourvus de lapins ? Par une froide nuit d’hiver, on vit donc arriver un mystérieux lutin aux confins du pays lointain qu’aucune carte au monde n’était parvenue à situer. Mais le premier mystère que dégageait le gnome n’était-il pas qu’il vînt s’établir dans une contrée ayant quasiment érigé le champignon comme son plat national ? Comment pourrait-il survivre en un nouveau pays qui surabondait du sujet de sa plus profonde détestation végétale ? Quant aux lapins, s’ils y existaient ici ou là, leur population demeurait cependant assez limitée. Car ici, il leur fallait partager ce dont eux raffolaient avec les habitants du pays lointain : on imagine sans peine que ceux-ci étant prioritaires -et pourvus d’estomacs moins modestes et plus exigeants-, le partage s’avérait inéquitable [154] : à eux la meilleure part! Les lapins n’étant pas de taille à lutter contre de tels concurrents, il va de soi qu’ils ne sauraient leur enlever cette part [155,Lc(2), APR note 47]. Cependant, Philtrochu n’avait pas parcouru tout ce chemin -affrontant monstres et bêtes féroces [156][157]- pour assister les bras croisés à la lente extinction des lapins d’ici ! C’est alors que le dessein qui était le sien commença à se dessiner : lui, l’invétéré lapinophage, il ne se ferait pas moins que… le Roi des lapins [158][159] ! Avant de ne faire qu’une bouchée de leur chair, il allait s’emparer de leur esprit [160, notes 155 à 157]. Des lapins qu’il trouverait à sa disposition, il prendrait leurs fils, il les affecterait à ses chars [161][162] et à ses chevaux [163][164][165][166][167][168][169][170][171][172][173] (les vrais comme les faux [174][121][175][176][177]) et les ferait courir devant son char [178]. Il les utiliserait comme chefs de mille lapins [179] et comme chefs de cinquante [180] ; il les ferait labourer [181] et moissonner [182, note 1] à son profit, fabriquer ses armes de guerre [183][184][185][186][187][188] et ses attelages [187][188]. Il prendrait leurs filles [189][190][190bis][191][192][193][194][195][196][197] pour la préparation de ses parfums [198][199], pour sa cuisine [200][201][202][203][204] et pour sa bouled(r)oguerie [203][204]/[205][206][207][208]. Il prendrait leurs clairières, leurs vignes et leurs champignonnières les meilleures, pour les donner aux gentils lapins lui donnant raison [173]. Sur leurs cultures de trèfle et leurs vignes ils prélèverait la dîme, pour la donner à ses sinistres et aux gentils lapins lui donnant raison. Les meilleurs de ses serviteurs [209], de ses servantes, de ses bœufs [210] et de ses ânes (non sans une certaine tendresse à l’endroit de ces derniers [211][212][213][214][215], il est brai…), il les prendrait et les ferait travailler pour lui [216][217][218][219][220]. Il prélèverait neuf [221] dîmes et demi sur leurs troupeaux [222][223, APR note 57][224], et eux-mêmes deviendraient ses esclaves [225], ou bien fourniraient ses autoclaves [226][227, notes 31,32]. Alors, ils pousseraient des cris [228] pour se plaindre mollement du Roi qu’ils avaient voulu, mais alors qui les entendrait [21,2S(AV note 292)] ? Parce qu’il est bien entendu… que Philtrochu est arrivé dans le pays lointain avec sa fameuse formule magique : la n°1 [229][230]. Formule symbolique s’il en est, mais précisément : n’allait-elle pas s’accorder à merveille avec ce séduisant programme (entendons : séduisant pour le roi) qui, pour une part, n’est pas moins symbolique [50, AV note 4/2] ? D’autant qu’à mieux examiner la situation réelle qui était là, pour tous les lapins [50, AV note 41], il semblerait toutefois que celle-ci différât sensiblement de celle que le texte original nous décrit chez le peuple de cet autre pays lointain. Non seulement parce que celui-là, tout le monde parvenait à le situer sur une carte, mais aussi parce que chez les lapins, jamais n’avait été entendu : « Tant pis ! il nous faut un roi ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous [21,2S]. » À la vérité, ces braves bestioles n’avaient alors aucun besoin de passer alliance avec un être, qui, pour elles, avait une force [50, APR note 44] : bien qu’elles souffrissent assurément de devoir partager les champignons avec les habitants du pays lointain, elles n’étaient au fond pas si malheureuses, et se passaient fort bien de services royaux. De plus, le statut de roi tel qu’énoncé plus haut ne leur a nullement été imposé ainsi, brut de fonderie : lapins peut-être, mais pas complètement idiots
! (ou pas encore [231, APR note 251]…) C’est donc insidieusement à l’expérience que ce statut s’est malheureusement [50, APR note 30] imposé à eux, s’établissant si durablement qu’il s’est comme statufié [231][232] : à ce jour, il dure encore ! Il est vrai que le jour où Philtrochu s’est présenté à eux, il n’avait pas manqué de leur faire miroiter une paix royale sous son règne : sans doute est-ce cela qui a dû emporter leur assentiment, eux qui aiment si peu guerroyer. Naturellement, le postulant Roi leur avait quelque peu enjolivé son programme pacifique : ne s’étaient-ils pas délectés à l’avance de cette perspective qu’on leur avait fait entrevoir d’aller barboter dans une "piscine chauffée à température ambiante"[233] ?
Comment eussent-ils pu deviner que des légumes partageraient leur bain ? Ils n’étaient que de pauvres petits lapins [18], non des spécialistes. Quant à se formaliser de "paix"© bradées -aussi faciles que factices-, obtenues par absence de combattant en amont [234]ou en aval (séparation [235], expulsion [236], "fantomisation"©[0, notes 150 à 152][11, APR note 76][154, notes 22,23], "hospitalisation"©[237, notes 51 à 56][238, note 40] et autres "protections"©[239, note 5][19,7][51,7][240, notes 25 à 31][241, notes 91 à 96] : l’arsenal royal est varié !…), inutile de préciser que de telles subtilités leur passaient largement par-dessus la tête ! Pourvu qu’ils ne manquassent point de champignons, ils assumaient en effet de façon heureuse le dessein qui était le leur [50, APR note 30].
Il n’en demeure pas moins qu’échaudé par l’extinction de la gent lapine dans son propre pays, leur nouveau Roi ne voulait pas prendre le risque de s’étioler en renouvelant cette fâcheuse expérience au pays lointain : ce qui, inexorablement, l’eût conduit à se retrouver Roi sans sujets. Et plus inexorablement encore de vie à trépas, n’ayant plus rien à se mettre sous la dent. Certes, il lui restait les champignons qui, rappelons-le, poussaient en abondance, et dont on était assuré qu’aucun ne fût vénéneux. Mais était-il digne d’un lapinophage de substituer ainsi à son mets favori un aliment aussi vulgaire ? C’est qu’il devait beaucoup à la mammamia : à commencer par tout ce bagage magique qu’il avait engrangé au cours de ses recherches et pérégrinations. C’eût été presque lui être infidèle que de songer à se commettre avec des consœurs inoffensives ! Or, c’est ici qu’intervint son idée de génie. De mauvais génie, mais de génie tout de même. Cette idée-là, que le lecteur la garde pour lui : car même le plus éminent des spécialistes de la mammamia n’en a jamais eu vent.
Attendu que :
1°) les habitants du pays lointain étaient prioritaires en matière de consommation des champignons, qu’ils étaient pourvus d’estomacs moins modestes et plus exigeants que ceux des lapins
2°) les lapins n’étaient pas de taille à lutter contre de pareils concurrents
3°) en l’état, se livrer sans frein à la lapinophagie menait tout droit à l’extinction de l’espèce,
1+2+3 = il fallait à tout prix que Philtrochu garde intact le début du 3°) tout en éliminant sa conclusion. Par conséquent, il devait simultanément… multiplier les lapins [241]. Or, la lapinophagie incline plutôt à les diviser : voici qui est cornélien. À moins d’avoir recours à la magie : sur ce plan, le sorcier n’était pas venu sans bagage, comme on le sait. Grâce à elle, peu rancunier à l’encontre de sa disgrâce physique, le lutin était résolu à voir grand ! Ce qui, à son sens, entrait en cohérence avec son dessein qu’il assumait de façon heureuse à s’être fait Roi. Un Roi, c’est grand : sinon, c’est tout au plus un roitelet. (Notons en passant cet élément si exceptionnel chez lui qu’il en est presque suspect d’être magique, lui aussi : un souci de cohérence [84, APR note 9] !...) Un Roi, c’est unique : sinon, c’est tout au plus une pâle copie. La place de Roi-Soleil ayant été sollicitée par avance, il aurait eu mauvaise grâce à le coiffer au poteau [242]. Qu’à cela ne tienne : lui serait le Roi-Lune [243][244][245], rien de moins ! Ce qui, du reste, allait s’avérer de nouveau en cohérence (!) (point trop n’en faut : sinon il finirait par se reconvertir aux champignons...) avec les mystérieuses activités magiques auxquelles il allait désormais se livrer les nuits de pleine lune. (Que le lecteur sagace ne s’empresse pas ici d’en tirer des conclusions hâtives : s’il avait cru deviner quelque tendance [246] lycanthropique
[247][149] chez notre sorcier, il ferait là fausse route. Car si loup il devait y avoir, celui-là n’interviendrait que plus tard, de manière plus subtile et indirecte... et plus faux que nature.) Un Roi, c’est grand : donc, ses sujets devaient l’être également. (Tout va bien : les quelques sursauts de cohérence observés à l’instant étaient bien accidentels...) À la quantité, Philtrochu allait associer la qualité : cette fois, les lapins allaient être de taille à lutter contre la concurrence... jusqu’à parvenir à éliminer cette dernière. Non seulement couvait un royal projet de multiplication des lapins, mais aux petits d’origine allaient progressivement se substituer des GROS LAPINS ! À une époque aussi reculée -et par conséquent aussi rudimentaire-, comment procéder ? Parce qu’à l’évidence [248, APR note 70], aussi génial magicien fût-il notre Roi-Lune devait déclarer sa parfaite incompétence [15. note 55] en matière d’organismes génétiquement [100] modifiés !
Bien : le plus éminent des spécialistes de la mammamia est-il couché, lui aussi ? Parfait : alors, voici comment se déroulait -et se déroule encore de nos jours- le processus de transformation [46,im.1] qui signe -et élucide quelque peu- le mystère de la malédiction du bois de notre pays lointain. S’il est admis que dans les contes, les lapins puissent parler -voire être en retard-, l’affaire se fait plus délicate au sujet des champignons : à moins que l’un d’entre eux fut un prince charmant ayant subi un mauvais sort, la crédibilité de leur art oratoire est communément plus discutable. Sur ce point, aussi comestibles fussent-ils, les champignons du pays lointain ne faisaient pas exception. Cependant, ils n’en pensaient pas moins ! (Le conte reprend ici ses prérogatives…) De fait, enracinés qu’ils étaient, aucun voyage ne pouvait les distraire de longues réflexions intérieures à propos de leur modeste condition de champignons. Eux non plus n’étaient pas si malheureux, ayant eu le temps de s’accommoder de l’écosystème qui les entourait : instinctivement, ils savaient qu’ils y participaient à leur façon. De manière plutôt positive, puisque eux-mêmes se savaient comestibles ! Simplement, la nature ne les avait point pourvus des organes prévus à l’expression intelligible de leur pensée. Et si parfois quelque question existentielle les tarabustait, c’étaient toujours un peu les mêmes qui leur revenaient aux spores : allaient-ils être croqués ? Si oui, par quel être vivant ? Homme, lapin, autre ? Seraient-ils crus, ou cuits ? Si non, allaient-ils être piétinés par quelque bête sauvage en furie ? Ou encore, allaient-ils achever paisiblement leur existence en flétrissant sur pied ? De plus, si les champignons ne savaient pas parler, ils ne savaient pas écrire non plus : question d’organe adéquat, ici encore ; sans même parler du matériel leur faisant défaut. Cependant -on ne sait comment : quelque promeneur ayant laissé échapper au vent des feuilles de son quotidien local, ou abandonné un livre entier ?-, ils n’en lisaient pas moins ! Ce que tout le monde ignorait, naturellement, puisque personne n’aurait seulement songé à leur offrir de la lecture [249]. Personne ne leur en offrant, personne ne les a jamais vus lire : conséquemment, tout le monde s’imagine que les champignons ne savent pas lire ; ce qui, convenons-en, est un peu injuste à leur égard.
Sa magie aidant, le Roi-Lune était devenu un brillant [250] spécialiste-sur-tout. C’est dire que sa compétence à lire dans les pensées de tout être vivant [251] s’était affinée avec les années. Chez un âne [0, notes 211 à 215], par exemple, l’exercice n’est pas si mal aisé, ne requérant pas même l’apport de formules occultes et absconses : si on sait colorier [252], on devrait en faire le tour [176] sans difficulté particulière [24]. Il en va de même pour le singe [253][254] ou la poule [255][256][257][258][259][260][199][261], et ainsi de suite [262]. Enfin, malédiction du bois aidant, l’exercice s’avérera également enfantin auprès de l’animal censé être le plus évolué de tous, mais dont les mystérieux troubles qui l’assaillent perturbent tant les pensées qu’il est fortement conseillé de n’en point tenir compte : ainsi gagne-t-on un temps précieux à la lecture de pensées. Mais pourquoi autant d’ostracisme à l’égard du règne végétal ? Les fleurs ne sont-elles pas sensibles aux mots doux qui leur sont susurrés ? Elle le sont parfois infiniment plus que les hommes [263] ! À l’inverse, certains "coussins" ne savent-ils pas nourrir quelque perverse pensée, consécutive à leur vocation [264,im.4] ? Or, non seulement les champignons du pays lointain ne sauraient être en retrait de ces considérations, mais en plus ils savaient lire ! Et c’est bien là que réside le point crucial qu’on ignore jusque chez les plus éminents des spécialistes de la mammamia : Philtruche, lui aussi, le savait…
Le sachant, c’est ainsi qu’il a pu mettre en œuvre son plan machiavélique, insoupçonnable du commun des mortels. Chaque nuit de pleine lune, se couvrant d’une large cape noire afin de n’être pas repéré, le royal lutin s’enfonçait dans le bois, atteignait quelque clairière tapissée des fameux champignons. Puis, tout doucement afin de ne pas les réveiller (car ils dorment aussi, les champignons !), il se dirigeait à pas feutrés vers celui qui lui paraissait le plus au centre. Ensuite, il extrayait discrètement un fin stylet de sa besace et gravait sa formule magique n°1 aux quatre points cardinaux, à même le chapeau du champignon choisi. Ainsi, de tous ceux qui entouraient alors celui-là, à aucun ne pouvait échapper la lecture qui lui était offerte au petit matin ; au nord, au sud, à l’ouest et à l’est, "l’heureux élu" était marqué par quatre fois de cet étrange sigle :
!!! Déjà les chouettes cessaient de hululer, les loups de hurler au clair de lune, la mère Michel de chercher son chat. Avant même que ne montent les premières gouttes de rosée, une clairière venait d’être frappée en son cœur de la funeste malédiction de l’affreux lutin. Après quoi, s’en suivirent des réactions apocalyptiques en chaîne, que l’auteur du forfait avait dû froidement calculer : l’aube venue, la clairière fut saisie d’un indicible bruissement. Car si les champignons ne parlent pas, ils savent ô combien communiquer entre eux [265] ! Nul ne sait par quel mode ils se transmettent leurs pensées, mais le fait est qu’ils se les transmettaient avec une redoutable efficacité. Redoutable pour le champignon marqué aux quatre points. Redoutable pour ses voisins immédiats : enracinés et démunis de jambes pour filer à l’anglaise, comment auraient-ils pu fuir [27, notes 1 à 5] ? À défaut, ceux-là étaient évidemment les premiers à sonner le tocsin [19, note 67] des champignons : audible d’eux seuls. C’est dire que la nouvelle se répandait [266][267] dans la clairière comme une traînée de poudre. Le champignon marqué, quant à lui, avait beau protester de sa bonne foi, souligner que le coin de terre qui l’accueillait n’était pas moins malsain que ceux de ses voisins, qu’il n’avait pas même cultivé de mauvaises pensées (ce qui était forcer le trait de sa part, car un champignon peut-il seulement nourrir de mauvaises pensées s’il est comestible ?…), rien n’y faisait : il ne pouvait pas nier ses quatre stigmates [268, notes 3,4][269, notes 17,18][270]. Maudit il était, maudit il resterait : à jamais [25]. Mais ceci n’était encore que la première réaction, externe et immédiate. Il s’en fallait de l’espace d’à peine quelques minutes pour que s’en suive la deuxième réaction, interne, plus grave s’il est possible, bouleversante au pays lointain si réputé pour ses exceptionnels champignons comestibles : cette réaction-là laissait si intact leur aspect originel que le plus fin des spécialistes s’y serait laissé prendre… et ne manquait pas, du reste, de s’y laisser prendre. La clairière entière se voyait tout à coup tapissée d’appétissants sporophores dont le métabolisme interne s’était si profondément transformé qu’il avait alors acquis les propriétés les plus virulentes de… la mammamia elle-même. Le comble est qu’à cette contagion, un seul avait résisté, le dernier à demeurer comestible : le champignon marqué lui-même !
Enfin, troisième réaction : celle observée chez les premiers arrivants sur place -hommes ou bêtes-, traditionnels amateurs de champignons. Côté bêtes, on n’avait pas grand chose à perdre : les effets étaient donc difficilement perceptibles. Côté hommes en revanche, la désolation était immense… quoique les intéressés eux-mêmes n’y prêtassent guère attention [19,7?]. Chez ceux-ci, leur aspect extérieur subissait des modifications plus perceptibles que suer les champignons : abandonnant la station debout, ils se mettaient à quatre pattes… quoique une certaine verticalité semblait vouloir compenser cet abaissement inattendu par un rallongement -non moins inattendu- des organes externes de l’audition [29]. On en a même aperçu qui rampaient [28, APR note 1] ! D’autres -qui trouvaient apparemment la surface du sol trop haute à leurs yeux- creusaient avec frénésie afin de se frayer quelque galerie [10][11] au sein de laquelle ils aspiraient à se sentir plus en sécurité [271, AV note 26][272, note 16][240, note 31]. D’autres encore, plus hardis, coururent au palais du Roi (bien qu’ils n’eussent pas spécialement de rendez-vous) afin de lui proposer leurs services : à ce qu’il paraissait, sa Majesté avait besoin de main d’œuvre [219] -toujours plus de main d’œuvre- en vue de tapisser le royaume, non point de champignons, mais de ce qu’il vantait auprès de ses sujets comme étant des "centres de vacances et de repos"[273][274, APR note 100] de sa conception. Grâce à ces enthousiastes -convaincus d’être à l’avant-garde du Club Med’[275][17, note 238]-, c’est ainsi que le pays lointain se couvrit en un temps record de ses sinistres citadelles imprenables [0, APR note 1] que l’on déplore encore aujourd’hui.
serait-il le dernier cri-qui-tue à la mode ? Ce n’est pas impossible, même s’il a fait des petits [276, APR note 30] depuis lors. Reconnaissons néanmoins que sur un plan purement pratique, Philtrochu avait accompli des prodiges à peu de frais. Ajoutons-lui celui d’être parvenu à obtenir une certaine unité que beaucoup pourraient lui envier [46] à juste titre. En effet, qu’ils fussent innés ou qu’ils fussent acquis, qu’ils fussent GROS ou qu’ils fussent petits, qu’ils fussent blancs ou qu’ils fussent noirs, qu’ils fussent ras ou qu’ils fussent angora, tous les sujets de sa Majesté se rangeaient d’un seul lapin derrière sa bannière [51]. Et c’est ainsi que le sorcier assuma son dessein de façon heureuse, et il eut beaucoup de petits lapins.
____________________________
QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)
Génétique et "psychiatrie"© Samedi 21 janvier 2012
Un médecin violeur qui se prend pour un "psychiatre"©
Vendredi 13 (+ mercredi 18 + samedi 21) janvier 2012
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mercredi, 18 janvier 2012
18>25 janvier : semailles de l’HUNité entre les… les ?
(*)[*][*][*][*][*][*] - [>24][>30][*]
...Ouiiiiiiiiii, c'est bien cela : entre les lapins !
- les petits et les gros, les gentils et les méchants, les vrais et ceux en peluche,
les crus et les cuits, les pleins et les vides, les propres et les sales, les bas et les hauts,
les coloriables (car la couleur l'a peint) et les sautables, les absents et les bricoleurs :
tous pour l'unité sacrée... contre [(3)] le grand méchant loup.
Voyez ce qu'ils sèment ! [*]
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dimanche, 08 janvier 2012
PROSTERNABLES ?
Fin de NO AILES ? au mercredi 11 janvier 2012 Fin au mardi 17 janvier 2012


« Il est vivant ! » - CD 43 : Prosternez-vous 3mn26
(extrait de « Adorez-le », Editions de l’Emmanuel)
(1) [Dimanche 8 janvier 2012 : épiphanie du Seigneur - Solennité {*}]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12. {*}{*}{*}
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile [*|*] et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui [58!]. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie [*]. Ils lui répondirent : «À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple.»
Alors Hérode convoqua les mages en secret [*] pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents [!][*|*|*|*|*|*|*|*]: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
N'avait-il pas de quoi être pris d’inquiétude -et tout Jérusalem avec lui !-, en apprenant cela ? Cela ? Pas moins que des mages venus d'Orient "venus se prosterner devant le roi des Juifs qui vient de naître". Enfin quoi, que faisaient ses "mages" à lui : tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël ? Ne savaient-ils donc pas en quel lieu devait naître le Messie ? Pourtant si, ils le savent : puisqu'à sa demande, ils se réfèrent à ce qui est écrit à son sujet par le prophète... autre "mage" de chez lui, antérieur à ceux qu'il a alors à sa disposition. C'est bien la peine d'être entouré de si fins connaisseurs de l’Écriture pour se voir ainsi "coiffé au poteau" par des étrangers, autant en ce qu'ils surgissent d'Orient qu'ils représentent des païens : censément moins connaisseurs -voire ignorants- de cette Écriture qui, de secret, ne devrait en avoir aucun pour les siens. L'ont-ils seulement lue, ces mages exotiques demandant où est le roi d'une nation à laquelle ils n'appartiennent même pas [1] ? Pour l'heure, la question est moins d'avoir lu que d'avoir vu ; c'est qu'à l'exotisme de leur lointaine origine, ils ajoutent celui de leur mode de connaissance : ils ont vu se lever une étoile ! Soit : et après ? Le ciel de Jérusalem serait-il si différent de celui de leur Orient ? Ne sait-on pas y lever les yeux, regarder autour de soi aussi bien que là-bas ? D'autant que si le prophète parle de Bethléem en Judée -"certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée"... mais pas le premier !-, il n'est pas avare de mots à propos de Jérusalem : n'est-ce pas sur celle-ci que se lève le Seigneur, sur elle que brille sa gloire, vers sa lumière que doivent marcher les nations[>Is] ? Lumière des nations... mais pas fichue de voir se lever une étoile dans le ciel ! Inquiétant... et un rien humiliant.
| Jacques Brel - La Quête (pour atteindre l'inaccessible étoile...) .mp3 | ||
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Naturellement, il ne saurait être question de déroger aux règles orientales de l'hospitalité à l'égard de ces étrangers venus précisément d'Orient ! Ce qui est heureux pour ces visiteurs guidés
par une étoile qu'eux seuls semblent avoir vu : parce qu'ils ne s'adressent pas exactement à n'importe qui. Nous sommes au temps du roi Hérode le Grand... dont cette épithète flatteuse suggère moins une haute stature en centimètres qu'un pouvoir sans partage [2][3]: il est radieux [>Is] ? Tout Jérusalem est radieuse avec lui ! Il se prend d'inquiétude [4, note 2] ? Précurseur, il nous invente déjà la contagion "dépressive"©[5][6][7][8] sur tout Jérusalem. Précurseur, oui mais : pas suffisamment pour savoir redéfinir [9, note 129] la vision d'une étoile qui se lève en "hallucination sensorielle"©[10, notes 146] : aussi est-il encore prématuré de songer à troquer les règles orientales de l'hospitalité contre les règles occidentales de l'"hospitalisation"©[11, notes 51 à 56][12, APR note 100][13, notes 38,39][14, notes 25,26][15, notes 84,85]. N'étant l'existence de ces règles-là, le roi Hérode a donc quelque raison d'être pris d'une inquiétude que celles-ci ne peuvent pas résorber ; qu'ils s'appliquent l’Écriture à eux-mêmes ou non [16, note 2][17, note 2], ses "mages" en sont des connaisseurs, mais ils ne sont pas des "mages médecins"©[18] : ces derniers n'existent pas davantage.
En cela, nos mages (les vrais) sont décidément nés sous une bonne étoile : de fait, comment ne la suivraient-ils pas ? Parce que si la tradition nous en rappelle le souvenir sous la dénomination des fameux "Rois mages", rien n'indique formellement une telle royauté dans le texte : de roi, il n'y est question que de celui des Juifs qui vient de naître... et bien sûr de Hérode le Grand lui-même, devant lequel tout Jérusalem est prié de se prosterner. Or, voici des mages venus d'Orient qui, non seulement ne semblent pas se plier à ces mœurs locales mais viennent directement trouver celui qui les incarne sur sa personne pour lui signifier qu'ils désirent ouvertement s'y plier... nullement sur lui (!), mais sur un nouveau-né dont les qualificatifs -et l’Écriture- revêtent une royauté plutôt envahissante à l'égard de celle de notre potentat local : pour moins que cela, l'Histoire regorge de sérieux incidents diplomatiques !... (Ce sera même pour cela que Hérode -incapable, lui, de repartir "par un autre chemin" que son étroite vision politique du moment- fera accomplir la funeste prophétie de Jérémie : « Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus. »[10,Mt(5), AV note 359]). Précisément, n'eusse pas été plus simple pour Hérode d'éradiquer le problème à sa source : de faire discrètement (et plus définitivement que par voie d'"hospitalisation"©!) disparaître ces déconcertants visiteurs ? Après tout, qui d'autres qu'eux-mêmes "avaient vu se lever l'étoile" ? Étant venus de si loin, sur place personne ne se serait inquiété d'eux ; de chez eux, qui aurait entrepris à son tour un si long voyage pour s'enquérir de leurs nouvelles ? Quand bien même cela se fût produit, il n'eût pas été difficile d'invoquer quelques bandits [19][20][21][22] sur les chemins : le monde était déjà si dur [23, note 13/2 !...
Livre d'Isaïe 60,1-6. (*)/(*)(*)
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.
« …Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner
devant lui. » De chez ceux qui connaissent la suite de l’histoire [10,Mt(5), AV note 359], à moins d’être d’une singulière mauvaise foi, nul n’ira accorder une confiance [10,Mt(3)][24, APR note 20] inconditionnelle au roi d’alors, gouvernant dans le temporel cette même Jérusalem que le prophète de l’ancienne Alliance invite à se lever, à resplendir… à regarder l’étoile à son tour. Avant même de regagner leur pays par un autre chemin, les mages eux-mêmes en empruntent déjà un autre que celui-là ; pourtant, venant de si loin, que connaissaient-ils d’un Hérode assez retors pour soigner son apparence jusqu’à avaler la couleuvre (de leur non-prosternation devant lui) pour mieux feindre de vouloir suivre leur chemin à eux ? Des on-dit au sein du peuple, tout au plus : mais lorsqu’on se fie à ce qui oblige à lever son regard au-dessus de ce que l’on voit [25], alors on est radieux, le cœur frémit et se dilate ; alors, on ne se laisse pas envahir [26] par les bruits qui courent [27][28] à propos d’un roi ou de ses sujets, flatteurs ou méprisants. Mystère de païens qui se voient "associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile"… "mystère" en ce que ceux-là ne viennent nullement s’associer pour autant à des héritages [29], des corps ou des promesses proclamant des louanges plus discutables.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3.5-6.
(*)/(*)(*)/(*)(*)(*)
Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile. [*][>7]
Livre d'Aïeaïeaïe 60,1-6. (*), en association avec l’héritage dont les termes ont été cachetés chez notaire [?] dans la lettre de Phil’os à poutre malsain aux Daltoniens [?|?] de la santé(*), alinéas 3,2-3.5-6. (*)
Bouh [30][31], Jémalpartou ! Rafraîchis [32][33][34][35][36][37][38][39] : elle est venue, ta "lumière"©[40][10, APR note 348], et la poire [10, notes 174 à 176][41] du Baigneur s'est lavée [42][43] sur toi. Apporte-moi ce qui ne me regarde pas… et qui je ne regarde pas [44, notes 81,82][45][46][47] : l'obscurcissant [48][49][50] de la "santé"©[51, APR note 55] recouvre l’atterré [52], les "ténébreux"©[10, note 54][4,8][53,8][54, notes 1 à 5] recouvrent les gentils [55][56][57][58] peuples aux longues oreilles [10, notes 35][59][60] de leur menace de les dévorer tout crus [61][62, notes 1 à 3][63][64] ; mais toi, tu te laves aussi sur le Baigneur, et son globe brille sur vous [65]. Les nations marchent d’ores et déjà vers ses "lumières"©[66,im.3,5,6][53][67][68, notes 34 à 38][69][69bis][70, note 3][71][71bis][71ter][72][73][74][75] (bien qu’elles ne soient pas toujours exactes [76, note 1][76bis] ; mais elles donnent souvent l’impression, l’illusion [77, APR note 44] de tordre le cou aux "hallucinations sensorielles"©[10, notes 146]) et les rois [74,com.4 à 6][78][79], vers l’acidité de ton orange [80, APR note 75].
Frères lapins, vous avez donc appris en quoi consiste la glace [81][82, APR note 178][0, notes 32 à 39] que le Docteur m’a donnée pour vous : par révélation privée [83,com.10][84, APR note 31], il m'a fait connaître le très épais mystère [85, APR note 105][86,im.5,6] de la crise de "souffrance"© sans souffrance [62][87][88, notes 3,4][67, notes 17,18][89], dont on vous a déjà abondamment parlé jusque dans des lettres ouvertes [54, notes 100 à 105] non notariées. Ce mystère, il ne l'avait pas
fait connaître aux hommes des générations passées [90, APR note 32][91, AV note 17], comme il l'a révélé maintenant [92, notes 53 à 56] par l'esprit de Paris V [93] à ses malsains à poutres [94][95][96] et à ses prophètes [12][97, notes 85 à 111]. Ce mystère, c'est que le degré de méchanceté [55] des chiens [98] se mesure à leur refus obstiné de venir se prosterner devant le Docteur, alors qu’ils ne le sont pas [18][99]. C’est aussi que les pas chiens [100][101][102] sont associés au même héritage, au même corps sans délit (voire au même délit comportemental [103, APR note 195], mais sans corps [104] !), au partage des mêmes parjures [105], dans la crise de Philou, par l'annonce de l'Étend-bile [106, note 17][4, note 67] : sinon, qui resterait-il pour tenir en laisse [107][108][109][110][111] tous ces sales cabots [112][113, notes 49 à 55] ?
Baisse les yeux, regarde autour de moi : tous, ils se ressemblent [114, APR note 57][4, note 4][115>116][117, note 59] et se rassemblent [118][119][120], ils arrivent ; ayant échappé de justesse à leurs monstres [121, APR note 122][122][123][124][125][126][127][128][129][130][131][132][133][134][135], tes ficelés [136][137] reviennent de loin, et même tes garçons portent des bas [138][139]. Alors tu "vois"©[140, note 4], tu es irradiée [141][142], ton cœur frémit et se contracte [143] de confiance_[144]. Les trésors d'au-delà [145] des amers [146] refluent vers toi avec les surplus des canalisations [147]. Des foules de cham
eaux [148] les ont envahis [149] afin de les expulser [150, notes 99 à 107], des expulsaires [151, APR note 15] non homologués Made in âne [152][153][154][155][156] et d'É(lé)pha(nt) [157][36][158][159][160]. Tous les gens de Chassa [161][162][163][164][165][166] sont venus, vidant leurs ordures [167][168][169] (et cela sent [170]) et proclamant les louanges du Baigneur.
Sur ces parlotes [171] du roi [172], ils partirent d’un commun accord [173]. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se laver les précédait ; elle vint s'enraciner au milieu de l’endroit où se trouvait l'océan. Quand ils virent l'étoile, en dépit du mystère qu’elle dégageait, ils éprouvèrent une très grande joie [174]. En sortant de leur raison [175][176][177][178][179][180], ils virent l'océan avec le pédalo [44, notes 78 à 80] de leur père [181] ; et, sur les genoux après une éprouvante traversée [182][183], ils se prosternèrent devant lui. Ils violèrent les coffres-forts d’autrui, et lui offrirent leurs absents [184] afin qu’il en fasse autant [185,com.1]. Et ensuite, avertis en "hallucinations sensorielles"©[10, notes 146] de ne pas se retourner contre Érode [186] par crainte d’être affectés de tournis (car ils avaient déjà été retournés par lui [187][188]), ils regagnèrent leur pays par le même chemin que lui.
Or, si "ce mystère est" d’une part, "que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile" (ce qui est d’ailleurs heureux : qu’en subsisterait-il partout où le dit héritage est dissocié, dilapidé -voire lapidant [10,Ac] - par les non-païens ?), d’autre part, que le blanc illumine le noir -la lumière éclaire les ténèbres de l’obscurité qui recouvre la terre et couvrent les peuples [>Is]-, passé le stade de l’enfant obéissant à Marie sa mère, l’annonce de l'Évangile par le Christ Jésus Lui-même ne passe-t-elle donc pas, elle, le stade d’une belle histoire d’autrefois dont le plus grand mystère serait finalement que l’on s’en souvienne encore de nos jours ? "Même héritage, même corps, partage de la même promesse" : mieux que personne, le notaire sait que l’accomplissement plénier ne peut avoir lieu qu’à l’issue de la disparition du testamentaire. Lumière des nations, oui mais… si l’étoile disparaît là où on lui demanderait plus volontiers d’apparaître, vers où vont marcher les nations ? Que reste-t-il des splendeurs évoquées par Isaïe ? Le livre d’Aïeaïeaïe ? Aïe, en effet : il se fait moins mystérieux que les païens associent alors l'annonce de l'Évangile à une "ténébreuse religion"[94, APR note 171] imprimant justice, paix, amour et vérité [10, notes 370] dans ses dires… tout en exprimant le contraire dans un faire [10, notes 337 à 339, APR note 502] allant puiser ses fondements selon d’autres dires [189, notes 114][190, APR note 47/1] ; le tout semblant justifier, in fine, le recours à la violence [24, notes 14 à 17][191] : recours ultime partout où la plus généreuse des proclamations se heurte [192] à une fin de non recevoir [193, note 6] dans un réel qui est là, pour tous [77, AV note 41] ! Et voilà que cette "religion" voudrait les associer à l'annonce de l'Évangile (littéralement : Bonne Nouvelle) ? Qu’eût-ce été si elle avait été mauvaise, la nouvelle ! Admettons néanmoins qu’elle fût bonne en son temps… mais "en son temps", n’est-ce pas précisément la tenir pour ancienne ? De fait, les frères ont peut-être "appris en quoi consiste la grâce que Dieu a donnée à l’Apôtre pour eux", mais ils n’en ont pas moins appris à demeurer libres par rapport à cette même grâce [10, note 478]… tant dans la lumière que dans les ténèbres. Ils servent la Bonne Nouvelle… o
u ils s’en servent : de cataplasme, de cache-misère lumineux en vue d’apaiser leurs ténèbres l’espace d’un "pieux" instant ? Puisque associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, les païens n’ont-ils pas le droit d’exiger la justice [10, Is(1), APR note 63] : un peu plus que cautères sur jambes de bois ? Face à eux, que peut bien signifier "servir la Bonne Nouvelle" chez des gens qui n’en supportent plus eux-mêmes l’enseignement solide [194?], allant chercher au gré de leur caprice une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau [195, APR note 42(2Tm)] ? CQFD : à la mesure [196] du seul témoignage de cette démangeaison, leur étrange [197?] et "mystérieux" (sic) Évangile (à l’insupportable [198] Nouveauté !) n’est-il pas -au mieux- "qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit"[199, APR note 31(1Co)] ? Dès lors, qu’ils s’assemblent au chaud entre eux [200][201, notes 6,7][202, note 26] si tel est leur bon plaisir [203, APR note 54] ; mais de grâce (!), qu’ils fichent la paix à des païens ayant là quelque raison de justifier, in fine, de ne pas s’associer les yeux fermés… à d’autres yeux fermés : ne serait-ce pas recourir à la violence que d’aller contre cette raison ?…
Passé donc le stade de l’enfant obéissant à Marie sa mère, l’annonce de l'Évangile par le Christ Jésus Lui-même ne recourait-elle pas plutôt à une autre association (au-delà de celle "du même héritage, du même héritage, du même corps, du partage de la même promesse aux païens") pouvant apparaître comme remarquablement épais de mystère à nos "religieux" démangés d’entendre du nouveau, un peu "justes" en matière de justice et de raison [10, AV note 478] ? Voilà en effet une association ô combien hardie -à les faire frémir d’épouvante si tant est que la peur naisse d’une certaine méconnaissance pratique [10, note 340]- : celle qui va pouvoir assurer -tenons-nous bien- une authentique cohérence [76, APR note 9] entre le dire [ l’enseignement oral ] et le faire [10, notes 337 à 339][4, APR note 13] [ l’incarnation concrète de cet enseignement, que l’on pourrait qualifier d’étaiement de la forme de conviction sur la vérification –quasi scientifique !- de ce qui a été décrit [77, AV note 30](!) ]. Dans un réel qui est là, pour nous [77, AV note 41] offrir une foule d’autres chemins, assez larges [204] pour les avoir truffés de récits mythologiques [195,2Tm] fidèlement –et commercialement [205]- remis au goût des jours, qui l’eût cru ? Incarnation concrète, menée
presque au pas de course (la patience ne dissuade pas d’une charité [206] qui presse [207,1Co][208,1Co][199,1Co]… pourvu que celle-ci s’applique dans la vérité [209][210, APR note 12][211, note 47]), le temps de parcourir une semaine liturgique : qui dit mieux ? Sachons rendre grâce à l’oncle Bernhard qui, manquant un tantinet de la deuxième vertu, aura volontiers surenchéri sur la première [212?] en nous prêtant de nouveau son extraordinaire machine [213][214]. Malheureusement [77, APR note 30], il n’a pas voulu nous accompagner : non qu’il ait craint de se perdre dans les espaces inter-temporels, mais il a poussé un grand cri en apprenant la destination du voyage : Capharnaüm en Galilée, dans les années trente de notre ère ! Redoutable époque qui n’avait pas encore seulement inventé le fauteuil roulant… ni la belote : dommage, car il ne fallait pas moins de quatre hommes pour servir de porteurs à un éventuel paralysé désireux de ne pas resté cloué au lit comme s’il avait de la fièvre : paralysé, mais pas aussi intouchable qu’un lépreux !… Tout cela n’est cependant qu’un simple détail pour l’oncle Bernhard : la vérité est que ce lieu étant habité d’un fort mauvais souvenir chez lui [91, APR note 16][215, APR note 14], on comprendra qu’il se soit senti obligé de l’éviter…
(2) [Mardi 10 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 21b-28. {*}{*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)
synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence [?|?][78?][?][?] et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
(3) [Mercredi 11 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39. {*}{*}{*} (Mt)(Lc)(*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais (Ac) et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.
(4) [Jeudi 12 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 40-45. {*}{*}{*} (Mt)(Lc)(*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié [9|9] devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha [!][>48?][*][*][*] et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.
[*]
(5) [Vendredi 13 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2, 1-12. {*}{*}{*} (*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé [*|*], porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » [Lc|Lc|Lc|Lc] Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard [*] et rentre chez toi. » [*](Mt)
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »
(6) [Samedi 14 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2, 13-17. {*}{*}{*} (Lc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Mt)(Lc)
Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens [*] le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains [*], ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants [?] qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Dans les années trente de notre ère, il n’est pas davantage question de machine extraordinaire permettant de se déplacer rapidement dans l’espace… à défaut du temps. Sur l’aspect des moyens de transport de l’époque, le voyageur d’alors ferait presque figure de "tétraplégique" en comparaison de ceux d’aujourd’hui : et encore un certain film récent -aux dix-sept millions d’entrées [216]- nous laisse-t-il entrevoir qu’un vrai tétraplégique –pourvu qu’il sache bien s’entourer- peut s’avérer plus mobile qu’un Galiléen d’il y a deux mille ans : il est vrai également qu’un jet privé –ou une Maserati®- restent encore de nos jours des "machines extraordinaires"… d’un point de vue lié au porte-monnaie si ce n’est d’ordre technique. Ainsi pourrait-on comparer le fait de parcourir toute la Galilée à pied aux pérégrinations d’un aventurier plus contemporain, traversant les États-Unis d’Amérique en tous sens… à bicyclette. Sans doute est-ce d’ailleurs ce qui a ajouté quelque "prestige royal" –réel ou supposé- à des mages forçant le respect à leur égard, trente ans plus tôt : arriver alors à Jérusalem en venant d’Orient [>Mt(1)], un tel périple susciterait aujourd’hui la même admiration au sujet d’astronautes nous venant de Mars ! (En l’occurrence, il suffit de substituer le chameau –vaisseau du désert- à son "homologue" spatial : ce qui laisse davantage de latitude pour avoir le temps d’admirer le paysage…) Jésus, Lui,arrive à Capharnaüm. Certes, plus modestement Il vient de moins loin que Ses premiers admirateurs païens. Des rives du Jourdain, de Nazareth, de Cana ou de quelque autre village de Galilée, peu importe d’où Il vient exactement à ce moment précis : de toute manière, la distance qui L’en séparait de Capharnaüm paraîtrait dérisoire à des esprits occidentaux habitués à effectuer le trajet Paris-New York comme on prend le métro. Cependant, si Jésus arrive à Capharnaüm, Il n’y arrive pas seul puisque accompagné de ses disciples… matériellement pas mieux équipés que Lui : chacun a déjà suivi ses propres chemins –différant les uns entre les autres [217][218, notes 1,2][219][2
20] : voilà même à présent un collecteur d’impôts ("assis à son bureau", voilà une fonction de… fonctionnaire : peu propice au nomadisme) qui les rejoint !-, chacun marche à son rythme… et doit apprendre au jour le jour à l’accorder à celui des autres. Ce qui veut dire qu’à s’en tenir à des critères humains [221], en dehors d’un contexte purement sportif impliquant l’émulation mutuelle des coureurs, l’ensemble disparate qu’ils forment n’obtient pas -loin s’en faut- une harmonie immédiate, chacun y allant de sa partition, de l’interprétation de sa partition, de son habileté du moment à en jouer… et par conséquent, d’une promesse harmonique qui, pour l’heure, se réduit sans doute à une inévitable cacophonie menant le groupe au rythme du pas de l’âne. Le chef d’orchestre est chef d’orchestre : il éduque [97, notes 2,3] en vue de l’harmonie, mais ne joue pas à la place de ses concertistes ; sa baguette leur donne la mesure, mais en aucun cas le pouvoir magique [222].
"Le chef d’orchestre", accompagné de ses "concertistes"… plus ou moins disciplinés [223], arrive donc à Capharnaüm. Capharnaüm : ville grouillant de mille et un bruits hétéroclites par sa qualité de carrefour des Juifs et des païens [224]. Capharnaüm, que l’on pourrait comparer ici à une ville étape du tour de France ; les coureurs arrivent, ne songeant qu’à prendre un repos bien mérité : le lendemain, il leur faut repartir pour l’étape suivante, aussi frais et dispos que possible. N’est-ce pas un peu l’état d’esprit –ou de corps- qui devrait régner sur ce groupe de pèlerins arrivant à Capharnaüm ? Las : c’est jour de présentation -à l’auditorium du lieu- du programme du "grand concert" proposé par ces nouveaux arrivants. En clair, c’est le jour du sabbat… la synagogue fournissant "l’auditorium du lieu". On n’exigera pas des "concertistes" qu’ils se produisent : non seulement ils sont fatigués par la route, mais ils ne sont pas au point. On ne saurait en dire autant de leur "chef d’orchestre" ; non seulement Celui-Là leur donne le tempo, mais Il ne temporise pas : loin de souffler, c’est aussitôt qu’Il se rend à "l’auditorium du lieu"… pardon, à la synagogue. Naturellement, ses "concertistes" ne L’abandonnent pas : au moins leur sera-t-il plus reposant d’obéir –c’est-à-dire (au sens premier), écouter [225>225bis>225ter]- que de se faire écouter, eux.
En ce sens-là, n’est-ce pas justement ce qui forge l’identité fondamentale du disciple par rapport au maître ? À rebours de clichés dévalorisants, réduisant l’obéissance -en la polarisant délibérément [3] sur un sens second [225ter] qui a tôt fait de "justifier" les plus viles soumissions [226, notes 69,70][227, note 75][228, note 81][229, note 49][83,com.10][84, APR note 52]-, sa fonction reste ici authentiquement sauve, en ce qu’elle se laisse conduire de bas en haut [230, APR note 2]. Ce qui veut dire que le disciple prend acte de :
1°) ses moindres connaissances au regard de celles du maître, le conduisant volontairement à une saine dépendance [231][53][232][233][116] par rapport à celui-ci
2°) l’authenticité des connaissances du maître, la forme de conviction dudisciple s’étayant sans plus attendre sur la vérification de ce que décrit [77, AV note 30] le maître par la juste exemplarité de ses propres actes (l’harmonie du "concert" qu’il dirige [234][235]… de main de maître), le conduisant effectivement -lui, le disciple- à progresser, dans ce qu’il expérimente [236], de bas en haut ; ses moindres connaissances se font ainsi de moins en moins moindres… jusqu’à -pourquoi pas- dépasser [237] celles du maître : possibilité qui ajoute d’ailleurs à l’authenticité de celui-ci, dès lors qu’il n’en prend pas ombrage, n’y fait pas obstacle, voire l’encourage cordialement… veillant même par ailleurs à décourager (!) l’éventuel condisciple un brin décourageant qui, celui-là, se montrerait enclin à décourager pour n’avoir pas nécessairement choisi lui-même "la meilleure part"[238,Lc(2), APR note 47][239]…
À ces conditions –mais à ces conditions seulement-, oui : « l’obéissance c’est tellement plus libérant [240, APR note 44, im.3] ». Ce qui -sous d’autres conditions [0, notes 189,190]- n’empêche nullement un maître si habile [241] (notamment dans l’art de passer pour un "bon maître"©[17]) à donner à son disciple l’impression, l’illusion [77, APR note 44] de le rendre "tellement plus libre"©[242, APR note 34][243>166,im.2,4>9, APR note 180/1] grâce à lui (?) que sa "mouche"[244] aura beau ensuite se débattre sur le ruban collant [245][195]… ou dans sa toile [246] : elle préférera en crever [247] plutôt que de constater après coup, finalement, la vanité de tout ça [77, APR note 44] !… Du reste, de même qu’il serait vain d’aller chercher l’Anti-Christ [10, APR note 349 :1Jn(3)][44, APR note 90] parmi les païens, le plus habile de ces maîtres d’un moment pourra jouer les anti-gourous (en débattant [248] sur le sujet sans se débattre !), il ne sera pas plus utile d’aller chercher « l’imposture du gourou [249,APR note 3>250] » (que dénonce à juste titre son interlocuteur) en quelque exotique et orientale contrée [251], mystérieusement réputée comme un vivier de gourous en tous genres. N’est pas "chef d’orchestre" qui veut : là où les fausses notes [252][253][254][255][256][257][258][259] s’accumulent sous sa baguette, le faux "chef" est finalement "assez grand" pour se dévoiler de lui-même [260]. Et quelles que soient l’impression, l’illusion de son disciple d’être devenu "tellement plus libre"©, sous de telles conditions nous sommes à l’évidence [261, APR note 70?] dans le cadre étriqué d’une obéissance servile et aveugle [262] le réduisant en un substantiel esclavage qu’il n’a de cesse de faire abondamment partager [263, APR note 10][264, APR note 30][117, note 59][265, notes 85 à 95][239, APR note 27]… sans doute en vue d’entretenir l’impression, l’illusion contraires dans un cercle plus large -celui-là s’y prosternant à son tour- que la "mouche" se pique de se faire "araignée". Au moins cela "libère"-t-il assurément de la plus petite obéissance pratique [10, note 340] (sens premier et second confondus) à l’intégralité -entre autres- de la première lettre de saint Jean [10,1Jn(1,2,3)][44,1Jn] : probablement le moins âgé des disciples déjà constitués lorsque le groupe arrive à Capharnaüm, "celui que Jésus aimait"[10, APR note 394, Jn(4)] était peut-être aussi le plus vaillant [266][267] de tous sur les routes de Galilée !… Les moins vaillants, eux (mais "tellement plus libérés"© par le Docteur), en arrivent aussi à présent à "obéir" : mais plus "modestement"… à une "maladie"©[268](sic) pour une large part induite au quotidien -dans ses effets somatiques- par les "médicaments"©[166, notes 77 à 84][9, APR note 240] qui la "soignent"©[269, note 2] ! À leur manière, les "médicaments"©[270][271,com.4] ne sont pas les derniers à cultiver un côté anti-Christ [272][75][83,com.3] : comme tout ce qui est "anti"[273, APR note 37][274].
Au vu -d’une part- de ce qu’accomplit une certaine "médecine"©[275] aussi contemporaine qu’inexacte [76][76bis], d’autre part de la complicité active [277, note 32] (ou passive [18]) à cette "médecine"© chez des disciples déclarés se donnant l’impression, l’illusion de la "christianiser"[278, note 91>279][184][280][10, notes 529 à 531] (soit d’en "évacuer" les ténèbres), on comprend moins mal [190,Mt(1)] que des païens aient peine à croire qu’un jour, il y a bien longtemps… Jésus, accompagné de ses disciples, soit arrivé à Capharnaüm. Surtout avec ce qu’Il y a accompli, Lui ! Le fauteuil roulant n’a pas été inventé [0, APR note 214] : c’est dire que nous sommes encore loin de pouvoir bénéficier du moindre embryon de matériel technologique d'imagerie cérébrale [76bis, note 173] ! Au récit de Marc [>Mc(2>6)], il semble pourtant qu’autour de Jésus, les gens n’aient pas excessivement souffert de ce cruel handicap
. C’est pourquoi il serait sans doute intéressant de s’extraire de cette longue digression à propos de l’obéissance pour… obéir à l’appel du large : encore chaude, la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard ne nous invite-t-elle pas à aller retrouver l’air moins pollué de Capharnaüm ?
À propos d’appel, faisons silence un instant et prêtons l’oreille. Aïe : il semble que celui-là ne soit pas celui que nous devions rejoindre : à Lévi, fils d'Alphée. Voilà bien à quoi peuvent conduire les distractions –ou les habitudes- d’un pilote de machine extraordinaire inter-temporelle : s’il avait pris connaissance des nouvelles instructions que son inventeur lui a laissées en évidence sur le tableau de bord, en étendant la main sur le levier de basculement vers les époques antérieures il l’aurait eue moins lourde : car il aurait su que le réglage de sensibilité dudit levier a été revu à la hausse par son concepteur… ce qui n’est d’ailleurs pas sans produire quelques écarts de route sur le compas de bord lui-même : en fait de Capharnaüm, ne sommes-nous pas quelque part aux environs de Rama [281] ? Mais aucun cri ne s’y élève alors, aucun pleur ni aucune longue plainte : c’est que Rachel ne saurait déjà pleurer ses enfants [10,Mt(5), AV note 359], elle qui n’est pas encore née ! Et si aucun cri ne s’y élève, c’est aussi parce qu’il fait nuit : tout le monde [24, APR note 12] dort. Tout le monde ? Pas exactement : il semblerait que quelqu’un aie le sommeil un rien agité… jusqu’à aller perturber celui des autres : ce qui n’est pas très gentil. S’envole ici tout espoir de rejoindre le collecteur d’impôts : aucun des deux protagonistes de la scène ne correspond au profil. Le premier est manifestement trop jeune ; quant au second, s’il est assurément d’âge plus mûr, à supposer qu’il en eût les compétences [103, APR note 203], sa vue est devenue trop basse pour exercer une fonction exigeant de la précision dans les comptes.
(1) Premier livre de Samuel 3,1-10.19-20. (*)/(*)(*)
[Mercredi 11 janvier 2012 (dimanche 15 janvier 2012)]
Le jeune Samuel accomplissait le service divin sous la direction du prêtre Éli. Les oracles du Seigneur étaient rares à cette époque, et les visions, peu fréquentes.
Un jour, Éli dormait dans sa chambre (sa vue baissait et il ne pouvait plus bien voir). La lampe de Dieu n'était pas encore éteinte. Samuel couchait dans le temple du Seigneur, où se trouvait l'arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé. Retourne te coucher. » L'enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.
Une troisième fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant, et il lui dit : « Retourne te coucher, et si l'on t'appelle, tu diras : 'Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. ' » Samuel retourna se coucher. Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »
Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet. Tout Israël, depuis Dane jusqu'à Bershéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.
Au fond, ce malencontreux petit crochet -dû à une main un peu lourde sur le levier de basculement- ne s’avère-t-il pas profitable ? Aussi, avant d’affiner la commande qui nous reconduira plus justement à Capharnaüm, examinons trois minutes la situation. Bien avant les premiers disciples de Jésus –Lévi/Matthieu inclus-, jusque dans son nom (« celui qui écoute Dieu [282] »), le jeune Samuel accomplit d’abord le modèle parfait du disciple tel que défini plus haut. De même, le prêtre Éli se révèle-t-il plus à son aise dans son rôle de maître que s’il avait incarné un collecteur d’impôts. Certes, celui-ci a derrière lui une longue expérience de prêtre –de serviteur au temple du Seigneur- qui le légitime mieux que personne dans cette fonction de maître auprès de Samuel. Mais aussi longue que fût cette expérience, paradoxalement on ne saurait affirmer qu’il fût une sorte de familier du Seigneur : "Ses oracles étaient rares à cette époque, et les visions, peu fréquentes". À ce point de… vue, que celle du vieux prêtre soit déficiente avec l’âge n’est donc pas un handicap insurmontable. Du reste, comme beaucoup de mal-voyants –ou d’aveugles-, il ne manque pas de compenser avantageusement la diminution de l’un de ses sens en augmentant les autres [25,p.2]. Sa vue baissait ? Côté cœur, il en aurait sans doute eu à remontrer à des visions d’aigle. Et s’il est vrai qu’il ne lui a pas fallu moins de trois fois pour "relier les points"[283] –en associant ce jeune Samuel (qui l’empêche de dormir… car son ouïe, elle, n’a pas baissé !) à un appel du Seigneur-, à sa place, d’autres y seraient encore ! Ou bien, moins patients, ils auraient repoussé le perturbateur d’un revers de la main en invoquant immanquablement quelque "hallucination sensorielle"©[10, notes 146] de sa part… fût-ce exprimé dans une terminologie moins "scientifiquement exacte"©[76][76bis]
. La longue histoire du salut l’a cependant échappé belle : car, si "les oracles du Seigneur étaient rares à cette époque, et les visions, peu fréquentes", ceux du Baigneur, eux, étaient à l’image de ce qu’ils annoncent à grand bruit [27][28][4, note 67] encore de nos jours : totalement inexistants [92, notes 53 à 56>284>270>271,com.4]. Or, si rien de tel n’est évidemment à déplorer chez Samuel -le Seigneur étant avec lui, aucune de ses paroles ne demeurant sans effet, tout Israël […] reconnut qu’il était vraiment un prophète du Seigneur [97, notes 89 à 111]-, cela ne permet-il pas de rappeler au passage qu’il devait bien en exister de moins vrais [285] ? Après qu’il ait grandi, c’est d’ailleurs le même Samuel –fidèle, lui, à son image d’archétype de l’obéissance à la parole- qui nous suggère ouvertement l’existence de lointains prototypes, aïeux [286!] du Docteur. Moins "élaborés" sans doute (moins pointus [76, APR note 88]
!), moins hégémoniques [0, notes 66 à 75] également : mais le recours à la divination [76, APR note 65][287][288][289, notes 84 à 88][71ter, note 28] et la consommation chez Lidl®[290] la consultation des idoles [195,2Tm][291][71bis, APR note 70][83,com.10] n’étaient-ils pas déjà ancrées –selon des modalités propres à la culture du lieu- dans les mœurs de l’époque ?…
(3) Premier livre de Samuel 15,16-23. (*)/(*) [Lundi 16 janvier 2012]
Après la victoire de Saül sur les Amalécites, Samuel dit à Saül : « Je vais t'apprendre ce que le Seigneur m'a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. » Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n'es-tu pas devenu le chef des tribus d'Israël, puisque le Seigneur t'a consacré roi d'Israël ? Il t'a envoyé en campagne et t'a donné cet ordre : 'Va, livre ces impies, les Amalécites, à l'extermination, fais-leur la guerre jusqu'à destruction totale. 'Pourquoi n'as-tu pas obéi au Seigneur ? Pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? » Saül répondit à Samuel : « Mais j'ai obéi au Seigneur ! Je suis allé là où il m'envoyait, j'ai ramené Agag, roi des Amalécites, et j'ai livré son peuple à l'extermination. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l'extermination, petit et gros bétail, pour l'offrir au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. » Samuel répliqua : « Est-ce que le Seigneur aime les holocaustes et les sacrifices autant que l'obéissance à sa parole ? [*] Oui, l'obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers [Ps51]. La révolte est un péché comme le recours à la divination ; le refus d'obéir est un crime comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t'a rejeté : tu ne seras plus roi ! » C’est fou [292][293], non ?
Abstraction faite des modalités propres à la culture du lieu, on peut d’ailleurs observer
d’autres similitudes qui, elles, transcendent les cultures. Ainsi de ce malheureux Saül qui voit s’achever sa carrière de roi dans l’indignité et le déshonneur du rejet divin : c’est que l’hypersensibilité de notre levier de basculement inter-temporel nous a fait aller si vite en besogne, inclinant -lui aussi !- à jouer à saute-mouton [10, notes 234 à 237] (avec le temps lui-même, naturellement), qu’on en oublierait dans quel contexte le même Saül était monté sur son trône. Pas du tout par la force des baïonnettes, l’extermination et la guerre jusqu’à destruction totale de tous ceux qui auraient prétendu s’opposer à son accession au pouvoir : cela n’est venu qu’ensuite -alors même qu’il était consacré comme roi d'Israël-, non contre des sujets de son peuple -refusant de lui obéir- mais contre des "impies" : autrement dit un peuple étranger à Israël. « Mais j'ai obéi au Seigneur ! etc. » De fait, politiquement comme militairement, les apparences plaident en faveur de Saül : n’a-t-on pas assisté -beaucoup plus récemment- à une funeste et dérisoire surenchère aux apparences, ne trompant que ceux qui le voulaient bien : apparences faussement vertueuses [97, APR note 73] destinées à couvrir quelque guerre injustifiable jusqu’à destruction totale ? Comparativement -et moralement-, Saül se situe très largement au-dessus de ces ingérences indécentes dans les affaires de nations n’ayant menacé personne : pourtant, par la bouche de Samuel, le Seigneur ne fait pas dans la dentelle à son égard : « …parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t'a rejeté : tu ne seras plus roi ! » Avoir été consacré par le Seigneur ne fait nécessairement du roi un… intouchable. Ce qu’il avait oublié (et son peuple avec lui : le roi répond sans doute de son peuple, mais le peuple répond de lui-même : la formule « on a les politiques qu’on mérite » était également ancrée dans les mœurs sinon dans les mots…), ce que tout le monde [24, APR note 12] –roi et sujets… à l’exception de Samuel- avait oublié, c’est qu’il n’était pas exactement le roi d’une nation comme les autres : juste un tout petit affleurement du doigt sur le levier inter-temporel, qui va guider la machine extraordinaire en direction de la genèse de la royauté du souverain déchu. Le temps passe vite à bord (!) : Samuel a tant grandi qu’il est devenu vieux…
(2) Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a. (*)/(*) [Vendredi 13 janvier 2012]
Samuel, devenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama. Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
Samuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur lui répondit : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. » Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi : « Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra vos fils, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et les fera courir devant son char
. Il les utilisera comme chefs de mille hommes et comme chefs de cinquante
; il les fera labourer et moissonner à son profit
, fabriquer ses armes de guerre et ses attelages
. Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie
. Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliveraies les meilleures, pour les donner aux gens de sa maison
. Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses ministres et aux gens de sa maison
. Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui
. Il prélèvera la dîme sur vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves
. Alors, vous pousserez des cris pour vous plaindre du roi que vous avez voulu
, mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »![]()
Le peuple refusa d'écouter Samuel et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur. Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »
À l’évidence [261, APR note 70], tout prétendant -sous nos latitudes- à la présidence de la République, proposant son programme selon un tel statut de roi ne donnerait pas même satisfaction au dixième des cinq-cents maires nécessaires à adouber sa candidature (!) ; à supposer qu’il y parvienne contre toute attente, on imagine mal le peuple, à la sortie des urnes, dire : « Tant pis ! il nous faut un président de la République nous présentant ce statut de roi ! » etc. Curieusement (allons savoir pourquoi…), il est beaucoup moins difficile d’imaginer le même peuple pousser des cris pour se plaindre du président qu’il a voulu
: serait-ce donc parce qu’au sein de nos gouvernements modernes occidentaux (sans parler de gouvernements géographiquement plus éloignés… mais plus proches encore [292][293,com.5,6] dudit statut), nous ne sommes pas si loin du compte par les résultats obtenus sur le terrain, ce en dépit de promesses pré-électorales autrement plus séduisantes ? Quant à espérer quelque réponse du Seigneur sous un régime qui L’a explicitement rejeté, on ne saurait réclamer le beurre et l’argent du beurre [294,He]. Il n’empêche : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande », « Écoute-les et donne-leur un roi » ; manifestement, ce roi-là aura été on ne peut plus… démocratiquement choisi par le peuple. Et si, dans le mode "ancienne Alliance", le Seigneur fait décidément grincer quelques dents avec cet aspect apparemment va-t-en-guerre [295, APR note 17] ordonnant exterminations et destructions, où voit-on qu’Il impose à Israël une sorte de dictateur sanguinaire de droit divin résolu à n’en faire qu’à sa tête ? Au contraire, voici qu’Il "invente" la démocratie en se pliant –Lui, le Seigneur !- à ce qu’il faut bien considérer avant l’heure comme étant la volonté du peuple. Au vu du statut de roi énuméré par Samuel (qui en a vraisemblablement forcé le trait -afin d’essayer, en vain, de les dissuader d’un choix relevant déjà d’une peur de la différence [4, note 4] à l’échelon collectif- : gageons que Saül n’aura pas respecté à la lettre pareil programme !), si dictateur il y a, celui-là ne pourrait en aucun cas être imputé au Seigneur. Tant pis ? il leur faut un roi ? Qu’à cela ne tienne ; à ce peuple à la tête aussi dure [296,Ex][297,Ex][298,Ex] que l’enfant capricieux à qui l’on a expliqué -en long, en large et en travers- l’aspect plutôt intouchable de l’eau bouillante [299, APR note 5], on lui donne satisfaction : on lui permet de tremper le bout du doigt dans la casserole. (« Tant pis ! l’eau, cela ne peut pas brûler, voyons : d’abord, c’est tout mouillé ; ensuite, ce n’est même pas combustible ! » dit l’enfant se fiant aux apparences) Alors, il poussera des cris pour se plaindre du doigt qu’il a tout cuit, mais alors personne ne le plaindra.
Pour faire bonne mesure, après cette expérience cuisante (aussi bien sur le peuple d’Israël que sur l’enfant), le Seigneur va ensuite reprendre Ses prérogatives. Il leur faut toujours un roi ? OK : mais cette fois, c’est à son tour de choisir un successeur à Saül : ainsi le peuple pourra-t-il établir une intéressante étude comparative entre ses critères de sélection à lui… et ceux du Seigneur.
(4) Premier livre de Samuel 16,1-13. (*)/(*)(*) [Mardi 17 janvier 2012]
Le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore vas-tu pleurer Saül ? Je l'ai rejeté. Il ne régnera plus sur Israël. Je t'envoie chez Jessé de Bethléem, car j'ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d'huile, et pars ! » Samuel répondit : « Comment faire ? Saül va le savoir, et il me tuera. » Le Seigneur reprit : « Emmène avec toi une génisse, et tu diras que tu viens offrir un sacrifice au Seigneur. Tu inviteras Jessé au sacrifice ; je te dirai alors ce que tu dois faire : tu consacreras par l'onction celui que je te désignerai. »
Samuel obéit à l'ordre du Seigneur. Quand il parvint à Bethléem, les anciens de la ville furent pris de crainte ; ils allèrent à sa rencontre et lui demandèrent : « Est-ce pour la paix que tu viens ? » Samuel répondit : « Oui, pour la paix. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour sacrifier avec moi. » Il purifia lui-même Jessé et ses fils et les invita au sacrifice.
Lorsqu'ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c'est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l'onction ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l'ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur [Jr]. » Jessé appela Abinadab et le présenta à Samuel, qui dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. » Jessé présenta Shamma, mais Samuel dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n'a choisi aucun de ceux-là. N'as-tu pas d'autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu'il ne sera pas arrivé. » Jessé l'envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C'est lui ! donne-lui l'onction. »
Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères. L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et revint chez lui, à Rama.
(Fausse) fin au mardi 17 janvier 2012 > suite ICI
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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)
Un médecin violeur qui se prend pour un "psychiatre"©
Vendredi 13 (+ mercredi 18 + samedi 21) janvier 2012
Démantèlement futur de la "psychiatrie"© Mercredi 18 janvier 2012
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lundi, 02 janvier 2012
Coucou ! Quies® ?
Fin au jeudi 12 janvier 2012
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 19-28. {*}{*} (*)
Voici quel fut le témoignage de Jean Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. » Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.
Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -1, 19-28° {*}
Voici quel fut le témoignage [1] de Jeannot Rabbit [2][3] , quand les Snifs lui dévoyèrent [4] de Jémalpartou des trêtres et des lévriers [5] pour lui demander : « Qui tues-tu ? »[6?][7, notes 27][8][8bis][9][10][11][12][13][14][15][16][17] Il le reconnut [18] ouvertement, il déclara [19][20][21][22] : « Je ne tue pas le Nessie. [23][24][25] » Ils lui demandèrent : « Qui tues-tu
donc ?[26][27][28][29][30][31] Tues-tu [6?][32][33][34][35][36][37][38](*)[39][40][41][42][43] le prophète Philly [44] ? » Il répondit : « Non [45]. - Alors tu es le grand professionnel [27] ! » Il répondit : « C'est bien moi : catégorie poids lourd [46][47][48][49][50][51][52] "expert"©[53]. Il me reste juste à affiner du côté de la pointe de ma discipline [54, note 88] afin de former mes bataillons [55, notes 6,7], une formation permanente en valant bien une autre. Alors ils lui dirent : « Qui tues-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont dévoyés. Que ne dis-tu pas sur toi-même ? » Il répondit : « Je fuis [56, notes 1 à 3] la voix qui crie à travers le désert depuis que je l’ai "expertisée"© hyper "dangereuse"©[56, notes 4,5], du côté consensuel [57] de la balance [58, APR notes 152>159] : Aplanissez le chemin du Baigneur, (et creusez celui du baigné [59] aux pommes [60][61][62][63][64]) comme a médit [65] le prophète Aïeaïeaïe [66, notes 90>111][67]. » Or, certains des dévoyés étaient des sept nains [68][18][69][70][71][72][73][74]. Dans un mystérieux sursaut de comportement étrange [75>76], ils lui posèrent encore cette question : « Si n’est tué ni le Nessie, ni Philly, ni le grand professionnel, pourquoi ratisses-tu [77] ? » Jeannot leur répondit : « Moi, je pédale sur l'eau [78][79][80]. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est moi qui suis venu par derrière lui à distance [81, notes 2,3][82, notes 47 à 53] respectable (il faut bien respecter [83, APR note 12][84,6][85,6] quelque chose, pas brai ?…), et je ne suis pas assez dingue pour aller défaire la courroie de ce scandale [86], maintenant qu’elle est pleine de nœuds partout. (Même pas fichus d’être coulants, ces nœuds [87, APR note 63] : heureusement que vous, vous l’êtes [80][88][89] ; ce qui me console un peu…) » Tout cela s'est trépassé à Pathomanie-de-Danse-en-Tutu-jusqu’à-Tuer [90], à l'endroit où Jeannot ratissait.
Première lettre de saint Jean 2,18-21. (< 1,2,3)(*)(*)
Mes bien-aimés, le menteur n'est-il pas celui qui refuse d'admettre que Jésus est le Christ ? C'est celui-là l'Anti-Christ [42] : il refuse à la fois le Père et le Fils, car celui qui refuse le Fils se sépare du Père, et celui qui reconnaît le Fils trouve en même temps le Père. Pour vous, gardez en vous-mêmes ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Et ce que le Fils lui-même nous a promis, c'est la vie éternelle. Voilà ce que j'avais à vous dire au sujet de ceux qui cherchent à vous égarer. Mais elle demeure en vous, l'onction par laquelle il vous a consacrés, et vous n'avez pas besoin qu'on vous instruise. Vous êtes instruits de tout par cette onction, qui est vérité et non pas mensonge : suivant ce qu'elle vous a enseigné, vous demeurez en lui. Et maintenant, mes petits enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il paraîtra, nous aurons de l'assurance, et nous serons sans honte devant lui, lors de sa venue.
Quand on lui envoie des prêtres et des lévites pour lui demander :« Qui es-tu ? », ce sont d’abord les arrière-pensées (à peine voilées [55,Lc(6)] , celles-ci !) de la question que Jean Baptiste reconnaît ouvertement auprès de Juifs attendant le Messie annoncé par les prophètes. Aussi leur répond-il d’entrée par la négative : c’est-à-dire, ce qu’il n’est pas ; "n’être même pas digne de défaire la courroie de la sandale" de Celui qu’il n’est pas, c’est déjà lever toute ambigüité à leurs yeux, et signifier de surcroît l’inexactitude de leur science[54, note 1](!) s’ils demeuraient focalisés sur cet aspect de la question. "N’être même pas digne de défaire la courroie de la sandale" de Celui qu’il n’est pas, c’est encore leur laisser entendre qu’une telle dignité ne saurait s’acquérir à la force du poignet… ou à l’issue de longues années d’études [91, notes 1 à 6]
brillamment sanctionnées par quelque titre d’"expert"©[91, note 7][53] faisant autorité (un "expert"© se voulant "digne" de ce nom trouvera-t-il seulement quelque intérêt à se prévaloir d’aller crier dans le désert ?(!) Lui aussi, "il faut qu’il donne une réponse à ceux qui l’envoient" : réponse que généralement, ils suivent [55, APR note 271]…) ; un Jean Baptiste aplanit le chemin du véritable expert, mais il ne lui appartient pas de l’emprunter ensuite pour lui-même : la lourde niveleuse de chantier n’est certes pas digne de prendre le départ aux côtés de la formule 1 parce qu’elle lui a façonné la piste de la course, ce qui ne pose question à personne. Il n’empêche que chacun de ces véhicules –s’il n’est guère interchangeable- soit précieux dans sa fonction propre… et son identité propre quand il s’agit de personnes. Et l’avantage quand il s’agit de personnes, c’est qu’elles peuvent en dire sur elles-mêmes –et donc, être questionnées à ce sujet- selon ce qu’elles en savent, contrairement à des engins de chantier… ou même de compétition : la plus sophistiquée des machines dit ce pourquoi on l’a programmée de "dire" (ou de faire… avec peut-être moins de distorsions [55, APR note 498] que chez les personnes !), mais il ne viendra à l’esprit de quiconque de lui demander (ou faire demander par tiers) : « Que dis-tu sur toi-même ? » On remarque d’ailleurs qu’il n’en va pas autrement chez les ex-personnes [55, notes 225 à 230] "expertisées"©par voie [92] de science non exacte [54, note 1] : comment leur voix ne crierait-elle pas dans le désert [55, notes 14,15], puisque quoi qu’elles puissent dire sur elles-mêmes, elles sont réputées [93, note 75] être"affligées"© de "troubles"©[94, APR note 55] affectant "la programmation interne biochimique"© de leur cerveau "souffreteux"©[58] ? Voilà qui, non seulement est impressionnant et illusionnant [95, APR note 44], mais qui rend malheureusement [95, APR note 30] impossible [96] de ne pas chercher (et donner) une réponse -à leur place [97][98]- à ceux qui les ont envoyés chez le Docteur…
Le menteur [18, note 49][99] n’est-il pas en effet (non secondaire [55, notes 535,536]) celui qui refuse d'admettre que son cerveau est en crise [55, notes 14,15][100] ? Voilà ce qu’il y avait à rappeler à l’objet [101, notes 77 à 80] de ceux qui cherchent à égarer "quelqu’un de relativement
normal"©[102]. Mais elle demeure en celui-là, l'onction par laquelle le Docteur l’a consacré "relativement normal"©[75] ; il n'a surtout pas besoin qu'on l’instruise [103], et pas davantage d’être envoyé à quiconque pour poser la moindre question [76] : mais il aura toujours besoin de passer alliance avec des êtres [95, APR note 44] qui, pour lui, ont une super-force [55, notes 29,30]. Ainsi, quand paraîtra l’abominable "fantôme"©[104][105][106][107], nous serons rassurés [84,note 3] tous risques, et nous lui ferons coucou sans honte derrière lui, lors de la venue des chants [84,note 67] d’Anne-Lise [108][109].
Au moins la formule 1 –ou même la niveleuse de chantier- ne sont-elles pas poussées jusqu’en de tels retranchements [110][111] : sans doute parce qu’elles sont encore utiles ou agréables [55, APR note 519] -voire les deux-, en dépit de ce qu’elles n’ont rien à dire sur elles-mêmes ou sur les autres ? Ce qui, de fait, les rend plutôt moins "dangereuses"©[112, APR note 162] pour tout le monde [55, notes 45]…
Fin au 12 janvier 2012
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dimanche, 01 janvier 2012
Histoire sans paroles...
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dimanche, 25 décembre 2011
NO AILES ?
Fin au mercredi 11 janvier 2012
Livre de Sophonie 3,1-2.9-13. (->)(->)/(*)(*)(*) [Mardi 13 décembre 2011]
Parole du Seigneur à Jérusalem : Malheureuse la rebelle, l'impure, la ville tyrannique ! Elle n'a écouté la voix de personne, elle n'a pas accepté de leçon [*], elle n'a pas fait confiance au Seigneur, elle ne s'est pas présentée pour servir son Dieu [?][!]. Mais moi, dit le Seigneur, je vais transformer [*|*] les peuples et purifier leurs lèvres [189], pour qu'ils invoquent tous ensemble le nom du Seigneur et le servent d'un seul cœur [*]. D'au-delà des fleuves de l'Éthiopie, mes adorateurs, mes enfants dispersés m'apporteront mon offrande. Ce jour-là, tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi (*), car alors j'extirperai de toi les orgueilleux et leur insolence, et tu ne reviendras plus te pavaner sur ma montagne sainte [*|*]. Israël, je ne laisserai subsister au milieu de toi qu'un peuple petit et pauvre [!], qui aura pour refuge le nom du Seigneur.
Ce Reste d'Israël ne commettra plus l'iniquité [*]. Il renoncera au mensonge [*], on ne trouvera plus de tromperie [*] dans sa bouche [*]. Il pourra paître et se reposer [*] sans que personne puisse l'effrayer. (*)(*)(*)[*][1>5]
« Allons enfants de la Patrie lumière qui a resplendi [>Is(1)]
Le jour de « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime [>Lc(1)] » est arrivé !
Contre nous du père Noël et de sa tyrannie [1]
Les standards (gros et riches) insolents sont levés
Entendez-vous dans ces campagnes (de marketing)
Mugir ces trompeurs soldats du bling-bling ?
Il vient jusque dans votre cheminée (toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ! [2, note 75]).
Disperser vos enfants (en leur apportant ses offrandes par milliers), vider votre épargne !
| Malheur et rébellion : n'écoutons pas la voix de celui-là non plus ! | ||
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Car alors est extirpé le triple A [3]
Ne revenant plus se pavaner sur nos montagnes,
Ne laissant subsister au milieu des béats
Qu’un inique et menteur triple O : « Ho ! Ho ! Ho ! »
Aux larmes petits troyens [4][5]
De vaillants pigeons [6]
Formez vos bataillons [7]
Dans les ténèbres, marchons, marchons [8, notes 258,259]
Que le sang rebelle et impur [9, APR note 55]
Abreuve nos sillons [10]… », etc. [11]
| Serge Gainsbourg - Aux armes et caetera .mp3 | ||
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N’écoutons la voix de personne de "malade"©, n’en acceptons pas de leçon, ne faisons pas confiance au rebelle "psychopathe"©[12][13] (ou assimilé)… surtout s’il ne s’est pas présenté pour servir son Docteur [14, notes 3,4][15, notes 17,18] ! Car, si la sacro-sainte trêve de Noël peut se prodiguer jusque sur les champs de bataille [16], inscrire en faux le père Noël lui-même, l'entraîner hors de la ville et lui jeter des pierres [>Ac] dans un grand renne élan de rébellion contre la tyrannie mercantile [1], exultons à ne partager en aucun point [17,1] les dépouilles des vaincus. Car de notre joug qui pèse sur eux [18, APR note 4], de nos coups de bâton qui leur meurtrissent les épaules [19], du fouet de notre chef de "pensées"©[I][II][III][IV][20][21][22][23][24][25][26][27] (« Merveilleux-Conseiller [28], Docteur-Superfort [29][30], faux-père-à-jamais [31][32], p®ince-des-lapins [33][34][35!] ») qui nous couvre de son impunité [36][37][38, notes 29 à 35][39], le feu de la trêve de Noël ne saurait les dévorer ! Enfin quoi : imaginerait-on une jambe cassée qui se raccommode miraculeusement afin de passer d’"excellentes fêtes de fin d’année"©[8, notes 122,123], puis se re-briserait aussi mystérieusement [40, APR note 105?] à leur issue ? des cellules cancéreuses [41][42, note 1] qui, dans la même période, deviennent
provisoirement saines ? un huissier de "justice"©©©[43][44] qui, toujours dans la même période, renonce provisoirement à cacher sa violence derrière des mots qui valent déni [45, note 12] ? Au contraire, n’est-ce pas précisément en cette même période que certains [46] se complaisent [47, APR note 54] à piétiner bruyamment un sol qui leur est étranger [48][49] ? (Il est brai qu’en ces jours-là [50][2][2bis], parut un édit de l'impératrice Anne-Lise [51], ORDONNANT [52, note 11] d’expulser tout l’atterrant [53][54], mais tout de même : quid de la trêve de Noël ?…)
(1) Livre d'Isaïe 9,1-6. (*)/(*)(*)
[Samedi 24 décembre 2011 : Nativité du Seigneur Jésus-Christ (nuit)]
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué l'allégresse, tu as fait grandir la joie (*){?}(*) : ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit en faisant la moisson, comme on exulte en partageant les dépouilles des vaincus. Car le joug qui pesait sur eux, le bâton qui meurtrissait leurs épaules, le fouet du chef de corvée, tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane. Toutes les chaussures des soldats qui piétinaient bruyamment le sol, tous leurs manteaux couverts de sang, les voilà brûlés : le feu les a dévorés. Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l'insigne du pouvoir est sur son épaule [*] ; on proclame son nom : « Merveilleux-Conseiller [Ec][*], Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix [143] ». Ainsi le pouvoir s'étendra, la paix sera sans fin pour David et pour son royaume. Il sera solidement établi sur le droit et la justice [Is(2)] dès maintenant et pour toujours. Voilà ce que fait l'amour invincible du Seigneur de l'univers.
Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,11-14. (*)/(*)(*)(*)(*)
[Samedi 24 décembre 2011 : Nativité du Seigneur Jésus-Christ (nuit)]
La grâce de Dieu s'est manifestée pour le salut de tous les hommes[*]. C'est elle qui nous apprend à rejeter le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables (*), justes (*)(*) et religieux [1>](*)(*|*|*|*)(*|*), et pour attendre le bonheur (*|*|*)(*) que nous espérons avoir quand se manifestera la gloire de Jésus Christ, notre grand Dieu et notre Sauveur. Car il s'est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier [>55] pour faire de nous son peuple, un peuple ardent [*][*] à faire le bien. (Mt)>[*][15](*)(*)(*)|[1][11][9]
Seulement voilà : le livre de Sophonie [>So] vient nous rappeler que "ce Reste d'Israël ne commettra plus l'iniquité. Il renoncera au mensonge, on ne trouvera plus de tromperie dans sa bouche. Il pourra paître et se reposer sans que personne puisse l'effrayer". Ce disant, il est conjugué au futur : tant qu’il continue de s’écrire –parce qu’il continue de s’écrire : quelqu’un voit-il présentement "un peuple ardent à faire le bien" ?-, l’iniquité reste commise, le mensonge n’observe guère de renoncement, la tromperie déborde de la bouche : pâture et repos se font sporadiques, superficiels et très ponctuels… à l’occasion d’"excellentes fêtes de fin d’année"©[8, notes 122,123], par exemple. Cerise sur le gâteau [64], le livre de Sophonie vient aussi nous rappeler que le bonheur se fait attendre en fonction de ce qu’on trouve du monde qui puisse effrayer. La construction de la phrase est assez limpide en soi, exprimant la causalité exacte de ce qui attire –plutôt que n’apprend à rejeter- ces passions d’ici-bas conduisant précisément à l’iniquité, au mensonge et à la tromperie : pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux (dans le sens étymologique –religare [65][66,p.6]- du mot : car il n’y a pas de place pour la loi de l’amour [67] dans un amour commun [>Lc(1)] de la loi qui vaut déni [45, note 12] du premier…), il ne suffit pas de faire paraître quelque édit qui en recense les recettes.
D’abord, la loi de l’amour ne saurait se contraindre -ni se réduire- à un festival de mots rassemblés sous forme de "recettes" (sous peine de se faire extraordinairement vague [60, APR note 30][17,12][61]…) ; ensuite, même les meilleures d’entre elles sur le papier sont caduques, partout où une grande crainte saisit et bouleverse… sans l’ombre d’un ange pour vous dire : « Sois sans crainte… »[8,Lc(2,3)]. Parce que c’est le contexte de l’annonce d’une bonne nouvelle qui
bouleverse,_non les effets d’une faute à racheter [68, APR note 20]… et encore moins -il va sans dire-, l’annonce d’une "mauvaise nouvelle"[69] ! "Pouvoir paître et se reposer sans que personne ne puisse vous effrayer" n’est en rien un pouvoir magique [70][71][72]… comme l’est celui qui vous "purifie"©[73] en extirpant -d’existence corporelle [>Ac], de présence [74][17,8][64, notes 1,2]… ou de présence "existentielle"[75, APR note 76][76, APR note 191](sic!)- la personne qui vous effraie… sans rien résoudre de ce qui vous a inscrit dans la crainte elle-même, voire en aggravant au contraire celle-ci (et la répandant de surcroît [77][78][79][80][81]) au moyen d’artifices iniques, menteurs et trompeurs [64, notes 4,5][82][83][84][75, APR note 192][85, APR note 151]. "Pouvoir paître et se reposer sans que personne ne puisse vous effrayer", ce n’est pas envoyer paître et faire "se reposer"©[86][87]_la personne qui vous effraie afin qu’elle ne puisse plus vous effrayer ! C’est entrer là de plain-pied dans l'iniquité, le mensonge et la tromperie : en somme, c’est très exactement croire au père Noël. Ho ! ho ! ho ! qui sait si cela ne va pas nous conduire à mieux comprendre [8, note 40] pourquoi le gros bonhomme rouge a de moins en moins de "chien"[88] –ô paradoxe [89]- parmi les peuples [1] ?…
"Car il s'est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier
pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien" [>Tt]. Quand, et là où, a opéré la magie du faux père Noël (tout fiche décidément le camp [8, APR note 260/3]…) si ardent à faire le(s) chien(s) [90][91][92][93][94][95][96, notes 49 à 55] -afin que toutes nos fautes n’en soient plus (pouf pouf ! [97]), dissoutes qu’elles sont dans l’acide "pathologique"©[96, notes 78,79], (de préférence externe [98][99, note 72][100, note 30][101, APR note 51])-, que reste-t-il à en racheter ? "Il s’est donné", mais personne n’est obligé de Le recevoir [102, note 6]. On se réjouit en faisant l’"excellente fête de fin d’année"©[8, notes 122,123], comme on exulte en partageant les dépouilles des Anges vaincus, on vient éventuellement "se pavaner sur sa montagne sainte" [>So] -afin de complaire [47, APR note 54] au berger [103], aux petits n’enfants [85, APR note 173]… ou à mère-grand [104][105]- ; mais il est à craindre –sans que cela ne bouleverse grand monde- que l’Amour ne soit pas au rendez-vous. Quant à l’Ardeur, celle du feu de cheminée se substitue avantageusement à celle de faire le bien. Allons bon : le manteau du père Noël est couvert de cendres, le voilà brûlé : le feu l’a dévoré_[>Is(1)] ! Un comble, alors même que dans
bien des cœurs reprenant le « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aimé [>Lc(1)] », il semble être l’expression parfaite de son être, ce père rouge, qui porte toute hotte par son ho ! ho ! ho ! puissant, placé bien au-dessus des anges et du petit Jésus, car semblant posséder par héritage un nom bien plus grand que les leurs_[>He]. Quoi qu’il en soit, le verbe s'est fait chiffre, il a habité parmi nous, et nous avons vu_[>Jn(2)] que le compte [106] est bon, malheureusement [60, APR note 30]. En effet -et n’importe quel économiste ayant troqué la dinde de Noël contre de l’autruche [107][108][109][110][111][112][113]- nous le confirmera [76, APR note 191] : les Anges n’étant plus là [112, note 84][114!], l’Amour n’étant plus là, l’Ardeur [115] donnant dans le refroidissement [116][117][118][119][120][121][122][123][124], voici que je viens vous annoncer une mauvaise nouvelle, une grande poisse [125][126] pour tout le peuple : Aujourd'hui vous avez perdu votre triple A [3][127], dans la ville de David [>Lc(1)][128]… comme un peu plus à l’ouest [129][130][131][132][133][134][135][136][137][138][139][140][141][142][143][144][145]. De là à coucher dans une mangeoire…
(1) [Samedi 24 décembre 2011 : Nativité du Seigneur Jésus-Christ (nuit)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 1-14. {*}{*}{*}
En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre -ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.- Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »
Des bergers qui passent la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux, est-ce là un public sujet à des "hallucinations sensorielles"©, tendance"mythomaniaque"©[146, note 60] ? Un seul, pourquoi pas… si l’on voulait donner dans le "médicalement"© correct ; mais tous, c’est un peu beaucoup, non ? Certes, montrant la farce [147] divinatoire [148][149] de son bras (de manchot [120] : n’est-ce pas comportementalement étrange [8, note 211][150, note 212] ?) aux yeux de toutes les nations, notre faux père Noël va nous extraire de sa hotte le modèle "hallucinatoire"© collectif. Ce qui, assurément, promet alors d’annoncer un signe à se rouler par terre, puisque à la hauteur de la gravité "pathologique"© ! Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu [>Jn(2)] ? Il est brai qu’il n’est pas gagné d’avance d’être correctement reçu si, pour la salle commune, vous vous présentez sous l’abominable [151] forme d’un affreux monstre vert [152][153][154][155][30][140][156][157][158]… ou rouge [159][160][161][162][163] (père Noël exclu, pour cette fois) : comme Sauveur, Messie et Seigneur, on fait mieux… Cependant, loin de se rouler par terre, et même à supposer que les bergers se soient roulés des pétards [164] avec l’herbe de leurs champs, comme il est décevant l’effet de cette substance illicite ! « Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
- Quoi, c’est tout ? (on sent comme un bruissement d’indignation chez les spectateurs du fond de la salle [165]…) Si le bon berger est inversement proportionnel au mauvais dealer fournissant de la came grisonnante [166], alors ce sont là d’excellents bergers !…
- Mais non, ce n’est pas tout [167] ! (on sent comme une pointe [168, APR note 88] d’agacement chez le réalisateur du film [169]…) Vous allez être contents : il y a aussi un bœuf et un âne gris [170] !
- Un bœuf ? Bof… sauf s’il s’agit de faire peser le joug sur lui [>Is(1)][171][172]. Mais un âne : là, ça devient déjà plus intéressant…
Il est brai que la perspective alléchante de l’âne a consolé le peuple du fond de la salle : n’a-t-il pas vu le réalisateur se racheter à ses yeux en donnant à cet âne [173] le reflet resplendissant de la poire [174][175][176] du faux père [31], expression parfaite de son être, cet équidé, qui porte toutes choses [177][178, notes 77 à 80][179] par son braiment puissant ?
...C’est donc un seul cri de joie qui retentit dans la salle : celle-ci étant plutôt moins commune que la salle historique.
(2) Livre d'Isaïe 52,7-10. (*)/(*)(*) [Dimanche 25 décembre 2011]
Solennité de la Nativité du Seigneur Jésus-Christ (jour)]
Comme il est beau de voir courir sur les montagnes le messager qui annonce la paix, le messager de la bonne nouvelle, qui annonce le salut, celui qui vient dire à la cité sainte : « Il est roi, ton Dieu ! » Écoutez la voix des guetteurs, leur appel retentit, c'est un seul cri de joie ; ils voient de leurs yeux le Seigneur qui revient à Sion. Éclatez en cris de joie, ruines de Jérusalem, car le Seigneur a consolé son peuple, il rachète Jérusalem ! Le Seigneur a montré la force divine de son bras aux yeux de toutes les nations. Et, d'un bout à l'autre de la terre, elles verront le salut de notre Dieu.
Livre d'Aïeaïeaïe 52,7-10. (*)/(*)(*) [Dimanche 25 décembre 2011]
Sot l’âne hanté de la Spécialité du Baigneur Philou en crise (terriiiiiiible nuit du loup-garou)]Comme il est veau [180][171][172][181][182][183] d’entendre courir [184] dans les terriers [185][186] le messager qui annonce lapins [187, APR note 23][35],...
...le messager de la saleté de mauvaise nouvelle [189, APR note 104], qui dénonce le dahu [190], celui qui vient dire à la cité sainte [191] : « Il est roi de pique [192,com.4,5,6], ton Docteur ! » Écoutez l’aboi [193] des guetteurs [194], leur appel au secours retentit [17, note 67],...
...c'est un seul cri de foies [195][196] ; privilégiés [8, notes 105 à 111], ils voient de leurs yeux le Baigneur qui revient à DépresSion
[197][198][199][200]. Éclatez la tronche [201][202, notes 14,15] du grand méchant loup [8, note 35], rennes de Jémalpartou [203] (sont-ce ceux du père Noël ?) car le Baigneur a consolé son peuple, il rachète Jémalpartou ! (pas cher : comme ce sont les soldes d’"excellentes fêtes de fin d’année"©[8, notes 122,123], tout doit disparaître [204]) Le Baigneur a montré la farce [147] divinatoire [148][149] de son petit bras potelé [205][206][207] aux yeux de toutes les nations [208].
...Et, d'un bout à l'autre de l’atterré [209], elles aussi verront le dahu de notre Docteur… si elles ont de bons yeux [210, APR note 28][211, note 4][212?].
Lettre aux Hébreux 1,1-6. (*)/(*)(*)(*) [Dimanche 25 décembre 2011]
Solennité de la Nativité du Seigneur Jésus-Christ (jour)]
Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées ; mais, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils qu'il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être, ce Fils, qui porte toutes choses par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté divine au plus haut des cieux ; et il est placé bien au-dessus des anges, car il possède par héritage un nom bien plus grand que les leurs. En effet, Dieu n'a jamais dit à un ange : Tu es mon Fils, aujourd'hui je t'ai engendré. Ou bien encore : Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Au contraire, au moment d'introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui.
Lettre aux Peureux 1,1-6. (*)/(*) [Dimanche 25 décembre 2011]
Sot l’âne hanté de la Spécialité du Baigneur Philou en crise (terriiiiiiible nuit du loup-garou)]
Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées ; mais, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, les fils ont d’autres chats à fouetter : à commencer par des chats-qui-tournent [213]. Car, pour l’heure, le livre de Sophonie [>So] n’a pas achevé de se conjuguer au futur : or, quoi de plus "important"[214] que la "souffrance"©[215, note 58] consécutive à tant de personnes pouvant effrayer jusqu’à nous empêcher de paître et nous reposer ? Elles aussi, malheureusement [60, APR note 30],"souffrent"© sous des formes fragmentaires [216] et variées : soit "schizoïdes"©[8, notes 8 à 10] soit "paranoïdes"©[217][218][219][220][221, notes 183 à 186]. (parfois les deux, si le fragment est important [222] !) Certes, ce Ficeleur [223][224] qui nous a parlé -il s’est établi héritier [225] de toutes choses [177][178, notes 77 à 80][179] et par lui le monde a été récréé [8, notes 80,81] (la terre était ronde ? à présent, elle est plate !)
| Jacques Brel - Le Plat Pays .mp3 | ||
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Des atterrants [54], il a bien essayé d’en faire des ex-personnes [226, note 71][17, note 7], de manière à ce qu’on ne puisse plus parler de personne effrayante. Ainsi, il a laissé suggérer tantôt quelque souci d’intégrité structurelle des fibres de la matière blanche de leur cerveau [85,
note 173] (notons en passant cette bonne nouvelle, qui tempère la mauvaise : il leur est encore généreusement concédé l’existence d’un cerveau !), tantôt un déficit chronique de sérotonine [227, notes 88][228,com.3,7], voire -à réserver aux esprits moins "fragiles"©[229], avides de frissons et pouvant supporter l’épreuve- une "espèce distincte de forme humanoïde qui s'attaque (brrrrr !) aux êtres humains"[221, note 269] (cette espèce les dévore-t-elle comme le feu les manteaux couverts de sang, au jour de la victoire sur Madiane ?… [>Is(1)]) : on respire déjà l’haleine fétide du monstre [230, APR note 122] assoiffé de sang… ainsi que les sels [231], à destination du lapin "imprudent"©[55] qui se sera enhardi -malgré l’avertissement explicite- à prendre connaissance de ces lignes apocalyptiques, alors qu’il lui était vivement conseillé -une fois n’est pas coutume [233,Ec]- de jouer à saute-mouton [234, notes 36,37][235, notes 50,51][236, notes 36,37][237, notes 28 à 30]. Hélas -est-ce le reflet resplendissant de la poire [174][175][176] du faux père [31] ?-, à moins d’en venir à la lapidation [>Ac] leur non-être est encore dans une expression imparfaite, en dépit de ce que ce Ficeleur, qui porte toutes choses [177][178, notes 77 à 80][179] par sa parlote [238] de puissant discernement d’abolition du discernement [85, note 158], après avoir aboli [239] les péchés [240, note 44][241, APR note 28] (tout simplement en éradiquant le concept [242, note 123][221, note 254] : encore fallait-il un génie [243] pour y penser [150, notes 90+>] !), s'est assis à la place de la Majesté divine au plus haut des cieux [244][245][246][247][228][248] ; et il s’est placé bien au-dessus des anges -et de toute "hallucination sensorielle"©[146, note 60] à tendance "mythomaniaque"©[249, note 49]-, car il possède par captation un nom bien plus grand que les leurs. En effet, le Docteur a souvent dit à un ange : Tu es mon "hallucination sensorielle"©, aujourd'hui je t'ai dégénérée [250]. Ou mal encore : Je serai pour lui un père, il sera pour moi un ficelé… de gré [251][252][253] ou de force [254][255][256]. Et pour traire [257][258], au moment d'introduire son nez dans ce qui ne le concerne pas [259, notes 101 à 103] afin que le monde aille de mal en pis [260][261], il dit : Que tous les anges [43][262] du Docteur se prosternent devant lui. Et –psypnose [263, notes 155 à 157] aidant- les siens l’ont fort bien reçu [264], se prosternant devant lui [192,com.1 à 6][265][266, notes 69,70][267, note 75][268, note 81] et proclamant : « Voici celui dont j'ai dit : lui qui vient par derrière moi [269, note 11][270], il a pris place devant moi, car avant moi il est de Paris V [62][63]. » D’où que depuis lors, les "Magistrats" -rendant témoignage de leur "ministrature"[271]-"suivent généralement les recommandations des experts"[222, AV note 30][85, note 160][272, note <134].
[*]
Les "experts" ? Ils sont venus chez les leurs, et les leurs les ont chaleureusement [273][274, notes 40,41] reçus [>Jn(2)] : ils les ont même appelés ! Si ce n’était que Dieu n'a jamais dit à un "expert" : Tu es mon Fils, aujourd'hui je t'ai engendré -ou bien encore : Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils-[>He], s’ils n’étaient pas nés de la chair et du sang, d'une volonté charnelle et d'une volonté d'homme, ne donneraient-ils pas l’impression, l’illusion [60, APR note 44] d’être nés de Dieu jusqu’à aller chatouiller les ailes des anges ? (Et nous n’avons pas vu la gloire des ciseaux qu’ils tiennent dans leur dos…) Les "experts" ? Tous nous avons eu part [275][276] à leur plénitude (avec quelques ratés, cependant : "science"© non exacte –et lames de ciseaux pas assez pointues [168, APR note 88]- oblige) ; pourvu qu’ils se soient laissés "examiner le cerveau"©[85, APR note 145][277][278], les coupables ont reçu grâce après grâce [279]… les innocents brillant dans leurs "ténèbres"©. À cet égard, ne trouve-t-on pas de fâcheux précédents auprès de quelque lointain (dans le temps et l’espace) potentat local envoyant tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région [>Mt(5)] ? Qui pourrait prétendre qu’un enfant de moins de deux ans aie seulement eu le loisir de « vouloir avoir toujours raison »[280, APR note 28] -ou aie simplement eu assez tort pour "mériter" un si funeste sort-, ou encore qu’il aie suffisamment vécu pour développer le "mystérieux" virus [42, note 1][281, APR note 105][282, APR note 34] d’une "psychose paranoïaque"©[283, note 11] plaçant son entourage dans un sombre et insoutenable péril de mort ? C'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas [>Mt(5)] qu’on… lui parle de "mystère" : le fil de l’épée du soldat aux ordres n’a rien de mystérieux, et manque plutôt de précision à l’"examen clinique [85, APR note 77] de cerveau"©… si tant est que pareil souci eût traversé un instant l’esprit du sous-fifre. Certes, Hérode a le droit [>Is(1)] pour lui (ou, à tout le moins, les pleins pouvoirs [284] sur le droit)… mais où diable se niche la justice [8,Is(2)] quand on recherche un enfant pour le faire périr, qu’à cet effet, on en fait tuer des dizaines d’autres ? Même en creux [285][286][287] -et pour le décorum [168, APR note 91]-, l’évocation du seul mot vaut pour le moins déni [45, note 12] !
Ce qui est indéniable, en revanche, c’est bien que ce roi d'Israël commet l'iniquité, ne renonce pas au mensonge [>So], (on trouvera infiniment plus de tromperie dans sa bouche que dans celle des mages… du moins, ces mages-là [288][175] !). Il ne pourra "paître et se reposer" tant que la personne qui l'effraie est vivante. Rappelons que la dite personne était il y a peu (à ses yeux) un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire : "effrayant", isn’t it ? Au-delà de cette apparente absurdité, rappelons également qu’il n’y a pas de figure plus emblématique de l'effrayé que le lapin [187, APR note 23][35][289?]… ou le terroriste [290][291][292]. Ceci quelles que soient ses armes [293][294][295][296][297][298][299][300][301][302][303][304][305][306][307][308][309][310][311], son pouvoir [136][312][313][314][315][316][29][30][317][318][319][320][321][192,com.1 à 6][248][322][323][324][325][326][327], ses modes d’action [328, notes 40 à 44][329][330] ou ses méthodes [288, APR note 35]… et bien sûr, ses dénis du moment [331, APR note 6].
C’est qu’il peut y avoir avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui loue Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime », les hommes, eux, ne sont pas des anges : s’ils peuvent également louer Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime », leur réponse à cet amour est parfois… extraordinairement vague [60, APR note 30][17,12][61], quand elle ne se fait pas franchement hostile. Troupe céleste innombrable des anges de la Naissance, non de la moisson [332, note 1] : le livre de Sophonie [>So] reste plus que jamais conjugué au futur [0, AV note 64/1]. Si le Seigneur a montré la force divine de son bras aux yeux de toutes les nations, si, d'un bout à l'autre de la terre, elles verront le salut de notre Dieu [>Is(2)], avant la moisson elles peuvent encore se boucher les yeux [333] et ne voir que ce qu’elles veulent bien voir. Louer Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » est fort sympathique une fois l’an : c’est dire que nous sommes en communion avec lui [334?], marchons dans la lumière [>Jn(1)] etc. Mais qu’est-ce faire [335][336][337, note 2][338,Jc][339,Jc] ? Qu’est-ce pratiquer ? ce qui est le plus pratique [340?] : glorifier Dieu au plus haut des cieux… tout en déléguant [341] la "pratique"© de "la paix sur la terre aux hommes qu’il aime" à des imposteurs [342] "spécialistes"©[76, APR note 191][321][343] ? Hélas, la paix est un bien qui a le chic de (se) faire mal (ou de se faire la malle !) sitôt qu’on en fait un bien de consommation courante : pas de chance. On a bien essayé d’en éradiquer le concept [242, note 123][221, note 254][45, note 12]… mais trois fois hélas, cela sent de plus en plus la poudre : de canon, comme de perlimpinpin.
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » ? Il ne serait pas prudent qu’Il nous revienne sous l’aspect d’un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire : il pourrait y avoir une troupe terrestre innombrable, qui -même en louant Dieu la bouche en cœur- pourrait ne pas avoir la patience d’attendre qu’Il ait atteint ses deux ans pour entonner un tout autre chant [17, note 67][344]. Si celui-ci devait être le reflet resplendissant des actes posés par les fils, l’expression parfaite de leur être faire, il est à craindre qu’il ressemblât à celui-là, par exemple : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! »[345, AV note 10][346] C’est dire qu’il y aurait presque des leçons de civilisation à accepter du rebelle, impur et tyrannique [>So] Hérode (!) : sans doute est-ce là ce qu’il est convenu d’appeler le "progrès"©[347][348] ?… Allons bon : quelqu’un aurait-il éteint [349] la lumière ?
(2) [Dimanche 25 décembre 2011 (samedi 31 décembre)]
Solennité de la Nativité du Seigneur Jésus-Christ (jour)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 1-18. {*}{*}{*} (Mt)(Mt)(Mt)
(Mt)
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage [*] à la Lumière (*), afin que tous croient par lui (*). Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu (*)(*)(*)(*)(*). Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce : après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître. »
(3) Première lettre de saint Jean 2,18-21. (*)(*) [Samedi 31 décembre 2011]
Mes enfants, nous sommes à la dernière heure. L'Anti-Christ [42], comme vous l'avez appris, doit venir ; or, il y a dès maintenant beaucoup d'anti-christs ; nous savons ainsi que nous sommes à la dernière heure. Ils sont sortis de chez nous mais ils n'étaient pas des nôtres [?] ; s'ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous[>76][*][1Co>?]. Mais pas un d'entre eux n'est des nôtres, et cela devait être manifesté. Quant à vous, celui qui est saint vous a consacrés par l'onction, et ainsi vous avez tous la connaissance. Je ne vous dis pas que vous ignorez la vérité, mais je vous dis : « Vous la connaissez », et la vérité ne produit aucun mensonge. [!]
Ce qui vaut d’ailleurs en matière de droit et de justice [???] : y compris dans leur acception la plus strictement laïque. N’est-ce pas, maître Eolas [350, note 54] qui, mieux que personne, en a la connaissance [351] et la manifeste au plus grand nombre ? À l’évidence [352, APR note 70], pour que cette louable connaissance soit consacrée par l’onction de la vérité, il serait mieux de ne pas en ignorer dès maintenant beaucoup de ses conséquences [38, notes 29 à 35] : par exemple, que la protection des citoyens ne soit PAS [350, notes 94,95] le rôle de la justice : ce qu’elle n’a jamais été et ne sera jamais [350, AV note 81]. Et bien sûr –voire surtout-… que les tribunaux (s’ils veulent grandir [271]…) ARRIVENT À TOURNER EN FONCTIONNANT L-É-G-A-L-E-M-E-N-T [350, note 51/1][353][354]. Sinon ils risquent fort de produire beaucoup de mensonges, n’est-ce pas ; sinon encore les agents assermentés [355] de la loi sortent de chez elle [356] (en prime : osent en sortir d’autres de chez eux [334, notes 97 à 107] en son nom !!!) mais ils ne sont PAS des siens ; s’ils étaient des siens, ils seraient restés avec elle. Ce que n’importe quel internaute –fu
sse-t-il non consacré par quelque onction juridique diplômante : autrement dit, non sorti de chez maître Eolas et… consorts (!)- peut parfaitement connaître, de telles connaissances étant abondamment accessibles d’un clic de souris [357, notes 3,4][259, notes 101 à 103][259bis], comme chacun le sait…
Moins que jamais, nul n’est censé ignorer la loi : et ainsi vous avez tous la connaissance de ceux qui l’ignorent… fussent-ils consacrés par la plus prestigieuse [358(*)] des onctions juridiques diplômantes. Et, qui sait ? peut-être ainsi n’aurez-vous plus besoin d’écouter la voix et d’accepter de leçon venant d’Hérode ?…
(*) attention, nous sommes à la dernière heure. Comme vous l’avez appris, l’aubergine doit venir ; or, il y a dès maintenant beaucoup d’aubergines. Et malheureusement, elles respectent la loi… elles [?][?][?][?].
Livre des Actes des Apôtres 6,8-10.7,54-59. (*)/(*)(*) [Lundi 26 décembre 2011]
Fête de saint Etienne, premier martyr (*|*)(*)(*)(*)
Étienne, qui était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (Jn)(Jn) (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. En écoutant cela, ils s'exaspéraient contre lui, et grinçaient des dents. Mais Étienne, rempli de l'Esprit Saint, regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. » Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles [?][1!][*] et se mirent à pousser de grands cris [?] ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Étienne est donc fêté comme étant le premier martyr. Ce n’est pas là faire injure aux saints Innocents qui, martyrs [>Mt(5)], l’ont peut-être été alors que lui-même n’était sans doute pas né s’il était plus jeune que Jésus. Simplement, à moins de deux ans, c’est un peu comme pour le baptême administré aux tout-petits : on ne vous demande pas exactement votre avis sur le moment ; puis, l’âge de raison venu, vous confirmez [76, APR note 191]… ou pas. La comparaison s’arrête cependant ici : d’une part, parce que le martyre sanglant n’autorise évidemment pas de parvenir jusqu’à l’âge de raison, d’autre part parce que les soldats d’Hérode n’ont pas davantage demandé leur avis aux mères des enfants passés au fil de leur épée : "un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus". Rachel -et avec elle, toutes les "Rachel" d’alors- réalise malgré elle, par anticipation, la douloureuse prophétie du vieux Syméon à l’endroit de Marie : « ton cœur sera transpercé par une épée »[>Lc(6)]. Chez les "Rachel", c’est le corps de leurs enfants qui a été transpercé par l’épée… et leur propre cœur qui l’est simultanément.
(5) [Mercredi 28 décembre 2011]
Fête des saints Innocents, martyrs
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 13-18. {*}{*}
Après la visite des mages à Bethléem, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis [1,2,3?] en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils.
Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé [*!>*], entra dans une violente fureur [4,5?]. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
Notons cette citation de Jérémie, qui n’a pas attendu les lumières blafardes de la psychologie pour connaître les nécessités du légitime travail de deuil. Si les soldats d’Hérode n’ont pas demandé son avis à Rachel, elle le donne néanmoins en aval, et tient à ce qu’il soit respecté : elle ne veut pas qu'on la console, parce qu’elle prend en compte la personne de l’autre qu’on vient cruellement de lui effacer [45, APR note 12]. Ce qui signifie que –si la chose eût existé à son époque-, elle eût copieusement envoyé paître ce faux ciment de rabibochage sociétal qu’est le recours devenu systématique [8, note <195] à la… "cellule de soutien psychologique"©[359, notes 7 à 9]. Abstraction faite de l’anachronisme, attendu que cet outil "compassionnel"©[360] est censé répondre à l’autorité du lieu et du moment, c’eût été comme si Hérode lui-même avait dépêché des "souteneurs psychologiques"© en binômes avec ses tueurs ! Aussi absurde, in fine, qu’un huissier de "justice"©©©[46] qui, beaucoup plus près de nous, ira solliciter ("avec l’urgence que nous savons"[8, note <268/2>] !…) les services d’une "cellule de soutien psychiatrique"© à laquelle il livrera -la larme à l’œil [361]- quelque "suicidaire"©[362, notes 63 à 70](!) le tourmentant [363][364][365] parce que sachant qu’il n’a rien à dire en fonction de sa… fonction dite légale [354][366] : ni pourquoi ni comment [356, notes 97 à 107]… et que dans un tel contexte, il eût été bien en peine de compter sur "l'Esprit de votre Père" qui parle en lui [>Mt(3)] ! Il y a là un témoignage contre lui, contre ceux qui auront persévéré jusqu’à la fin [367][125, note 20/2] à ignorer la vérité (Jean aurait pu répéter à quelques-uns d’entre eux : « Vous la connaissez »[>Jn(3)]…) afin de mieux se "protéger"© des effets délétères de leurs mensonges, produits jusqu’à plus soif dans des tribunaux (au grand dam de maître Eolas, puisque prenant l’exact contre-pied de son "conseil de pénaliste" !)… mais il y a là un témoignage pour les païens (et pour tout homme de bonne volonté, sachant se méfier d’étiquettes trop belles pour être vraies…).
(3) [Lundi 26 décembre 2011]
Fête de saint Etienne, premier martyr
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 17-22. {*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)(*)(*(4))
Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes [*][Ec][>309](*|*)(*) : ils vous livreront (*)(*)(*) aux tribunaux [*] et vous flagelleront dans leurs synagogues (Jn)(Jn). Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera , ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez [!], c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous [*] à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin [*|2Tm], celui-là sera sauvé. »
C’est qu’en effet -et, de nouveau, plus près de nous-, c’est ici Jésus qui aurait pu rajouter à quelques-uns de ses disciples : « Méfiez-vous des tribunaux : il n’y a qu’en fonctionnant illégalement qu’ils arrivent à tourner [368, APR note 8]. » Or, Il ne l’a pas rajouté : il est vrai qu’en pleine connaissance de cause, maître Eolas nous en donne un témoignage de première main ! Or, si de son point de vue laïque, il y a là un témoignage pour les
païens, ce témoignage devrait être superflu aux autres : ces disciples de Jésus qui aiment tant proclamer « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime ». « Quant à vous, celui qui est saint vous a consacrés par l'onction, et ainsi vous avez tous la connaissance.[>Jn(3)] » On peut même raisonnablement estimer qu’à l’issue de deux mille ans de développement de cette connaissance, celle-ci se soit particulièrement étoffée. N’ont-ils pas lu l’Écriture [369] ? A priori, elle est moins rébarbative que le Code civil ou le Code pénal… pour les non initiés. Néanmoins, ce serait bien le diable (si l’on ose dire…) que le mot "justice" parvienne à échapper aux esprits les plus distraits : même s’il ne revêt pas toujours une signification identique à celle dont se délecte un maître Eolas ou affilié, les définitions de l’une ne devraient pas excessivement se dresser contre toutes celles de notre avocat en ligne. Et si l’Écriture n’est toujours pas un Code de réglementations laïques, le mot "justice" lui est assez familier pour qu’elle le mentionne 390 fois [370] : c’est dire que les esprits les plus distraits ont vraisemblablement sombré dans une profonde léthargie si le mot leur a échappé. (Notons que l’état psypnotique [0, note 263] fournit un intéressant symptôme d’une léthargie de ce type, mais n’anticipons pas…). Par ailleurs, le Verbe était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui [>Jn(2)]. En s’y penchant, on entre ou on n’entre pas, on voit ou on ne voit pas, on croit ou on ne croit pas [>Jn(4)]; toujours est-il que si le Verbe est unique, les verbes, eux, ne le sont pas : ainsi, le mot "justice" navigue rarement en "électron libre", tant dans l’Écriture que dans la vie pratique. "Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime" ? Voilà qui tombe à point nommé : il n’est pas rare que les mots "paix" et "justice" courent tous les deux ensemble (paix : 261 fois [370]). L’histoire ne précise pas si l’un court plus vite que l’autre (!), mais chacun à leur place ils ne roulent guère à part. Parce qu’ils s’aiment trop (ou pas assez extraordinairement vaguement [60, APR note 30][17,12][61]) pour songer à se séparer : justice et paix s’embrassent [371]. Le psaume afférent ne manque pas de nous rappeler [372,Ps85 : APR note 24] que, loin de cocooner ensemble, elles se plaisent aux rencontres [373] : par exemple, en élargissant le cercle de leurs fréquentations à l’amour et à la vérité… déjà ensemble, les coquins (amour : 119 fois ; vérité : 232 fois [370] : au suffrage universel, la justice serait conséquemment élue au premier tour !…). Ce qui, en soi, ne fait pas obstacle à ce que les païens eux-mêmes les croisent sur leur chemin [374]. Sauf que si l’on enlève un seul de cette bande des quatre –et que personne ne sait où on l’a mis- il risque de se poser comme une difficulté particulière
[][] : en effet, la justice sans la paix sent décidément la poudre, la vérité sans l’amour a des relents de justice… modèle sans paix. La paix sans la justice est aussi "tenace" que la goutte de rosée au petit matin d’un été de fortes chaleurs. En somme, que du beau linge tant qu’il reste ensemble… sinon comme un linceul roulé à part. Il y a là un témoignage pour… les marchands de yaourts. On veut faire de la paix (ce qui vaut pour la justice, l’amour et la vérité) un bien de consommation courante ? Eh bien, il n’est pas étrange qu’elle adopte alors un comportement [8, note 211][150, note 212] de bien de consommation courante. N’avez-vous pas lu l’écriture… sur un lot de quatre yaourts ? « Ne peut être vendu séparément ». Passant en caisse avec un seul yaourt –délibérément séparé du lot de quatre-, le client indélicat ne sera guère laissé en paix par un marchand qui, aimant fort peu ni le client ni sa plaisanterie –et pour peu qu’il soit de méchante humeur- pourrait en vérité poursuivre le farceur en justice. Celui-ci pourrait à son tour arguer de ce qu’il ne sait pas lire ; mais s’il porte sous le bras un exemplaire volumineux du DSM [192][376], serait-ce bien crédible en vérité ? D’autant que même un non-"médecin"©[377] devrait pouvoir être compétent [76, APR note 203] à lire : « Ne peut être vendu séparément ».
Or -contrairement aux yaourts-, il n’y a pas de date de péremption au sujet de nos
amis justice, paix, amour et vérité : si on les trouve depuis la Genèse dans l’Écriture, ils ne s’épuisent pas avec elle. De fait, ils ont si peu perdu de leur superbe qu’aujourd’hui encore, les gentils lapins _heureux_papistes devraient avoir matière à sauter de joie puisqu’il leur est offert d’entamer l’an nouveau en compagnie de l’éternel jeune couple paix/justice : celui-ci n’ouvre-t-il pas le bal en célébrant la journée mondiale de la paix [378] ? Paix et justice affirment décidément de moins en moins leur compatibilité avec des objets liés à un bien de consommation courante, à la mesure où elles se proposent d’embrasser plus activement un sujet d’éducation [379] permanente…
Las : ne faut-il pas se rendre à l’évidence ? Dans un réel qui est là, pour tous [60, AV note 41], tout le monde accepte en théorie l’idée qu’il faut respecter l’être humain et prendre en compte la personne [45, APR note 12]. En pratique, tout le monde se précipitera moins à être livré aux tribunaux, être flagellé dans les synagogues, traîné devant des gouverneurs et des roi [>Mt(3)] . Parce que finalement, tout le monde n’aura pas attendu Jésus pour s’être forgé quelque théorie à propos de la méfiance des hommes : en se penchant sur l’idée qu’il faut respecter l’être humain et prendre en compte la personne, tout le monde va raisonnablement se demander si des livreurs aux tribunaux, des flagellateurs de synagogues et autres traîneurs devant des gouverneurs et des rois vont accepter spontanément de réaliser cette belle idée dans leur pratique. Les plus hardis iront jusqu’à CONSTATER [52, note 11] qu’à rebours de ce qu’il leur était suggéré au cours des pages glacées d’un superbe catalogue tout en couleurs, tout le monde n’est PAS SI beau, ni si gentil que dans les plus merveilleuses théories qu’il acceptait pourtant de grand cœur.
"Méfiez-vous des hommes" ? N’est-ce pas surprenant, de la part de Jésus… voire périlleux à articuler avec "paix sur la terre aux hommes qu'il aime" ? Ignore-t-Il donc que « sans confiance entre les individus, c'est toute notre société qui s'écroule ? La peur, la déraison, la faillite, la guerre, la paranoïa menacent »[8, note 315], etc. Par la grâce de cette parole, serait-ce alors tout à coup une sorte de vertu christique que de "se méfier des hommes" ? Dans ce cas, "les ténèbres sont en train de disparaître, et déjà brille la vraie lumière"[>Jn(2)] "si nous disons que nous sommes en communion avec"[>Jn(1)]… Philou, Robert [380, notes 36], Martha [381], Rose [382], Madame Boutrypède [383], Laura [384] et beaucoup d'autres en Raihël ! Car, en se penchant sur leurs précieux [17,3] "conseils"©[233,Ec], on voit -et on croit !- qu’ils courent si vite en direction [385][386] de la "méfiance des hommes" que nous ne savons pas où on a mis les survivants, c'est-à-dire :
1°) les hommes dont, par miracle, on peut encore (nous ne savons pas comment) ne pas se méfier
2°) les hommes qui, toujours par miracle, ont la grâce de ne pas avoir été assez roulés à part pour avoir su (ou pu) garder encore figure humaine [221, note 269][0, notes 90 à 96].
(Sans compter que les hommes du 2°) ne sont pas nécessairement tirés d’affaire, attendu qu’à courir aussi vite vient se greffer l’éventualité d’un miracle supplémentaire : celui d’éviter de se méfier… de son propre chien. Ce qui dépend, sans doute, du linge sale [387] "diagnostique"©[388][389][390][391][0, notes 216 à 222] qui recouvre alors la tête de la victime offerte pour nos péchés [>Jn(1)][0, notes 98 à 101] du "bourreau"©[392, note 6][393] objet [178, notes 77 à 80] de la méfiance…)
Tant et si bien que si nous disions tout cela -si tel était le message que Jésus Christ nous faisait entendre [>Jn(1)]- alors, pourquoi se méfier des hommes ? Ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues ? Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois ? Soit : quelques moments de ténèbres dans lesquels marcher péniblement. Mais une fois l’orage passé, on pourra laisser le serviteur s'en aller dans la paix [>Lc(6)]… et on n’en parle plus : à condition, naturellement, de ne pas s’être précipité sur lui, l'avoir entraîné hors de la ville et commencé à lui jeter des pierres [>Ac]! Précisément, Étienne n’aurait-il pas, lui aussi, un message à nous faire entendre, qui pose certaines limites à la "méfiance des hommes" ? Car, avant qu’on le lapide, le fait est que son martyre [394, APR note 28] était plus volontaire –ou plus offert- que celui des Innocents… plus éloquent aussi.
(4) [Mardi 27 décembre 2011]
Fête de saint Jean, apôtre et évangéliste
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 2-8. {*}{*} (<-)(<-)/(*)(*)[1](*)(*)
Le matin de Pâques, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait [*], et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
(1) Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2. (*)(*)/(*)(*) [Mercredi 28 décembre 2011]
Fête des saints Innocents, martyrs
Voici le message que Jésus Christ nous a fait entendre et que nous vous annonçons : Dieu est lumière, il n'y a pas de ténèbres en lui. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres [*], nous sommes des menteurs, nous n'agissons pas selon la vérité ; mais, si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres [*], et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n'avons pas de péché [44][>28](*)(*), nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés [>28], lui qui est fidèle_[29] et juste [*] nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout ce qui nous oppose à lui. Si nous disons que nous ne sommes pas pécheurs, nous faisons de lui un menteur et sa parole n'est pas en nous. Mes petits enfants, je vous écris pour que vous évitiez le péché. Mais, si l'un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier.
Et voici le message qu’Étienne nous a fait entendre et que nous allons essayer de décrypter : si nous disons que Dieu est lumière, qu’il n’y a pas de ténèbres en lui, nous n'agirions pas selon la vérité en disant que, de ce point de vue, nous sommes en pleine, entière et totale communion avec lui. Jean le dit bien : si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres. Si nous ne le sommes pas -et il faudrait être aveugle ou menteur (voire les deux) pour dire que nous le sommes pleinement, entièrement et totalement !-, c’est bien qu’il subsiste des zones de ténèbres en nous. Ce que Michele Marzano ne manque pas de souligner de son côté (mêmesi elle ne se réfère pas spécialement à l’Écriture) quand elle nous invite à reconnaître cette face obscure qui existe en chacun de nous [45, notes 18,19] : chacun de nous, ce sont en quelque sorte les uns avant d’aller chercher des poux [395][396][397] chez les autres. Ce qui est écrit là n'est pas un CONSTAT [52, note 11!] nouveau, mais un CONSTAT ancien que nous avions dès le début [>Jn(2)]. L'amour de Dieu atteint vraiment la perfection en celui qui garde fidèlement sa parole, notamment lorsque celle-ci nous est transmise par Jean lui-même (s’il est "celui que Jésus aimait" [>Jn(4)][221,Jn(5)], cela offre une belle garantie [398] !)… ou par Paul après qu’il soit revenu à la lumière puisqu’il est encore maintenant ("maintenant" : au moment du meurtre perpétré contre Étienne, alors sous les traits d’un Saul [>Ac]) dans les ténèbres [146,<Ac]. Ainsi, lorsqu’il écrira à Timothée : « proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d'instruire »[125,2Tm], il ne lui écrit pas : « proclame la Parole afin que sa lumière éblouisse tant [399][400, APR note 18] qu’elle t’autorise à intervenir à contretemps : à dénoncer les reproches [401], à faire le mal [221,Rm], à décourager -et encourager [402,Ph] les découragés à le rester !-, avec une grande impatience et avec le souci –plus même conscient [17,1?(!)][403][404,Mt(6)]- de détruire [405][406] ». Il a simplement su reconnaître cette face obscure qui existe en chacun de nous d’abord, s’inscrivant dans l’esprit d’une juste (et non facultative) correction fraternelle [407] faisant du disciple "un guetteur pour la maison d’Israël"[221,Ez]… mais non un épieur [408][409] pour la maison de Raihël. Parce que, mieux que personne, Paul sait que l’on peut être intimement convaincu de "s’attirer" les grâces du Seigneur tout en étant plongé au fin fond des ténèbres. « L’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu [410] », Paul connaît parfaitement lorsque Étienne est mis à mort sous ses yeux. (Ceux qui le mettent à mort aussi : tous de synagogues différentes… mais néanmoins de LA synagogue.) Et la face obscure existante qu’il reconnaîtra quelque part sur le chemin de Damas, ce sera bien la sienne, et la sienne seule. Ce que ne démentira pas le vieil Ananie [146,Ac][411] qui, loin de profiter de sa position pour accabler davantage l’ex-ténébreux à l’ardeur jalouse [412], sera plutôt lui-même accablé de devoir accomplir la parole d’Ezéchiel [221,Ez] jusqu’au bout : éteignant ainsi la jalousie…tout en gardant l’ardeur sauve. De même que l’on ne fait pas tomber la fièvre en cassant le thermomètre, on ne saurait éteindre la jalousie [413, notes 7,8][414, APR note 185]… en se voilant la zone rouge d’un jalousimètre [415, APR note 24][416], jusqu’à le dériver [417] (ou le faire dériver par "spécialiste"©[76, APR note 191] interposé !) sur d’autres fondements [183, notes 114][419, APR note 47/1] afin de s’imaginer ainsi à bon compte ne pas avoir de la haine contre son frère [>Jn(2)].
"Sur d’autres fondements" (et ce n’est pas nouveau non plus), c’est là une méthode de prédilection pour qui veut escamoter en aval -ou "apaiser"© en amont, pour un temps et à contretemps- toute matière sujette à engendrer en lui… des ténèbres d’exaspération [420] et de grincements de dents [>Ac]. Celui, par exemple, qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, n’est pas qu’un menteur : s’il a en face de lui celui qui garde fidèlement sa parole ("déclare demeurer en lui en s’efforçant de marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a
marché" [>Jn(2)]), celui-là risque fort d’être dans les ténèbres du comportement étrange [8, note 211][150, note 212] aux yeux du premier : il devient alors sujet d’exaspération et de grincements de dents tant qu’il persiste à marcher dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres l'ont rendu aveugle à sa "souffrance"©[14, notes 3,4][15, notes 17,18]. Voilà comment nous reconnaissons qu’il n’est plus en lui-même : s’il ne veut pas se présenter spontanément en offrande de sacrifié [421, note 17] prescrit par l’aboi du Baigneur, c’est qu’il ne le peut pas [422] : il devient occasion de "chute"©[423, APR note 10] pour les bien-portants. Dès lors, n’est-il pas psychiquement juste et religieux [424][425] que, tel un enfant rebelle, impur et tyrannique [>So] ("agressif et véhément"[0, notes 58,59] dans une configuration solidement établie sur un "droit" et une "justice"[>Is(1)]… de contrebande consommation courante), il soit doucement [426][426bis] poussé à accomplir les rites [427] de l’Aboi [193] qui le concernent [>Lc(6)] ? Ainsi seront voilées les pensées secrètes d'un grand nombre : si efficacement voilées (ou si secrètes ?) que bien malin serait celui qui pourrait affirmer… qu’elles aussi soient en grand nombre [0, APR note 19>27] !
(2) Première lettre de saint Jean 2,3-11. (*)(*) [Jeudi 29 décembre 2011]
Mes bien-aimés, voici comment nous pouvons savoir que nous connaissons Jésus Christ : c'est en gardant ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n'est pas en lui. Mais en celui qui garde fidèlement sa parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous reconnaissons que nous sommes en lui. Celui qui déclare demeurer en lui doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché. Mes bien aimés, ce que je vous écris n'est pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous aviez dès le début. Ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue. Et
p
ourtant, ce commandement que je vous écris est nouveau, il l'est vraiment en Jésus et en vous, puisque les ténèbres sont en train de disparaître, et que déjà brille la vraie lumière. Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère [68] est encore maintenant dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n'y a pour lui aucune occasion de chute.
Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres l'ont rendu aveugle.
Mais foin de digressions temporelles : revenons à Étienne, premier martyr [>Ac]. Malheureusement [60, APR note 30], il a vécu trop tôt -bien avant les nuits fixées par la loi de la mouise [428] pour la "purification"©[9, APR note 55][>Lc(6)]- pour connaître les "bienfaits"©[430, notes 77 à 84] de la "médecine"©[431] moderne : aussi le décryptage du message qu’il nous délivre n’atteindra vraiment la perfection qu’en évitant de nous servir de la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard [432]. (L’avantage du présent, en revanche, est que d’autres machines extraordinaires permettent d’effectuer en un clin d’œil -voir ci-dessous- un copier-coller rappelant le texte original qui, déjà, s’est éloigné tout là-haut [433?] dans l’actuelle note ; ce qui évitera ici au lecteur claustrophobe d’appeler cette troisième machine extraordinaire qu’est l’ascenseur [434][435?][436?][437] : il peut le renvoyer sans crainte de l’être lui-même [438, note 6], ce qui le place par ailleurs à l’abri d’éventuelles mauvaises méga-surprises [439, notes 1] à l’arrivée [440,im.1,5]…)
Livre des Actes des Apôtres 6,8-10.7,54-59. (*)/(*)(*) [Lundi 26 décembre 2011] [rappel]
Fête de saint Etienne, premier martyr (*|*)(*)(*)(*)
Étienne, qui était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (Jn)(Jn) (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. En écoutant cela, ils s'exaspéraient contre lui, et grinçaient des dents. Mais Étienne, rempli de l'Esprit Saint, regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. » Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles [?][1!][*] et se mirent à pousser de grands cris [?] ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
L’avantage de ce passé, quant à lui, est que dans cette situation, l’identification des protagonistes s’en trouve grandement simplifiée : les spectateurs du fond de la salle [165] sont heureux de ne pas avoir à se casser la tête pour reconnaître les méchants du film [441]. Alors le réalisateur [169] leur dit : « Qui sont-ils ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous lisent. Que dites-vous sur les méchants du film ? »[442] Certains de ne pas être non plus renvoyés de la salle [438, note 6], ils répondirent en chœur : « les gens de la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins… et aussi les autres, originaires de Cilicie et de la province d'Asie ! » Et personne ne s’étonnera de ce qu’ils disent de tous ces gens. Officiellement, il n’y a pas grand monde à faire de grands discours contre la violence [45, APR note 12]. Si quelqu’un avait alors pris le pouls de tout le monde afin de savoir lesquels d’entre eux eussent seulement accepté en théorie l’idée qu’il faille respecter l’être humain et prendre en compte la personne, il n’y aurait sans doute eu pas grand monde non plus ! Pourtant, nous avons bel et bien mis de côté les "bienfaits"© de la "médecine"© moderne…
Pas davantage n’est-il possible de faire intervenir d’autres fondements [183, notes 114][419, APR note 47/1] : par exemple, un contexte opposant faux gentils contre faux méchants, et inversement… sachant que le faux gentil a viscéralement besoin de son faux méchant afin d’en faire un "vrai" aux yeux de tout le monde : plus ce dernier sera "vrai", et plus lui-même apparaîtra comme un "vrai" gentil. Or, pour qu’une telle imposture [342] puisse aboutir, il faut pouvoir témoigner des méfaits qu’aura commis le faux méchant… quitte à recourir abondamment à l'iniquité, au mensonge et à la tromperie [>So] en inventant ces méfaits de toutes pièces. À cet égard, le plus facile n’est pas une tentation nouvelle, mais une tentation ancienne que nous avions dès le début. Cette tentation ancienne [>Jn(2)!], c’est celle de la projection [443, note 16] de ses propres méfaits sur le faux méchant [0, notes 98 à 101]. Mais celui qui marchera dans la combine doit marcher lui-même dans la voie [444, APR note 30][445, note 59][446, APR note 32][447, note 26] où lui, le faux gentil, est en train de marcher… et de vouloir le faire marcher. De plus, il ne doit pas s’étonner de ce qu’on dit du faux méchant. Ce qui présente une substantielle difficulté particulière [375][58, AV note 15] lorsque celui-ci est connu pour accomplir parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants : on imagine mal que ce peuple soit assez masochiste pour étiqueter tout ceci sous le registre du "méfait" (les "bienfaits"© de la"médecine"© moderne étant toujours hors-jeu, la province pathomaniaque [442, AV note 90] n’inspire encore personne ! De même, certain concept élémentaire ne subit alors aucune inversion [448] à la suite de son "éradication"[242, note 123][221, note 254][449,im.5], n’étant pas davantage le sujet des vives discussions avec Étienne…). On imagine mieux de quel registre il s’agit quand on se souvient du Maître qui, peu de temps auparavant, apprenant que les pharisiens voulaient le faire périr, fut alors suivi par beaucoup de gens ; et tous, Il les a guéris [419,Mt(6),APR note 113] : voilà qui, en principe, devrait plus volontiers passer pour gentil que pour méchant. C’est dire que même à recourir abondamment à l'iniquité, au mensonge et à la tromperie en inventant de "vrais" méfaits imputés au faux méchant, de tels "témoignages" ne pèsent pas lourd contre des témoignages nettement plus authentiques, car tout le monde aura pu… étayer précisément la forme de sa conviction sur la vérification de ce qui a été vu -et vécu- là, dans le monde réel [60, AV note 30].
Étienne n’est donc pas un faux méchant correct. Une fois n’est pas coutume : les spectateurs du fond de la salle, eux, n’ont pas besoin d’être corrigés. Force est de CONSTATER [52, note 11] (mais nullement par correspondance [450, APR note 82] !) que les méchants du film sont de vrais méchants : s’ils avaient voulu jouer les faux méchants, ils lui eussent jeté de fausses pierres. S’ils avaient voulu être de vrais gentils, voyant qu’ils ne pouvaient tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient les paroles de leur faux adversaire (car Étienne est un faux adversaire correct : à ne pas confondre avec un faux adversaire corrigeant un faux justicier [451][46] -quoique ayant du vrai dans son faux [452]- lui livrant à domicile des cours de sémantique [453, APR note 31], selon ce qui est écrit dans sa loi… qu’il n’est pas même fichu de respecter en pratique [45, APR note 12] par ailleurs [354] !), voyant cela ces gens de synagogue eussent jeté l’éponge et non des pierres. Ce qui n’empêche pas de s’exaspérer et de grincer des dents : de mauvaises émotions à "gérer"[454, notes 19](!), sans doute ; mais surtout un très mauvais mobile pour un meurtre programmé… si tant est qu’il en existât de "bons".
« Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. » Assurément, eux ne contemplent pas les cieux ouverts. Mais en quoi cela les dérange-t-il que quelqu’un d’autre puisse les contempler ? À la limite –en postulant un instant l’hypothèse
iconoclaste qu’Étienne fût un faux gentil correct–, qu’il les mystifie en leur laissant croire qu’il contemple les cieux ouverts alors qu’il ne contemple rien de plus qu’eux -ou qu’il contemple des éléphants roses [455][456]-, n’a-t-il pas le droit de contempler ce qu’il veut ? Tant qu’il n’entend pas de voix sulfureuses le poussant à transpercer par l’épée tous ceux qui s’approchent de lui [457, APR note 17], à qui fait-il le moindre tort ? Pourtant, que n’a-t-il dit là ! Car, bien que privés des apports d’une "médecine"© moderne demeurant résolument hors-jeu, à défaut de pouvoir disposer d’un savant [458][459] et carabiné "diagnostic"© d’hyper-"hallucination sensorielle"©[146, note 60] à tendance hyper-"mythomaniaque"©[249, note 49]-, nos méchants du film s’en font de remarquables hyper-prototypes, "incommunicabilité"©[460] et crière [461] à la clef : ils se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris. (Plus près de nous, il se seraient laissé pousser les oreilles [462][463] et se seraient mis à pousser de petits cris [464]…) Malheureusement [60, APR note 30] privés des "médicaments"© anti-christiques [>Jn(3)] "antipsychotiques"©[465] adéquats, ils sont bien obligés d’improviser, composant avec les moyens du bord : ainsi est dévoilée la botte [184] secrète de la "lithothérapie"©[466].
Reconnaissons ici une certaine charité au scénariste du film : en dépit du nombre d’intervenants contre Étienne -et de leur méchanceté avérée-, la postérité n’a retenu le nom d’aucun d’entre eux. (Judas, entre autres, n’aura pas eu cette "chance", son nom n’étant guère associé à celui d’un gentil [8, notes 310,311], vrai ou faux). Ici, qu’ils soient des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins -et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie-, ils restent invariablement « des gens [467, APR note 4] » dont les générations suivantes ne connaîtront que les "abscisses" –leur lieu d’origine- et les "ordonnées"[468] : leur attachement à la "religion" puisque appartenant à la synagogue. « Des gens », cela reste assez flou pour ne pas moissonner avant l’heure [332, note 1] : désigner un tel comme méchant, tel autre comme gentil. Mais c’est assez précis pour ne pas en déduire hâtivement que tous les esclaves affranchis, tous les Cyrénéens et les Alexandrins -et aussi tous les gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie- soient CONDAMNÉS [52, note 11] à incarner pour les siècles des siècles les salauds de tous les films ! Même chez les pharisiens [469] de l’époque de Jésus –excellant, eux, à réaliser la prophétie du "signe de division", émise par le vieux Syméon [>Lc(6)]-, le témoignage d’un Nicodème [470] demeure un précieux [17,3] garde-fou pour tempérer les candidats gentils inquisiteurs. Cependant, la postérité a néanmoins retenu le nom de l’un des méchants du film… précisément parce qu’il ne l’est pas resté, méchant. Et parce qu’il aura été (un peu) moins méchant que les autres, ne prenant pas une part active à la lapidation d’Étienne. Il n’en demeure pas moins que, contrairement à Nicodème, il n’aura pas levé le petit doigt pour prendre la défense de l’accusé : on en connaît juste assez sur son compte pour savoir qu’"il approuvait ce meurtre"[471,Ac, APR note 34]. Au-delà de cette regrettable approbation, le mot employé n’est ni neutre ni… nié [45, note 12] : sa violence ne se cache pas derrière de subtiles arguties d’ordre juridique [2, notes 37,38], fussent-elles des plus "pieuses". Pour tout le monde, un meurtre est un meurtre : certes pas une CONDAMNATION juste et régulière (encore moins une "mission de paix"©[221, APR note 73], sur une plus large échelle…), selon ce qui "serait" écrit dans la Loi : même réinterprétée de la manière la plus tordue par quelque pseudo-"spécialiste"©[76, APR note 191] diligenté à cet effet.
De nos jours, cela deviendrait presque une morbide tradition que, quelque part dans le monde, les "excellentes fêtes de fin d’année"©[8, notes 122,123] excellent surtout –quand arrivent les jours de Noël- à être endeuillées par de scandaleuses manifestations de violence : cinglant, cruel et provoquant pied de nez au fameux « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. [>Lc(1)] »… et accessoirement, du sang versé qui va faire eau au moulin de païens, profitant de l’évident contre-témoignage qui leur est donné pour recommencer à jeter quelque pierre -une de plus !- à la "religion"[221, notes 171 à 174] : ici comme ailleurs, prière de ne pas compter sur les médias pour distinguer les mythes [472] de la réalité. Toujours est-il que cette année, c’est le Nigeria [473] qui déplore une quarantaine de morts. La "revendication islamiste" aidant, la distribution du film semble encore assez claire : d’un côté les "méchants musulmans", de l’autre les "gentils chrétiens". À interpréter dans le sens de la présente note, bien sûr : le faux gentil a viscéralement besoin de son faux méchant afin d’en faire un "vrai" aux yeux de tout le monde, etc. [0, AV note 443] ; au sein d’une nation multiconfessionnelle plus qu’ailleurs, le "vrai" méchant tend à être celui de l’autre confession : le musulman est "gentil" à ses propres yeux, le "méchant" étant le chrétien… et inversement. Pour autant, un meurtre est un meurtre… et une quarantaine de meurtres sont une quarantaine de meurtres : les vrais méchants se sont désignés d’eux-mêmes. Si leurs victimes n’étaient pas nécessairement de vrais gentils en tout point [17,1?] (ce qu’à Dieu ne plaise), elles n’en sont pas moins de vraies victimes [393]: venant aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur [>Lc(6)] à l’occasion des festivités de la Naissance, elles ne menaçaient en rien le respect dû aux autres confessions… mais sans nul doute en exaspéraient-elles -et faisaient grincer des dents- quelques-uns d’entre celles-ci. On reconnaîtra donc que, même sans égaler (ou chercher à égaler) Étienne en matière de prodiges et de signes éclatants accomplis parmi le peuple (!) –mais non sans s’approcher du sort des Saints Innocents [>Mt(5)]-, elles sont -de plein droit et en toute justice [8, AV note 196!][>Is(2)]- de vrais martyrs.
Or, si au cœur de la "revendication islamiste", la lapidation n’est pas qu’un mauvais souvenir historique [472], autour d’Étienne personne ne dispose de la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard [432] : par conséquent, personne ne peut se revendiquer d’une branche violemment active d’un islam [473, notes 60,61] qui n’apparaîtra que sept siècles plus tard [474]. Des Cyrénéens et des Alexandrins, des gens originaires de Cilicie et jusqu’à la province d'Asie, la synagogue se fait volontiers exotique, mais elle reste la synagogue : multi-facettes, mais uniconfessionnelle. Pas de "gentils confessionnels" contre de "méchants alterconfessionnels" : c’est bien pourquoi le schéma opposant faux gentils contre faux méchants [0, APR note 442/1] est ici caduc. C’est également pourquoi le récit de la mort d’Étienne est associé au texte de Matthieu en 10,17-22. De nouveau, ne nous tourmentons pas pour savoir où il se trouve, et méfions–nous des ascenseurs ; évitons de martyriser (!) la molette de la souris :
(3) [Lundi 26 décembre 2011]
[rappel]
Fête de saint Etienne, premier martyr
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 17-22. {*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)(*)(*(4))
Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes [*][Ec][>309](*|*)(*) : ils vous livreront (*)(*)(*) aux tribunaux [*] et vous flagelleront dans leurs synagogues (Jn)(Jn). Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera , ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez [!], c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous [*] à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin [*|2Tm], celui-là sera sauvé. »
D’ores et déjà, il y a là un témoignage pour les disciples… et pour leurs synagogues : si les mosquées ne sont pas citées, c’est moins parce qu’elles attendront encore sept siècles pour être bâties que parce que ces hommes -dont il est question de se méfier- ne se revendiquent pas même de quelque exotique contrée. "Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort" : un tel programme n’est pas exactement le plus idoine… pour fêter la Sainte Famille [>Lc(6bis)] dans la sérénité ! Assurément, de nos jours la "revendication islamiste" fait encore parler d’elle à ce sujet : en témoignent notamment un Shahbaz Bhatti [475, note 41] –martyr contemporain par le sang versé-, ou un Joseph Fadelle [476, notes 15], martyr par l’exil forcé, loin des siens qui n’auraient pas été violemment opposés à réaliser Matthieu 10,17-22 à la lettre. Pour autant, le même Matthieu –et avec lui, l’ensemble de l’Écriture- reste historiquement assez antérieur au Coran pour que les disciples de celui-ci (quelles que soient leurs sensibilités –violentes ou non- et leurs interprétations), "livrent aux tribunaux, flagellent, lapident, traînent devant des gouverneurs et des rois" sur d’autres fondements que la cause de Jésus Christ : "mais pas un d'entre eux n'est des nôtres"[>Jn(3)], et cela n’attend d’ailleurs pas le jugement dernier pour être manifesté puisque d’eux-mêmes, ils se revendiquent non pas tant anti-christiques que post-christiques. Ce faisant, ils mettent singulièrement en relief certains passages de l’Écriture, mais méfions-nous… de l’arbre qui cache la forêt, comme de la violence cachée derrière des mots qui valent déni [45, note 12]. Cette violence-là figurant déjà (pas même en filigrane) chez Matthieu, il devrait aller de soi qu’il serait très réducteur d’en faire exclusivement porter le chapeau à d’opportunes "revendications islamistes" : "opportunes" en ce qu’elles sont géographiquement éloignées [477, APR note 12]… les plus éloignées possible, afin d’être les moins concernés possible. Comme il est beau de voir courir dans les assemblées [478] le message de paix [>Is(2)] et de compassion à l’endroit de lointains frères persécutés dans leur foi… à condition de ne pas y regarder de trop près, de ne pas gratter là où cela fait mal : qui sait ? exaspérations et grincements de dents sont si vite arrivés…
(6) [Jeudi 29 décembre 2011 (vendredi 30 décembre : Lc 2,22-40)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 22-35. {*}{*}{*} (*)(*)(*)(*)
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées [*] les pensées secrètes d'un grand nombre. »
(6bis) [Vendredi 30 décembre 2011]
Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph {Lc 2, 41-52}
+ en signe de division (non blindée, SVP [*]) :
Fête de Saint Thérèdelafamilléprotectiondézenphant {Cc 220-1}
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 36-40. {*}{*}{*} (*)(*)(*)
Il y avait là une femme qui était prophète (*), Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve [*] après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance [>30] de Jérusalem. Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
"C'était un homme juste et religieux…" ; "la grâce de Dieu s'est manifestée pour […] vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux"[>Tt]: si l’habit ne fait pas le moine, c’est la foi qui rend juste… mais pas nécessairement le religieux qui fait le juste. Lorsqu’il écrit à Tite, Paul peut difficilement ne pas se souvenir du Saul qu’il était, recevant à ses pieds les vêtements de témoins prenant ainsi leurs aises afin de jeter des pierres à un certain Étienne. Ceux-là -comme lui-même- se revendiquant ouvertement de la synagogue, c’étaient manifestement des hommes religieux. Étienne, lui, était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, qui s’est manifestée en lui, le faisant vivre dans le monde d’alors en en homme raisonnable, juste et religieux : si juste et raisonnable que ses détracteurs –tous religieux- ne pouvaient tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. Avant même qu’ils ne commencent à lui jeter des pierres, il est donc acquis que tout religieux qu’ils fussent, ils étaient un peu… "justes" en matière de justice et de raison. Comme son nom l’indique, la grâce de Dieu est une grâce : autrement dit un don [478], librement accepté… ou refusé. Ceci chez soi comme chez les autres ; la grâce refusée chez les autres se manifeste par des signes relativement cliniques : exaspérations et grincements de dents -toujours eux !- dévoilent ainsi les pensées (à peine) secrètes d’un grand nombre. Elles peuvent se voiler à nouveau (mais
uniquement entre religieux un peu "justes" en matière de justice et de raison) derrière une nomenclature proclamant les louanges du Docteur ; à ce moment, le refus de la grâce chez soi comme chez les autres s’approche de la définition prescrite par le "danger pour soi comme pour les autres"©[242, APR note 162] : simple question d’habillage, mais l’habit ne fait décidément pas le moine… surtout si lui aussi est un peu "juste" en matière d’étoffe [479]. Pour l’heure, démunis de justice, de raison… et de cette merveilleuse pince universelle "thérapeutique"©[8, notes 281 à 283], face à Étienne nos religieux n’en mènent pas large. Exaspération, grincements de dents, oreilles bouchées et grands cris ; à un tel régime, on s’éloigne du Temple comme de la raison : il y a là un témoignage contre eux… et pour les païens ivres d’en découdre avec la religion. (Nous étions déjà un peu "justes" en matière d’étoffe : où va-t-on si ce qui reste est décousu ?) Ce qui existe déjà, en revanche, c’est qu’« ils veulent avoir toujours raison »[280, APR note 28] : ce n’est pas là non plus un commandement nouveau [>Jn(2)] . Leur problème est donc le suivant :
1°) qu’ils le veuillent ou non, ils n’ont pas raison, et ils le savent ; Saul les accompagnant -et connaissant par ailleurs la formation dont il a bénéficié chez eux-, ils sont non seulement des religieux, mais des leaders religieux : à ce titre, ils connaissent mieux que personne les prescriptions de la loi du Seigneur
2°) qu’ils le veuillent ou non, Étienne a raison contre eux : il le sait et ils le savent aussi… mais ils ne veulent pas que tout le monde le sache : d’autant moins si -plein de la grâce et de la puissance de Dieu qu’il est- il n’émarge officiellement pas de quelque équivalence Paris V [62] de l’époque
3°) sans la pince universelle "thérapeutique"©, il leur est impossible de nier leur non-raison, en se défaussant sur une suspicion clinique (sic!) à propos de celle de cet insupportable [480] juste et religieux qui a raison contre eux, puis de lui appliquer le "traitement"© afférent prescrit par la loi du Baigneur [481, note 15], seul capable de lui faire taire [482, APR note 26] sa raison… et tout le reste [483,com.3] : personne n’attendant par ailleurs la délivrance de Jémalpartou [442, APR note 4], ils se trouvent là dans une impasse [484]…
Pour toutes ces raisons (mais surtout ces non-raisons), s’ils veulent "s'en aller dans la paix", il ne leur reste plus guère qu’à investir dans la pierre…
Mais avant le fond de l’eau, n’y aurait-il pas dans le tréfonds des âmes un épais fond de vase [484, APR note 24] au fond du lac [485, notes 36][486][60, note 15] ? Car "le frère livrera son frère à la mort" : c’est dire que chez les éventuels compétiteurs de la course à la palme du martyre… l’un sera pris, l’autre sera laissé [487]. "Vous ne pouvez pas en même temps boire à la coupe du Seigneur et à celle des esprits mauvais ; vous ne pouvez pas en même temps prendre part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais"[488, APR note 44(1Co)][489,1Co/2]. Vous pouvez partager le goût pour un même sport, mais vous ne pouvez pas être en même temps confortablement installés dans les tribunes (tribunaux inclus… côté pouvoir [490][447, notes 16,17][491,Rm]) et courir sur le stade. L’ancien Saul sait de quoi il parle : confortablement installé dans les tribunes [492,1Tm] du temps d’Étienne, le nouveau Paul s’est bien rattrapé ensuite… sur le stade même [493,1Co][494, APR note 27(2Tm)]. « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance… [495]» : si vous ne vous méfiez pas des hommes dont on vous dit de vous méfier, vous n’aurez pas besoin d’investir dans un billet pour le Nigeria (ou autre zone conflictuelle) pour la trouver : le frère livrant son frère à la mort n’est pas si loin. Attendu que :1°) si vous partagez le goût pour un même sport, vous ne partagez pas nécessairement le goût du même martyre… voire le seul goût du martyre !
2°) si un frère livre son frère à la mort, il faut bien qu’il "se soit dévoué" pour trahir la confiance de l’autre [45, APR note 20] : celui-ci est martyr, mais le premier ne l’est pas ; ce n’est pas nouveau non plus, Caïn et Abel en étant les témoins archétypes [496,Gn][497]
3°) le frère livrant son frère à la mort ne partage pas nécessairement le goût immodéré de passer pour le méchant du film : aussi (se) voile-t-il [175, APR note 20] ses pensées secrètes, cache-t-il ses actes derrière des mots qui valent déni [45, note 12] ; parce qu’il est tout de même moins stressant que tous les hommes disent du bien de vous [221,Lc(3), AV note 171] plutôt que d’être dans la détresse.
Ajoutons le toujours besoin [60, APR note 44] de brouiller [498] les pistes -par exemple, en (se) donnant l’impression, l’illusion [60, APR note 44] d’être le "martyr"©[393] tout en imposant le martyrisable comme le "martyrisant"©[0, notes 58,59][215, note 58][392, note 6]-, ce qui nécessite l’éradication la plus parfaite possible de tout concept [0, notes 242>] relationnel entre le dire et le faire [0, notes 337 à 339]. Voilà qui présente deux avantages au "martyr"© : dans le sens du mal qu’il commet, il s’assure ainsi de son impunité [0, notes 36 à 39], comme de la complicité (passive ou active) de tous ceux qui partagent son "martyrologe"©[360][0, notes 444 à 447]. "Étienne […] accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants", "Il a guéri beaucoup de gens"[419,Mt(6)][499, note 3][75], etc. : dans le sens du bien signé par le martyrisable, si tout le monde accepte en théorie l’idée qu’il faut respecter l’être humain et prendre en compte la personne, en pratique il ne subsiste décidément plus grand monde à refuser que cette face obscure qui existe en chacun de nous [45, notes 18,19] existe plutôt davantage [168, note 29] chez le dit martyrisable ! En conséquence, le sens commun [500][501, APR note 57] veut que les conséquences elles-mêmes [38, notes 29 à 35] perdent tout sens dans les deux sens : seul compte [106] le "sensoriel"©[146, note 60][454, notes 19] ! Ce qui est tellement plus libérant… au(x) frère(s) "martyr(s)"©[502, APR note 44] qui n'a plus à rougir pour tous les méfaits qu’il a commis contre [>So] son frère "martyrisant"©. De même, le faire ayant été "soigneusement"©déconnecté dudire, quels exaspérations -et autres grincements de dents- obtiendra-t-on de frères ne trouvant rien à redire au (mé)fait de quelque opération baptisée "avis"©[503][504, notes 36] -ou "diagnostic"©[0, notes 388 à 391]- se déroulant en l’absence clinique [488, notes 47 à 53][8, notes 105 à 111] du "spécialiste"©[76, APR note 191] de ce type d’opération mafieuse ?
- Aucun : ne l’étant pas [505], le frère non-"médecin"© laisse en paix dire et faire [150, notes 229 à 232] le frère "médecin"©… et le laisse de surcroît faire dire [8, notes 224 à 227]. Ils sont là à bonne enseigne, puisque même les "Magistrats suivent généralement les recommandations des experts"[0, notes 36 à 39]. Or, tout le monde acceptant en théorie (et même en pratique, cette fois !) l’idée qu’il faut respecter les "spécialistes"©, il devient hors de question de prendre en compte la personne qui se met à les discuter et leur tenir tête si elle n’est pas elle-même "spécialiste"© : gare à l’"outrage"©[506][507] quand celle-ci ose se frotter à quelque "Magistrat" !
- Aucun : parce que les frères ont bien lu l’Écriture [369], en Ac 6,8-10.7,54-59 : ce sont les méchants du film qui s’exaspèrent et grincent des dents ; or, le monde est assez dur [508, note 13/2] comme cela, et les frères trop gentils pour se livrer à de telles bassesses… trop gourmands de saute-mouton [0, notes 234 à 237] aussi : juste ce qu’il faut pour s’éloigner du Temple, le temps que Jésus y effectue un brin de ménage [3,Lc(5)].
Pourtant, dans une configuration plus laïque, en se montrant "outragé"©, le "Magistrat", lui, semble avoir le droit (la justice étant une option ô combien facultative [>Is(1)]…) de s’exaspérer et de grincer des dents contre le non-"spécialiste"© sans que cela ne chagrine la "sensorialité"© de quiconque : qui irait l’"outrager"© davantage en le qualifiant de méchant du film ? Peu importe ce que dit et ne méfait pas son "méchant du film"©[2, note 78] à lui, puisque c’est un non-"spécialiste"© ! Il peut bien s’escrimer des mois durant à nourrir l’"outrage"© par sa verve épistolaire [64, notes 100 à 105
] mettant publiquement à la lumière [509] des outrages autrement plus consistants –à commencer par une succession ininterrompue d'immixtions "Magistrales" arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, et d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation [2, note 75]–, peu importe toujours : il-n’est-pas-"spécialiste"© ; de plus, il "prouve"© ainsi qu’il est le "méchant du film"©, na et na [510][511] ! À y regarder de plus près en Ac 6,8-10.7,54-59, c’est là aussi une attitude ancienne, puisque les plus "outragés"© -se bouchant les oreilles et poussant de grands cris- avaient déjà montré la voie d’un sens singulier de la répartie par une théorie de la relativité "maison" : c'est elle qui nous apprend à aspirer [512] goulûment le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes très relativement raisonnables, justes et religieux (uniquement entre "spécialistes"©, ainsi que les gens qui leur font confiance les yeux fermés pour les encourager à trahir celle des autres [45, APR note 20]… parfois au nom même de la "lutte"© contre la violence [513][513bis] : il fallait oser !), et pour distendre le bonheur. À part cela, le foot, ça va [514, APR note 21(cock.)][515, note 101] ? À condition de rester dans les tribunes, bien sûr…
"C'était un homme juste et religieux…" ; "la grâce de Dieu s'est manifestée pour […] vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux"[>Tt]: l’homme juste et religieux, lui, ne reste pas dans les tribunes. Martyr par le sang versé, Étienne se fait le témoin extrême du juste et du religieux, courant jusqu’au bout [516] sur le stade. "Juste et religieux"… mais il ne rend son esprit ni à la "justice" en soi, ni à la "religion" en soi. « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » : le Seigneur, c’est Quelqu’un ; mais ce n’est pas une idée: la plus haute d’entre elles fût-elle acceptée en théorie -comme en pratique- par tout le monde, qui donc va se placer sur la ligne de départ pour en mourir ?« Mourir pour des idées, l’idée est excellente… mais de mort lente [517]. »
« Vous serez détestés de tous à cause de mon nom » [>Mt(3)] : non à cause de Sa "cause". Car s’il convient de se méfier des hommes, c’est moins pour eux-mêmes qu’à l’égard des causes qu’ils peuvent défendre. Celles-ci sont religieuses ? Mais sont-elles justes ? Elles défendent plus explicitement la cause de la justice ? Mais sont-elles religieuses… notamment dans les effets qu’elles produisent, y compris à l’intérieur d’une sphère strictement laïque ? Autrement dit, cultivent-elles le sens de la relation… ou celui d’une zizanie [518] ne trouvant d’issue –pour éviter la mort (?) par étripage mutuel plutôt que par martyre !- que dans la séparation [74] ? Un homme juste et religieux peut aller jusqu’au martyre, mais sa cause devient discutable sitôt qu’il se range de l’autre côté : de celui qui "investit dans la pierre". Encore une fois, c’est le frère qui livre un frère : celui-ci ne se livre pas tout seul (contrairement au frère livreur qui, lui, n’a pas de difficulté particulière [375][58, AV note 15] à livrer en solo [8, notes 310,311][519]…). Celui-ci ne va pas davantage chercher les gens d'une autre synagogue pour le seul -et relatif- plaisir de pouvoir leur tenir tête. Ce frère est si peu "revendicateur islamiste" que le voyage au Nigeria [471] -ou autre contrée- n’est ni nécessaire en théorie ni en pratique. "C'était un homme juste et religieux…" : l’un des intérêts de la déconnection entre le dire et le faire [0, AV note 503] n’est-il pas précisément (moyennant quelques pensées secrètes voilées [>Lc(6)] …) de joindre l’utile à l’agréable : le juste au religieux ? Ce qui, malheureusement [60, APR note 30], exclut d’emblée le martyre. Parce qu’il règne à son propos un consensus assez solidement établi [50][501, APR note 57], le tenant pour désagréable… voire très désagréable s’il conduit à la mort. Quant à son utilité, il règne ici comme un flou, attendu que le martyr jusqu’à la mort n’est plus là pour livrer son point de vue d’au-delà de l’aspect très désagréable. "C'était un homme juste et religieux…" : l’idéal est donc de se dire "juste et religieux" sans faire ce qui pourrait conduire désagréablement à exaspérer et générer des grincements de dents : en somme, à "être détesté de tous à cause de Son nom". Il suffit alors d’adopter l’attitude inverse : en ajustant de la sémantique religieuse à quelque cause qui, elle, permettra d’être aimé de tous ceux qui revendiquent plus ou moins de défendre la cause de Son nom… tout en partageant un goût commun, plus relatif pour le martyre. Ainsi va-t-on pouvoir :
1°) s’abriter [520][521][522] derrière "la cause de Son nom" pour défendre une toute autre cause [523>523bis][524], réputée "autonome"[525][526][527]… ou "complémentaire" de celle de "Son nom"[528, note 91][529][530][531]
2°) s’ériger "martyr"© et "défenseur"©[520, APR note 16>532] des martyrs de sa toute autre cause : la sémantique religieuse est bien là (un rien compensatoire [533] vis-à-vis des quelques "libertés" prises au sujet de"la cause de Son nom"), les gentils lapins [289] étant là aussi pour applaudir la cause [534] (les effets [535][430, notes 77 à 84][536]ne les concernant pas davantage que tout indifférent à ce qui est fait, en bien -parce que sans prodiges ou signes éclatants ?- ou en mal…)
3°) s’acoquiner à se faire "méditant iconoclaste"©[537][8, note 50] (encore un soupçon de sémantique typiquement religieuse)… mais surtout pas, bien entendu, à l’encontre de "la cause de Son nom" !
Car, braiment il serait trop désagréable de ne pas être tenu pour un homme… "juste et religieux"©.
Fin au 11 janvier 2012
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