mercredi, 16 mai 2012

Love Parade ?…

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

(1)[Lundi 14 mai 2012][+ vendredi 11 mai (Jn 15,12-17) + dimanche 13 mai]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17.
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(Fête de
St Matthias, Apôtre) {*}{*}
(
Mc)(Mc)(Mc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)(Mc)(Mc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mc)
(
Mc)(Jn)(Mc)(Mc)(Lc)
(
Mt)(Mt)(Lc)(Mc)(Mc)(Jn)(Mc(1))(Jn(2,3))
À
l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour
. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.  Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites [>414](Jc)(Jc)(Jc4,6) ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. »
(2)[Samedi 12 mai 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,18-21.
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« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé. »

[Dimanche 13 mai 2012]
Première lettre de saint Jean 4,7-10.
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Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour. Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

[Lundi 14 mai 2012]
Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26.
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En ces jours-là, les frères étaient réunis au nombre d'environ cent vingt. Pierre se leva au milieu de l'assemblée et dit : « Frères, il fallait que l'Écriture s'accomplisse : par la bouche de David, l'Esprit Saint avait d'avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus, ce Judas qui pourtant était l'un de nous et avait reçu sa part de notre ministère. Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n'y habite, et encore : Que sa charge passe à un autre. Voici donc ce qu'il faut faire : il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis son baptême par Jean jusqu'au jour où il nous a été enlevé. Il faut donc que l'un d'entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection. » On en présenta deux : Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. Puis l'assemblée fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel des deux tu as choisi pour prendre place dans le ministère des Apôtres, que Judas a déserté en partant vers son destin. » On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut dès lors associé aux onze Apôtres.

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dimanche, 06 mai 2012

Histoire sans paroles (mais pas sans voix)

Fin au lundi 14 mai 2012

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Les sarments secs : "à la ramasse" ?

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(1)[Dimanche 6 mai 2012 (+ mercredi 9 mai)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.
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À
l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés
[*][*|*|*|*|*](*) grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez [!], et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit [*|*|*][*] : ainsi (Jn 13,35), vous serez pour moi des disciples. »

         …Un aspect inédit de l’extraordinaire/spectaculaire [1, note 19/2>note 24] ? Trop inédit, sans doute, pour ne pas en forcer le trait ! "Personne n’est propriétaire de l’avenir"[1, APR note 22] : pas même d’un futur "raisonnable", puisque s’étant récemment projeté non pas sur "les cinq prochaines années"[2, note 45], mais plus modestement du jour au lendemain. S’apprêter à passer d’un "père" au même [1, AV note 1]  ? Préférer vivre dans le monde qu’on s’imagine [3, note 402], n’est-ce pas aussi aimer se donner l’impression, l’illusion [4, APR note 44] du "changement" parce que cela rassure… de pouvoir se dire, in extremis, que tant d’agitations, tant d’œuvres énergivores accomplies n’auront pas conduit trop ostensiblement à beaucoup de968191235.jpg bruit pour rien [5] ? Parce que le "choix" en trompe-l’œil, lui, demeure : s’il n’y manque pas un bouton de guêtre, il aura fourni juste ce qu’il fallait de rêve pour contenir encore un peu « les cris poussés pour se plaindre du roi voulu »[1, note 16]. Les cris inverses -pour s’en "glorifier"- se font d’ailleurs plus mesurés qu’en d’autres temps : chez beaucoup, la sauce de l’illusion peine à monter, tant elle offre finalement peu de prise en regard du contexte réel qui est là, pour tous [4, AV note 41].
         « Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit ». Or, "beaucoup de fruit", ce n’est pas nécessairement donner beaucoup de voix à un tel plutôt qu’à tel autre : à l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, Il savait mieux que personne combien l’on peut obtenir unanimité de voix au "premier tour"[6]… et beaucoup contre soi au "deuxième tour"[7,Jn(7),{3}]. Car en dehors de Lui, on ne peut rien faire : en tout cas, rien d’autre que de brûler un jour ce qu’on adorait la veillecomme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Si quelqu’un est comme un tel sarment -desséché-, tout autre sarment qui porte un peu de fruit lui devient insupportable [8][9,Sg], menaçant et "dangereux"©[10, APR note 26][11, notes 25 à 31] : il le fait enlever [12] par des sarments secs [13, notes 94 à 104][14] afin qu’ils le "nettoient"©[13, notes 106 à 114][15][16], pour qu’il en donne moins. Ainsi, à l'heure où les disciples se font gloire de se bien-porter [17] (et de se "protéger"©[7, notes 7 à 11][18][19] de leurs "mal-portants"©, passant… et repassant dans ce monde [20][21]), celui qui croit en Lui peine davantage à accomplir les mêmes œuvres que Lui [1]. Quant aux sarments secs, ils en accomplissent même de plus grandes… dans l’ordre de la trahison [22][23, APR note 34][24,com.13], puisque tout en Demandant [25][26] en invoquant (parfois) Son nom [27, notes 520 à 531], ils font [9, note 39] comme si Judas [7] demeurait en eux [11, notes 22 à 24]

            « Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit ». Trente 2084368158.jpgpièces d'argent [7,Mt(5)], c’est là une misère pour le multimillionnaire… mais c’est "beaucoup de fruit" aux yeux du sans-le-sou. Un tombereau de pommes empoisonnées [28][29], c’est encore "beaucoup de fruit". Un modeste panier contenant deux cerises et trois malheureux grains de raisin, c’est peu de fruit. Ni l’un ni l’autre ne plaident en faveur de la gloire du Père : ce n’est pas cette gloire -toute relative- du nombre qui saurait avantager le premier, le rendant plus aimable que le second. Ce qui fait la gloire du Père n’est d’ailleurs pas tant affaire de quantité –factuellement opposée à la qualité- que ce qui concourt à demeurer sur la vigne. La parabole est champêtre à souhait ; mais nulle part ne suggère-t-elle que la gloire du Père se mesurerait à la comparaison entre un grand cru millésimé –sur lequel se ruent les amateurs éclairés- et l’humble production vinicole, sans prétention gustative, ne dépassant guère les frontières d’une consommation locale. S’il est question de la gloire du vigneron, il n’est pas question de la placer en dehors du contexte où Jésus dit :« Moi, je suis la vraie [30, APR note 16] vigne, et mon Père est le vigneron. » Un vigneron qui aime d’ailleurs à déléguer le nettoyage à d’autres vignerons [31] : selon que ces derniers sont fidèles aux commandements ou non, qui les empêche de demeurer sur la vigne, tout en pouvant fairecomme un sarment qu'on a jeté dehors ? « Moi, je suis la vraie vigne », ce n’est pas tant stigmatiser toute autre vigne comme étant entachée de fausseté (!) que rappeler combien est à éliminer la thèse selon laquelle tout sarment qui est en Lui porterait automatiquement [32, notes 52 à 54] du fruit : « tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève… » Il l’enlève, comme le vigneron fait enlever le figuier [33] : il épuise le sol, se dessèche et dessèche activement les autres. Celui-là aussi peut donner "beaucoup de fruit" : dans la mesure où il se fait "gloire" de crier au "loup"©[34][35][36][37, APR note 39][9] (quand il n’y est pas [38] !) afin de polariser l’attention des sarments jusqu’à ce qu’ils demeurent dans la peur du "loup"©, oh que les fruits de commandements [39][40][41] "protecteurs"©[7, notes 7 à 11][18][19] en sont abondants [42][43] ! La fidélité aux commandements du vigneron, elle, devra malheureusement [4, APR note 30] attendre des "jours meilleurs" : lorsque le "loup"© aura été jeté dehors [44], par exemple.

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(2)[Jeudi 10 mai 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-11.
{*}{*}{*} {*}
À
l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes
[>104] commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. (*)(*)(*|*|*|*) »

            « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »[7,Mc(1)] Seul le verbe aimer est ici conjugué au futur ; moins pour l’exclure du présent… que pour exclure du futur celui qui est conjugué au présent : « il n’y a pas », ce n’est pas « il n’y "aura" pas »  ou « il y "aura" », en fonction de quelque hypothétique évolution de l’humanité. Ce qui est plus hypothétique, en revanche, c’est bien d’aimer le Seigneur son Dieu et son prochain selon les modalités indiquées. Hypothétique… parce qu’il s’agit de commandement  -au sens hébraïque du chemin- : non d’une froide ordonnance –juridique ou commerciale [45] à l’occidentale, balisant une sorte de voie obligatoire tout en sanctionnant simultanément le sens interdit. Si tel était le cas, alors le verbe aimer serait conjugable au présent ; alors, ne pas y demeurer, ne pas garder fidèlement les commandements constituerait en soi une forme de délit. C’est d’ailleurs bien ainsi [46, note 201] que l’entendent les commandeurs de contrefaçons (incluant le commanditaire [47], 1054882409.jpgcomme le spécialiste [46, APR note 194][15, note 6] auquel il se réfère…) : notamment lorsqu’ils s’arqueboutent à garder fidèlement le commandement de la fidélitéà la fidélité (?) [48, APR note 10], si impeccable qu’on la placerait volontiers en vitrine. Voici en effet une fidélité nette et purifiée… de tout amour : parce que l’amour, c’est inflammable [49] : ce peut donc être "dangereux"© ! Par excès, cela vire à l’"érotomanie"©[50, APR note 39][51] ; par défaut, on "observe"©[3, notes 188 à 193] un cruel manque de sérotonine [52, note 88/1][53] à combler, le plus souvent assorti d’un mineur [54,12] (mais cependant redoutable) excès de "psychopathologie"©[55][56][57, note 173] : de quoi merveilleusement [58] nourrir la peur du "loup"© auprès de moult "agneaux"©[37, APR note 30] en perdition, trouvant là plus urgent que de demeurer dans l’amour : à quoi bon y demeurer à l’état potentiel de gigot, n’est-ce pas ? L’important pour l’"agneau"©, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentielà sa survie. Ce sans quoi il va s’étioler ; ou ce sans quoi il ne va pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le sien [4, APR note 30]. "Assumer de façon heureuse" ? Lui dire cela, n’est-ce pas agir de sorte que la joie soit en lui, et qu’il soit comblé de joie ? Las : à observer (même de loin) l’"agneau"© qui garde fidèlement [59, note 17/3][60, note 29][32, note 2/3][61, note 35][62, note 24][63, note 29][64, note 27][65, note 36/2][66, note 52][67, APR note 104] de tels commandements, il apparaît que sa joie est nette et purifiée… de toute joie : le fruit desséché de la fidélité à la fidélité, sans doute… Quoi qu’il en soit, on aura beau demander tout ce qu’on voudra : nous obtenons manifestement une bien piètre copie de l’original.
            « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. [68] » Du "Chemin" et du commandement –toujours au sens hébraïque-, c’est tout un ; personne n’est formellement interdit de s’essayer à emprunter quelque raccourci… au risque de se heurter à une malencontreuse impasse [69][70]. Inversement, personne n’a à obliger quiconque à s’enfoncerà sa place [71,3°)] : comble de la mise en demeure instaurée par un sarment sec !- dans le cul-de-sac dont lui se garde bien d’aller s’engager : hier, aujourd’hui ou demain, IL N’Y A PAS de commandement plus grand… obtiendrait-il unanimité de voix aux deux tours. Il est vrai que l’amour de la loi donne aussi "beaucoup de fruit"… partout où, précisément, on lui demande de suppléer aux carences de la loi de l’amour [72, note 3].

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            Être fidèles à ses commandements, c’est demeurer dans Son amour : non dans notre propre niche [73] de chien de garde de la fidélité [74]. En l’espace d’à peine quelque lignes de l’Évangile de ce jour, il suffit de compter : l’amour (ou dérivé) revenant à cinq reprises -la fidélité deux fois seulement-, lequel est-il le plus important [75], le plus grand ? Certes, l’un est conditionné à l’autre (…si vous êtes fidèles…) ; mais l’autre n’a aucune autonomie en soi : va-t-on parcourir beaucoup de distance à bord d’un tender [76] que l’on aura surqualifié en "locomotive"[77] afin de complaire [78, APR note 54] à une majorité [54,12] de voyageurs ? Ceux-ci en inspireront-ils mieux l’amour ? Seront-ils comblés de joie… à l’arrêt ? Après tout, leur train ne demeure-t-il pas fidèlement dans ses rails ?

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         "À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples" : dire à ses disciples à cette heure-là [7,Jn(4),Mt(5)] n’est pas anodin. Lui, le Chemin, Il est alors en chemin de donner sa vie pour ses amis [>Jn(3)]. Lui qui s’est voulu Serviteur [7,Jn(6)], Il n’ignore pas ce que veut faire -laisser faire [7,Jn(7)], plus exactement- son Père. Ce n’est pas Lui qui l’a choisi, mais c’est Lui qui a choisi de se laisser "nettoyer" comme aucun disciple ne peut l’être (même en demeurant en Lui, même en étant fidèle à Ses commandements). Il est doublement le Chemin… la Vie n’étant pas elle-même sans double sens : celui de la "via", la voie. Or, si elle est ferrée, la voie répond davantage aux contingences de ce monde qu’à son Père. Ainsi, à l'heure où Jésus passe de ce monde à son Père, à l’heure où Il a choisis et établis Ses disciples afin qu’ils partent, qu’ils donnent du fruit, et que leur fruit demeure [>Jn(3)]… ce n’est pas nécessairement un billet de train qu’Il leur offre. « Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples [>Jn(1)]. » "Ainsi", c’est bien en donnant beaucoup de fruit qui fasse la gloire du Père : non celle surenchérissant de "valeurs", celles-ci fussent-elles des plus vertueuses. Les uns pourrontfoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société donner beaucoup de fruit en demeurant sagement sur les rails… d’autres non ; « tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève [>Jn(1)] » : l’enlever, c’est concevoir que celui-là en donnera davantage… hors rails. « Ainsi, vous serez pour moi des disciples » ; ainsi, c’est aussi ne pas laisser l’inimitié prendre le pas sur l’amitié. Car les serviteurs ignorant ce que veut faire leur maître [>Jn(3)], bien malin celui d’entre eux qui saurait à l’avance lequel est choisi et établi pour voyager à bord du train… et lequel sera comblé de joie [>Jn(2)] à partir selon un mode différent. « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera »… si vous êtes d’abord accordés entre vous, en dépit de vos différences [39, APR note 10][54, note 4]. D’où cet opportun rappel de l’unique commandement « en dehors duquel nous ne pouvons rien faire [>Jn(1)] »… sinon préjuger [9, APR note 50] qu’un tel "est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche", ou que tel autre "a gardé fidèlement les commandements".

(3)[Vendredi 11 mai 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,12-17.
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(
Mc)(Mc)(Mc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)(Mc)(Mc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mc)(Mc)(Jn)(Mc)(Mc)(Lc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mc)(Mc)(Jn)(Mc(1))
À
l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites
[>414](Jc)(Jc)(Jc4,6) ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. »

            « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. » Ce qui n’est pas un vain mot (comme le serait un déni [81, APR note 12] de fait), puisque ne répondant pas à une logique de ce monde. (Tous les fournisseurs ne deviennent pas des amis parce qu’ils font ce qu’on leur commande… mais il arrive à des amis de se faire fournisseurs [82, APR note 37][83, note 23/2][84, notes 94,95] : il vaut mieux alors ne pas être de leurs ennemis !…) Dans une logique de ce monde, en effet, il serait aisé d’en déduire la formule inverse : "ne serait pas de Ses amis celui qui ne fait pas ce qu’Il commande". Ce serait oublier d’une part que le maître n’ignore pas non plus ce que veut faire le serviteur. D’autre part, celui à qui il est dit de "faire sa besogne" (sa besogne à lui seul, foulant aux pieds le commandement du Maître) est néanmoins appelé « mon ami »[85, note 20] jusqu’au bout [7,Jn(6)] ! Mais –au regard de sa trahison [0, notes 22 à 24] comme, bien sûr, de ce qui fait la gloire du Père- il n’est plus pour Lui un vrai disciple [>Jn(1)] : « vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande », ce n’est pas : « vous êtes mes disciples si vous faites ce que je vous commande ». Ce qui est heureux… car, à cette aune comme à celle d’une joie comblante [>Jn(2)]! -sachant par ailleurs que c’est l’amour qu’ils auront les uns pour les autres qui montrera à tous les hommes qu’ils sont Ses disciples [86]- les dits hommes pourraient être tentés d’ignorer avec superbe ceux qui se font connaître à eux comme serviteurs, tout en faisant comme s’ils ignoraient -non moins superbement- ce que veut faire [87, Mt(1)][7,Mt(2)] le Maître.
            Ce ne sont pas les serviteurs qui choisissent le Maître (sauf à aimer se faire battre, à en croire quelques auteurs, anciens [2, note 23] ou plus modernes [88][2, notes 39 à 43]), mais ce sont eux qui choisissent [2, notes 2,3] une fidélité aux commandementsà géométrie variable. Plus que jamais, "c'est Lui qui les a choisis et établis afin qu’ils partent, qu’ils donnent du fruit, et que leur fruit demeure". Mais ce n'est pas Lui qui choisira de les établir au cachot (!) s’ils ne partent pas (ou partent dans une mauvaise direction [23][89]), ne donnent pas de fruit (ou en donnent d’amers [90][91][92][93][94][95]), et que leur fruit se dessèche.

            « Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. » Voilà qui vient recouper le second commandement : Tu aimeras ton prochain comme toi-même [7,Mc(1)]. Le hic est qu’aimer son prochain comme soi-même est un objectif à double tranchant, non garanti d’être l’équivalence de s’aimer les uns les autres comme Il nous a aimés. Ou plutôt… c’est un risque à courir. Ce risque, c’est de s’aimer les uns les autres comme… on s’aime soi-même : parce que cela nous est plus immédiatement accessible que de s’aimer les uns les autres comme Il nous a aimés ; ou parce que soi-même n’est pas nécessairement notre meilleur ami. Charité [97,1Co][98,Col] bien ordonnée commence par soi-même : la pratique de ce qu’on pourrait qualifier d’auto-fuite aime, elle, à se déguiser derrière une insatiable surenchère à l’amitié (ou l’amour) avec le prochain, à se donner l’impression, l’illusion [4, APR note 44] de "s’aimer les uns les autres"  afin de ne pas demeurer… en soi-même. Cette pratique peut volontiers être communément partagée : elle ne fait jamais qu’entretenir l’illusion en foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétérepoussant ses limites depuis soi-même vers les autres. Mais dans ce cas, "les autres" ne sont plus tant d’autres… que d’autres "soi-même" : une sorte de soi-même multiplié [99] par deux, dix, cent, mille. Rien de plus rassurant [54, note 3][3, note 402] qu’un autre "soi-même" ! Revers de la médaille : rien de plus inquiétant [54, note 2] que "les gens"[100, APR note 4]c’est-à-dire, d’autres qui, eux, ne se veulent pas nécessairement se plier [99] comme les uns. De fait, si tout le monde n’était constitué que de "soi-même" indéfiniment dupliqués [99], le commandement de s’aimer les uns les autres serait parfaitement inutile [3, APR note 83] ! Nul besoin de se faire commander, en effet, pour rencontrer de la complicité [99][101] les uns avec les autres… si les uns sont comme les autres. Cependant, une telle complicité n’est encore qu’un ersatz d’amour : en soi, elle peut indifféremment en favoriser l’émergence… ou signer a contrario la marque de la conspiration négative [2, notes 29,30(+Ac)][102, note 32], si elle s’inscrit explicitement [99] dans un contexte d’"union sacrée" contre [103,(3)][104, note 59][105, note 6][106, note 26] quelque "loup"© de service, ennemi désigné… pour ne pas avoir fait ce que commande de s’aimer les uns les autres… "agneaux"©. Le "loup"© se fait ici l’emblème exacerbé de l’autre hors de "soi-même". Tenir des propos qui jettent chez les "agneaux"© le trouble et le désarroi, par exemple, c’est leur apprendre qu’il n’est pas des leurs : donc, le commandement ne s’applique pas à lui.
            Ce n'est pas le "loup"© qui s'est choisi tel, ce sont les "agneaux"© qui l’ont choisi et établi afin qu’il parte. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, certes ; mais a-t-on jamais vu que le "loup"© fusse l’ami de l’"agneau"© ? D’ que les pauvres bêtes aient décidé à l'unanimité de choisir des hommes qu’elles enverraient chez le "loup"©[13, notes 94 à 114], mandatés de leur part pour agir afin quil n’y soit plus [12]. Ainsi, chacun pourra "fidèlement garder les commandements", sans crainte de se faire dévorer par le "loup"© qui n’y demeure plus. Tous se réjouissent alors de l’encouragement qu’apporte cet éloignement (quoique insuffisant [35,<>note 36][9, APR note 184])à aimer plus sereinement son prochain comme soi-même.

[Vendredi 11 mai 2012]
Livre des Actes des Apôtres 15,22-31.
{*}{*}{*} 
Les Apôtres et les Anciens, décidèrent, avec toute l'Église, de choisir parmi eux des hommes qu'ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C'étaient des hommes qui avaient de l'autorité parmi les frères : Jude (appelé aussi Barsabbas) et Sila. Voici la lettre qu'ils leur confièrent :
« Les Apôtres et les Anciens saluent fraternellement les païens convertis, leurs frères, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie. Nous avons appris que quelques-uns des nôtres, sans aucun mandat de notre part, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi. Nous avons décidé à l'unanimité de choisir des hommes que nous enverrions chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul qui ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et
Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage ! »
Alors on invita les messagers à se mettre en route, et ils se rendirent à Antioche. Ayant réuni l'assemblée des fidèles, ils communiquèrent la lettre.
À sa lecture, tous se réjouirent de l'encouragement qu'elle apportait.

            De même, à la lecture de cette lettre, tout gardien [107] fidèle du commandement de la fidélitéà la fidélité [0, AV note 48] se réjouira-t-il de l'encouragement à choisir parmi ces lignes de quoi le confirmer [46, APR note 191]lui aussi- dans sa "netteté et sa pureté"©[>Jn(1)?][108]. Ce qui requiert chez celui-là une autre fidélité, sous-jacente : celle de la pratique assidue du saute-mouton [109, APR note 49][110, notes 50,51][111, notes 36,37][112, notes 28 à 30]. L’avantage de cet exercice, c’est que l’assemblée des fidèles [113] n’y trouve rien à redire puisqu’il est effectué par quelque "agneau"© ayant de l’autorité parmi les frères. Premier message en leur faveur : ne pas faire peser sur eux d’autres obligations que celles qui s’imposent, selon le lieu et l’époque. Ainsi, "s’abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée", telles sont les obligations régnant alors à Antioche, en Syrie et en Cilicie. Il est aujourd’hui licite d’éviter tout cela, sans même que cela ne relève du saute-mouton : le monde n’est pas figé dans des usages qui, s’ils se justifiaient, ne convaincraient personne de nos jours. En revanche, l"agneau"© va sauter à pieds joints -et avec délectation- sur la deuxième catégorie citée par l’Apôtre : "s’abstenir des unions illégitimes". Sta3528353361.jpgkhanoviste de la fidélité à toute épreuve, notre "agneau"© ne fait pas dans la finesse sémantique : il ne faut pas lui demander de creuser plus avant le sens hébraïque [0, AV note 45] d’une expression. C’est à la lettre [72, AV note 3]… qu’il lit la lettre. Pour ce qui est de l’esprit de cette lettre, le sujet revient gaillardement au saute-mouton : option survol rapide. Il est bien question de "l’Esprit Saint et nous-mêmes", mais tout va bien aux yeux du fidélissime "agneau"© : ce qui est décidé l’est explicitement afin de corriger les conséquences de ce "quelques-uns, sans aucun mandat de la part des Apôtres et des Anciens, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez eux le trouble et le désarroi." Ô merveille, l’Esprit Saint étant donc là pour mettre de l’ordre, on va voir ce qu’on va voir : les non-mandatés n’agiront bien qu’en rentrant dans le rang. Cerise sur le gâteau [114] : "jeter le trouble et le désarroi", c’est "s’opposer" ostensiblement à "l’Esprit Saint". Esprit d’amour par excellence, décider avec Lui, c’est décourager ce qui s’oppose à Lui : c’est 112884814.jpgdonc "se confirmer" dans l’amour… et infirmer qui s’y oppose. C’est surtout commencer par inverser la proposition de Paul : substituer "nous-mêmes et l’Esprit Saint" à "l’Esprit Saint et nous-mêmes". Grâce à quoi, avec l’appui de cet "Esprit Saint" taillé sur mesure [115, APR note 10]cool, avaliseur, qui fait toujours "bien-agir"[116,He]-, il devient possible de tenir des propos qui, malheureusement [4, APR note 30][2, APR note 8], obligent à jeter le trouble et le désarroi : ceux-ci ne vont-ils pas se justifier a posteriori [117] de la lutte méritoire contre [118][118bis] les "mal-agissants" d’"en face" ? Notons qu’à appeler à "l’Esprit Saint" en pareille configuration ne présente que des avantages à l"agneau"© vertueux : car Il lui permet d’étendre le soi-disant "mal-agir" (contre lequel il s’oppose), au-delà des actes posés.

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            Ainsi, de simples propos -eux-mêmes opposés à "l’Esprit saint" auto-projeté [119, note 16]- vont-ils pouvoir être conceptuellement redéfinis [120, APR note 129] comme relevant d’un comportement étrange [121][122]… voire "délictueux"©[46, APR note 191] ! Ça veut bien dire qu’on peut arrêter et condamner les gens alors même qu’ils n’ont encore rien fait [12][123][124][124bis], qu’on considère, de fait, qu’ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir [125, note 16]. Ceci non seulement grâce aux moyens "médicaux"© que nous savons… mais également par l’opération du "Saint Esprit" inspirant (?) l"agneau"© en trouble et désarroi. Pourtant, même au regard de l’Apôtre des païens [126, APR note 8], on ne voit pas comment un Esprit d’amour pourrait s’opposer… à Lui-même, se révélant simultanément -au gré des circonstances- un Esprit de peur : car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de raison [127,2Tm]en somme, de tous ces ingrédients qui disparaissent [128] furieusement sitôt que "nous-mêmes et l’Esprit Saint" "nous sentons tellement mieux"[129, APR note 34] que l’inverse.
            Pourtant, « l’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations… » "Décision", "pesanteur" et "obligation" sont moins des notions appartenant à l’Esprit Saint qu’à"nous-mêmes" : c’est-à-dire à des contingences temporelles, liées à la chair. Les Apôtres et les Anciens, les païens convertis et les frères ne sont pas de purs esprits : s’ils l’étaient, en amont personne ne tiendrait de propos jetant le trouble et le désarroi ; en aval, personne n’aurait à décider de faire peser la moindre obligation sur quiconque afin d’en atténuer les effets, etc. L’Esprit Saint… inspire, par définition ; mais Il n’impose pas, n’oblige pas selon les modes contraignants de la chair. C’est l’inspiré qui impose, oblige ou décidetout en veillant à en alléger les conséquences : parce qu’à la mesure de son attention à l’Esprit, il privilégie l’esprit à la chair. Et parce qu’il ne se privilégie pas au détriment de ses obligés, il évite de se décharger pour surcharger : "déshabiller [130] Paul afin d’habiller Jacques"[131, note 31][132, note 1][133, note 38] n’appartient pas à son registre. Autant "nous-mêmes et l’Esprit Saint" réduit l’Esprit Saint à nous-mêmes -captant, détournant [35] et contraignant l’esprit au seul profit de la chair-, autant "l’Esprit Saint et nous-mêmes" cultive un espace maximal et infini de liberté : aussi les décisions prises sous Son influence discrète ne le sont-elles pas nécessairement sous Sa dictée… au sens dictatorial du terme : qui se réjouirait d’une feuille de route apportant encouragement à privilégier les uns au détriment des autres ? Les privilégiés eux-mêmes ? À courte vue, sans doute… mais les fruits [134] parleraient contre eux : les Églises s'affadiraient dans la foi et le nombre de leurs fidèles s’amenuiserait chaque jour.

[Samedi 12 mai 2012]
Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.
{*}{*} 
Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, et son père était païen.
À Lystres et à Iconium, il était estimé des frères. Paul désirait l'emmener, et il le prit avec lui. Il le soumit à la circoncision, pour tenir compte des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était païen. Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu'elles entrent en vigueur. Les Églises s'affermissaient dans la foi et le nombre de leurs fidèles augmentait chaque jour. Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés d'annoncer la Parole dans la province d'Asie. Arrivés en Mysie, ils essayèrent d'atteindre la Bithynie, mais l'Esprit de Jésus s'y opposa. Ils traversèrent alors la Mysie et rejoignirent la côte à Troas.
Or, Paul eut une vision pendant la nuit : un Macédonien était là debout, et l'appelait : « Traverse la mer pour venir en Macédoine à notre secours. » Après cette vision de Paul, nous avons cherché à partir immédiatement pour la Macédoine, car nous étions certains que Dieu venait de nous appeler à y porter la Bonne Nouvelle.

            Or, n’observe-t-on pas ici comme une apparente contradiction à un Esprit Saint non contraignant, ne se soumettant personne par la force ? "Le Saint-Esprit les avait empêchés", "l'Esprit de Jésus s'y opposa" : ne sont-ce pas là des verbes mettant à mal la liberté des enfants de Dieu ? Cependant, au-delà de la première lecture, superficielle, qui soumet qui ? Qui se soumet à qui ? Paul soumet Timothée à la circoncision : ce qui n’est pas une fin en soi chez lui (il ne fait pas mystère de son adhésion pour le moins relative [135,Ga] à ce rituel !), mais constitue ponctuellement un passage obligé. Il tient compte des Juifs de la région : s’il désire emmener Timothée avec lui, il ne désire pas jeter le trouble et le désarroi chez eux. C’eût été manifestement le jeter que de passer outre : le père de Timothée étant païen, le fils n’eût pas été crédible à porter la Bonne Nouvelle… ou plutôt les Juifs ne l’eussent pas écouté, estimant qu’il n’était pas des leurs. On peut déplorer cette soumission purement horizontale à une pratique relevant davantage de préceptes humains [136,Mc2d1/2] que d’esprit ecclésial, mais Paul Juif de Tarse [137,Ac][138,Ac]- est le premier à savoir qu’on ne peut l’éviter sans remous. Transmettre les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu'elles entrent en vigueur, est une chose : empêcher et s’opposer à ce qu’elles soient mal reçues (fût-ce pour des raisons subalternes comme une non-circoncision) en est une autre.
            Maintenant, voici que le Saint-Esprit les avait empêchés d'annoncer la Parole dans la province d'Asie. Ce qui sous-tend que Paul et ses compagnons ont désiré un temps aller dans cette province. Le Saint-Esprit, combien de légions dissuasives de soldats armés jusqu’aux dents ? Aucun, bien entendu : l’empêchement n’est pas de l’ordre de la chair. Y  porter la Bonne Nouvelle n’est pas non plus de cet ordre (le plus étonnant est d’ailleurs qu’ils en aient été empêchés, porter la Bonne Nouvelle n’étant pas en soi un acte mauvais ou délictueux (!), dès lors que chacun demeure libre d’y adhérer ou non). Il s’agit assurément d’une question de "stratégie" divine, à l’occasion de ces première missions extra-israéliennes : une stratégie de fondements ecclésiaux sur le long terme qui échappe à leur entendement immédiat. Il s’agit également d’en tirer une leçon durable, valide pour les générations suivantes, la nôtre incluse : là où règne le schéma « l’Esprit Saint et nous-mêmes » (nous-mêmes étant soumis à l’Esprit), la foi s’affermit et le nombre de fidèles augmente. Là où règne le schéma inverse (l’Esprit "alibi placé à la remorque"[2, note 37] de nous-mêmes)… les résultats le sont également sur le terrain. De fait, si porter la Parole relève des meilleures intentions, elle n’est pas beaucoup plus qu’une idéologie quand la mission se revendique "autonome" par rapport à l’Esprit Saint. "Stratégie" divine de la part de Celui-ci : non sans y inclure la mise à l’épreuve [139] continue des frères. Il "empêche" parfois, "s’oppose" ? En réalité, Il n’empêche en rien… de s’opposer à Ses empêchements ! Si Paul et ses compagnons avaient voulu passer outre : faire du zèle en annonçant la Parole dans la province d'Asie, aller atteindre la Bithynie, le feu du ciel [140] ne leur serait pas tombé sur la tête ! Les païens les eussent peut-être accueilli avec bienveillance, voire écouté sans leur jeter de pierres. Mais leurs visiteurs ayant alors été dans la configuration "nous-mêmes et l’Esprit Saint", ces derniers eussent pu s’estimer heureux que quelques-uns s’en convertissent. L’Esprit n’empêche en rien… pas même qu’en Son nom, on L’empêche [141][142,Mt(1)][143,Lc(1)] en tout. Ce qui devient ici de l’ordre de la chair.

            "S’abstenir des unions illégitimes"[>Ac(1)] : n’est-ce pas précisément de l’ordre de la chair chez le stakhanoviste de la fidélité à toute épreuve [0, APR note 113] ? Or, les unions illégitimes embrassent sémantiquement un champ infiniment plus vaste que celui de préceptes humains s’approchant de cet esprit prévalant là où des questions subalternes externes (comme celle de la circoncision, par exemple) prennent le pas sur des considérations plus intérieures… et plus verticales : à l’écoute de l’Esprit Saint. "Nous-mêmes et l’Esprit Saint", voilà déjà une emblématique union illégitime : elle n’est légitime que dans l’autre sens. Empêcher d’aimer, -voire s’empêcher d’aimer- (ou d’être aimé) au nom même d’un "Esprit d’amour" (ressemblant trait pour trait à un esprit de peur unissant faiblesse, démission et déraison [127,2Tm][144]), voici également un pur chef-d’œuvre d’union illégitime ! (Celle-ci s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la première). Dans tous les cas de figure, s’abstenir des unions illégitimes, c’est d’abord s’abstenir [89?] d’unir deux (ou plusieurs) éléments qui, ensemble, contribuent davantage à empêcher, à s’opposerau premier des commandements [7,Mc(1)]- que s’ils étaient pris isolément. C’est ensuite s’abstenir d’unir deux (ou plusieurs [27, notes 520 à 531]) éléments qui s’annihilent [145,1Co] les uns les autres ; ce qui en demeure étant le plus éloigné de l’intention initiale [132, note 21][54, APR note 13][146, APR note 414] : pas de chance… C’est enfin s’abstenir de confondre ce qui est légitime avec ce qui est légal : il va sans dire qu’à cet égard –et selon une sémantique contemporaine très occidentale : à des années-lumière de toute consonance hébraïque [0, AV note 45] !-, s’impose un sérieux travail de défrichage d’esprits recouverts d’une singulière chape de plomb. En attendant, cela ne va pas sans accomplir quelques remarquables prodiges de derrière les fagots (de sarments secs [>Jn(1)]…) : comme, par exemple, rendre illégitime ce qui était légal [147][147bis] dans de puissants accès d’illégalité [148][123, note 51][124, notes 39,40] ; ou délégitimer violemment [81, note 12] ce qui est légal pour cause d’"union illégitime"© (!!!) "loup"©/"agneau"©[34, notes 159 à 169]. À cet effet, moult unions [103,(3)][0, notes 104 à 106][131, notes 40 à 42][149, notes 85 à 95] apparaissent à l’usage  pour ce qu’elles sont : d’indépassables modèles d’unions illégitimes !

            "Nous-mêmes et l’Esprit Saint", cela donne aussi "beaucoup de fruit" : virant d’abord à "nous-mêmes sans l’Esprit Saint", puis à des commandements compensatoires [150, APR note 3] "de plus en plus grands"… en quantité [151, notes 40 à 44] ; soit (se) faire peser de plus en plus d’obligations, qui s'imposent et dessèchent : jusqu’à obliger à ce à quoi on devait s’abstenir en d’autres temps, voire à ce dont on désirerait aujourd’hui s’abstenir. Au menu ? Manger -ne serait-ce que symboliquement- "des aliments offerts aux idoles [152], du sang [153, APR note 14(Ez)], ou de la viande non saignée"[154][16] ! Et bien sûr, encourager lourdement toutes sortes d’unions illégitimes. À l'heure où l’on passe des films pareils aux païens, ils comprennent bien que chez les croyants (mais en quoi [155][156]ou en qui [157] ?), il y a "plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" : celui de leur voler la leur. En ces conditions, ils gagnent à ne pas se convertir… comme à partir avant la fin du film [146, APR note 22][158, notes 4,5][159?]. N’ont-ils pas assez de malheurs [160] dans un réel qui est là, pour tous [4, AV note 41] sans que la "religion"[153, APR note 171] (?) ne vienne leur en rajouter ?

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Fin au 14 mai 2012

samedi, 05 mai 2012

Veillée d’ânes.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,7-14. {*}{*}{*}{*}{*}{*}{*(2)}
À
l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai. »

            À l'heure où la nation s’apprête à passer d’un "père"… au même, en invoquant le nom d’un calendrier d’échéances électorales [1] invitant au "changement" (?), au moins ses disciples accomplissent-ils ainsi l’Écriture… mais pas exactement afin que le Père soit glorifié dans le Fils.« Dès maintenant nous le connaissons, et nous l’avons vu ! » : et pour cause… si c’est le même.

         « Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes… » : ce qui n’exclut pas"de plus grandes"… dans l’ordre de l’absurde. « Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai… » : toujours dans l’ordre évoqué à l’instant, rarement n’aura-t-on autant "évoqué Son nom"[2][3][4][5][6][7]afin que le "père" sortant fusse "glorifié" par défaut : soit par adhésion enthousiaste à son projet [1, APR note 45], soit –à l’évidence, beaucoup plus massivement- par rejet du projet adverse.

         « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »[8,Mc(1)] "De plus grandes œuvres" dans l’ordre de l’absurde, c’est aussià en juger par ce qui nous est montré- "un commandement plus grand que ceux-là" à l’heure du fameux "choix" : « tu voteras selon ta "conscience éclairée" ». D’ores et déjà, en invoquant des noms pourtant étrangers à l’Évangile [1, APR note 37], est suspecte de ne pas être "éclairée" la foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéconscience dictant le refus du "choix" en trompe-l’œil. Encore que les habituelles incantations allant en ce sens prennent eau de toutes parts… tant le trompe-l’œil devient si flagrant que le refus du "choix" s’accompagne aujourd’hui plus ouvertement [9][10][11][12] de celui de se laisser culpabiliser. « "Électeur responsable"[13], montre-nous tes habituelles incantations ; cela ne nous suffit plus. » De même ne suffit-il pas d’invoquer le nom d’un successeur de Pierre (abondamment cité… mais qui parlait alors à l’occasion d’une situation donnée -en 1949 [14>14bis]-, hors champ de l’infaillibilité pontificale)… ou le n°2240 d’un C.E.C. [15] (également hors champ) appuyant sur "l’exigence morale de l’exercice du droit de vote" (étrange "droit" qui, dans cette formulation, présente davantage les traits du "devoir" !…), pour que la dite "exigence morale" vienne tout à coup supplanter –fût-ce à titre ponctuel- un "premier de tous les commandements" qui demeure, lui, hors champ de lieux, de temps… et de systèmes [1, notes 13 à 16]. Depuis quand se laisser entraîner à se prosterner [16] devant d'autres dieux [17,1R][18,1Co] et à les servir [19,Dt, APR note 238] relève-t-il d’"exigence morale" ? « 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits [20, APR note 32], à moi non plus vous ne l'avez pas fait.'[21,Mt(1)] » : depuis quand réfuter la dite "exigence morale" (voire ne pas exercer le dit "droit" : ce qui n’est jamais qu’entériner une cohérence minimale dire/faire [22, note 39]) devient-elle comme l’équivalent de "ne pas l’avoir fait à l’un de ces petits" ? Depuis que se présentent tel ou tel autre projet, au motif que celui-là accomplirait des œuvres néfastes à l’un ou l’autre des commandements ? Assurément… et après ? Qu’est-ce qu’un projet, encore une fois ? Une œuvre à accomplir, non une œuvre accomplie : par conséquent, une œuvre qui a encore toute latitude pour subir moult aléas, personne n’étant -moins que jamais- propriétaire de l’avenir.
         « Si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres », rappelle Jésus à Ses disciples. Si on ne croit pas Sa parole, par quel prodige croirait-on à cause d’œuvres… en devenir, c’est-à-dire en projet ? « Croyez au moins à cause des œuvres… » déjà accomplies : d’une part parce que celles-ci signent la cohérence avec la parole, d’autre part parce qu’elles ne sont pas assujetties à un avenir que nul ne maîtrise. "De plus grandes œuvres" dans l’ordre de l’absurde, c’est notamment agiter d’une main le hochet de l’"exigence morale" auprès de ses disciples, de l’autre  le spectre d’une quasi-apocalypse si remporte le projet le plus éloignéà leurs yeux- des commandements : comme si l’obéissance à ces derniers ne dépendait plus que du "père" qu’ils se donnent dans les affaires temporelles ! « Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai. » En invoquant mon nom, vous demandez un "père" dont les commandementsne parlons pas de l’"exigence morale" !- sont le cadet des soucis ? Vous prenez le parti de croire sa parole, alors que ses œuvres déjà accomplies témoignent d’une rare constance… à la trahir ? Il en accomplira même de plus grandes, puisque… vous me connaissez sans m’avoir vu, mais le connaissez en l’ayant vu, lui et ses œuvres. « …Alors, vous pousserez des cris pour vous plaindre du roi que vous avez voulu, mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »[16,1S(2), APR note 293] Ce ne sera pourtant pas faute d’avoir invoqué Son nom, mais il y a si longtemps que… le Seigneur, Lui, est fidèle en tout ce qu’il fait, qu’Il est proche de ceux qui l’invoquent : mais cependant plutôt de ceux qui l’invoquent en vérité [23, APR note 56 (Ps)][24, APR note 16] ! Chez les autres : ceux qui ne veulent pas la savoir, invoquant Son nom afin qu’Il vienne "bénir" a posteriori leurs étranges attelages [1, note 37], préférant vivre dans le monde qu’ils s’imaginent, aimant le mensonge parce que cela les rassure [19, note 402][1, AV note 10], ils finiront bien par croire au moins à cause des œuvres… quitte à ce qu’on leur fourre le nez dedans.

            En attendant, la nation -se glorifiant d’avoir apporté au monde la méthode du plébiscite d’un "père" porté par une majorité de "fils"- s’apprête à lui montrer -au nom de force "exigence morale"- le "nouvel"/ancien"élu" le plus conspué de la nation ! Sans doute faut-il voir là comme un aspect inédit de l’extraordinaire/spectaculaire [19, APR note 295] …

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foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

mardi, 01 mai 2012

Admiration, consternation… perfection pas bidon.


[*] - [*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58. {*}{*}{*}
St Joseph Artisan
, époux de la Bse Vierge Marie  {Lc}{Lc}{Mc}{Mc}{Lc}{Lc}{Lc}{Mc}{Lc}{Lc}(Attention : Textes de ce jour en fonction du calendrier liturgique dit extraordinaire)
En ce temps-là, étant venu dans son pays, Jésus les instruisait dans leurs synagogues, de sorte qu'ils étaient dans l'admiration et disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? N'est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Judas ? Et ses sœurs, ne sont-elles pas toutes chez nous ? D'où lui vient donc tout cela ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement
[Ac]. Mais Jésus leur dit : « Un prophète n'est sans honneur que dans sa patrie et dans sa maison. » Et il ne fit pas là beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,14-15.17.23-24. [*]
Mes frères : ayez la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ
[*][<63], à laquelle vous avez été appelés de manière à former un seul corps, règne dans vos cœurs ; soyez reconnaissants. En quoi que ce soit que vous fassiez, en parole ou en œuvre [<415>], faites tout au nom du Seigneur Jésus [520>531], en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. Quoi que vous fassiez, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur, et non pas pour des hommes [>54], sachant que vous recevrez du Seigneur pour récompense l'héritage céleste. Servez le Seigneur Jésus-Christ [Jn(3)].

____________________________

QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)


Les "psychiatres"© décident qui est fou... alors qu'ils le sont !
Vendredi 4 mai 2012

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Creuser de la platitude rend plutôt belliqueux.
Mercredi 2 mai 2012

dimanche, 29 avril 2012

Trois ans de lunes.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[188]-[*][*]-[*]-[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18. {*}{*}  [5][4][4][9]
464728112.jpgJésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas (*)(*|*)(*)[>14][>37] : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit [3][7][4][31] ; le loup s'en empare et les disperse (*)[4][Ez](*). Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui [5][12]. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent [5/2?][<-|*|->][*], comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 10, 11-18.
2499003792.jpgPhiltrochu [1][1bis] disait aux Snifs : « Je suis le bon passe-peur [2][3][4,art.4,5] , le brai berger mercenaire. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car il possède [5][6] les brebis : s'il voit venir le "loup"©[7][8] (lui seul est habilité à le voir venir : même sans le voir [9, notes 188 à 193] !) il excite [10, note 67] les brebis à s'enfuir [11, notes 1 à 3][12][13] ; sur leur demande [14][15]loup-mouton.jpg[16,com.13], il s’empare du "loup"© et s’empresse de vouloir le compresser à coups de comprimés antidépresseurs [17][18][19] afin de "justifier"© a posteriori sa prestation [20]. Ce berger n'a beau être qu'un mercenaire, les brebis comptent braiment [21] sur lui pour changer le "loup"© en "agneau"©[22, APR note 39]. Moi, je suis le bon passe-peur ; je connais mes brebis [23, APR note 36][24, note 85], et mes brebis me connaissent, comme le père Noël [25] me connaît, et que je reconnais le père Noël [26][27] ; et je donne mon "avis"©[28, note 54] à mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas encore de ce chenil [29] de cette bergerie. Celles-là aussi, il faut que les premières m’y conduisent : elles écoutent déjà ma voix. Il y a un seul troupeau, mais tant de passe-peurs ! Le père Noël m'aime parce que je donne mon "avis"©[30][31][32][33] sans jamais pouvoir le reprendre ensuite [34][35, APR note 73]. Personne ne peut m’empêcher d'enlever le "loup"© : je lui donne de moi-même de la "dangerosité"©[36, APR note 151] en barres. J'ai tout pouvoir [9, AV note 221] pour lui donner, essayez pour voir de lui reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu du Sinistère [37]. »

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Livre des Actes des Apôtres 4,8-12. {*}{*}{*}{*}{*(4)}
464728112.jpgConvoqué devant le grand conseil d’Israël, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »

Livre des Actes Déstabilisants 4, 8-12.
2499003792.jpgConvoqué derrière le minuscule [38] conseil de Raihël, Pierr’os [39], 1058915085.jpgrempli de Lexomil [40, notes 47,48][41, note 18/2], déclara : « Chefs de meute et en-chiens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait d’un homme valide un chien, et l'on nous demande comment son entourage a été sauvé. Sachez-le donc, vous toutous [42], ainsi que toute la meute de Raihël : c'est grâce au nom de Philtrochu l’affreux lutin, plébiscité par vous, suscité par le Docteur, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, transformé en "agneau"©. Ce Philtrochu, il est la pierre que vous aviez sollicitée, vous les démolisseurs [43][44], et il est devenu la pierre d’attaque [45] de "défense"©. En dehors de lui, il n'y a désormais pas de salut. Et son nom, donné aux gentils lapins [46], est le seul qui puisse nous sauver des "loups"© et de toutes sortes de "monstres"©[4]. »

Première lettre de saint Jean 3,1-2. {*}{*}{*}{*}{*}
464728112.jpgMes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est.

Première lettre de Jeannot Lapin 3,1-2.
2499003792.jpgMes bien-"protégés"©[47, notes 7 à 11], voyez comme il est extraordinairement vague [48, APR note 30][49], l'amour dont le père Noël nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés pantins du Docteur [50] - et nous le sommes [51][52][53][54]. Voilà à quoi le monde peut nous reconnaître : puisqu'il a découvert le Docteur. Bien-"protégés"©, dès maintenant, nous sommes pantins du Docteur, puisque à nous ce qu’est le "loup"© ne paraît pas encore clairement : nous savons qu’il est le "loup"©, et cela nous suffit. Lorsque le Ficelé [55] du Docteur paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est attaché [56, APR note 18(2Tm)].

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Les Loups et les Brebis [57]

Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C'était apparemment le bien des deux partis ;
Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d'autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir qu'en tremblant de leurs biens.
La paix se conclut donc : on donne des otages ;
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs Chiens.
L'échange en étant fait aux formes ordinaires
Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
lls vous prennent le temps que dans la Bergerie
Messieurs les Bergers n'étaient pas,
Etranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu'à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n'en échappa.

Nous pouvons conclure de là
Qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi,
J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ?

podcast

Ce bon monsieur de la Fontaine
Point encore n’était versé
À ces assauts de croquemitaines
Faisant de la paix chose du passé,
Endormant afin de mieux étrangler
Quelque rare ami de la foi
Qui à peine touché par la loi
La voit mise en morceaux de roi
Par des amis se voulant de foi !
Nous pouvons conclure de là

Que dix souris ne valent pas un chat [58]

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« Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C'est d'avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme même perverse. C'est d'avoir une âme habituée. On a vu les jeux incroyables de la grâce et les grâces incroyables de la grâce pénétrer une mauvaise âme et même une âme perverse et peguy.jpgon a vu sauver ce qui paraissait perdu. Mais on n'a jamais vu mouiller ce qui était verni, on n'a pas vu traverser ce qui était imperméable, on n'a pas vu tremper ce qui était habitué. Les “honnêtes gens” ne mouillent pas à la grâce. C'est que précisément les plus honnêtes gens, ou simplement les honnêtes gens, ou enfin ceux qu'on nomme tels, n'ont point de défauts eux-mêmes dans l'armure. Ils ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans faute. Ils ne présentent pas cette ouverture que fait une affreuse blessure, une inoubliable détresse, un regret invincible, un point de suture éternellement mal joint, une mortelle inquiétude, une invincible arrière-anxiété, une amertume secrète, un effondrement perpétuellement masqué, une cicatrice éternellement mal fermée. Ils ne présentent pas cette entrée à la grâce qu'est essentiellement le péché. Parce qu'ils ne sont pas blessés, ils ne sont pas vulnérables. Parce qu'ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien. Parce qu'ils ne manquent de rien, on ne leur apporte pas ce qui est tout. La charité même de Dieu ne panse point celui qui n'a pas de plaies. C'est parce qu'un homme était par terre que le Samaritain le ramassa. C'est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l'essuya d'un mouchoir. Or celui qui n'est pas tombé ne sera jamais ramassé ; et celui qui n'est pas sale ne sera pas essuyé. »[59]

Œuvres en prose, 1909-1914, Charles Péguy, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1959, p. 1397

lundi, 16 avril 2012

Tumultes de choix.

[>Dernière M.A.J. : jeudi 3 mai 2012]

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[Lundi 16 avril 2012]
Psaume 2,1-3.4-6.7bc-9. {
*}
Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain
[Ec][Ec][Ec] murmure des peuples ? Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son messie : « Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves ! »(*>12)
Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision
[*|*|*|*|*|*|*|*] ; puis il leur parle avec fureur, et sa colère les épouvante (!) : « Moi, j'ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne. »
Le Seigneur m'a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière. Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier. »

          « Je te propose aujourd'hui de choisir ou bien la vie et le bonheur [1, note 63], ou bien la mort et le malheur… »[2,Dt, APR note 238][3, APR note 59]. Transposée de Dieu à César [4], sans excessivement forcer le trait, la formule devient à peu près la suivante : « Je te propose aujourd’hui de choisir la vie et le bonheur… dont je représente la modeste incarnation : celui "d’en face" représentant celle de la mort et du malheur. » Naturellement, chez celui "d’en face" le discours est rigoureusement identique : il aura évidemment pris soin de reprendre à son compte la première partie de la formule, laissant à son adversaire du moment l’image peu reluisante de la deuxième partie : c’est à qui parviendra le mieux à tourner l’autre en dérision. L’axiome est connu : « celui qui a le pouvoir, c’est celui qui peut déstabiliser l’autre [5, note 26]. »
          Même chez quelque affilié à César, il est arrivé d’entendre autrefois : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut [6,Jn(7){3}]… » Or, à ce qu’il paraît, on nous propose aujourd’hui de "choisir" entre  quelques "Césars", signifiant par là que le "choisi" final recevrait en définitive son pouvoir d’en bas. Ici encore, quel que soit le "César" pressenti par chacun, le discours de fond est rigoureusement identique : au mieux, d’en bas on croit "choisir""la vie et le bonheur"… mais au pire -et plus souvent (désillusion [7, APR note 44] oblige)- on "choisit" contre "mort et malheur" : axiome non moins connu, du "choix" entre la peste et le choléra. Ceci toujours quel que soit le "César" (qui sous-entend son anti-"César") pressenti par chacun. À ce qu’il paraît, un tel "choix" serait en lui-même une forme de "pouvoir" : l’exercer, ce serait être "responsable", "prendre en mains" son destin, être "acteur", etc. Inversement, celui qui ne l’exercerait pas est mûr pour être voué aux gémonies : "irresponsable", "spectateur", "complice" passif de "la mort et du malheur", les épithètes culpabilisantes risquent de l’assaillir comme grêle au printemps. Il ne veut pas mêler sa voix à celles des jeux cacophoniques du cirque ? S’il en est ainsi, de voix il n’en a plus : il n’a qu’à s’en prendre qu’à lui-même si le "César" du moment -"choisi" par les autres- ne l’agrée point. Il ira même jusqu’à être "responsable" (!) du "César""choisi" par les autres… chez ceux qui auront "choisi" leur anti-"César" du moment. Ce qui démontre bien la "puissance" dérisoire du "pouvoir" exercé par les "responsables", "acteurs", etc. : si fugace que la rosée du matin s’en fait moins volatile à la montée de la chaleur du jour.

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          Or, hier, aujourd’hui ou demain, proposer de choisir, c’est d’abord impliquer la liberté : la sienne, comme celle de l’autre. Il n’est de choix libre qu’entre plusieurs biens : choisir entre un bien et un mal, c’est déjà s’engager sur la pente glissante d’un choix tronqué, réduit. Quant à "choisir" entre un mal… et un "moindre mal" (plus que jamais selon quelque axiome ô combien ressassé…), appelons cela un "choix" si le mot paraît rassurant[2, note 402]… mais –ici comme ailleurs- n’oublions pas les guillemets [8, APR note 9] : ultimes pailles autorisant à respirer à la surface de l’eau du réel, évitant in extremis la noyade… mais hélas pas le fatalisme, exacte antithèse de la liberté. Celle-ci « n’existant que là où l’intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité [9] »[Roger Caillois]. De fait, qui dit "choix" rassurant laisse déjà entendre ce recours à la fatalité, comme vecteur obligé d’un réel agréant… à défaut d’être agréable : ne pas vouloir savoir la vérité, préférer vivre dans le monde qu’on s’imagine, aimer le mensonge parce que cela rassure [2, note 402], n’est-ce pas surtout vouloir nier [10, note 12] le facteur peur à l’heure du choix ? Peur de faire le mauvais choix, pour commencer. Peur que d’autres vous en accusent, ensuite (à bas celui qui aura opté pour "la mort et le malheur"c’est-à-dire interprété comme tels par ceux du "choix" d’en face). Peur que d’autres optent en masse pour "la mort et le malheur", etc. À ce régime, il ne faut pas gratter bien loin pour s’apercevoir du caractère surfait de moult enthousiasmes d’un jour s’agrégeant sur quelque "choix" de "vie et de bonheur", celui-là étant davantage dicté par la peur d’être emporté par les conséquences du "choix" inverse que par l’adhésion d’un seul cœur et d’une seule âme [11,Ac] au séduisant corpus d’un projet de "vie et de bonheur". Du reste, seuls des "spécialistes"©[12, notes 7 à 9] auront conçu le dit projet, et "sauront" officiellement nous le décrypter et nous l’expliciter.

          Le "choix" final viendrait en définitive d’en bas ? À pousser une telle logique jusque dans ses retranchements, il conviendrait alors que n’importe qui puisse être choisi, pourvu que sa force de conviction l’emporte sur celle des autres… et qu’aucun obstacle ne lui soit dressé sur sa route. Il conviendrait parallèlement de tenir compte du choix des non-"amateurs de mensonge parce que cela rassure" : préférant le non-choix à un "choix" si tronqué que son comburant en est invariablement devenu la peur, son carburant la liberté : consumée, qu’en demeure-t-il ? Les temps changent –les systèmes [13, note 6/2][14, notes 72 à 74][15, note 54][16, note 60] avec eux-, mais la pression exercée par un "choix" final venant d’en bas n’est pas exactement le perdreau de l’année : n’est-ce pas le schéma qui se dessinait déjà aux temps fort reculés du gouvernement d’Israël ? « Tant pis ! il nous faut un roi ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. [17, APR note 36(1S)] » Ici, le "choix" relevait déjà de la peur : celle de ne pas être "comme toutes les autres nations". C’est dire que la peur de la différence [18, APR note 3][19, note 4] n’est pas exclusive à l’individu : le cas échéant, elle ne dédaigne pas se foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétérépandre -par capillarité- à l’échelle d’un peuple ou d’une nation. Avec les débordements de violence que cela implique [20, note 59] lorsqu’elle atteint des proportions que plus personne ne parvient à contrôler (et surtout pas au moyen d’artifices chimiques [21, note 94] désuets : ce qui est de prétention plus récente…). Plus près de nous, le "choix" final venant d’en bas était manifestement un sujet qui fâche à l’esprit -rationnel et matérialiste- d’un Hippolyte Taine [22] : « Plusieurs millions de sauvages sont lancés par quelques milliers de parleurs et la politique de café a pour interprète et ministre l’attroupement de la rue. La force brutale se met au service du dogme radical, le dogme radical se met au service de la force brutale, et voilà dans la France détruite les deux seuls pouvoirs sur les débris du reste. On a prêché au peuple qu’il est souverain et le souverain agit en massacreur. Car le Peuple en soi n’existe pas. Le Peuple n’est qu’une abstraction. Et quand il existe dans les faits, quand il se manifeste, c’est toujours sous la forme de foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétépopulace, sans que cette société désagrégée, sans que dans ces provinces pliées à la centralisation mécanique, il puisse se former des centres d’initiative et de résistance, sans que dans cette haute classe, désarmée par son humanité même il se trouve un politique exempt d’illusions et capable d’action, sans que tant de bonnes volontés et de belles intelligences puissent se défendre contre les deux ennemis de toute liberté et de tout ordre, contre la contagion de la chimère démocratique qui trouble les meilleures têtes et contre les irruptions de la brutalité populacière qui corrompt les meilleures lois. [23(T.1)] »(in Les origines de la France contemporaine [24].) Texte rédigé en 1870… à l’issue des tumultes de la Commune de Paris : si son auteur pouvait rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois (ces jours-ci, par exemple…), s’amuserait-il des derniers soubresauts de "la contagion"… ou en serait-il épouvanté ?
          Si le catholicisme ne lui avait pas « semblé une religion par trop baroque propre à exciter les puissances du sentiment, tout juste bonne pour les femmes, les simples et les enfants », sans doute eût-il plus spontanément comparé ce qu’il décrivait lui-même de son tempsavec une "force brutale se singes%20%2877%29.gifmettant au service du dogme radical, un dogme radical se mettant au service de la force brutale" longtemps avant lui : quelque part du côté de la Judée. « Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié, et ils se saisirent de lui. [6,Jn(7){3}] » "La forme de populace se manifestait" déjà à Jérusalem : était-elle alors moins "exempte d’illusions" que celle qui, des générations plus tard, battra le pavé parisien ? Elle l’était si peu que Taine lui-même (pour le moins désespéré de la condition humaine), tenait que le « fond de l’homme, aujourd’hui comme aux temps préhistoriques, c’est le gorille lubrique et féroce » : chaque époque a ses "loups"©[25][26][27] !… (À cet égard, on pourrait légitimement se demander par quel prodige la voix du "loup"© -réputée sans valeur dans la sphère privée- aurait tout à coup plus de poids dans la sphère publique : à l’occasion de quelque "choix" final, par exemple…) 

  Georges Brassens - Le gorille .mp3  
   
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          Quoi qu’il en soit, à toute époque, si le "choix" final venait réellement d’en bas, pour le moins il commencerait par ne pas se laisser assujettir d’emblée à moult pouvoirs parallèles (étrangers, sinon hermétiques à toute notion de "choix") : pouvoir flagrant des "spécialistes"© de tous bords, pouvoir de l’argent, pouvoir adoubant de potentats locaux, régionaux ou au-delàautant de pouvoirs dont les seuls intérêts sont de se maintenir en place, tout en agitant des hochets à ceux d’en bas, afin de leur laisser accroire à un "pouvoir"sitôt acquis qu’ils leur délèguent déjà en sens inverse (!), leur demandant d’en répondre à leur place : étrange définition de la "responsabilité", de la "prise en mains", de "l’action", etc. De voix, il n’y en a plusy compris chez ceux qui auront "choisi" ; mais y en aura-t-il seulement jamais eu ? Ici comme ailleurs, même cette infinitésimale micro-graine de pouvoir semble brûler les doigts : plus que jamais, on la laisse aux "spécialistes"© 
          En somme, si le pouvoir du "choix" final d’en bas répondait aux "responsables" comme ils l’entendent, ce serait comme si… on pouvait rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois.

[Lundi 16 avril 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,1-8.
{*}{*}{*}
Il y avait un pharisien nommé
Nicodème ; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. (*) Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien (*), c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit [16](*)(*)(*), ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair [*][>18] ; ce qui est né de l'Esprit est esprit [!][>53]. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut (*)(*)(*) : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas [*] d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit [>10]. »

[Lundi 16 avril 2012]
Livre des Actes des Apôtres 4,23-31. {
*}{*}{*}
Lorsque les chefs des prêtres et les anciens eurent relâché Pierre et Jean, ceux-ci rejoignirent les frères et rapportèrent
(*)(*)(*) tout ce qu'on leur avait dit. Après ce récit, tous, d'un seul cœur, adressèrent à Dieu cette prière : « Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre et la mer, et tout ce qu'ils contiennent. C'est toi qui, par l'Esprit Saint, as mis dans la bouche de notre père David, ton serviteur, les paroles que voici : Pourquoi ces nations en tumulte, ces peuples aux projets stupides [>8][*][*|*|*|*|*|*|*|*|*|*][*], ces rois de la terre qui se groupent [*][*], ces grands qui conspirent [32?][?] entre eux contre [6] le Seigneur et son Messie ? Et c'est vrai : on a conspiré [32!][*] dans cette ville contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, que tu as consacré comme Messie. Hérode et Ponce Pilate, avec les païens et le peuple d'Israël, ont accompli tout ce que tu avais décidé d'avance dans ta puissance et ta sagesse. Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces : donne à ceux qui te servent d'annoncer ta parole avec une parfaite assurance. Étends donc ta main pour guérir les malades [*|*|*|*], accomplis des signes et des prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur. »Comme leur prière se terminait, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler [!](*)[*], ils furent tous remplis de l'Esprit Saint et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.

          « Est-ce qu’on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? » À question de la chair, réponse -non étonnante- de la chair : non, on ne le peut pas. Et personne ne prétend le pouvoir : rendre à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu, c’est aussi veiller à ne pas se laisser abuser par les prétentions de ce qui est né de la chair à se vouloir "de l’esprit" : porte ouverte, précisément, à un volet fataliste consistant à "entendre le bruit qu’il fait" (ce qu’il ne manque pas de faire… à proportion de sa vacuité), "ne pas savoir d’où il vient ni où il va". Bien entendu, si personne ne prétend le pouvoir, il n’en va pas exactement de même pour ce qui est de prétendre au pouvoir. Or, à paraphraser la question de Nicodème, celle-ci pourrait s’énoncer de la manière suivante : "est-ce qu’on peut rentrer dans le sein de sa mère pour… choisir son père" ? C’est bien sous cet angle- qu’il faut comprendre "ces peuples aux projets stupides" : "stupidité" ne tenant pas tant à leur éventuelle inintelligence –ou même à leur contenu- qu’à cette prévalence qui est leur (sinon leurre) à laisser croire qu’"ils savent d’où ils viennent et où ils vont". "Ils vont" d’ailleurs si vite que le présent leur brûle les doigts ; le premier tour (de manège) est à peine refroidi que d’aucuns se sont déjà projetés en 2017 ! (comme en 2007, on pouvait se projeter en 2012, etc. : l’allergie au présent est aussi un signe remarquable du "projet stupide"). De fait, ce qui est né de la chair n’est que chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit ; le projet se faisant stupide à la mesure où il "stupéfie"[28, APR note 8] l’esprit en l’enfermant dans la chair, le "conspirationnisme"lui aussi !- souffle où il veut : ne soyons pas étonnés de le trouver davantage au sein des conformismes les plus figés (qu’un Taine remettrait plus que jamais "au service de dogmes radicaux") : chez ceux qui, bien qu’instruits par le cumul de signes contraires à moult paroles annoncées, se consacrent des petits "messies" rassurants [2, note 402] (quoique dépourvus de toute puissance et sagesse) avec la parfaite assurance de "conspirer" contre de plus grands "maux"… et accessoirement, contre ceux "d’en face", pour qui les plus grands "maux" seront au contraire de plus grands "biens". Ce qui prolonge la question paraphrasée : "est-ce qu’on peut rentrer dans le sein de sa mère pour… choisir ses frères" ?
          Les frères ? Relâchés par les chefs des prêtres et les anciens, Pierre et Jean les rejoignirent ; c’est d’un seul cœur que tous s’adressèrent à Dieu : non quelques-uns afin de défendre tel projet, les autres en défendant un autre. D’un seul cœur, ils conspirent entre eux… avec "le Seigneur et son Messie" : au sens noble du terme [29, note 6]. Ceci jusqu’au respect de l’étymologie du mot : con-spirateurs, ils mettent leur esprit en commun [30], dans l’esprit d’un bien commun que tout le monde [10, note 12][31, note 59][32, note 26] partage sans arrière-pensées ; un bien commun qui n’exclut -ou n’écarte- personne [11,Ac]… par le nom de quelque menace, réelle ou imaginaire [33] : conspiration n’est pas nécessairement complot. Les fruits [34][35] immédiats ("comme leur prière se terminait") sont d’ailleurs à l’avenant : le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis de l’Esprit Saint et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.

          Et maintenant, soyons attentifs à ceux qui, plus près de nous, revendiquent de Le servir : annoncent-ils la parole avec la même assurance ? Le lieu où ils se réunissent [36] se met-il à trembler (!)… ou bien ferait-il plutôt trembler d’indignation ? En effet, est-ce bien encore l’Esprit Saint qui inspire quelque prière Lui demandant d’"éclairer" ceux qui douteraient de "l’importance" du "choix" entre quelques "Césars", au jour J ? a-t-on lu que Moïse fût descendu de la montagne avec onze commandements au lieu de dix ? Plus près dans le temps –et sur une autre montagne-, a-t-on lu qu’une nouvelle (et étrange) béatitude se fusse glissée, tenant pour plus "heureux" celui qui "choisira" son "César" du "moindre mal"… au nom d’un "bien commun" ô combien paradoxal : sa seule notion n’étant plus guère partagée que par une poignée d’irréductibles ??? a-t-on lu que l’Esprit Saint ait à "bénir" tout ce que les hommes ont décidé d’avance, a-t-on lu qu’Il ait à se mettre à leur remorque [37] alors même qu’ils accomplissent le côté obscur de l’Écriture : conspirant entre eux contre le Seigneur, son Messie… et naturellement, contre tous ceux qui, tant bien que vaille, s’attachent à Le suivre ? Enfin, a-t-on lu que ce même Esprit Saint ait à "maudire" ceux qui, avec une parfaite assurance, font le choix de ne pas cautionner -par leur "choix" (?) actif- le cirque autistique de ce tumulte national, du murmure d’un peuple ayant atteint un rare degré de vanité ? Pourquoi cette nation en tumulte ? Quelle nation, du reste, là où des rois de la terre se sont tant et si bien groupés que rien ne se décide plus sur sa propre terre… ou que ce qui s’y décide encore est systématiquement [0, notes 13 à 16] contredit –et contrefait- par ce qui se décide ailleurs ? En a-t-on mieux "guéri les malades"… ou seulement accompli le moindre "signe" ou "prodige" ? a-t-on lu que le jeûne volontaire de complicité active à la mascarade fusse un péché ? Certes, on se garde bien de prononcer ouvertement le mot, tant il apparaîtrait monstrueux en un contexte aussi laïque ; mais les attitudes parlent pour lui, puisant jusqu’à plus soif dans une sémantique se voulant délibérément culpabilisante : "devoir", "responsabilité", "mort et malheur", désintérêt, "dérision", etc. Autant de mots vides de sens, là où les bouches qui s’en gargariseraient se mettent à trembler dès qu’il s’agit de les incarner auprès du prochain qui est sous les yeux : que vaut par exemple une voix à l’échelle nationale, là où on aura décidé à l’avance de la faire taire à l’échelleinfiniment plus modeste- de sa propre maison [38, notes 94 à 104] ? Par quel signe -ou quel prodige- une voix domestique (micro-politique) "brisée comme un vase de potier" aurait-elle valeur de "sceptre de fer"[>Ps] en s’exprimant macro-politiquement ? Qui ne peut pas le moins ne pourra pas le plus… mais répond néanmoins en macro –s’en amuse et tourne en dérision, pourquoi pas- à quelques maquerelles lui ayant parlé avec fureur : prière de leur renvoyer les mots vides de sens.
          Plus généralement, on ne peut toujours pas"rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois" : c’est-à-dire que l’on peut de moins en moins user de la sémantique culpabilisante pour assimiler le refuznik de "choix" en trompe-l’œil au "pêcheur à la ligne" -goguenard et anarchiste- qu’il pouvait être à l’heure de "choix" précédents. On peut de moins en moins lui faire dire ce qu’il n’a pas dit : comme dirait Monsieur de la Pallice, un quart d’heure avant sa mort il est toujours vivant. Il l’est tant qu’il peut encore parler… et ne s’en prive pas. Ainsi l’argument du "désintérêt" tombe-t-il de plus en plus à plat, tant les réseaux sociaux fourmillent de tribunes offrant un moyen observable d’expression dudit refuznik qui, par ce biais, non seulement répond de son choix de non-"choix", mais vient interpeller sur leur terrain les zélateurs de la sémantique culpabilisante habituelle. Les raisons varient en fonction du parcours de chacun [39][40][41][42][43] : on y adhère ou non, mais qu’on laisse à celui qui les exprime le soin d’être cohérent avec lui-même : c’est-à-dire de se les appliquer sans autre forme de procès. Hormis leurs discours incantatoires convenus, qu’auront à répondre les non-adhérents, par exemple, à cent raisons de ne pas cautionner le "choix" en trompe-l’œil [44] ? En répondre, ce n’est pas nécessairement les cautionner en retour, naturellement ; mais c’est déjà remarquer qu’elles ont été émises, posées, réfléchies… et rendent peu suspect leur auteur d’indifférence (!) à l’égard du sujet concerné : ce qu’il ne serait déjà plus avec seulement un dixième. "Devoir", "responsabilité", "mort et malheur", désintérêt, "dérision", etc. ? Soit ; mais au-delà de quelques incantations auto-rassurantes, trouvera-t-on à lui opposer un dixième de raisons inverses ? Sans nécessairement lui opposer, d’ailleurs, toutes n’ont évidemment pas la même valeur, et peuvent être discutées. Ainsi, par exemple, de la raison suggérée au 75 : "Voter, c’est valider la gabegie électorale. Cet argent aurait mieux servi à soutenir les plus démunis."[44,75.] Le premier point n’est guère à démontrer : scandale permanent en temps dit de "crise". Pour autant, le deuxième point reste prudemment assez hypothétique pour avoir été conjugué au conditionnel : dans l’absolu, en effet, il est peu vraisemblable que les plus démunis eussent aperçu un centime de cet argent. En revanche -et en amont-, attendu que ce même argent ne surgit pas de nulle part, il faut bien supposer qu’il aura été prélevé sur les forces vives de la nation… donc, qu’il contribue indirectement à fabriquer des plus démunis : coût bien élevé, chez ceux-là, pour exprimer leur sens du "devoir" ou de la "responsabilité". Par ailleurs, sur un tout autre registre (et sans présumer le moins du monde d’y assimiler l’auteur de la proposition !), "l’argent qui aurait mieux servi à soutenir les plus démunis"n’est pas sans rappeler l’un des disciples disant : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? [6,Jn(3)] » On sait parfaitement ce que les pauvres de l’époque en auraient vu, de ces pièces d’argent : pas même l’odeur. Répéter comme un leitmotiv les mots de "devoir" et de "responsabilité" rend-il plus vertueux de nos jours ? Gageons que si tel était le cas, la question du  choix de non-"choix" ne se poserait même pas… et personne ne prendrait la peine d’en élaborer une seule raison : c’est dire qu’il vaut au moins la peine d’en examiner cent.

          Pourquoi ces nations en tumulte, ces peuples aux projets stupides… ? "C’est maintenant que se joue l’avenir de telle nation pour les cinq prochaines années", lit-on encore [45] (tout en précisant aussitôt qu’il ne serait guère judicieux de tomber dans le travers trop répandu d’une dramatisation affolante !) Maintenant ? Par définition, "maintenant" s’applique au présent : quels sont donc ces dieux mystérieux qui (descendus de leur non moins mystérieuse olympe !), auraient ainsi donné aux hommes la faculté d’accomplir tout ce qu’ils ont décidé d’avance, que ce soit pour le lendemain… ou les cinq, dix, vingt, cent années à venir ? Si on entend certes "le bruit qu’ils font", qui peut prétendre "savoir d’où ils viennent et où ils vont" ? À l’échelle de la nation –ou simplement à celle de sa personne-, qui peut prétendre être le "propriétaire" d’un "avenir" dont nulle part il soit écrit qu’il ait été « sacré roi sur Sion, sa sainte montagne »[>Ps?  Que sont donc "les cinq prochaines années"… sinon une goutte d’eau dans l’Histoire, mais surtout une projection hypothétique puisque s’appliquant à ce qui n’existe pas encore ? À qui le Seigneur a-t-Il dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière… » ? Aux tenants du "devoir", de la "responsabilité", etc., au détriment des autres ? À ce qu’il semble, ni aux uns ni aux autres. "Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision", puis… Il siffle la fin de la récréation au moment voulu : soit, au moment qu’Il veut, Lui, indépendamment de toute considération humaine.
          "En réalité le refus de choisir cache un choix implicite qui s’apparente soit à la politique du pire, soit à l’instrumentalisation du scrutin à d’autres fins, soit à une démission", lit-on plus bas [45]. "En réalité" ? C’est une "réalité" exprimée par le seul rédacteur de cette phrase, qu’il partage sans doute avec d’autres ; au travers de la "politique du pire", de l’"instrumentalisation" ou de la "démission", on reconnaît les arguments habituels qui se destinent à culpabiliser le refuznik du "choix" en trompe-l’œil : un peu étrange sur un site qui affiche la "liberté politique" pour enseigne, le refus de choisir ne cachant pas un choix explicite d’affirmer sa liberté jusqu’à ne pas vouloir se laisser instrumentaliser par un "choix" en trompe-l’œil qui s’apparente précisément à valider "la politique du pire" ! Le choix le plus libre est encore celui qui inclut le non-choix… non l’inverse. "En élisant (ou en laissant élire par notre abstention) un Président de la République, nous votons (ou nous acceptons que d’autres votent à notre place et pour notre compte) pour un homme de chair et de sang qui détiendra un pouvoir considérable, à qui nous devrons le respect et l’obéissance dus au détenteur légitime de l’autorité politique"[45]. Un "pouvoir considérable" ? Il n’est en aucun cas à "considérer" au-delà de ce que Jésus en disait à Pilate : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut…[6,Jn(7){3}] » Par ailleurs, à l’heure où des rois de la terre se sont tant et si bien groupés que rien ne se décide plus sur la propre terre de la République [0, APR note 37], ce "pouvoir considérable"… mérite pour le moins d’être reconsidéré. D’autre part, est irrecevable l’argument selon lequel "nous acceptons que d’autres votent à notre place et pour notre compte" : ceux qui votent le font stricto sensu à leur place (éventuellement à la place de quelqu’un leur en ayant fourni procuration), mais certes pas à celle de ceux qui en réprouvent explicitement le principe : comment ne pas accepter le dit principe, tout en "acceptant" soi-disant "que d’autres votent à notre place" ? La formule est intrinsèquement contradictoire ! "En élisant" ? Élire, c’est choisir. Or, jamais n’aura-t-on autant lu que ces derniers jours combien il n’y avait de "choix" qu’au premier tour : le deuxième étant celui de l’élimination de celui qu’on ne "choisit" pas. À ce titre, il est fait feu de tout bois : à commencer par celui de la peur [0, note 9]. Quel que soit le camp qui attire le plus d’affinités (ou qui se fait le moins repoussant), gare au cataclysme prédit si c’est le camp "d’en face" qui l’emporte : prévaut la surenchère à la "mort et au malheur" ! Quel que soit le camp "choisi" a priori, on n’a jamais lu autant de témoignages attestant de votes envisagés avec des pieds de plomb, des nez bouchés de dégoût à la seule perspective d’apporter sa voix à celui qu’on se serait bien gardé de "choisir" si, en réalité, le choix existait : ceci naturellement, afin de barrer la route à tout prix à celui "d’en face". D’ores et déjà, d’où que l’on se place, le gagnant est… une gagnante : la F-A-T-A-L-I-T-É [0, note 9]. Dès lors, en réalité le refus de choisir ne cache pas le choix explicite de ne pas cautionner une parfaite antithèse de la liberté. "Nous votons pour un homme de chair et de sang" ? Très précisément ! En conséquence, un homme de chair et de sang n’a rien d’un dieu, ou même d’un demi-dieu : ce qui rend profondément exaspérants les discours moralisateurs de ceux qui, par ailleurs, revendiquent de servir le Seigneur. Si Hippolyte Taine (qui n’était pas une grenouille de bénitier, loin s’en faut) revenait en 2012, il serait effaré d’entendre ce qu’on entend aujourd’hui de la bouche (ou de la plume) des… "meilleures têtes" : c’est dire qu’il n’ôterait pas une virgule à ce qu’il exprimait déjà de son temps. Voici que, "contre les irruptions de la brutalité populacière qui corrompt les meilleures lois", on lui oppose ci-dessus "un homme de chair et de sang […] à qui nous devrions le respect et l’obéissance dus au détenteur légitime de l’autorité politique". Par quoi une "autorité politique" détient-elle sa "légitimité", par quoi est-elle "respectable" ? Par le vote ? Quel vote ? Un vote d’adhésion à un projet… ou le vote de rejet d’un autre projet ? L’un est un choixl’autre non : sur le papier, les deux ont pourtant même valeur. Élire, c’est choisir : il est un secret de polichinelle qu’en réalité, "élire" c’est rejeter. Il n’est pas moins un secret de polichinelle que les votes de réelle adhésion constituent une non moins réelle minorité : le reste relève de manipulations, de chantages à la peur… et de force discours moralisateurs, toujours axés sur les thèmes du "devoir", de la "responsabilité", etc. (En poussant cette logique jusqu’au bout, ceux que l’on dénomme les "indécis" –qui, au dernier moment, vont se décider… sur un coup de tête, pour "les cinq prochaines années"- sont plus "responsables" que les refuzniks !!!) Il faudra aussi nous expliquer sur quoi repose la "légitimité d’une autorité politique" au sein d’un "système électoral permettant de se faire élire président avec 77% de la nation contre soi au premier tour"[46]… ou mieux, permettant de se faire "élire" alors que –première historique- on n’est arrivé qu’à la deuxième place à l’issue du premier tour. Le dit "système" n’est-il pas censé tirer sa propre "légitimité" de l’expression d’une majorité ?
          Pour en revenir aux discours moralisateurs, en appeler à la "conscience et à la prudence au service du bien commun"[45], pourquoi pas ? Mais encore une foisen réalité, n’y a-t-il pas qu’une infime minorité d’"électeurs" qui s’intéresse encore à cet aspect [0, APR note 30] de la question ? Quant aux "éligibles" eux-mêmes… le "service du bien commun" a-t-il encore chez eux une signification autre que le hochet électoral agité le temps de la période ad hoc, accessoire mal dégrossi de la poursuite effrénée d’intérêts partisans radicalement étrangers au bien commun comme à ceux de la nation ? Nonobstant, en dépit de tant de réserves, nous apprenons que "c’est dans cette circonstance précise que nous aurons à poser concrètement un acte qui sera bon ou mauvais, que nous agirons bien ou mal"[45]. Dans le contexte de l’article cité, cette phrase de conclusion délivre un message à peine subliminal (!), à forts relents jésuitiques : serait "bon" l’acte de voter, serait "mauvais" celui de ne pas voter ; voter, c’est "bien agir" ; ne pas voter, c’est "mal agir". " a-t-on lu que le jeûne volontaire de complicité active à la mascarade fusse un péché"[0, AV note 38] ? Réponse : très précisément dans cette phrase de conclusion… entre autres. Ici comme ailleurs, on se garde bien d’y ajouter la moindre "consigne de vote" explicite. Cependant, le discours ayant porté sur une thématique d’élimination… et les "éligibles" en lice n’étant plus que deux, un enfant de trois ans comprendrait sur quel nom effectuer son prétendu "devoir du moindre mal" : la coupe se faisant pleine plus souvent que de mesure -confinant au matraquage-, cela ne va pas sans exaspérer, à juste titre, jusque dans les rangs de ceux à qui s’adressent en priorité ce type de discours [47,com.15][48,com.12]
          Ce qui est se donner beaucoup de peine, rapport à "l’instrumentalisation du scrutin à seule fin" d’en amuser un peuple à demi lobotomisé : bien que non ressortissants de la nation, d’autres n’auraient-ils pas déjà voté à notre place et pour notre compte ? Le fait est que le "service du bien commun" s’étant étrangement transporté vers un projet international sis du côté de la capitale de l’Illinois (USA), annoncé pour les 21/22 mai prochains, y sont attendus quelques leaders occidentaux dûment nommés… dont un [49], censé être fraîchement "élu" quelques semaines avant l’événement programmé ! Outre-Atlantique, connaîtrait-on le résultat d’"élections" plusieurs semaines avant qu’elles n’aient eu lieu ??? Parce qu’eu égard à la notoriété mondiale de l’institution hôtesse, il est peu vraisemblable qu’elle n’en ait pas été informée

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[>Dernière M.A.J. : 3 mai 2012]

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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)

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Gogols et préjugés.
Samedi 21 avril 2012

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NOUVELLE PAGE (interne) 

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Thierry Crouzet

Cent raisons...
Lundi 23 avril
2012

dimanche, 15 avril 2012

Aucun d’entre eux n’était dans la miséricorde, car on avait mis une poubelle à leur disposition.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31. {*}{*}{*}{*(2)}
(deuxième dimanche de Pâques :
dimanche de la Divine Miséricorde)  {*}{*}{*}{*}
464728112.jpgC'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. [>4/2] » Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 20, 19-31.
2499003792.jpgC'était après les "soins"© au "loup"©[1][2], le soir du premier jour de la semaille [3]. Les bisciples [4] avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des "monstres"©[5]. Philtrochu [6][6bis] vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « Lapins [7][8] soient avec vous ! » Après cette parlote [9], il leur montra ses nains [10][11] et son pâté [12]. Les bisciples (qui n’en étaient pourtant pas vides) furent remplis de foies [13] en voyant le Baigneur : il est brai que celui-là œuvrant beaucoup par correspondance [14, notes 2,3][15, notes 102,103][16, APR note 82], ils en avaient perdu l’habitude. Philtrochu leur dit de nouveau : « Lapins soient avec vous ! De même que Paris V [17] m'a dévoyé [18], moi aussi, je vous dévoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit [19] sur eux son souffle psypnotique [20, notes 12][21, note 53][22, notes 14,15][23, APR note 149][24, notes 155 à 157] et il leur dit : « Recevez le permis de chasse à l'Esprit Saint [25, APR note 10][26][27][28][29]. Tout "agneau"© à qui vous remettrez 2020358174.08.LZZZZZZZ.jpgautomatiquement [30, notes 52 à 54] ses péchés (de par ses inévitables "fragilités"©[31][32, APR note 6]), ils lui seront remis ; tout "loup"© à qui vous maintiendrez ses péchés (sinon ce ne serait pas le "loup"©), ils lui seront maintenus. » Or, l'un des Douze, Nanas [33] (dont le nom signifie : Plumeau [34, note 31]) n'était pas avec eux quand Philtrochu était venu. Les autres bisciples lui disaient : « Nous avons vu le Baigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses nains la marque de leur "appareil psychique"©[35, note 6], si je ne mets pas mon doigt à l'endroit de leur "psychose paranoïaque"©[35, note 11], si je ne mets pas le nain dans son pâté, non, je ne croirai pas [36][37, note 10] ! » Huit jours plus tard, les bisciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Nanas était avec eux. Philtrochu vient, alors que les portes étaient vermoulues, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « Lapins soient avec vous ! » Puis il dit à Nanas : « Avance ton doigt ici, et vois ce beau dessin [38] ; avance ta main, et mets-la sur mon long nez [39][40] : cesse d'être "psychotique"©, sois bien-portant. » Nanas lui dit alors : « Mon Baigneur et mon Docteur ! » Philtrochu lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Peureux (et nombreux [41]) ceux qui me croient sans m’avoir vu [42][43][44]. » Il y a encore beaucoup d'autres singes [45] que Philtrochu a contrefaits en présence des bisciples (mais en l’absence du "loup"©[46]) et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre de cuisine [47][48][49]. Mais ceux-là y ont été mis [50,im.7][51][52][53][54][55][56][57][58][59][60][61][62] afin que vous croyiez que Philtrochu est le Nessie [63], le Ficeleur [64] du Docteur, et afin que, par votre psychofoi [65], vous ayez "l’avis"©[66, note 54][67][68][69][70] en son nom. 

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Livre des Actes des Apôtres 4,32-35. {*}{*}{*}
464728112.jpgLa multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun. C'est avec une grande force que les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la puissance de la grâce était sur eux tous. Aucun d'entre eux n'était dans la misère, car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et ils en apportaient le prix pour le mettre à la disposition des Apôtres. On en redistribuait une part à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins.

Livre des Actes Déstabilisants 4, 32-35.
2499003792.jpgLa multitude de ceux qui avaient adhéré au ruban [71, APR note 203311430.jpg25][72] avait une seule peur et un seul âne ; et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun… sauf quand le "loup"© y était [73]. (Avec lui, il n’y avait rien de commun : s’il se disait propriétaire, ni une ni deux il était transformé en "locatfoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéaire"©[74][75, note 83][76, note 25][77]). C'est avec une grande farce [78][79][80] que les À poutres [81] portaient témoignage [82] de l’insurrection du Baigneur Philtrochu, et la glissance [83] de la glace [84][85][86] était sur eux tous. Aucun d'entre eux n'était dans la misère, car autour d’eux tous les "loups"© qui possédaient des champs ou des maisons en étaient expulsés [87, notes 95 à 104], et ils en apportaient le prix pour le mettre à la disposition des À poutres. On en redistribuait une part [88][89] à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins. Sauf aux "loups"©, bien sûr ; d’abord parce qu’ils n’avaient besoin de rien [90,im.6, note 88/3], ensuite parce que tout le monde [91, note 12] n’est pas François d’Assise : il n’y avait en effet que lui pour fraterniser avec un "loup"©[92!…

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société