vendredi, 03 juillet 2009
Traversée en dehors des clous…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,24-29. (*) (*)
(Fête de saint Thomas, Apôtre)
L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Heureux ceux qui croient sans avoir vu… le Seigneur ! Parce que sans avoir vu, rien n’interdit de croireà quantité de paradigmes suscitant croyance chez les uns et incrédulité chez les autres. Heureux… quand les portes s’ouvrent ; moins heureux quand elles se verrouillent [1, note 11] : d’une certaine manière, n’est-ce pas mettre le doigt à l'endroit des clous quand les portes sont verrouillées et que la paix n’est pas avec soi ?
Le nom de Thomas signifie : Jumeau. Pourquoi préciser ce détail si ce n’est pour attirer l’attention sur ce qui est au cœur de sa relative incrédulité ? N’est-ce pas pour avancer le doigt ici, sur cette difficulté inhérente au jumeau : la ressemblance [2] ? Si elle n’est pas sans charme, elle est parfois telle que l’intéressé doit fournir un travail plus approfondi dans la recherche d’une altérité suffisante pour marquer la différence. Ainsi de Thomas : les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Lui n'était pas avec eux : il ne L’a donc pas vu. Au même titre que les autres, il est cependant un disciple de la première heure : durant trois ans, il était avec eux autour de Jésus. Ces Douze venant d’horizons différents, il a appris comme eux à dépasser ces disparités –sans les nier- par leur cohésion autour du Seigneur : y compris par le côté plus ombrageux de cette cohésion… dans la dispersion qui a précédé la Passion. S’il fallait voir pour croire [3, note 7], c’est encore Jean qui aurait dû être le plus incrédule, étant le seul a avoir été au pied de la Croix : le seul à avoir vu ce qui contredisait le plus formellement ce à quoi il croyait. Les autres n'étaient pas avec lui quand Jésus est mort. Mais le nom de Jean ne signifie pas : Jumeau.
« Nous avons vu le Seigneur ! » Thomas marque déjà sa différence en ne L’ayant pas vu, lui. Parce qu’il Le verra, il croira. Mais pas seulement parce qu’il Le verra ; il pose en effet comme condition d’incarner concrètement cette vision par le toucher : en mettant la main dans son côté, en mettant son doigt à l’endroit des clous. Il s’agit moins pour lui d’entretenir quelque manie sordide que de toucher du doigt sa propre responsabilité dans ces traces de la Passion. Alors, n’étant plus étranger à cette Passion –mais plus encore témoin privilégié du passage de la mort à la vie- il peut dire : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », réintégrant sa qualité de membre fondateur de la famille de Dieu.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,19-22.
Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.
Heureux ceux qui croient à la "maladie" sans l’avoir vue : ils seront appelés "bien-portants".[4, note 1] Plus "croyants" que Thomas, eux n’ont pas ses exigences. Ce qui est heureux : on ne peut mettre ni doigt ni main sur cette "maladie" : la malheureuse ne se voit pas ! Ou alors, avec un regard expert [5, APR note 28] qu’on ne trouve pas dans toute maison…
Il va sans dire qu’avec un tel fléau, ce bon saint Paul est prié d’attendre des jours meilleurs. Car maintenant, dans sa propre maison, des étrangers et des gens de passage y sont mieux accueillis qu’un frère ex-"malade", vraisemblablement devenu citoyen d’un peuple malsain, à peine membre de la famille, car il a été désintégré dans la démolition [6] qui a pour fondations [7] les à poutres et les problèmes ; et la pierre angulaire c'est la "maladie" elle-même. En elle, toute la construction s'écroule [8] harmonieusement pour devenir un mausolée malsain dans le Docteur. En elle… on se souvient tout à coup que sont heureux ceux qui croient sans avoir vu, forts d’être aussi des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu. Par conséquent, il n’est pas "prudent" [9, AV note 28][10] pour eux d’intégrer des désintégrés dans cette construction, là au milieux d’eux. La paix n’est avec eux qu’à la condition d’obéir fermement à des consignes de séparation telles que les ont avancées du doigt d’éminents "spécialistes" de la pierre angulaire.[11] Alors que leurs portes sont verrouillées, si les "bien-portants" voulaient bien reprendre leurs clefs [12] ? Cela ferait des vacances aux autres disciples qui ne risquent pas de dire à ce spectacle : « Nous avons vu le Seigneur ! »

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Une cockerinade par jour
Un couple a de très mauvaises relations. Résultat : quand l’un a quelque chose à dire à l’autre, il le lui écrit sur un bout de papier. Un soir, le mari remet un mot à sa femme :
« S’il te plaît, réveille-moi à sept heures demain matin. »
Le lendemain matin, le type se réveille.
- Tiens ? Elle n’est plus là.
Il est dix heures passées. Il trouve un bout de papier sur son lit :
« Réveille-toi, il est sept heures ! »

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WANTED
Dans la perspective du lancement d’une procédure judiciaire multiple,
un plaignant recherche :
AVOCAT(S)
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Le(s) candidat(s) devra remplir les conditions minimales suivantes :
- ne pas être professionnellement domicilié(s) dans la circonscription administrative du Tribunal d’Instance d’Orléans (Loiret, France)
- ne pas être spécialisé(s) en affaires de divorce
- ne surtout pas être timoré(s)
L’objet de la procédure à envisager (dans sa faisabilité comme dans sa mise en œuvre) est le suivant :
1 -) engagement de poursuites contre une psychologue, sous le chef de conseils conjugaux unilatéraux suivis d’incitation de sa cliente à adhérer à une association dont l’intitulé est injurieux à l’égard du conjoint absent
- Sanction demandée :
- Dommages et intérêts en fonction du préjudice subi
- HO (hospitalisation d’office) d’une semaine
2 -) engagement de poursuites contre une avocate spécialisée en droit des personnes, sous le chef de
- harcèlement judiciaire dans le cadre d’une procédure de divorce illégale
- immixtion permanente dans la vie privée du plaignant
- subordination de juge par la récente tentative de lancer une procédure « d’outrage à magistrat » suite aux dénonciations publiques du plaignant, concernant l’illégalité de la procédure l’ayant unilatéralement frappé
- Sanction demandée :
- Dommages et intérêts en fonction du préjudice subi
- HO (hospitalisation d’office) d’une semaine
- Remboursement intégral des sommes reçues de la demanderesse
- Mise à pied interne à la profession
- Liquidation judiciaire définitive du cabinet
3 -) engagement de poursuites contre une juge aux affaires familiales, sous le chef de
- harcèlement judiciaire dans le cadre d’une procédure de divorce illégale
- immixtion dans la vie privée du plaignant
- violation d’autorité parentale
- recours abusif, et calomnieux à l’encontre du plaignant, à l’article 220-1 du Code Civil
- Sanction demandée :
- Dommages et intérêts en fonction du préjudice subi
- HO (hospitalisation d’office) de trois jours
- Mise à pied interne à la profession
4 -) engagement de poursuites contre une juge aux référés, sous le chef de
- harcèlement judiciaire dans le cadre d’une procédure de divorce illégale
- immixtion dans la vie privée du plaignant
- violation d’autorité parentale
- recours abusif et calomnieux à l’article 220-1 du Code Civil, à l’encontre du plaignant
- recours abusif et mensonger au Code de la construction et de l’habitation
- Sanction demandée :
- Dommages et intérêts en fonction du préjudice subi
- HO (hospitalisation d’office) de trois jours
- Mise à pied interne à la profession
5 -) engagement de poursuites contre un huissier de justice, sous le chef de
- harcèlement judiciaire dans le cadre d’une procédure de divorce illégale
- immixtion permanente dans la vie privée du plaignantµ
- recours abusif et calomnieux à l’article 220-1 du Code Civil, à l’encontre du plaignant
- recours abusif et mensonger au Code de la construction et de l’habitation
- expulsion illégale et violente ayant entraîné un mois de HDT (hospitalisation à la demande d’un tiers) suite au lancement de rumeurs infondées
- Sanction demandée :
- Dommages et intérêts en fonction du grave préjudice subi
- HO (hospitalisation d’office) de trois semaines
- Remboursement intégral des sommes reçues de la demanderesse, incluses les frais de serrurerie
- Mise à pied interne à la profession
- Liquidation judiciaire définitive du cabinet
6 -) engagement de poursuites contre une notaire, sous le chef de
- immixtion dans la vie privée du plaignant
- tentative d’extorsion de biens privés, sous couvert d’une procédure illégale
- Sanction demandée :
- Dommages et intérêts en fonction du préjudice subi
7 -) reste ouverte la question de l’engagement de poursuites contre le Tribunal d’Instance d’Orléans lui-même…
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L’objet pédagogique de cette procédure est le suivant :
- créer une jurisprudence à l’échelle nationale
- responsabiliser les différents acteurs d’une procédure publique
- mettre un coup d’arrêt à l’usage -devenu habituel- d’articles de loi destinés à couvrir des procédures illégales
- mettre un coup d’arrêt à des procédures devenant notamment illégales par leur défaussement sur des fantasmes « psychiatriques » invérifiables et invérifiés
- mettre un coup d’arrêt à l’usage -devenu habituel- d’immixtion dans la vie privée de personnes n’étant nullement en délicatesse avec la loi
- mettre un coup d’arrêt à l’usage -devenu habituel- de la justice à des fins purement commerciales, notamment en matière de divorce
- apporter un signal fort aux professionnels (pourtant assermentés) de cette justice : ils ne sont pas -ou plus- au-dessus de la loi
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Merci au(x) candidat(s) intéressé(s) de contacter le plaignant par courriel,
à l’adresse : tiarelov@free.fr
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jeudi, 02 juillet 2009
« Couche-toi, prends ma chimère, et sors de chez moi. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,1-8. (*)(*)(*)
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. » L'homme se leva et rentra chez lui. En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Toute une ville peut bien sortir à la rencontre de Jésus : selon la rive [1] du lac, les gens le supplient de partir [2]… ou de les guérir. Question de foi, mais également de paralysie. Celle-ci est plus spectaculaire quand elle oblige à rester couché sur une civière, mais elle oblige également à faire voir sa foi au-delà des pensées qui la nourrissent, bonnes ou mauvaises. Quelle est la foi la plus facile ? N’est-ce pas celle qui se pardonne ses propres péchés ? Rien de plus facile en effet : il suffit de les projeter [3, APR note 16] sur autrui, lui apportant la paralysie en le sommant de se coucher et de marcher… dans la combine. Et si cet homme y résiste, il blasphème [4] : ce qui sera retranscrit dans le langage des Gadaréniens new look [2, APR note 8] par un scandaleux manque de confiance dans le Docteur qui, connaissant les pensées, a vu le peu de foi du "paralysé" en sa paralysie. Impardonnable est celui qui n’a pas comme ouvrage de chevet : « Confiance, mon fils, tes maux sont curables et ton curé peut aller pêcher. » [5, notes 9] Eh bien ! pour qu’il sache que le Docteur a le pouvoir, sur la terre, de curer les maux... alors, il fait dire au "paralysé" par scribe huissier interposé [6, note 3] : « Lève-toi, prends tes cliques et tes claques, et fiche le camp de chez toi. » L'homme se leva et rentra chez lui… c’est-à-dire, chez le Docteur. [2, notes 11,12] En voyant cela, une foule de "bien-portants" fut saisie de soulagement, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir de coercition aux hommes. Pourquoi avait-elle en elle-même des pensées mauvaises ? Parce que ses péchés étaient pardonnés : ce qui est le plus facile à dire, tant que ce n’est pas dit par un représentant du Fils de l’homme, mais par le Docteur. Et voilà que le Docteur ne l’a pas dit, faute de trouver la paralysie ! En voyant cela, la même foule fut saisie de crainte, car le "paralysé" lui rendait honte d’avoir donné un tel pouvoir aux hommes. Et chacun rentra chez soi, se gardant bien de prendre sa civière…

Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ? C’est que dire : 'Tes péchés sont pardonnés' est insultant pour le "bien-portant", et nuit grandement à son confort psychologique. Il n’a pas à se faire pardonner ses péchés, ne péchant peu ou pas du tout. En revanche, suivons son regard : le "paralysé" !… Celui-là, il ne va pas être facile de lui dire 'Lève-toi et marche', tant il croule sous son péché. On lui pardonnera bien volontiers, à condition toutefois qu’il consente à se "soigner" : sinon comment espérer qu’il puisse se lever et marcher ? Faute de quoi, la cause est entendue : « Cet homme blasphème » ! La formule étant quelque peu désuète, et "médicalement" peu porteuse, on donnera au Docteur le pouvoir d’en employer une autre, assez impressionnante pour saisir de crainte une foule de "bien-portants". Eh bien ! pour que l’on sache que le Docteur n’a pas le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il aurait pu dire au "paralysé" : « Lève-toi, reprends la civière des autres, et rentre chez toi. » Ce qui, naturellement, aurait grandement nuit au confort psychologique de ces autres, politiquement majoritaires sur un "paralysé" si mineur [7, APR note 19] qu’il en est comme aussi inanimé qu’un objet [8, note 2]. Dès lors, on peut décider pour lui de son existence sans qu’il y ait de péché : va-t-on demander au vase offert par grand-mère la permission de le passer de la cheminée à la commode ? Il arrive aussi qu’on le casse : un accident est si vite arrivé…
Beaucoup plus porteur, le thème de "l’accident" : personne ne se casse une jambe [9, note 6] volontairement, par
exemple. Ainsi, rien de plus facile que d’envoyer officiellement "réparer" un "vase cassé" là où il le faut, personne ne se disant : « C’est un blasphème »… et personne n’ayant davantage vu les morceaux épars du "vase". Et voilà qu'on apporte une foule de paralysés du cœur, couchés sur des chimères. Leur leitmotiv de scribes ? Il n’y a pas de honte à se faire réparer quand on est cassé : projection facile de la honte de cautionner la "réparation" de ce qui n’est pas cassé, le livrant ainsi plus ou moins consciemment à la casse… soit un nouvel "accident" [10]. Dire : 'Tes péchés sont pardonnés' n’est pas le plus facile. Mais c’est de loin le plus simple. Sauf pour le "bien-portant" qui aime à (se) rendre malade afin de préserver sa "bien-portance". S’il devient trop paralysé, il trouvera bien sur son chemin un psychologue "chrétien" qui, voyant sa foi en lui, lui dira : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés… puisque ce n’en sont pas »[11]. Toute la question est de savoir si c’est bien Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes…

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Une cockerinade par jour
Un psychanalyste dit avec autorité à son client :
- Qu’est-ce que ça veut dire, ça ? Vous n’avez aucune raison de penser que tout le monde vous prend pour un chien ! Allez, couché !

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mercredi, 01 juillet 2009
Décochons sur des cochons…
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,28-34. (*)
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? » Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.
Dans le contexte de l’époque, le pays des Gadaréniens est aussi sur l’autre rive du lac par opposition à celle des brebis d’Israël [1, note 1] : incursion dans un monde de païens [2] ayant moins de réticences culturelles à chercher aussi bien sa nourriture dans le porcin [3] que dans l’ovin. Et voilà que dans ce pays, les seuls à témoigner du Fils de Dieu étaient si méchants que personne ne pouvait passer par leur chemin : le fait est qu’avant le moment fixé, sortir d’un cimetière –ou y entrer !- n’est guère engageant. Si l’on cherche sa nourriture, c’est pour vivre et non pour mourir.
Mais ce sont néanmoins les porcs qui moururent dans les flots, non les deux possédés… précisément parce qu’ils ne l’étaient plus. Quelle affaire des possédés les gardiens ont-ils été annoncer en ville ? Prendre la fuite signe pour le moins un accès de peur [4], terreau idéal pour semer une panique plus fertile que l’amour [5, AV note 28]. De fait, ce ne sont pas quelques-uns qui reviennent sur les lieux, mais toute la ville qui sort à la rencontre de Jésus. Personne ne pouvait passer par ce chemin ? Les gens ne voient même plus qu’ils y passent ! Et lorsqu’ils virent Jésus, ils durent voir aussi les deux ex-possédés : voir qu’ils n’étaient plus si méchants, ne faisant plus souffrir ceux qui se risquaient à les approcher. Mais sans doute voyaient-ils davantage ce qui ne se voyait plus : un grand troupeau de porcs ! Hermétiques au regard purifié des deux ex-possédés qu’ils voient à peine, ils sont encore sous le choc du récit émanant d’autres regards [6] : ceux des gardiens, plus terre à terre. Ce Jésus ne représenterait-il pas une grave menace pour une nourriture qu’ils se voient contraints de chercher ailleurs ? Au pays des Gadaréniens, on cherche sa nourriture : celle qui se perd. [7] Et voilà précisément tout un troupeau qui s’est perdu dans les flots. Lorsqu’ils virent le responsable de cette perte, sortant à sa rencontre, c’est de la ville qu’ils sortirent : du monde des vivants. Pourtant ils supplièrent le Chemin, la Vérité et la Vie [8] de partir de leur région. In fine, des deux possédés ou de toute la ville, lesquels sont réellement sortis du cimetière ?

Dans le contexte de notre époque, bien que n’étant porté sur aucune carte, le pays des Gadaréniens est devenu si étendu que personne ne peut passer son chemin sans risquer de rencontrer quelque possédé qui le fasse souffrir avant le moment fixé. Dans ce pays, le vocabulaire a subi quelques variations avec le temps. Ainsi les méchants si méchants que personne ne peut passer par leur chemin n’existent plus ! On leur a substitué des "malades" [9, AV note 13]. "On" : ce sont les "bien-portants"… c’est-à-dire les possédés new look. Mais lorsqu’on leur dit, ils se mettent à crier et vous supplient de partir de leur région, ayant eu moins de scrupules à investir la vôtre. Au besoin, et sans qu’on aie le moins du monde à les supplier, s’ils nous expulsent [10], ils nous envoient dans le troupeau de porcs. Sortir, c’est s'en aller dans les porcs. Le porc renvoie ici au mythe de l’animal impur puisqu’il fait référence au "trouble". En troupeau, on le trouve donc non plus en haut d’une falaise mais au sein de porcheries également new look [11, APR note 10][12]. Du reste, il est heureux qu’il ne soit plus en haut d’une falaise, tant il serait à craindre qu’avec la nourriture "médicale" dont on le gave, tout le troupeau se précipite dans la mer ! Les grillages, les serrures et les gardiens sont là afin de dissuader le porc new look de prendre la fuite et de s'en aller en ville annoncer tout cela : cette brave bête n’est au fond qu’un "malade" rencontré par des "bien-portants" désireux de le voir retourner au cimetière. L’essentiel est pour eux de ne pas l’y accompagner, personne de "bien-portant" ne pouvant passer par ce chemin. Et puis un jour, le porc sort –aussi frais que le hareng du même nom- et il s’en va du troupeau ; et voilà que, du haut de sa falaise de certitudes "sanitaires", tout le troupeau de "bien-portants" ne se précipite guère vers l’amer [13] : ce ne sont pas les flots de larmes de regrets qui les feront mourir… Il est vrai qu’entre temps, ils s’en sont allés en ville annoncer tout cela, avec le vocabulaire des Gadaréniens new look. Ainsi, on ne saurait affirmer que toute la ville sorte à la rencontre de l’ex-porc, tant il semble importer aux gens d’éviter de le voir autant que faire se peut. Sur ce point, le pays des Gadaréniens n’a pas beaucoup varié : quelqu’un qui sort du cimetière reste suspect d’être possédé. À moins –plus prosaïquement- que l’on aie peur de quelque cochonnerie, nosocomie aidant ?…

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Une cockerinade par jour
Un homme se rend au bureau de poste avec 200 cartes de Saint-Valentin. Il met un timbre en forme de cœur sur chacune des enveloppes et applique un peu de parfum sur chacune d’elles. Sur chaque carte, il y a un énorme cœur, sur lequel est indiqué : “Devine qui je suis”
La postière, intriguée, lui demande :
- Ah monsieur, vous êtes un vrai Don Juan !
- Non madame, je suis un avocat spécialisé dans les divorces, et je me cherche de nouveaux clients…

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mardi, 30 juin 2009
Quel est donc celui-ci, pour que même les vents de panique et l’amer lui obéissent ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,23-27. (*)(*)(*)
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Cette question –et la réponse de Pierre [1]- n’est pas sans faire écho à cette autre, posée antérieurement –mais après qu’il se fit un grand calme- sur un sol moins ferme et sur une mer violemment agitée : « Quel est donc celui-ci ?… » Il n’est pas difficile d’interpeller vivement les vents et la mer. Encore qu’il soit préférable de réserver ce genre de manifestation à un cercle très intime, sinon les hommes pourraient prendre peur [2], être saisis d’étonnement, se sentir perdus, s’approcher par derrière [3, note 11] et réveiller leurs démons en disant : « Docteur, sauve-nous ! Il a perdu la raison. » Franchement, pourquoi prendre un risque aussi inconsidéré puisqu’en dehors de celui-ci, il va sans dire que les vents et la mer n’obéissent à personne ? La vie fournit assez d’occasions pour que la barque soit recouverte par les vagues, sans y ajouter quelque tempête dans un verre d’eau [4, note 8/2.2] !
Pour l’heure, Simon-Pierre n’en est pas à déclarer : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Avec ses compagnons, il n’en mène pas large. Et voilà que… lui dormait : comment peut-on dormir dans une barque recouverte par les vagues ? La fatigue ? Mais depuis qu’ils le suivent, ses disciples n’ont-ils pas aussi quelque raison d’être fatigués ? Si Jésus est monté dans la barque, c’est bien celle de ses disciples : non la sienne. Les vagues qui la recouvrent sont celles de tout disciple ne dormant pas, à rebours d’un prosélyte du risque zéro demeurant sur sa rive en laissant aux autres le soin de passer sur l’autre [5] quand le gros temps s’annonce. Jésus est néanmoins monté dans cette barque ; mais tant que n’a pas sonné l’heure de sa tempête, lui peut dormir. Il est là, avec ses disciples : eux aussi pourraient dormir… s’ils avaient moins peur et plus de foi. Les vagues sont les incontournables mises à l’épreuve de cette foi. Moins que jamais, quand la mer s’agite violemment, il ne suffit pas de dire : 'Seigneur, Seigneur !' [6] pour être sauvé. Pourquoi avoir peur ? Parce que la mer s’agite violemment ? À moins qu’elle ne s’agite violemment parce qu’on a peur : la barque peut aussi être recouverte par des vagues de violentes contradictions entre la foi que l’on affiche, qui se trouve alors confrontée à celle à laquelle on obéit réellement.
« Nous sommes perdus. » Au moins les disciples ne fanfaronnent-ils pas : personne d’autre que Jésus et eux ne sont montés dans la barque. Ils ne peuvent donc perdre personne d’autre qu’eux-mêmes, en attaquant quelque voyageur [7, note 4] afin de faire diversion. Mais lui dormait. Indifférence ? Mais s’Il avait été indifférent, Il ne serait pas même monté dans la barque : l’indifférent reste sur la rive…
Livre de la Genèse 19,15-29. (*)
Au cours de la nuit, les gens de Sodome avaient attaqué les deux voyageurs qui étaient venus chez Loth. À l'aurore, les deux anges poussèrent Loth à fuir la ville, en lui disant : « Debout ! Prends ta femme et tes deux filles qui sont chez toi, si tu ne veux pas périr toi aussi à cause des crimes de cette ville. » Comme il hésitait, ces hommes le saisirent par la main, ainsi que sa femme et ses deux filles, parce que le Seigneur voulait l'épargner. Ils l'entraînèrent hors de la ville. Une fois sortis, ils lui dirent : « Sauve-toi si tu tiens à la vie ! Ne regarde pas en arrière, ne t'arrête nulle part dans la plaine, sauve-toi dans la montagne, si tu ne veux pas périr ! » Loth leur dit : « Non, je vous en prie, mes seigneurs ! Votre serviteur a trouvé grâce à vos yeux, et vous m'avez montré une grande miséricorde en me laissant la vie. Mais je n'ai pas le temps de me sauver dans la montagne : le fléau va me rattraper et je mourrai. Voici une ville assez proche pour que je puisse y courir - elle est si petite ! - Permettez que je m'y réfugie - elle est si petite ! - et j'aurai la vie sauve ! » Ils lui répondirent : « Pour te faire plaisir cette fois encore, je ne détruirai pas la ville dont tu parles. Vite, sauve-toi là-bas, car je ne puis rien faire avant que tu y sois arrivé. » C'est pour cela qu'on a donné à cette ville le nom de Soar (ce qui veut dire : Petite).
Le soleil se levait sur le pays et Loth entrait à Soar, quand le Seigneur fit tomber du ciel sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu. Dieu détruisit ces villes et toute la plaine, avec tous leurs habitants et toute la végétation. Or, la femme de Loth avait regardé en arrière, et elle était devenue une colonne de sel.
Ce matin-là, Abraham se rendit à l'endroit où il s'était tenu en présence du Seigneur, et il porta son regard en direction de Sodome, de Gomorrhe et de toute la plaine : il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d'une fournaise ! Lorsque Dieu a détruit les villes de cette plaine, il s'est souvenu d'Abraham ; et il a fait échapper Loth au cataclysme qui a détruit les villes où il habitait.
Autres temps, autre tempête pour Loth : les vents et la mer font place à une pluie de soufre et de feu, détruisant les violentes contradictions des habitants de Sodome et Gomorrhe, demeurés sur leur rive pour ne pas avoir à les affronter. S’il n’avait tenu qu’à Loth, il serait bien resté, lui aussi, "sur la rive". Mais pour des raisons différentes : si le Seigneur voulait l'épargner, c’est qu’Il l’avait estimé juste. Lui avait à monter dans sa barque afin de ne pas être perdu, sans regarder en arrière, sans s’arrêter nulle part… sans se laisser recouvrir sa barque des vagues des autres.

Autres temps, autres mœurs. Maintenant les disciples n’ont plus besoin d’être sauvés, et ne sont plus perdus. Ils interpellent vivement les vents et la mer, et il se fait un grand calme… entre eux. Normal : une colonne de sel restant sur la rive est rarement
agitée. Et voilà que la mer qui s'agite violemment, au point qu’une barque est recouverte par les vagues, les fait dormir. Normal : ce n’est pas la leur, et ils ne sont pas montés dedans. En revanche, ce sont leurs vagues et leur tempête : ne viennent-ils pas d’interpeller vivement les vents et la mer ? Si d’aventure le compagnon embarqué a l’audace de ne pas se laisser perdre, leur renvoie vagues et tempête, les gens sont saisis d'étonnement et disent : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? En plus, il s’approche et nous réveille ! » « Docteur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » (Mais rassurons-nous –et ne soyons plus saisis d’étonnement- : grâce aux mystifications de la psychologie "chrétienne", tout ceci se fait dans un grand calme : a coups de Cajoline® [8, APR
note 14] psychologique…) Comme il débarquait, des hommes le saisirent par la main, ainsi que sa femme et sa famille, parce que le Docteur voulait l'épagner breton [9, APR note 21]. Ils l'entraînèrent hors de la ville, dans une ville assez proche pour qu’il puisse y guérir.[10, APR note 13] Une fois enfermé, ils lui auraient bien dit : « Sauve-toi si tu tiens à la vie ! Ne regarde pas en arrière, ne t'arrête nulle part dans la plaine, sauve-toi dans la montagne, si tu ne veux pas périr ! » D’une part, le Livre de la Genèse n’était pas leur souci prioritaire ; d’autre part, le compagnon n’avait nulle part où se réfugier : pas même une petite ville assez proche pour qu’il puisse y courir. Il leur dit : « Non, je vous en prie, mes docteurs ! Votre serviteur a trouvé grâce à vos yeux, et vous m'avez montré une grande miséricorde en me laissant la vie. Mais on se fait une montagne de ma "santé" : ce fléau m’a rattrapé par derrière [11] et ce serait à mourir de rire si on n’avait le temps [12] de me sauver d’ici. » Et il porta son regard en direction de la rive où tous étaient restés : il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d'une fournaise ! Normal : elle était noire [13, note 18]…

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Une cockerinade par jour
Un homme consulte un médecin, car il a mal au côté gauche de la poitrine. Le praticien lui fait une radio et conclut :
- Vous avez l’œsophage décalé. Une petite intervention de rien du tout est nécessaire pour le remettre en place.
Un mois après l’opération, le patient fait sa visite de contrôle et se plaint :
- Docteur, je vais bien, mais j’ai tout le temps très chaud maintenant !
- C’est normal : maintenant, vous avez l’œsophage central…

23:44 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : foi, évangile, christianisme, philosophie, politique, littérature, société |
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