« Proches et reproches | Page d'accueil | La paix du ménage »

29.03.2008

L’âme a tort chez le professionnel

    C'étaient des hommes quelconques et sans instruction ! Le pouvoir et le savoir appartiennent aux chefs du peuple, aux anciens et aux scribes et s’étend jusqu’à ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres: chaque époque produit son "professionnel" et ses laissez-passer ad hoc. Prière de ne pas traverser en dehors des clous sous peine d’être sévèrement menacé d’être traité comme un agent de trouble de l’ordre public. "Traité", "trouble" : deux mille ans plus tard, on aurait parfaitement VU comment  punir Pierre et Jean ! Ils sont presque pathétiques, ces chefs du peuple qui se font menaçants parce que se sentant menacés dans leur puissance. Ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple… Ils ne pouvaient souffrir : que n’ont-ils vécu deux mille ans plus tard, en cette époque bénie où les fulgurants progrès de la médecine règlent la question une bonne fois pour toutes !… Le vieil axiome dérangeant=dérangé (celui des lâches de toutes les générations) a trouvé des appuis inespérés dans la "science" : on fournit désormais à ceux qui ne peuvent souffrir les moyens de ne pas souffrir. Nous vivons une époque formidable…
Livre des Actes des Apôtres 4,1-21.
Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres intervinrent, avec le commandant de la garde du Temple et les sadducéens. Ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple et annoncer, dans la personne de Jésus, la résurrection. Ils les firent arrêter et mettre au cachot jusqu'au lendemain, car il était déjà tard. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille. Le lendemain il y eut une réunion des chefs du peuple, des anciens et des scribes à Jérusalem. Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres. Ils firent comparaître Pierre et Jean et se mirent à les interroger : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? » Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »
Ils étaient surpris en voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et en constatant que c'étaient des hommes quelconques et sans instruction. Ils reconnaissaient en eux des compagnons de Jésus, ils regardaient debout près d'eux l'homme qui avait été guéri, et ils ne trouvaient rien à dire contre eux.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du conseil, ils se mirent à délibérer : « Qu'allons-nous faire de ces gens-là ? Certes, un miracle notoire a été opéré par eux, c'est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier. Mais il faut en limiter les conséquences dans le peuple ; nous allons donc les menacer pour qu'ils ne prononcent plus ce nom devant personne. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de proclamer ou d'enseigner le nom de Jésus. Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d'écouter Dieu ?
À vous de juger. Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, on les relâcha ; en effet, à cause du peuple, on ne voyait pas comment les punir, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.
    C'étaient des hommes quelconques et sans instruction ! Des "amateurs" : l’horreur absolue dans un monde qui ne survit que par la course aux étiquettes. Plus cela brille et plus cela rassure. N’est-ce pas le cas de notre incontournable « PIA » ?… Pensez donc : un minimum de dix ans d’études afin d’obtenir le sésame qui vous transcende le nerf optique en le connectant en "wi-fi". En effet, à l’issue de cet impressionnant cursus, vous êtes réputé apte à voir ce que les autres ne voient pas, ne pas voir ce qu’ils voient : quasiment ce qu’on reproche aujourd’hui à Pierre et à Jean, mais dans une toute autre… optique. Dans ces dix ans d’études, sept sont consacrés à la médecine somatique : les trois années restantes font un peu figure de parent pauvre. Trois ans pour étudier un sujet autrement plus vaste et complexe que le corps, c’est peut-être un peu juste. Surtout quand on sait qu’une vie entière n’y suffirait pas... et que cela excède très amplement les strictes compétences de la science : de la VRAIE science. Cette proportion ressemble étrangement à celle du volume physique de la tête par rapport au reste du corps : il y a décidément des "médecines de l’esprit" qui décollent tellement peu qu’elles se crashent allègrement en bout de piste.
    Le professionnel a toujours eu des vertus rassurantes : cela ne date pas d’hier… et ce filon est fort bien exploité par qui nous savons. C’est même l’une des principales raisons qui explique le succès des "professionnels" de la "santé mentale", en dépit de l’irrationalité monstrueuse de leurs "thérapies"…[1] Au travers de ce récit des Actes des Apôtres, l’autre de ces principales raisons se fait limpide : il faut limiter les conséquences dans le peuple. Quel que soit l’extrémité par laquelle on se saisit de cette étrange médecine, on ne saisit justement son étrangeté que par le constat qu’elle est tout, SAUF de la médecine : elle est un outil de régulation sociale. En d’autres termes, c’est une arme politique destinée à faire taire toute tentative de subversion d’un "ordre" de chefs du peuple, d’anciens ou de scribes de toutes époques. On sait notamment que la " santé mentale " fut le cheval de bataille d’un petit bonhomme à petite moustache [2]. Un "devoir de mémoire" savamment orienté nous laisse miroiter le sophisme habituel : le nazi a "récupéré" le « PIA » à son profit, ce dernier n’étant plus qu’un perverti ponctuel. Ce qui consiste très exactement à prendre l’effet pour la cause : les camps de la mort auraient-ils seulement pu EXISTER sans l’appui "scientifique" du « PIA » ?… [3] Ce n’est pas un hasard si soixante après les faits, ces derniers pèsent encore sur une mémoire collective qui ne s’est JAMAIS purifiée de ce DÉNI de réelles responsabilités. Qui soupçonnerait le "médecin de l’intelligence" de semer une incommensurable sottise sur tout ce qu’il "traite", de semer la mort partout où on l’attend sur la vie ? C’est là son SEUL génie. S’il est un spécialiste de l’autisme, c’est qu’il sait de quoi il parle. Il y a aujourd’hui une cruelle ironie à voir tous ces sincère humanistes du « plus jamais cela » -témoins de la Résurrection compris- se complaire à « détecter » des « maladies psychiques » chez leurs proches. Les dictatures sont moins des "accidents" de l’Histoire que les fruits vénéneux de la lâcheté collective : l’Holocauste est-il réellement un fait du passé ? Ne se perpétue-t-il pas dans ces redoutables holocaustes de l’esprit que sont des "traitements" se fondant sur des "diagnostics" qui sont moins douteux que dangereux, caricaturant grossièrement l’homme en bête fauve potentielle ? Est-il si étonnant que ce potentiel s’incarne trop souvent dans le réel ? N’est-il pas la rançon immanente du "traitement" ?
   Des "professionnels" : l’horreur absolue dans un monde qui ne survit que par la course aux étiquettes. Celles de "diagnostics" incontestés, parce que ceux qui les formulent n’ont PERSONNE AU-DESSUS d’eux : qui les a fait rois ? Invraisemblable omnipotence qui mène à toutes les potences… jusque dans les prétoires de la Justice qui se couchent devant des avis aussi "éclairés" que ceux de diseuses de bonne aventure ! La peine de mort a été abolie ? Voire : elle prend d’autres formes… Le généraliste lui-même courbe l’échine devant le "spécialiste" : malheur à lui s’il n’obtempère pas à des "recommandations médicales" qui s’apparentent davantage à des injonctions dictées par une défense corporative. La glorification du corps n’est qu’un trompe-l’œil : c’est toujours l’esprit qui mène le monde, même s’il est sens dessus-dessous. Le "médecin de l’esprit" est devenu le grand prêtre Âne des temps modernes : il ne voit le monde que par les œillères d’un vocabulaire qu’il a pillé –puis INVERSÉ- chez ceux qui ont lâché leur combat spirituel : chez lui, "déni", "souffrance", "thérapie", "humilité", "délire", "culpabilité", "amour", "réel", etc. ont très exactement la signification inverse de ce qu’ils représentent en réalité. L’intelligence de l’autre n’échappe pas à son étroite grille analytique, qui a encore le culot de l’interpréter comme de l’incohérence ! Le monde de la médecine s’est ainsi pris à son propre piège : il se CANCÉRISE de l’intérieur en laissant des cellules mortes s’emparer de cellules vivantes.
    Le SIDA est également de la partie. Après cette étrange Semaine "sainte", voici que l’incontournable Sidaction prend le relais : la période de la Résurrection s’intéresse décidément beaucoup à cette santé qui nous est si chère… ce qui ne dissuade nullement de la brader à vil prix depuis des décennies… Et si le fameux "Syndrome Immuno-Déficitaire Acquis" n’était que la partie VISIBLE de l’iceberg ? "Lutter contre le SIDA", certes… mais contre quoi lutte-t-on ? Au-delà des polémiques sur une maladie "politiquement protégée", n’est-il pas assez clair que ce sont les défenses immunitaires de l’organisme qui sont attaquées ? En quoi l’affichage permanent d’un ruban rouge –en haut de nos étranges lucarnes déformantes- va-t-il restaurer ces défenses ? En appelant le 110 pour émettre une promesse de don ? Sommes-nous bien certains qu’il ne s’agisse là que d’argent ? Cet argent finance la recherche ? Fort bien, et ensuite ? La recherche trouve ? Bravo ! Et elle trouve quoi ? De quoi donner quelques coups de pioche sur la partie émergée de l’iceberg : beaucoup de bruit -et de précieuses énergies- pour rien…
    Quand la médecine –la VRAIE- reprendra ses droits, elle s’apercevra que toute déficience somatique trouve sa racine dans une déficience spirituelle. D’une certaine façon, elle le sait déjà depuis longtemps par l’apport de sa branche psychosomatique… mais les mots sont brouillés quand on voit du "psychique" là où il y a du spirituel. Quand les mots sont brouillés, l’inversion est inéluctable. "Lutter contre le SIDA", chiche : commençons par nous attaquer à nos déficits immunitaires spirituels : tout syndrome visible est toujours le signal d’un autre syndrome, plus enfoui… Celui-là AUSSI sonne l’alerte rouge… comme un ruban.
    Des "professionnels" sont encore aujourd’hui un scandale pour la médecine : ils sont les premiers vecteurs du syndrome spirituel. Mais encore une fois, à qui la faute ? QUI les fait rois ? S’ils trahissent les besoins dont on leur accorde incongrûment la faculté de les satisfaire, ils ne font jamais que répondre à des DEMANDES EXPLICITES. Hormis ces cas ignobles de procédures injustes –avalisées par une loi soft nazi qui n’est plus que l’ombre d’elle-même- d’internement sous contrainte, ce ne sont pas eux qui vont chercher le client ! (Encore que dans ces cas à peine extrêmes, ils répondent également à des demandes exprimées par des tiers qui s’en lavent ensuite les mains…) Ne nous y trompons pas : il s’agit bien d’un CLIENT, non d’un "patient"… tant qu’il n’est pas trop "soigné". Et quand le client est involontaire, il ne s’agit nullement de "déni" mais de dissidence : on accorde ainsi l’asile politique à ceux qui ne le demandent pas : la boucle est bouclée, Ubu est roi.
    « Est-il juste devant Dieu d’écouter ces "professionnels", plutôt que d'écouter Dieu ? À vous de juger. Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu. » Ce n’est plus même de l’intelligence qui est requise : les sens suffisent. Il suffit en effet de voir et d’entendre… y compris ce qui remonte à la surface de ce qui ne se voit pas et ne s’entend pas.
    « En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. » Quand nous serons las d’essayer d’autres saluts par d’autres noms, de nous faire éclater ces étranges saluts à la figure, de nous voiler ensuite la face après nous être dévisagés, alors qui sait ? peut-être envisagerons-nous un autre Nom ? Si la tempête fait rage, Il est toujours là : sur la rive du lac…

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://micheldetiarelov.hautetfort.com/trackback/1539145

Commentaires

J'ai été hospitalisée il y a trois ans qui m'ont marquée à vie, ce qui appuie ton article :

dans ces centres, on ne soigne pas les individus : on leur fait absorber ou injecter contre leur gré des substances qui rendent la personne comme des ZOMBIES, des LOQUES. (impossible de penser, dormir toute la journée, il paraît qu'on doit les sauver contre eux-mêmes !)
Les effets secondaires, on n'en parle pas : sujets tabous. Accoutumance (drogue), perte de mémoire, votre "disque dur" est formaté à vie, votre libido disparue... Plus le traitement est long plus ces effets sont incurables.
Mais personne ne vous le dit, vous le découvrez quand il est trop tard.
Dans ces centres, on mélange tous les cas de figures : des repris de justice, des personnes qui ont attenté à leurs jours, des femmes battues...
Je pourrais en citer d'autres, la liste serait longue !
J'ai rencontré des personnes enfermées contre leur gré par une tierce, on ne les écoute pas, abus.

J'espère que ce court témoignage en interrogera certains.

Ecrit par : Anemone | 20.04.2008

Ecrire un commentaire