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jeudi, 03 avril 2008

La colle, air de Dieu

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,31-36.
Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter.
Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

_____Tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées. La nuit n’est pas toujours celle de Nicodème ! Si ce dernier parle de façon terrestre, il préfère néanmoins la lumière aux ténèbres : il ne demande pas la lune, mais le soleil. Astre éteint, la lune éclaire pourtant la nuit ; mais elle ne fait que réverbérer la lumière du soleil. On peut regarder la lune en face, pas le soleil : la lune rend témoignage du soleil. En venant rencontrer Jésus pendant la nuit, Nicodème fait montre d’une grande sagesse : s’il ne demande pas la lune, c’est pour ne pas se laisser éblouir par la lumière directe du soleil. Lui AIME la lumière, il y vient mais se sait peu apte à la recevoir telle quelle : il ne demande pas la lune, mais son éclairage apaisant dans le silence de la nuit.
_____C’est que personne n’accepte le témoignage direct des rayons solaires : on s’y brûlerait les yeux. Ce n’est pas pour rien que Marie est parfois symbolisée par la lune : ELLE a eu le privilège d’avoir vu et entendu Celui qui vient du ciel. Elle seule pouvait accepter son témoignage puisqu’elle a engendré Celui qui vient d'en haut et qui est au-dessus de tout : le Soleil de justice et de miséricorde. Faites tout ce qu’Il vous dira. (Jn 2, 1-11) ET Faites tout ce qu’Il fait : dans le Cœur du Père, le Fils n’est pas un ex-père [1] !… Puisque le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main, celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. Ici encore, cette colère n’est pas une réalité ressortant d’un futur qui n’existe pas encore, mais d’un présent tangible et intérieur. Ici toujours, le seul futur employé dans ce passage d’Évangile ne l’est qu’en fonction du PRÉSENT : celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. La colère n’est pas tant celle de la justice qui fait sentir son pouvoir autoritaire que celle de la miséricorde qui MONTRE d’où vient l’injustice : d’un refus de la vie éternelle qui est notre destination.[2] Antithèse de la colère aveugle qui s’emporte -et emporte tout sur son passage-, elle est un rayon de Soleil qui vient d'en haut , et qui au-dessus de tout éclaire les chausse-trappes de ce qui est de la terre, de ce qui peut précipiter sous la terre, là où nul ne verra la vie. Accepter ou refuser le témoignage qui certifie que Dieu dit la vérité, tel est le challenge. Quelle que soit la réponse, la colère de Dieu demeure sur lui. Elle n’entre EN lui qu’à la mesure de celui qui refuse de croire : c’est en effet par là que revient le Jugement immanent et immédiat.

_____Tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées. Tout homme qui fait le mal -et le fait passer pour le bien- substitue sa "lumière" à la véritable lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit.[3] Il en est ainsi de tout homme qui rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu. Ce qui peut le conduire à reprocher les œuvres de "lumière" ! C’est la fameuse correction fraternelle,[4] qui n’est pas autre chose que l’expression incarnée de la colère de Dieu qui demeure sur tout homme qui fait le mal. Immanente, cette colère a valeur d’avertissement, non de condamnation.

Livre des Actes des Apôtres 5,27-33.
Il amena les Apôtres devant le grand conseil, et le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d'enseigner le nom de cet homme-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Voulez-vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? » Pierre, avec les Apôtres, répondit alors : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice. C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
En entendant les Apôtres parler ainsi, les membres du grand conseil, exaspérés, projetaient de les faire mourir.

_____Ce passage des actes des Apôtres est celui qui précède l’Évangile de ce jour. Les Apôtres sont amenés devant le grand conseil, précisément parce qu’ils bousculent l’ordre établi des bien-pensants de leur temps. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter. Pour les Apôtres, le temps du reniement est derrière eux : ils sont à présent témoins de la Résurrection, parce qu’ayant enfin accepté ce témoignage. Si tout homme qui fait le mal déteste la lumière, tout homme qui fait le bien déteste l’obscurité. Pour lui, la correction fraternelle est partie intégrante d’un témoignage qui, sans elle, perd toute crédibilité. On le voit bien ici : la colère exprimée n’est pas celle des Apôtres, mais celle des membres du grand conseil. Ils sont exaspérés. C’est-à-dire qu’ils détournent la colère de Dieu à leur usage exclusif. Un grand conseil est censé être l’émanation de la raison au sommet, raison supposée demeurer sur toute passion. L’amour de la loi se veut au-dessus de l’émotion : laissons cela à la loi de l’amour ![5] La colère est mauvaise conseillère… surtout pour des membres de grand conseil ! Car la colère qui est de la terre est une émotion, non plus l’indication d’un chausse-trappe. C’est elle qui DEVIENT le chausse-trappe : cette colère a valeur de condamnation, non d’avertissement. En effet, ils projetaient de les faire mourir. La colère passionnelle induit toujours une logique de mort, ce qui est particulièrement flagrant dans les Écritures.

_____Comme toujours, l’Évangile se conjugue au PRÉSENT. Qu’en est-il à PRÉSENT de celui qui peut être conduit à reprocher les œuvres de "lumière" ? Qu’en est-il de celui qui cherche à incarner l’expression de la colère de Dieu qui demeure sur tout homme qui fait le mal ? Dans le meilleur des cas, c’est un horrible "fondamentaliste", "intégriste", "intolérant" et autres noms d’oiseaux peu ragoûtants. Et personne n'accepte son témoignage ! La peur prédominant - peur du reproche des œuvres de "lumière"-, l’abolition de la peine capitale empêche la mort physique… à moins naturellement d’en venir à un "accident". L’empêcheur de tourner en rond est donc vertement prié d’endosser une défroque d’épouvantail. À défaut de mort physique, la mort sociale est au programme. Nous sommes toujours dans le meilleur des cas…
_____Avec les "progrès" de la médecine, les membres du grand conseil des temps modernes font aujourd’hui beaucoup mieux. Grâce à l’alibi merveilleux de la "santé mentale", ils ne sont plus exaspérés ! Au contraire, ils se font "compatissants". Ils ne prononcent plus ni jugement ni condamnation : ils établissent des "diagnostics". Ce qui demande un certain sang-froid, soit un souci permanent de neutralité émotionnelle. C’est qu’il en faut de cette "neutralité"… pour JOUER avec les émotions des AUTRES. Insurpassable membre du grand conseil des temps modernes : qui c’est ? C’est le plombier… de l’intérieur de l’AUTRE ! (« PIA » dans la divine comédie inhumaine…) Celui qui met du plomb dans la cervelle, comme le chasseur met du plomb dans le popotin du lapin [6]. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. Durant sept ans, le « PIA » engrange de la science exacte : biologique et somatique. Les trois années -ou plus- qui l’amènent à breveter sa "spécialité" le forment –apparemment en accéléré !- à une "médecine" autrement plus vaste et infinie que celle du corps : celle de l’esprit. (Pour un résultat analogue, les voyants et autres cartomanciennes ne s’embarrassent pas d’un tel cursus !) L’esprit ? On entend le bruit qu'il fait, mais on ne sait pas d'où il vient ni où il va. ON-NE-LE-SAIT-PAS. On L’ENTEND, mais on ne L’APPREND pas : comment pourrait-on apprendre ce qu’on ne sait pas ? Si on l’entend, c’est qu’on le vit… ou qu’on ne le vit pas. Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter. SANS COMPTER : donc, en dehors de toute mesure, scientifique ou non. Et c’est là que les choses se gâtent…
_____Quand on a consacré tant d’années de sa jeunesse à étudier le corps -et ses lourdeurs- jusque dans ses moindre détails, il n’est pas certain que l’on soit des mieux placés pour être à même de mesurer les profondeurs insoupçonnables d’un esprit dont on ne sait pas d'où il vient ni où il va. Le corps est de la terre. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. L’esprit est indifférent au stéthoscope, au scanner (même celui du cerveau !), à l’échographie, à la radiographie et autres outils de démonstration réellement scientifique tant que leur usage s’applique au heurts et malheurs du corps. L’esprit n’est pas indifférent au corps puisqu’il est incarné : un corps malade influe sur l’esprit, dans un sens comme dans l’autre, et ceci est démontrable. L’INVERSE l’est beaucoup moins… à l’origine en tout cas : de l’œuf ou de la poule, lequel a commencé ? Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. À moins d’être formé aux techniques de manipulation mentale, ON NE SAIT PAS ce qu’on apprend en environ trois ans d’études de "l’esprit" : temps ridiculement insuffisant pour de telles études, mais largement suffisant pour les techniques susdites… L’expérimentation… pardon, "l’expérience" sur le terrain vient ensuite peaufiner cette étrange "formation".
_____La "médecine de l’esprit" est le parent pauvre de la VRAIE médecine : elle ne sait que la plagier, parce qu’elle ne dispose d’AUCUN outil de vérification scientifique. Et elle n’en disposera JAMAIS, parce que l’objet de son étude ne se prête pas à la vérification scientifique. Tout au plus requiert-elle un certain pragmatisme, qualité qui ne nécessite pas nécessairement des connaissances médicales poussées. Inapte à fonctionner sur la raison, cette "médecine" ne peut donc fonctionner que sur de l’ÉMOTION. D’où la "neutralité" du praticien qui, pour légitimer son autorité surfaite, doit apparaître au-dessus de l’émotion. Médecin d’origine, le « PIA » se veut désincarné ! Le ridicule ne tue pas : la fonction de prescripteur, si. L’esprit n’est pas indifférent au corps puisqu’il est incarné : un corps malade influe sur l’esprit, dans un sens comme dans l’autre. Le « PIA » a le pouvoir invraisemblable [7] de RENDRE MALADE le corps… et l’esprit, par voie de conséquence. Il administre –ou fait administrer- des "médicaments" dans le corps… destinés à l’esprit. Cette monstruosité anti-médicale –et tout simplement intellectuelle- perdure depuis des générations : pourquoi ? Parce que le « PIA » est lui aussi membre du grand conseil. Son pouvoir de guérison n’a aucun intérêt : il est d’ailleurs inexistant. Son seul intérêt est son pouvoir de nuisance déguisé en "pouvoir de guérison" !
_____L’alibi de la "santé mentale" permet ainsi de contourner l’abolition de la peine de la mort par son application à petit feu (et à grande échelle), sous couvert de "soins". Le « PIA » ne répond pas à un besoin, même s’il lui faut périodiquement [8] attester de son "utilité" et de sa "compétence" exclusive à satisfaire ce besoin. Il répond à une DEMANDE : donc, aux pressions d’un marché qu’il n’est pas le seul –mais pas le dernier- à entretenir.
_____La vie éternelle ? Plus tard ! Il y a tant à faire ici-bas : tant de cierges à brûler à saint Paletan afin de s’extraire de nos pénombres par les œuvres si prenantes de nos lumières blafardes... Elles sont parfois si blafardes ces "lumières", qu’il est devenu un réflexe conditionné de recourir aux "services" du « PIA » dès que quelqu’un parle de façon moins terrestre qu’à l’accoutumée ! L’expression incarnée de la colère de Dieu ? Expression de "dangerosité" ! Celui qui croit au Fils a la vie éternelle… et le "diagnostic" temporel en prime ! Un "diagnostic" si peu médical qu’il se déroule dans les ténèbres d’une peur soigneusement orchestrée par une terminologie pseudo-scientifique de film d’épouvante. Toute véritable lumière est odieuse, exaspère le « PIA » tant elle lui renvoie la vanité de sa "science" ! Cette lumière fournira donc une "preuve" de la "pathologie". "Preuve" qui se suffit à elle-même : il ne faut donc pas lui demander d’être le moins du monde argumentée. La "médecine de l’esprit" brille déjà par l’absence délibérée d’usage de l’esprit ! Ce "diagnostic" n’est jamais aussi bien "prouvé" que lorsqu’il s’exerce à l’insu et en l’absence de l’intéressé. Ce qui est notamment possible par "l’analyse" d’un texte de son cru. Quand le "patient" –après divulgation de son "état" auprès de quantité de personnes "compatissantes"- sera enfin informé (dans des termes plus que flous) de son état lamentable (sic), ce ne sera nullement dans l’intention de s’interroger sur la validité de cet "état", mais uniquement pour exercer sur lui des pressions qui l’incitent à recevoir "de toute urgence" (re-sic) des "soins" ad hoc ! Le pauvre "souffre", il en est le dernier informé ! Du jour au lendemain, il se retrouve au beau milieu d’une pâture d’ânes qui, entre deux braiments apeurés, lui parlent de "médecine de l’esprit" et de "médicaments" magiques ! Il cherche la caméra cachée, mais ne la trouve pas. C’est que toutes les caméras étaient sans doute sollicitées pour une certaine semaine plus médiatique [8]

_____Avec les meilleures intentions du monde, il n’est pas difficile de projeter de faire mourir. L’insoupçonnable alibi de la "santé" –souci placé au hit parade des préoccupations occidentales- autorise à fermer la lumière afin de mieux profiter de son sommeil spirituel… ou d’une vision singulière d’un esprit d’enfance [9] un peu trop porté sur la sieste intellectuelle. Le « PIA » ? Celui qui croit en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. On ne peut simultanément projeter de faire mourir et s’intéresser peu ou prou à la vie éternelle : on peut coller et multiplier ses manifestations de foi de l’une sur l’autre pour en contrecarrer les effets délétères, la foi en deux réalités irrévocablement antagonistes ne saurait être très évangélisatrice…

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