« L’Âge de glace 0° | Page d'accueil | Le pain : l’ami de votre santé »
07.04.2008
À consommer de préférence avant…
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29.µ
Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. » Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »
Après le vent[1] et la pluie -le temps à la Rantanplan- le beau temps à la Lucky Luke. Après le soleil se couchant sur une mer démontée, invitant prudemment la foule rassasiée[2] à rester sur l’autre rive du lac, l’astre du jour se lève sur le constat qu'une seule barque a eu l’audace de se lancer dans une traversée périlleuse. Jésus n’étant plus avec cette foule restée sur l'autre rive, soumise encore aux lois de ce monde, Il est nécessairement de l’autre côté. Or, voilà qu’Il n’était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui ! Seraient-ils donc si indélicats, ces disciples qui partent ainsi sans attendre leur Maïtre ? Disciples peut-être… mais eux aussi sont toujours soumis aux lois de ce monde. Avec l’épreuve supplémentaire du disciple : le passage sur l’autre rive sous la tempête.
Le lac apaisé, sa traversée est de nouveau envisageable par tous. Mais elle s’effectue dans l’autre sens : d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Cet autre sens est celui d’une certaine nostalgie cultivée à un endroit et à un moment où les lois de ce monde étaient comme suspendues. C’est un regret du passé qui rend Jésus absent au présent : la foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Que faire pour Le retrouver, sinon Le chercher là où Il est réellement et non là où l’on VOUDRAIT qu’Il soit ? La loi de l’amour ne se laisse pas saisir ainsi. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. Alors les gens reprirent la traversée, cette fois dans le BON sens. Certes, ce fut presque une promenade de santé si on la compare à l’épreuve qu’elle fut pour les disciples la veille au soir. Mais par l’absence de Jésus, tous ces gens ne viennent-ils pas de subir une tempête terrestre ? Selon son degré de proximité, chacun est marqué de l’empreinte du Fils de l’homme. N’est-ce pas précisément cette empreinte qui les pousse à la recherche d’un Jésus qui ne se trouve que sur l’autre rive ?
Ils Le cherchent, non parce qu’ils ont vu des signes, mais parce qu’ils ont mangé du pain et qu’ils ont été rassasiés. En dépit de la multiplication des pains et des poissons, ce n’est pas un magicien qu’ils cherchent mais Celui qui est venu les rejoindre dans leur soumission aux lois de ce monde. Il ne leur a pas ôté cette soumission (inhérente à la condition humaine), mais satisfait leur besoin de nourriture qui se perd : ventre creux n’a pas d’oreilles ! Des oreilles, il en faut pour entendre cette invitation à ne pas travailler pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle. Il ne s’agit pas de mépriser l’une au profit de l’autre, en prônant une acédie radicale : le Christ Lui-même a toujours fait honneur à la table de ses hôtes, Le faisant passer pour un « glouton et un ivrogne » ! (Lc 7, 34-35) Simplement, cette nourriture qui se perdne doit être considérée que comme le reflet de celle qui se garde, non comme un but en soi. Qu’elle se garde ou qu’elle se perde, cette nourriture s’établit sur celle qui se voit : le pain, le poisson, etc. Paradoxalement, l’Eucharistie n’a pas attendu la dernière Cène[3] pour s’incarner !… Elle s’inscrit en filigrane depuis un autre paradoxe : celui de quarante jours de jeûne, à l’issue desquels il nous est dit que « l’homme ne vit pas seulement de pain »(Lc 4, 4-5).
Alors, que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? Se faire moine ou ermite ? Vendre sa boulangerie au plus offrant ? C’est là une logique qui répond à nouveau à la soumission aux lois de ce monde. « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Ce n’est pas la mer à boire ! Juste un "lac" à traverser… et à traverser dans le BON sens.
Alors, que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? Se faire moine ou ermite ? Vendre sa boulangerie au plus offrant ? C’est là une logique qui répond à nouveau à la soumission aux lois de ce monde. « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Ce n’est pas la mer à boire ! Juste un "lac" à traverser… et à traverser dans le BON sens.
Avec le "docteur", nous quittons le bon sens : n’est pas "expert" [4] de l’insensé qui veut ! S’il multiplie l’eau[5], ce n’est pas pour son plaisir sinon celui de nous la faire traverser : lui préfère demeurer sur la rive du lac. Courageux, mais pas téméraire. Officier à l’abri dans son QG blindé, mais surtout pas chair à canon sur le champ de bataille. Drôle de guerre : "défensive" comme il se doit. C’est que l’ennemi attaque de l’intérieur ! Tout beau temps lui est suspect : après le beau temps, la pluie. Tout fait "trouble". La nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle ? Fin stratège, le « PIA » a vu clair dans le jeu de "l’ennemi" : ce dernier lance manifestement des grenades hallucinogènes ! Marqué de l’empreintede la bête, le "docteur" préfère ne pas laisser de traces sur la plage : c’est pourquoi il préfère l’élément liquide qui, lui, ne laisse pas d’empreintes. Plus il y aura d’eau, moins il y aura de terre ferme. Celle-ci lui est exclusivement réservée, donnant ainsi l’illusion que lui seul a les pieds sur terre. C’est bien connu : avoir les pieds sur terre, c’est être plein de bon sens !…
Lui aussi incline sa clientèle à passer sur l’autre rive. Mais à la différence des gensqui peuvent aller d’une rive à l’autre de leur lac, le billet de ses "patients" a la particularité d’être à sens unique : tout contrevenant est verbalisé... dans tous les sens du terme. Prière de ne pas emprunter le sens interdit sous peine d’être arrêté, tout triste,[3] par l’agent de la circulation. Ce qui tombe bien : cet agent fait le bonheur ! En effet, il se penche avec "compassion" sur les malheurs des autres. Entre l’agent et les gens, il y a comme un a privatif : c’est que chez lui, le passage sur l’autre rivese fait parfois définitif, privant de fait le passager de tout espoir de retour. Mais après tout, nul n’est obligé de travailler aux œuvres du "docteur". Que faut-il faire pour ne pas s’y risquer ? Travailler aux œuvres de Dieu est un bon début… mais ce n’est qu’un début : si ce travail se concilie avec un autre qui s’y oppose, on s’aperçoit que Jésus n'est pas là, ni ses disciples non plus. Jésus n’est pas sur la même rive. Il est vrai que rien ne ressemble plus à une rive gauche qu’une rive droite…
Pourtant, un détail est là qui fait la différence chez le "docteur". Lui transforme la nourriture qui se perd en nourriture qui se garde ! N’oublions pas que c’est un spécialiste de l’eau : il la trouble et la multiplie. C’est également un spécialiste du grand froid[5] ! Il est l’inventeur de la congélation spirituelle. Certes, elle garde la nourriture… mais PAS jusque dans la vie éternelle.
« L'œuvre du singe de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » C’est plutôt réussi, non ?
13:32 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, Évangile, psychologie, santé, lucky luke, coup de froid





Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://micheldetiarelov.hautetfort.com/trackback/1552327
Ecrire un commentaire