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jeudi, 17 avril 2008

Veuillez vous serrer la ceinture : le décollage est imminent.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,16-20.
« Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture : Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. »

_____Il n’est pas inutile de rappeler le contexte de ce passage : il précède le grand Passage. C’est celui du lavement des pieds [1] invitant ceux qui ne sont pas sages (et qui croient l’être !) à renouer avec une sagesse à laquelle on ne songe pas spontanément. « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous. »
_____« Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver… »[2] Il n’est pas venu juger le monde, mais le sauver : en exemple, Il lui lave les pieds ! Cette logique agit à rebours d’une logique humaine qui s’y entend à "sauver" le monde en le jugeant. Laver les pieds ? Le monde vise beaucoup plus haut : lui cherche des poux dans la tête. La tête ? Voilà ce que le monde est instinctivement prêt à laver. À s’en tenir à l’aspect extérieur de la tête, cela ne fait jamais que le bonheur des salons de coiffure…

_____Le bonheur des "professionnels" [3] de l’aspect intérieur de la tête ne fait guère ombrage à celui des précédents : détenant le monopole du marché, le « PIA » trouve une source inépuisable de revenus non par l’efficacité de ses méthodes de "guérison" mais en puisant sa matière première dans un filon qui ne tarit jamais : celui du « PVA ». Qu’est-ce que le « PVA » ? Chimiquement, c’est  le polyacétate de vinyle, polymère réputé pour jouer les seconds rôles.[4] Plus spirituellement, c’est là un drôle de poisson, truffé d’arêtes. Et lui aussi a plusieurs mères ! Plus il en a, plus il a d’arêtes… On connaissait déjà le maquereau, qui en est l’ombre : celui-là est le protecteur du vice de l’autre. Car le « PVA » est, quant à lui, le protecteur de la vertu de l’autre.
_____L’éthique est de ces tiques qui nourrissent abondamment le « PVA » qui, lui-même, est le premier founisseur du « PIA ». Les tiques sont de sales bêtes qui sucent le sang de la tête. Ce sont des parasites du chien… et des ruminants. Avec le chien, nous avons la dogue-matique [5] ; avec le ruminant, nous avons une première digestion avec le « PVA » ; puis une seconde, avec le « PIA ». Ceci ne donne que du lait caillé ; d’où la fameuse expression populaire : « ça caille ! » [6] Nous sommes non seulement aux antipodes des tropiques, mais également à ceux du lavement des pieds !

_____Mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture : Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Celui qui veut faire tomber est un copain ! L’avantage de l’ennemi extérieur, c’est qu’il n’est pas trop difficile à identifier : de ce fait, à forces égales, il parvient rarement à faire tomber. Les multiples chutes de ce monde proviennent elles aussi rarement de chausse-trappes érigées par un ennemi identifié comme tel… et plus sûrement d’une écurie toujours renouvelée de fringants chevaux de Troie [7]. Une fois établies dans la place, les tiques peuvent sucer le sang de la tête tout à loisir.
_____Recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. On en vient ainsi à accuser réception… dans tous les sens du terme. Ne pas se tromper de Père [2], c’est aussi ne pas se tromper de fournisseur sous peine d’avoir de mauvaises surprises à la réception. L’avantage du dernier jour est justement que le client non satisfait peut retourner la marchandise à l’expéditeur jusqu’au dernier jour : il ne perdra rien au change. Cette concurrence serait déloyale si elle ne s’assortissait pas d’une condition minimale : celle de laver les pieds.
_____En effet, quel est donc ce souci constant du « PVA » qui marche dans la boue ? Un souci de justice ? Fort bien : alors, jugeons l’arbre à ses fruits… et considérons cette étrange génétique : notre cheval de Troie engendre des ânes ! La "vertu de l’autre" s’exprime par braiments. Henni soit qui mal y pense… C’est que "l’absence de vertu de l’autre" se traduit parfois par un "diagnostic" : produit de la seconde digestion du ruminant. Pas besoin d’être fin biologiste pour savoir par OÙ sortent les excrétions de la digestion finale… Ici aussi, nous sommes à l’autre bout du pain qui est mangé et partagé. Quand on confond la porte du four du Boulanger [7] avec… une porte plus intime, il ne faut pas s’attendre à voir apparaître une baguette : elle serait magique !

_____Le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. Le « PVA » (et sa version "professionnelle" incarnée par le « PIA ») n’est rien d’autre que celui qui se veut plus grand que son maître, plus grand que celui qui l'envoie. Non seulement il se rend malheureux parce qu’il ne le met pas en pratique, mais il rend les autres malheureux en les dissuadant à leur tour de le mettre en pratique. Le monde n’a que faire de serviteurs ou de messagers de la "vertu des autres". Le « PVA » est l’antithèse de son homologue chimique [4] : il joue les premiers rôles ; lui aime se montrer ; pas la peine de le chercher : on le voit partout ; il punit celui qui cherche à voir le côté caché des choses ; enfin il s’acharne à désunir ce qui est uni : pas très brillant pour envisager d’en faire un constituant de colle ! Le « PVA » ? Un produit fini. Mais c’est du vol. L’avantage du dernier jour, c’est qu’il propose un billet de retour…

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