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25.04.2008

Impôt sur l’heureux venu

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,15-20.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
 
    La Parole nécessite de s’incarner, sinon elle est vaine : c’est pourquoi elle est confirmée par les signes qui l’accompagnent. Quand le Seigneur travaille AVEC ceux qui témoignent de Sa Parole, les signes ne souffrent d’aucune ambiguïté : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. Qui sont-ils ces thaumaturges qui témoignent par de tels signes en proclamant la Bonne Nouvelle de Celui qui fut enlevé au ciel ? Il sont ceux qui témoignent plus encore que s’Il s'assit à la droite de Dieu, ce n’est nullement pour rester les bras croisés en attendant tranquillement le jugement dernier ! On s’en souvient : Je m'en vais, et je reviens vers vous.[…] Levez-vous, partons d'ici. [1] C’est dire qu’être assis à la droite de Dieune sonne nullement l’heure de la retraite ! Ces thaumaturges sont également ceux qui croient et sont baptisés, ce qui est un minimum… mais ce qui ne leur accorde nullement une sorte de brevet de guérisseur infaillible.
    On peut parler au nom de l’amour et ne PAS être dans l’amour. [2] On peut parler en son nom… et "oublier" de chasser les esprits mauvais CHEZ SOI. [3] En un mot, on peut s’imaginer être sauvé en se contentant de croire et d’être baptisé. Comme si la foi théorique du bien-pensant pouvait laver d’avance le refus pratique de croire du mal-agissant ! Comme si le mal-agissant pouvait ne pas cohabiter avec le bien-pensant ! Ce qui s’étend bien au-delà de la pratique dite religieuse : être un "pilier d’Église" le dimanche n’interdit pas d’agir en mécréant pendant la semaine. Inversement, aller à la pêche le dimanche n’interdit pas davantage une authentique compassion aux misères humaines : le refus théorique de croire n’empêche pas toujours d’être sauvé par une foi dans les actes. On le sait : Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure. [4] Cette demeure n’a qu’un rapport très lointain avec le pavillon standardisé d’un lotissement !
 
    La Parole nécessite de s’incarner, sinon elle est vaine : c’est pourquoi elle est confirmée par les signes qui l’accompagnent. À moins qu’elle ne soit INFIRMÉE… ce qui arrive aussi, entraînant un refus de croire compréhensible qui condamne moins le "réfractaire" que le faux témoin. Certes, ce dernier se doit de garder fidèlement les commandements...[5] SANS oublier le premier d’entre eux : celui de la loi de l’amour. L’enfouir, c’est préférer les ténèbres à la lumière.[6] Celui qui agit contre la vérité fuit la lumière, ses œuvres ne sont pas reconnues comme des œuvres de Dieu. Parce qu’elles incarnent le contraire de ce qu’elles prônent : un Jésus ressuscité qui est "enterré" n’est guère crédible ! Contre toute logique, c’est le « PIA » qui le devient. En son nom, ils attireront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau sous l’emblème du serpent dans leurs mains, et, s'ils font boire un poison mortel, il ne leur fera pas de mal à eux ; ils imposeront leur regard aux malades, et les malades s'en trouveront troublés. Sont-ce bien là les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants? Ces signes-là sont-ils tellement hors de portée ? Ils ne le deviennent qu’à la mesure où la grâce se laisse polluer par la nature. Les concepts de "maladie psychique" ou de "santé mentale" ne relèvent NI de l’une NI de l’autre.[7] Ils n’existent QUE par le regard de l’autre. C’est pourquoi les "soins" qui y sont afférents sont, eux, criminels par nature : aucun "traitement" n’est capable de "soigner" le regard de l’autre qui, SEUL, est en cause… qui, SEUL, en sort indemne et déresponsabilisé. Entraîner son frère au tribunal de la "santé mentale", c’est refuser de croire et se condamner en condamnant son frère à l’infamie sociale : orgueil suprême de celui qui abdique tout combat spirituel, s’en estimant faussement dispensé par sa bonne "santé mentale". Ce qui, là encore, n’opère pas d’autre distinction entre ceux qui sont devenus croyants et ceux qui ne le sont pas, que celle d’une responsabilité accrue chez les premiers : on observe même une plus grande complicité de ceux-là à cette formidable escroquerie morale ! Ce paradoxe indique assez que le rideau de fumée "sanitaire" n’est qu’un paravent d’une église parallèle [8], usant d’un vocabulaire familier aux croyants. Tout y est singé –et méthodiquement inversé-, jusqu’à proclamer partout la mauvaise nouvelle d’une "santé mentale" déficiente chez un tiers. Le contexte de cette proclamation est lui aussi inversé : sous l’alibi fallacieux de "protéger" le tiers incriminé (autrement dit : de SE protéger de lui !), l’information circule à son insu, introduisant autour de lui un silence coupable qui ne pourra que croître et embellir : à l’audace de l’évangélisation se substitue la lâcheté sans fond de la désertion du combat spirituel. Ici encore, l’imposture morale est moins prégnante chez l’incroyant : même s’il se trompe de lutte, au moins a-t-il le mérite de ne pas l’éluder et de la mener avec une certaine constance en cédant moins à la tentation de la projeter en "maladie psychique" chez autrui. Beaucoup peuvent décidément trouver leur demeure dans la maison du Père… et cette demeure ne s’achète pas sur plan, procédé commercial qui ne met pas à l’abri des (mauvaises) surprises.
    Une certaine pression aidant –souterraine, comme il se doit de ce qui relève des ténèbres qui sont préférées à la lumière-, le tribunal de la "santé mentale" requiert l’avis "éclairé" de son "Procureur". Ponce Pilate des temps modernes, ce "Procureur"(autrement dénommé Protecteur de l’Intérêt de l’Âne… ou « PIA ») prononce son jugement (autrement dénommé "diagnostic"), puis après avoir parlé, est enlevé au ciel et s'asseoit à la droite d’Hermès [9]. Il est permis de supposer que l’Olympe fournit le lavabo… (mais au vu du contexte "médical" dans lequel tout ceci se déroule, un bidet fera fort bien l’affaire).
 
    Certes on peut être dupé, puis duper à son tour : il n’en demeure pas moins qu’il faut tôt ou tard dresser un bilan de l’incarnation de certaines paroles. Quels sont les signes qui les accompagnent ? Pour ceux qui sont devenus croyants, la question est plus incisive : à QUELLE foi se réfèrent-ils ? Au nom de QUI parlent-ils ? Chassent-ils les esprits mauvais ? Parlent-ils un langage nouveau ? Prennent-ils des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, leur fait-il du mal ? Imposent-ils les mains aux malades, et les malades s'en trouvent-ils bien ? Quand les signes qui les accompagnent sont clairement à l’opposé de tous ceux-ci, poser la question c’est y répondre. La loi de la gravitation universelle vaut AUSSI pour le champ spirituel. Quand on laisse cohabiter la religion de la grâce avec celle de la nature, c’est par essence la plus lourde qui l’emporte : celle de la nature. [ C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien.[10] En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.] [8] C’est le rien qui l’emporte donc. Or nous sommes jugés sur l’amour, ce qui n’est pas rien
    L’incarnation de la parole du traître s’accompagne aussi de signes qui lui sont propres. Ces signes mènent au rien de la mort. Imaginons la fiction suivante. Après sa trahison, Judas Iscariote renonce à se pendre. Tout penaud, il rejoint les Onze. Ceux-ci, surpris, lui ouvrent leur porte… et la vie continue, comme si de rien n’était. Personne ne reproche rien à Judas : d’ailleurs, hormis une infime poignée, n’ont-ils pas eux-même fui les affres de la Passion de leur Maître ? (Un peu comme cette fausse humilité que l’on peut observer aujourd’hui après avoir traîné un tiers dans la boue "sanitaire" : après tout, qui peut prétendre jouir d’une bonne "santé mentale" ?…) Et Judas lui-même reste muet, estimant "normal" d’être revenu parmi les siens. Pour un peu, on lui ferait la fête… comme le père a voulu fêter le retour du fils prodigue [11] ! Cette situation s’inscrit-elle dans la vérité des uns et des autres ? Mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. [6] Il va être difficile d’établir que vendre son Maître pour quelques pièces d’argent soit reconnu comme une œuvre de Dieu ! Il va être encore plus difficile de démontrer que la mort d’un innocent –qui en est la conséquence directe- soit reconnue comme une œuvre de Dieu ! Pourtant la vie continue, comme si de rien n’était. Le croyant bien né s’insurge, légitimement choqué par ce déni de justice. Ce déni, il le reproduit pourtant AUJOURD’HUI à grande échelle. Il lui suffit de substituer à la crucifixion la nécessité de certains "soins" chez autrui. Certes, il ne pense pas "à mal"… mais il le COMMET à tour de bras.
    Reprenons la scène fictive précédente. Judas rejoint toujours les Onze. Mais sa première parole incarne le contraire de celle qui a incarné la trahison : il ne se pend pas mais SE REPENT. En clair, il demande PARDON pour le mal commis : exactement la position du fils prodigue. Les Apôtres auraient-ils pardonné ? Conscients de leur fragilité consécutive à leur récente dispersion, ils étaient sans doute plus ouverts à la miséricorde que s’ils avaient TOUS été au pied de la Croix. Il est donc probable –bien que naturellement invérifiable- qu’ils eussent pardonné. (Concernant le Maître ressuscité, la question ne se pose même pas) Mais ils n’ont pas pardonné ! Non parce qu’ils ne le voulaient pas, mais parce qu’ils ne le pouvaient pas : PERSONNE ne leur a demandé pardon. Et le pardon n’est pas une réalité éthérée qui s’accorde automatiquement, indifféremment du désir ou non de l’accorder : il s’exerce de personne à personne, OU IL N’EST PAS. Et tant qu’il n’est pas, la vérité ne PEUT PAS venir à la lumière.
 
    C’est un truisme que d’affirmer que le pardon ne s’exerce que sur un mal. Mais celui qui subit ce mal ne peut pas se mettre à la place de celui qui le commet. En revanche, il est beaucoup plus qualifié que lui pour L’IDENTIFIER COMME TEL. Celui qui commet le mal peut le maquiller en "bien"à l’envi : il ne trompera que lui-même et les complicités extérieures qu’il trouvera. Mais il ne trompera pas celui qui le subit… à moins de le manipuler mentalement. Il s’agit donc pour lui de s’appliquer à CHANGER le regard de l’autre –en lui imposant SON regard- pour l’amener à accepter l’inacceptable… à incarner un rien qui n’existe pas. Les faits sont cependant têtus : le constat de la culpabilité diffuse qui règne autour de la "maladie psychique" est effectué à présent par ses plus fervents défenseurs. [7] Les lois du marché elles-mêmes ont leurs limites devant l’étendue du désastre. Constater la culpabilité est une chose, l’identifier plus clairement en est une autre. Donner le statut de "handicapé" à un "malade psychique" –au même titre qu’un accidenté de la route !- n’est qu’une solution aussi dérisoire que superficielle qui s’applique à ne pas toucher aux dogmes purement idéologiques de la "santé mentale". Le "malade psychique" N’EXISTE PAS : ceux qui sont tombés dans les rets de ce type de "soins" sont au minimum des malades neurologiques hâtivement rebaptisés "malades psychiques" afin de JUSTIFIER leur "diagnostic" initial. La responsabilité de ce "diagnostic" est partagée entre « PVA » et « PIA » : une sorte de « chasse aux sorcières » est donc hors de propos, les charognards ne se repaissant jamais que des cadavres qu’on leur fournit.
 
    On peut aller dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création : cela ne sert de rien si, parallèlement, on s’applique à putréfier de la viande fraîche. Ici, ce sont les vers qui accompagnent les signes… Rompre l’isolement consécutif à la "maladie psychique", c’est laisser sauf le regard de chacun… et DEMANDER PARDON à ceux qui ont été regardés de travers. Ce n’est qu’à cette condition minimale que les malades s'en trouveront bien. Et leur entourage AUSSI…

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Commentaires

AMOUR, JOIE

Quel beau message ! Notre société actuelle, toujours en quête de jouissance.
Témoignons par un simple regard de l'autre avec AMOUR, non un regard tueur.
L'autre est différent : il ne pense pas comme moi, il a une certaine attitude.
Vos yeux en disent long.
Le printemps est là autour de vous, sachez communiquer ce message, surtout ne le gardez pas pour vous.

L'AMOUR du CŒUR PEUT TOUT CHANGER, Transpirez de JOIE !

Ecrit par : anemone | 26.04.2008

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