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samedi, 26 avril 2008

Où l’heure de la traite ment…

Bidon de lait.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,18-21.
« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé. »

_____Ah, comme les choses seraient simples si la haine ne se manifestait QUE par de la bave aux lèvres, des paroles insultantes et assassines ne se cachant pas d’être comme telles, des accès de colère et des coups de poing sur la table, des tortures qui ne se déguisent pas hypocritement en "soins", des produits fondamentalement iatrogènes qui ne passent pas pour "thérapeutiques", en un mot des menaces de mort clairement identifiées !… Mais cette haine-là n’est jamais que la crème du lait qui déborde quand on l’a oublié sur le feu.casserole de lait.jpg
_____La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on. Le lait de la haine se consomme froid, sous peine de se brûler le gosier : le lait qui n’a pas débordé est de même nature que celui qui a débordé. Le lait de la haine est un lait caillé [1]: on ne s’en rend compte qu’en le chauffant. Froid, il ressemble à s’y méprendre au lait de l’amour. Beaucoup s’y méprennent, en effet, parce qu'ils ne connaissent pas le Laitier : il est vrai qu’Il est "multi-cartes" [2] ! Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi : de la traite au traitement, il y a l’espace du mensonge. Pour que le lait de l’amour caille, il suffit qu’il fermente. S’il n’est pas bu dans la fraîcheur de sa vérité, la chaleur ambiante et le temps ont raison de sa composition interne, conservant à froid son aspect externe… mais lui donnant une saveur acide. De quoi entretenir de la haine contre le Laitier ! Son produit est tenu pour "bidon" parce que frelaté
_____Si le lait du Laitier appartenait au monde, le monde l’aimerait, car il serait à lui. Mais le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Le lait de Ses distributeurs peut bien attendre : on lui préfère celui des ruminants [1], plus rassurants parce qu’ils appartiennent au monde. Ce monde raffolant déjà de tout ce qui broute, ce qui broute et donne du lait est donc à son regard plus grand que tout !…

_____Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. La persécution ? Officiellement, ce n’est plus que de l’histoire ancienne ou de l’actualité lointaine. Au royaume de la laïcité, la persécution n’a plus de raison d’être. Certes, on observe ici ou là quelques débordements : expressions de la foi priées de rester enfermées dans les sacristies (sous peine d’être taxées de l’infâme suspicion de "prosélytisme"), profanation voire destruction d’édifices religieux et de cimetières (ce qui ne dérange que les bigots et les morts), médiatisation à outrance de tout ce qui caricature la foi en la présentant sous l’angle réducteur d’un code de morale surannée destiné à "asservir les masses". Mais ce ne sont là que misérables "débordements" qui ne sauraient préjuger de la liberté globale de croire ou non !…
_____C’est oublier un peu vite le cheval de Troie.[3] Quels que soient les désagréments vécus à l’extérieur, ils répondent TOUJOURS à des désagréments INTÉRIEURS. Qu’y a-t-il donc à l’intérieur de cette casserole de laquelle émanent les débordements précités ? Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Il s’agit d’observation, non de soumission inconditionnelle à cette parole. Ce qui n’est pas du tout la même chose. Cette phrase suit immédiatement : si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Dans un tel contexte, on n’observe pas une parole comme on observe la loi : on l’observe précisément pour en rechercher au contraire ce qui paraît S’OPPOSER à la loi, ouvrant ainsi la perspective d’une persécution du "hors-la-loi", destinée à le ramener à une "rédemption". L’amour de la loi est naturellement prédominant, étouffant la loi de l’amour [4]. Mais tout le monde n’étant pas nécessairement un fervent amoureux de la loi (!), l’esprit doit être au préalable manipulé afin de le rendre persécuteur insoupçonnable… y compris et d’abord de lui-même. Quelle que soit la méthode utilisée, le procédé est simple : il suffit de déguiser l’amour de la loi en loi de l’amour ! Le lait frais se caille ainsi en accéléré, la responsabilité en incombant automatiquement au "hors-la-loi" de service.
_____À partir de là, la persécution extérieure N’EST PLUS NÉCESSAIRE. Intérieure, elle est plus efficace parce qu’elle inverse la charge du "martyre" en introduisant un binôme bourreau/victime au profit du bourreau qui présente toutes les apparences de la victime en se dressant contre le "hors-la-loi". Cette fausse victime réunit l’unanimité pour elle et contre son "bourreau". On reconnaîtra en elle le fameux « PVA ». L’introduction du « PIA » dans cette sarabande en trompe-l’œil jouera naturellement en faveur du premier qui se désigne comme "victime"… et qui LE désigne en conséquence comme son "sauveur" et sa caution morale !!! De même que le lait se caille, toute raison se fige alors. La parole du "bourreau" est plus observée que jamais, quitte à lui être subtilisée à son insu. Cette parole est disséquée, décortiquée. Mais l’objectif de cette observation n’est EN AUCUN CAS de remettre en question un "diagnostic" [5] qui se veut figé pour l’éternité à partir du moment où il a été prononcé : n’oublions pas qu’il repose moins sur la vérité que sur l’unanimité qui en tient lieu avant même ce recours pseudo-médical. L’objectif de l’observation fonctionne donc à sens unique : il s’agit d’enraciner cet étrange bilan de "santé" par correspondance dans des "preuves" irréfutables ! En l’absence de l’intéressé, cette irréfutabilité souffre déjà de quelque vice de forme, un bilan "médical" SANS examen étant pour le moins sujet à caution. L’étape suivante consiste donc à manipuler son entourage, afin de le convaincre de "l’urgence" indiscutable d’une consultation physique chez notre bon "docteur". Au besoin, la loi [6] prête main forte, étrangement plus prompte à exercer l’injustice que l’équité… Toute résistance à la manipulation est systématiquement interprétée comme une "preuve" en elle-même : faute de grives, on mange des merles ! Les pigeons, quant à eux, ont de quoi becqueter : cette résistance bénéficie de tous les poncifs en vigueur en un tel cas. « Délire de la persécution (!) » (renversement –pas même subtil- du fameux binôme bourreau/victime…), attestation de « dangerosité » (suffisant pour transformer d’un coup de baguette magique un petit chaperon rouge en grand méchant loup !), et autres âneries qui ne rencontrent la crédulité de ceux qui les écoutent qu’à proportion de leur caractère épouvantable : jouant de la peur des uns et des autres, le "docteur" peut leur faire avaler tout et le contraire de tout, pourvu que soit sauve la mince façade "scientifique".

_____Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. La persécution interne –entre coreligionnaires !- est LE chef-d’œuvre insurpassable du « PIA ». Qu’une communauté soit unie, il suffit d’introduire le doute sur la "santé mentale" d’un ou de plusieurs de ses membres, et l’union VOLE EN ÉCLATS à plus ou moins brève échéance ! Plus besoin de se battre contre des "païens" ou des membres d’autres communautés, perçues comme opposées. À l’ère d’internet, tout peut être livré à domicile : le lait (caillé ou non…)… et la "santé mentale". Le domicile conjugal n’est pas épargné. Si un couple uni peut agacer ceux qui le sont moins, ces derniers ont à leur disposition une arme redoutable : toujours l’inoculation du doute… quant à la "santé mentale" de l’un des conjoints. L’apport d’un "certificat médical" de « PIA » est un plus indéniable, rendant la parole dite par un "médecin" anonyme et absent plus grande que celle d’un conjoint présent au quotidien depuis des années !!! Que ce "médecin" ne connaisse pas celui qu’il a envoyé dans son théâtre d’illusions n’a AUCUNE importance pour personne, sauf pour le "patient" qui est prié de ne pas s’impatienter : cela aggraverait son "cas" ! Sa parole à lui est méticuleusement observée, mais elle n’a plus AUCUNE valeur. Il est "malade", le pauvre : ce n’est pas de sa faute…
_____Seule est valable la parole de ceux qui "savent" : elle est d’autant plus méritoire pour eux qu’il n’est pas facile de la prononcer quand on broute : c’est mal élevé de parler la bouche pleine. Il est des paroles qui entraînent des silences de ruminants.

_____C’est la loi de l’amour qui est bien malade. Requérir à un bourreau de cette loi pour la "soigner", c’est prendre le fossoyeur pour le sauveur. Chacun choisit librement ses alliances, mais personne ne saurait contraindre qui que ce soit à contracter alliance avec ce qui brise les alliances avec une insolente impunité : pas même un conjoint.

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