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dimanche, 27 avril 2008

La Défense est Une : deux défenses trompent

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,15-21.
« Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : c'est l'Esprit de vérité. Le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous, et qu'il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »

_____Ah, comme les choses seraient simples si la haine ne se manifestait QUE par de la bave aux lèvres, des paroles insultantes et assassines ne se cachant pas d’être comme telles, des accès de colère et des coups de poing sur la table, des tortures qui ne se déguisent pas hypocritement en "soins", des produits fondamentalement iatrogènes qui ne passent pas pour "thérapeutiques", en un mot des menaces de mort clairement identifiées !… Mais cette haine-là n’est jamais que la crème du lait qui déborde quand on l’a oublié sur le feu.[1] Elle n’est surtout que la chronique de la haine ordinaire, si aisément identifiable qu’elle fournit de par sa nature matière à la circonscrire par l’indignation unanime qu’elle génère. La hainen’est que l’ombre de l’amour, son "faire-valoir" : elle est surtout son épreuve dans le temps comme dans l’espace, distinguant dans ses fruits les discours effectués dans l’amour et ceux qui sont déclamés au nom de l’amour. Faire de la haine le contraire de l’amour, c’est déjà lui accorder des attributs qu’elle n’a pas en la faisant indûment pénétrer dans une sphère extraordinaire : l’espace vital qui revient à l’amour seul. Si la haine était l’exact contraire de l’amour, elle contraindrait l’amour à devenir la haine de la haine ! Si l’amour acceptait d’entrer dans une telle logique, c’est alors lui qui deviendrait l’ombre de lui-même… voire l’ombre de la haine ! Autrement dit, nous aurions l’amour qui –sous la pression d’une humilité mal comprise- ferait sienne la sphère ordinaire de la haine, pendant que cette dernière ira prendre la place vacante encore chaude qui lui est offerte sans discernement dans la sphère extraordinaire, dévolue à l’amour : la nature a horreur du vide, et n’observe aucune neutralité.

_____Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. Inverser les deux sphères fait naurellement montre d’une infidélité à ces commandements qui sont autant de l’ordre de la nature que de celui de la grâce. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : c'est l'Esprit de vérité. Cet Esprit est, Lui, de l’ordre de la grâce et vient puissamment suppléer aux désordres de la nature, contrebalançant l’inertie de cette dernière. Rappelons que la loi de la gravitation universelle vaut AUSSI pour le champ spirituel[2] On peut cependant être en panne sèche devant une station-service aux cuves pleines. Tant que la trappe de notre réservoir de carburant est fermée, on pourra tout à loisir accuser le constructeur du véhicule, les passagers de ce véhicule… sans doute trop lourds (!), le concessionnaire de la station, rien n’y fera : le moteur ne repartira pas. Il ne repartira pas davantage en ouvrant le réservoir à un pompiste qui le remplit d’eau sucrée : ne pas se tromper de pompe…
_____L’Esprit de vérité, le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous, et qu'il est en vous. Comme une sorte d’hommage du vice à la vertu, celui qui ne reste pas fidèle aux commandements perçoit celui qui y reste fidèle comme un… "demeuré". Il a en lui comme un "problème"… et tout problème en appelle à un "spécialiste" [3] de ce problème. L’Esprit de vérité, le monde ne le voit pas et ne le connaît pas : Il ne saurait donc se laisser enfermer dans l’esprit de ce monde, se laisser confiner dans quelque "science" qui soit, profane ou sacrée. L’escroquerie morale commence donc dès la réduction arbitraire de l'Esprit de vérité à un "problème" soluble par un "spécialiste".

_____La nature a horreur du vide, et n’observe aucune neutralité. Il n’est JAMAIS neutre de parler au nom de l’amour SANS être dans l’amour : cette attitude signe au contraire l’amorce d’une véritable descente aux enfers. Quand la haine s’immisce dans le champ de l’extraordinaire, elle s’adapte à cet environnement qui la développe comme jamais elle ne pourrait l’envisager dans l’environnement ordinaire qui est le sien. La haine prend bien entendu le visage de l’amour. Sous ce déguisement, elle suscite toujours l’indignation unanime… cette fois, contre tout ce qui S’OPPOSE à elle [4]. Violant l’espace réservé au champ d’action de l'Esprit de vérité, elle hérite ainsi de son infinie étendue. Rien ne peut plus la circonscrire : tout lui est permis, dans une totale impunité. « Vous serez comme des dieux… » (Gn 3, 5-6) Nous y sommes ! Hissé dans l’Olympe d’Hermès [5], l’esprit de la chair a tous les droits. Absolument TOUS. À ses pieds, le monde est capable de le recevoir, parce qu'il le voit bien et le connaît bien, cet "Esprit de vérité" n’étant que la projection de lui-même. Donc, TOUT est "bien" parce que "rassurant" à bon compte. Sauf, bien entendu, l’irréductible Gaulois qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Mais ici, la réalité dépasse la fiction : c’est l’occupant qui dispose de la "potion magique" [6]! Quand on saura que cette "potion magique" donne une force sous-humaine à qui s’en abreuve, on comprend déjà beaucoup mieux pourquoi c’est l’occupant qui en dispose : pas si "fous", ces "Romains"…
_____Tout est permis, jusqu’à invoquer "l’Esprit de vérité" pour qu’Il inspire à l’irréductible Gaulois d’aller de toute "urgence" se faire prescrire une gourde de "potion magique" [7]! On ne répugne pas à dresser l’Esprit contre Lui-même, sachant "mieux" que Lui ce qui est "bien" pour l’autre [8]. On n’est plus à un blasphème près contre l’Esprit : n’a-t-on pas osé dire de Jésus que « c'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons » [6]? Il n’y a pas de place pour deux "Esprits de vérité" : l’un CHASSE l’autre, la duplicité n’étant pas de mise. Quand on choisit un "Esprit de vérité", l’autre est nécessairement mauvais… même si c’est le Bon. Le serviteur n'est pas plus grand que son maître [1] : ne se veut "plus grand" que le disciple du « non serviam ». Pour celui-là, le serviteur est lui aussi nécessairement mauvais. Par conséquent, il doit être jugé et condamné… pardon : "soigné", parce qu’on parle plus que jamais au nom de l’amour. Quand on est plus "expert" que l’Esprit Saint, on est naturellement a fortiori plus compétent que l’autre afin de savoir ce qui lui convient : sa "maladie" n’altère-t-elle d’ailleurs pas son jugement ?
_____Les arguments les plus absurdes sont mis à contribution : par exemple, flatter l’intelligence du "malade" pour le convaincre d’aller au plus vite procéder à l’ablation chimique, neurochirurgicale voire électrique [10] de son intelligence ! Tout ceci serait à hurler de rire dans une œuvre de pure fiction : la réalité des Auschwitz des temps modernes [11] prête moins à sourire… Quel est donc cet étrange "Esprit de vérité" qui rend malade –ou PLUS, selon les degrés de résistance…- tout ce qui passe à sa portée ? Quel est donc cet étrange "Esprit de vérité" qui absout d’avance toute erreur de "traitement" ? Ce qui tombe à point nommé, tout "traitement" étant par définition une monstrueuse erreur : l’"Esprit de vérité" qui lui apporte sa pseudo-justification cautionne donc AUTRE CHOSE…

_____D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. Quand l’"Esprit de vérité" se pique de faire de la "médecine" en se polarisant sur la "santé mentale", il n’a qu’un objectif : étrangler l’amour partout ou il le voit vivant, afin que ses idolâtres perdent aussi jusqu’à leur vie. Il n’a qu’un moyen : instaurer le règne de sa terreur par l’intimidation. D’où sa prédilection à faire reconnaître en ses "malades" d’horribles épouvantails qui, s’ils n’ont pas encore tué père et mère, sont "certainement" sur le point de le faire ! Avec de tels "raisonnements prudentiels", la sagesse commande de ne pas naître. Ne pas faire naître les fantasmes serait déjà plus rationnel, offrant moins aux "soignés" la tentation de les incarner…

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