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02.05.2008
Des censeurs en arrangement…
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,20-23.
« Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera. En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. »
Le monde se réjouit en effet : cela fait tellement plaisir de "déceler" un "trouble psychique" chez l’autre. Celui-là va pleurer et se lamenter, mais rien de plus "normal" dans son "état" ! Le pauvre est dans la peine… ce qui épargne automatiquement à son entourage la peine de réfléchir. Surtout qu’il se déclare incompétent à traiter cette peine : on sait qu’il existe des "spécialistes" [1] à cet égard. Le monde se réjouit de l’existence de ces "spécialistes"… comme il se réjouit d’être passé au travers de cette "maladie", et surtout d’avoir eu la "clairvoyance" de la "déceler" chez l’autre : qui sait s’il ne s’est pas évité un véritable bain de sang ? Avec tout ce que l’on voit à la télévision…
Le monde aime à carburer au préventif : il se réjouit de s’épargner ainsi bien des misères. Certes, ensuite il va pleurer et se lamenter : les misères "évitées" reviennent au grand galop, plus massives encore que si on ne s’en était pas "protégé". Les "experts" [2] sont formels : quand ce n’est pas la fatalité, c’est certainement de la faute du "malade" qui n’a pas voulu se "soigner" et qui, par conséquent, aggrave son "cas" en embêtant tout le monde autour de lui : on avait pourtant bien prévenu qu’il était "dangereux" ! Pourquoi persiste-t-il à ne pas écouter les avis "éclairés" de ceux qui veulent changer sa peine en joie ? Peut-être tout simplement parce qu’il s’est mis au niveau de cette rhétorique de classes Maternelles… en lisant quelques contes de fées, par exemple. C’est fou ce qu’on y lit comme les loups [3] aiment à montrer patte blanche.
Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Le Père étant multi-cartes [4], Il ne verra pas d’inconvénient à être également Serrurier : on peut donc lui demander de nous fournir une serrure solide, munie d’une clef non moins solide. Quand une porte est convenablement fermée au loup, personne ne se souvient plus de son angoisse. Quand le loup est entré, il est un peu tard pour se lamenter. Mais il y a pire encore : contraindre l’autre à ouvrir sa porte au loup… pour "son bien". Le bien du loup, sans doute…
19:25 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, Évangile, psychologie, santé, politique, loup blanchi




