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04.05.2008

C’est pour le monde que certains plient.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11.
Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé. Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. »
 
    À l’heure où Jésus va être livré aux griffes de ses prédateurs, Il a mieux à faire que de baisser les yeux devant les chacals bien-pensants qui vont Le déchiqueter : il leva les yeux au ciel. Il n’est pas venu pour se justifier, mais pour justifier son Père. L'heure est venue que le Père glorifie à Son tour le Fils. Ce n’est pas à la manière du monde qu’Il Le glorifie : on ne sait que trop combien cette manière répond à ses œuvres, qui vont contre l'œuvre que le Père avait confiée au Fils.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Jésus étant sur le point d’être livré, Son souci premier est moins d’échapper à ses adversaires que de protéger ceux qui vont être appelés à poursuivre son œuvre. Le disciple n’est pas au-dessus de son Maître : lui aussi aura à affronter les hyènes rieuses. Livré à lui-même, il est condamné d’avance. À l’heure où Jésus va être livré, Il livre donc ses disciples au Père : Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. On le sait : personne ne va vers le Père sans passer par moi. [1] C’est dire que moins que jamais, le Père ne saurait se trouver dans la surenchère aux génuflexions. [2] Il se trouve uniquement chez ceux qui ont gardé fidèlement Sa parole, sans RIEN y ajouter ou retrancher. Ceux-là reconnaissent  que tout ce que le Père a donné au Fils vient de Lui, car Il leur a donné les paroles que son Père Lui avait données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que le Fils est venu d'auprès de Lui, et ils ont cru que c'était Lui qui L'avait envoyé. Par conséquent, à Sa suite, ils SE RECONNAISSENT entre eux comme frères d’un même Père. Ensemble, ils sont plus forts dans le monde pour être gardés par le Père dans la fidélité à Son nom qu’Il a donné en partage, pour qu’ils soient un, comme Eux-mêmes.
 
    Il suffit aujourd’hui d’introduire la notion de "santé mentale" et tout ce bel ordonnancement vole en éclats. Alibi des faux frères, l’inoculation du doute "psychique" est un puissant ferment de brisure de l’unité. De par sa double définition, il ne repose en rien sur quelque assise rationnelle : c’est là une cellule cancérigène de la foi. Le faux frère est bien entendu celui qui se trompe de Père : pour lui, c’est l’autre qui se trompe de Père ! Le faux frère est celui qui est non seulement dans le monde, mais qui épouse l’esprit du monde (cet esprit pour lequel le Fils NE PRIE PAS.) C’est dire qu’il trouvera sans difficultés toutes les complicités du monde. Ensemble, ils sont plus forts… mais cette force s’opère cette fois au détriment de celui qui se garde dans la fidélité au nom du Père. Seul contre tous, on a beau jeu de "déceler" une "souffrance psychique" dès qu’on cherche à se défausser de de cette situation avec quelque vivacité : le "vrai" frère devrait être celui qui se coule dans le moule des faux. Grâce à la notion de "santé mentale", le chrétien n’est plus attaqué en tant que tel. Mieux encore : il est attaqué par d’autres chrétiens [3], ce qui les rend d’autant plus insoupçonnables :
Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,13-16.
Mais, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Si l'on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Si l'on fait souffrir l'un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Mais si c'est comme chrétien, qu'il n'ait pas de honte, et qu'il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien.
    La lettre de saint Pierre résonne dans le vide : elle devient une lettre MORTE. Officiellement, on n’insulte plus à cause du nom du Christ : la nature du combat serait trop simple à identifier, le chrétien de parole trop facilement repéré. En déplaçant le combat du spirituel au "psychique", le faux frère gagne sur tous les tableaux. Il fait semblant de ne pas remettre en cause le nom du Christ, se libérant ainsi par avance du poids de sa culpabilité. Il s’assure la collaboration d’autres faux frères : la culpabilité partagée n’en sera que plus légère pour chacun. Il interdit enfin toute DÉFENSE de la part du frère tenu pour dissident : toute velléité allant en ce sens sera systématiquement interprétée comme une "confirmation" de sa dissidence tenue pour "pathologique", d’un refus de sa "souffrance"… ce qui n’est pas chrétien ! De plus, nul ne pourrait affirmer qu’on le fasse souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Au contraire ! On veut le "préserver" d’être un meurtrier, voleur, malfaiteur, ou dénonciateur …ce que révèle à n’en pas douter son "potentiel pathologique".  Étrange "préservation" qui fait des faux frères des meurtriers spirituels, des voleurs de vie intérieure, des malfaiteurs qui se déguisent en "bienfaiteurs", enfin les dénonciateurs d’une "pathologie" fantasmatique. (Le premier de ces dénonciateurs "va bien" : encouragé et cautionné par les siens, tout lui sourit. Le dénoncé, lui, "va mal" : puisqu’il se rebiffe il signe sa "déchéance mentale" ; il a nécessairement tort, puisque il est seul contre tous. Degré zéro de l’intelligence…[5] ) Comme chrétiens de parole, toute honte bue, ils rendent gloire à LEUR "Dieu" à cause de leur nom de "chrétien" « PVA ». Qu’on ne leur parle pas de déni de leur combat spirituel : chacun sait que c’est là une tentative du dissident de se débarrasser à bon compte de son "déni de souffrance" ! Comme il existe un Q.I. (quotient intellectuel), on se garde bien de concevoir un Q.S. : quotient spirituel. Il serait pourtant beaucoup plus simple à établir que son homologue : UNE SEULE question y suffirait. Celle de la sortie de messe, par exemple… [6] Mais, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Non seulement le « PVA » ne communie PLUS aux souffrances du Christ, mais il Lui en rajoute avec une insolente bonne conscience ! L'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.[5] Nous y sommes ! Au nom de "l’amour" –c’est-à-dire, de la "santé mentale"-, tout lui est permis sans qu’il ne subodore une seconde PIÉTINER le nom de chrétien. Il croit communier aux souffrances du Christ en "décelant" une "souffrance" chez autrui, surtout pas chez lui. Alors il se réjouit, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand la gloire du « PIA » se révélera. Joie de ce monde : autrement dit, "joie" terrestre de la courte vue des "lendemains qui chantent". Le Q.M. (quotient mémoriel) est-il également à l’ordre du jour ? L’Histoire ne se répète qu’à proportion du degré ZÉRO de ce quotient, "devoir" ou non.

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