« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-05 »

06.05.2008

Pâtée pour chien infidèle

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11.
Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé. Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. »
 
    À défaut d’entrer dans le cœur, l’Évangile se plaît parfois à être quasiment martelé dans les têtes dures que nous sommes ! Deux fois le MÊME passage en deux jours [1] : l'heure est venue. L’autorité sur tout être vivant a été donnée au Fils, et à nul autre. Le Père est le seul Dieu, le vrai Dieu.
    Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. Oui, l'heure est venue. Cette heure nous place au pied du mur. À quel nom sommes-nous fidèles ? Sommes-nous uns ? Ces deux questions se rejoignent d’ailleurs en une seule : il n’y a en effet qu’un nom auquel être fidèle. Quand l’être vivant va se chercher une autorité hors de ce nom, c’est non seulement à ses risques et périls mais encore le signe de l’infidélité à ce nom. Il pourra donner en partage cette infidélité à l’envi : il ne parviendra jamais à en faire une fidélité. Il y parviendra d’autant moins que les fruits amers de son infidélitéle pousseront à se rassurer en cherchant dans le monde [2]de quoi l’apaiser. C’est ainsi qu’il encouragera l’infidélité à l’extérieur. Quand l’être vivant va se chercher une autorité hors de ce nom, il se rangera à l’autorité de ceux qui partageront son infidélité. Ce sont les autres –ceux qui répugneront à s’y ranger- qui seront alors qualifiés d’infidèles ! Ils ne sont plus uns, mais divisés.
 
    Oui, l'heure vient. Cette heure également nous place au pied du mur. Car c’est l’heure de la "santé mentale". À cette heure, il n’y a plus d’infidèles : il y a des "souffrants". À cette heure, se fait jour une nouvelle autorité, tentaculaire, implacable… et lucrative : business is business. Cette nouvelle autorité devient si prégnante que les media officiels commencent gentiment à se demander si la gloire qu’une certaine "médecine" a auprès des hommesest bien fondée ! Partout où passe cette "médecine", les hommes tombent comme des mouches, l’ordre cède la place à une indescriptible pagaille, l’harmonie se mue en cacophonie, la paix vire à la guerre… et même la santé s’inscrit dans le registre de la nostalgie ! Aucune fatalité dans ce constat : une simple logique. Celle de la trahison, dans le report à une fausse autorité, si fausse que même la fausseté de sa "couverture sociale" interpelle une presse qui s’en fait l’écho. On peut trahir à l’envi, mais nous ne sommes JAMAIS pris en traîtres : les hommes à qui a été fait connaître le nom du Père moins que personne. Plus que tous autres, ceux-là sont AUJOURD’HUI au pied du mur. L’autorité sur tout être vivant a été donnée au Fils, et à nul autre. Sous AUCUN alibi : il n’y a pas de nom au-dessus de Lui.