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dimanche, 11 mai 2008

À peur vaillante, rien de possible

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23.
Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

_____Dieu que l’on est bien chez soi, confortablement au chaud dans les pantoufles de ses certitudes…[1] La certitude du moment, c’est la peur qui verrouille les portes comme les cœurs. La pantoufle du moment, c’est la paralysie occasionnée par cette peur. Comme toujours, la peur est un indicateur : c’est quand elle devient le moteur de la réflexion et de l’action qu’elle se fait la marâtre de l’existence… [2] La peur ne retient de la PENTECÔTE que la pente ascendante et la côte âpre à monter : elle préfère les mornes plaines, si vaillamment partagées par des disciples qui se tiennent les coudes à défaut de prendre de l’altitude. L’union fait la force : le mythe du "courage guerrier" est à la hauteur de l’illusion entretenue par la lâcheté mise en commun.

Livre des Actes des Apôtres 2,1-11.
Q
uand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

_____Ce mythe du "courage guerrier" n’est pas innocent chez le « PVA », souvent au premier rang afin d’implorer la "descente de l’Esprit Saint" un jour de Pentecôte. L’Esprit Saint ? Il le "connaît bien" : c’est SON défenseur ! En tant qu’Esprit, Il est insaisissable. Mais le « PVA » est plus malin que les autres : il sait s’en saisir afin de s’abriter sous son aile. On sait bien que l’Esprit Saint n’est que "brise légère" (1 Rois, 19,4-15), qu’on ne Le trouve que dans le silence et jamais dans le bruit. Un Esprit Saint qui se manifeste dans le bruit est donc nécessairement un "mauvais" Esprit Saint ! Le « PVA » est beaucoup plus malin que le Malin : il l’a "reconnu" ! (On avait bien "reconnu" Béelzéboul chez quelqu’Un qui expulse les démons [3]) "L’Esprit Saint""reconnu", on lui est reconnaissant de savoir à présent reconnaître ceux qui ne le connaissent pas. Que ceux-ci prennent garde : s’ils s’avisent de faire trop de bruit à leur goût, qu’ils sachent que la médecine a fait de considérables progrès. À présent, elle aussi sait reconnaître "l’Esprit Saint" ! Tout au moins ne l’indique-t-elle pas de façon si directe : ce serait avouer qu’elle empiète sur un terrain qui lui est totalement étranger. Hennissant de rire, le cheval de Troie [4] assure qu’il n’en est rien. Une autre monture [5], plus modeste, brait de plaisir : elle sait reconnaître "l’Esprit Saint" là où Il n’est pas. C’est ainsi que se négocient de bonnes affaires [6] entre « PVA » et « PIA ». Le second ne fait jamais qu’entériner un constat déjà établi par le premier : lui laissant volontiers son "Esprit Saint", afin de ne pas l’effaroucher il lui enfile sa camisole "diagnostique". Chez lui, pas d’Esprit Saint (avec ou sans guillemets) : que du "trouble psychique". L’Esprit de guérison -Celui qui va jusqu’à ressusciter les morts- en est réduit à une "pathologie" !!! Plus Il fait de bruit chez l’un de Ses disciples, plus le "cas" de ce disciple sera "grave"… et plus ce disciple fera peur à ceux qui l’entourent. Or l’Esprit Saint –le Vrai- ne fait pas peur. Avec Lui, la paix est avec soi ! Et si la paix n’y est pas, l’Esprit n’y est pas non plus. Pire : le loup y est [7]! Et ce loup est un grand "malade" qui s’ignore…
_____Si le « PVA » avait été un peu attentif à cet extrait d’aujourd’hui du Livre des Actes des Apôtres, il aurait pu constater que les faits relatés n’étaient pas exactement de la même teneur que ceux du premier Livre des Rois. Mieux encore : il aurait été étonné de reconnaître dans SON "Esprit Saint" l’esprit qui prévalait AVANT la venue de l’Esprit Saint ! Peur, verrouillage et autres tourments sont au menu. Le portrait craché de l’Esprit Saint ! Oui : craché, comme ce qui est rejeté de l’intérieur, à l’extérieur de soi. Pire : craché, comme ce qui est rejeté de l’extérieur, réinterprété en "pathologie" avec la complicité d’une "médecine" qui vient se mêler d’une affaire qui ne la concerne pas, et qui est iatrogène PARCE qu’elle se mêle d’une affaire qui ne la concerne pas.[6]
_____Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Ceci est complètement étranger au rouleau compresseur du « PIA ». Si chacun ne s’exprime pas selon les dons infectants [8] de son "esprit", il est prié de passer dans sa moulinette pour faire plaisir à ceux qu’il a pu infecter. Chacun a sa barque à mener, et cette barque n’est jamais la même que celle de l’autre. Chacun a une vocation qui lui est strictement personnelle : la vocation de l’autre n’est pas son affaire. [6] (Ceci était écrit AVANT de connaître les Textes de CE jour…) Chacun est pourvu d’un don que l’autre n’a pas : il n’appartient pas à un autre d’en juger, a fortiori quand il se prétend médecin. Il n’appartient pas à un autre d’en faire juger par un médecin : c’est non seulement de la trahison, mais du détournement de combat spirituel.

_____« Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » On ne saurait remettre ou maintenir des péchés qu’en ayant REÇU l’Esprit Saint. De même, on ne peut se faire remettre ses péchés qu’en ayant REÇU l’Esprit Saint. Quand on crache sur l’Esprit Saint –chez soi comme chez un autre-, on ne Le reçoit pas. On peut se fouetter jusqu’au sang, se mettre à plat ventre, invoquer l’Esprit Saint du matin jusqu’au soir, ON NE LE REÇOIT PAS. Et nos péchés ne peuvent être remis, QUELLE que soit notre fréquentation de certains sacrements : aucun de ces sacrements n’a de vertu magique qui ne fait plus exister ce qui existe. Aucun sacrement n’a la faculté de faire cohabiter dans un seul cœur l’Esprit Saint et son contraire : c’est l’un OU l’autre. Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un cœur qui ne Le voit plus que comme un "délire", une "hallucination", une "fuite du réel" (sic) et autres calembredaines pseudo-scientifiques ? Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un disciple qui en livre un autre à l’abattoir spirituel ? Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un disciple qui Le prie d’inspirer à un autre d’aller se faire "soigner" ? Quel est donc cet étrange "Esprit Saint" d’audace qui ne remplit que certaines maisons de "soins", volant au secours de ceux qui ont le cœur verrouillé par la peur, protégeant cette peur avec un soin jaloux ? Est-ce bien là l’esprit Saint qui vient du ciel, faisant un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent destiné à BALAYER toute peur ?

_____L’Esprit Saint est symbolisé par la colombe blanche de la paix. Si le « PIA » avait accès au ciel, il en éteindrait les étoiles. Il n’a accès qu’à ce qui vole dans le ciel : il a volé la colombe blanche de la paix. De même que le bourreau s’habille en blanc afin de passer pour un médecin, il vole une multitude de pigeons -aussi GRIS que des ânes [7]- qu’il repeint en blanc, les faisant passer pour des colombes de la paix ! Il faut être pigeon pour prendre un pigeon pour une colombe : si les ânes volaient à leur tour, il y aurait cohue au bureau de recrutement des chefs d’escadrille. C’est précisément à de tels détails que l’on reconnaît un pigeon déguisé en fausse colombe. Harnaché de l’impressionnant équipement de combat fourni par le gentil docteur, il fait le vaillant. Pigeon de "combat", il n’est que pigeon tout court, porteur de dérisoires messages de mort. "L’Esprit Saint" ("esprit" du « PIA ») parvient même à convaincre de vils déserteurs qu’ils sont de vaillants combattants ! L’ennemi à abattre ? L’Esprit Saint. LE VRAI. C’est qu’implorer la "descente de l’Esprit Saint" quand on est un pigeon combattant peut s’entendre de la même façon qu’un pilote de la R.A.F. qui descend celui de la Luftwaffe L’avenir du monde se moque bien de leur zèle…

P.S. Merci à Gary Chapman de son involontaire collaboration (terme ambigü en temps de guerre…). Et pardon pour cet odieux détournement en plein vol…

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