samedi, 24 mai 2008
Des poires en pêches dans un panier à salade…
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,13-16.
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.
_____Mais les disciples les écartèrent vivement. Dieu qu’on est vif quand il s’agit d’écarter l’esprit d’enfance. On a beau être disciple, l’esprit du monde vous enjoint d’être "sérieux" [1 p.14]. Toute fantaisie est à bannir dans un monde qui ploie sous les blessures, les souffrances et les injustices de toutes sortes : elle en devient presque suspecte d’indifférence voire d’irrespect à l’égard de ceux qui croulent sous de telles croix qu’il serait inconvenant de ne pas au moins y compatir.
_____Quand on est "sérieux", on compatit aux croix des autres. On compatit tant et si bien qu’on les fait nôtres jusqu’à les rendre insupportables. Mais ce ne sont PAS les nôtres [2]… « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. » Prendre la croix des autres, c’est là une façon subtile de ne pas prendre la sienne en la projetant sur eux : s’intéresser trop assidûment à leurs croix, c’est marcher devant Lui. Celui qui veut sauver sa vie est constamment tenté d’alléger sa croix : c’est à cette croix qu’il renonce, non à lui-même.[2] Comment pourrait-on Le suivre en Le précédant ? En empêchant l’enfant qui est en nous de venir à Lui ![1 p.9-10] Ce qui conduit inéluctablement à empêcher l’enfant de l’autre de venir à Lui, jusqu’à les écarter vivement.
_____Le mythe de la "santé mentale" porte une responsabilité écrasante dans cet empêchement. Il distille dans l’ensemble de la société une sourde terreur, destinée à justifier une "prudence" de fausse rosière à tout propos. Il faut être singulièrement aveugle pour ne pas voir que la cible visée est l’accès au royaume de Dieu. Le nouvel ordre "moral" [3] bannit ABSOLUMENT toute forme de tendresse : pour lui, ces quelques lignes de l’Évangile ne peuvent être qu’un odieux encouragement à la "pédophilie" ! On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher. Quelle horreur : l’attouchement est aujourd’hui passible des foudres les plus sévères d’une loi inféodée à la "santé mentale" ! Qui veut faire l’ange fait la bête. Cette fameuse maxime de Pascal est aujourd’hui portée à incandescence : l’homme s’est laissé contraindre à faire l’ange de peur de faire la bête. Or, ce ne sera JAMAIS la tendresse qui fera la bête : ce sera TOUJOURS la peur. Comme c’est toujours la peur –émotion irrationnelle- qui se fait le soubassement de la loi, transcription rationalisée… ce qui ne saurait la rendre rationnelle. Cette raison se mesure d’ailleurs à l’incarnation de la justice qui en résulte. À quelle loi obéit celle-ci quand elle traite avec plus d’équité un délit factuel, avéré, vérifiable, douloureux pour les victimes, qu’un "délit" reposant uniquement sur la subjectivité des plaignants ? Étrange justice qui cède aux aboiements des chiens de garde [4] du nouvel ordre "moral" détectant des "troubles" chez ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire… Quand de prétendus "attouchements" sont arbitrairement judiciarisés au sein d’une société hypocrite parce que pornophile, il n’y a pas de "présomption d’innocence" qui tienne : il n’y a qu’un accusé, facile bouc émissaire qui sera MOINS BIEN traité qu’un violeur, voire un meurtrier. Son dossier d’accusation reposera en effet moins sur un délit factuel que sur les atermoiements d’une "victime" supposée (manipulée et manipulatrice…) qui, seule, bénéficie réellement d’une présomption d’innocence ! Le meilleur des avocats sera impuissant à faire recouvrer la raison aux parties en cause… surtout si lui-même est inféodé à la "santé mentale", ce qui est fréquent. Toute honte bue, ce n’est plus la justice qui défend les plus faibles mais celle qui protège les plus lâches.
_____« Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. » Ici, la justice de Dieu est d’un autre tonneau que celles d’hommes livrés corps et âme aux fumées nauséabondes de la "santé mentale", donneurs de leçons de pureté quand ils se laissent submerger de "troubles". Elle en est même un joli pied de nez ! Le royaume de Dieu est à ceux qui ressemblent aux enfants. Pour vouloir leur ressembler, il faut les aimer. Et pour les aimer, étymologiquement il faut être… pédophile. Quant la "santé mentale" fait du "ticket d’entrée" pour le royaume de Dieu un acte si abject qu’il suscite une répulsion instinctive, faisant jeter le bébé avec l’eau de son bain (mêlant insidieusement une masse incommensurable de "pédophilies" subjectives avec des débordements "pédophiles" plus factuels… et beaucoup plus rares), ce sont tout simplement les clefs du Royaume qu’elle confisque ! Elle embrasse (comme le boa..) et maudit les candidats au royaume de Dieu en leur imposant ses pseudo-diagnostics. Le royaume de Dieu ? N’y est accueilli que celui qui ne touche pas à la "santé mentale", qui s’en écarte vivement… quitte à se FÂCHER avec des ruminants [6] qui ont tant battu leur lait qu’ils veulent le beurre et l’argent du beurre… Ceux-là sont vaches et ne font que des veaux : pas sûr que le royaume de Dieu soit à ceux qui leur ressemblent !
18:27 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, police des mœurs, christianisme, évangile, santé, politique |
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Commentaires
Aurais-je fait fuir vos commentateurs (et trices) ou bien les dogues étaient ils moins tendres qu'on pouvait le supposer et les auraient ils dévorés à belles dents ? Ce problème de " santé mentale " est récurrent dans vos papiers et ce, jusqu'à l'obsession bien que je sache par expérience qu'il est difficile d'écrire quotidiennement sans se répéter.
Bien sûr, la société est hypocrite (sinon ce ne serait pas la société) elle l'est même à tous les niveaux et dans toutes les " chapelles " que ces dernières soient religieuses ou laïques.
Nous vivons l'ère de toutes les interdictions dont les plus vulgaires sont le tabac et l'alcool avec pour nec plus ultra le politiquement correct.
Il faut que tout soit lisse (du moins en apparence) vice éminemment bourgeois. L'uniformité nous guette. Tant pis pour l'aristocratie de la subversion !
Écrit par : s.a. | samedi, 24 mai 2008
Répondre à ce commentaireEt puis, il faut bien l'avouer, le sujet met sans doute mal à l'aise, éveille peurs... et culpabilités diffuses. Parce qu'il rencontre infiniment plus de complices -actifs ou passifs- que de résistants. Et ce, comme vous dites, "à tous les niveaux et dans toutes les " chapelles " que ces dernières soient religieuses ou laïques." (avec un carton rouge sans complaisance à l'égard des religieuses...) En conséquence, pas besoin d'être "obsédé" : il suffit d'observer autour de soi, d'écouter, de sentir... et d'écrire ; bref, de résister à la complicité ambiante et à bien des manipulations. J'en conviens : ce sport un peu particulier ne draine guère des foules immenses. D'où peut-être la rareté des commentateurs ?
Enfin, il y a des jours où j'envierais presque le compteur de visites de Teddy : aux jours les plus chauds, il pourrait presque lui servir de ventilateur tant il tourne nettement plus vite que le mien ! Ce que c'est que la notoriété...
Écrit par : MDT | samedi, 24 mai 2008
Répondre à ce commentaireOh ! et puis, on n'est pas à la télé - l'audimat ne pousse pas en direction de la porte, par conséquent : no problem. L'essentiel étant que l'on puisse dire ce que l'on a à dire même si tout le monde n'est pas d'accord. Le problème est que dans ce cas là, ils se taisent au lieu de le dire haut et fort. Qu'est-ce qui m'arrive, je me recycle dans la pub, moi ? - Allons, bon ! Il faut dire que les temps sont durs mais quand même ...
Écrit par : simone | dimanche, 25 mai 2008
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire