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11.05.2008

À peur vaillante, rien de possible

 
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23.
Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
 
    Dieu que l’on est bien chez soi, confortablement au chaud dans les pantoufles de ses certitudes…[1] La certitude du moment, c’est la peur qui verrouille les portes comme les cœurs. La pantoufle du moment, c’est la paralysie occasionnée par cette peur. Comme toujours, la peur est un indicateur : c’est quand elle devient le moteur de la réflexion et de l’action qu’elle se fait la marâtre de l’existence… [2] La peur ne retient de la PENTECÔTE que la pente ascendante et la côte âpre à monter : elle préfère les mornes plaines, si vaillamment partagées par des disciples qui se tiennent les coudes à défaut de prendre de l’altitude. L’union fait la force : le mythe du "courage guerrier" est à la hauteur de l’illusion entretenue par la lâcheté mise en commun.
 

Livre des Actes des Apôtres 2,1-11.
Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

    Ce mythe du "courage guerrier" n’est pas innocent chez le « PVA », souvent au premier rang afin d’implorer la "descente de l’Esprit Saint" un jour de Pentecôte. L’Esprit Saint ? Il le "connaît bien" : c’est SON défenseur ! En tant qu’Esprit, Il est insaisissable. Mais le « PVA » est plus malin que les autres : il sait s’en saisir afin de s’abriter sous son aile. On sait bien que l’Esprit Saint n’est que "brise légère" (1 Rois, 19,4-15), qu’on ne Le trouve que dans le silence et jamais dans le bruit. Un Esprit Saint qui se manifeste dans le bruit est donc nécessairement un "mauvais" Esprit Saint ! Le « PVA » est beaucoup plus malin que le Malin : il l’a "reconnu" ! (On avait bien "reconnu" Béelzéboul chez quelqu’Un qui expulse les démons [3]) "L’Esprit Saint""reconnu", on lui est reconnaissant de savoir à présent reconnaître ceux qui ne le connaissent pas. Que ceux-ci prennent garde : s’ils s’avisent de faire trop de bruit à leur goût, qu’ils sachent que la médecine a fait de considérables progrès. À présent, elle aussi sait reconnaître "l’Esprit Saint" ! Tout au moins ne l’indique-t-elle pas de façon si directe : ce serait avouer qu’elle empiète sur un terrain qui lui est totalement étranger. Hennissant de rire, le cheval de Troie [4] assure qu’il n’en est rien. Une autre monture [5], plus modeste, brait de plaisir : elle sait reconnaître "l’Esprit Saint" là où Il n’est pas. C’est ainsi que se négocient de bonnes affaires [6] entre « PVA » et « PIA ». Le second ne fait jamais qu’entériner un constat déjà établi par le premier : lui laissant volontiers son "Esprit Saint", afin de ne pas l’effaroucher il lui enfile sa camisole "diagnostique". Chez lui, pas d’Esprit Saint (avec ou sans guillemets) : que du "trouble psychique". L’Esprit de guérison -Celui qui va jusqu’à ressusciter les morts- en est réduit à une "pathologie" !!! Plus Il fait de bruit chez l’un de Ses disciples, plus le "cas" de ce disciple sera "grave"… et plus ce disciple fera peur à ceux qui l’entourent. Or l’Esprit Saint –le Vrai- ne fait pas peur. Avec Lui, la paix est avec soi ! Et si la paix n’y est pas, l’Esprit n’y est pas non plus. Pire : le loup y est ![7]  Et ce loup est un grand "malade" qui s’ignore…
    Si le « PVA » avait été un peu attentif à cet extrait d’aujourd’hui du Livre des Actes des Apôtres, il aurait pu constater que les faits relatés n’étaient pas exactement de la même teneur que ceux du premier Livre des Rois. Mieux encore : il aurait été étonné de reconnaître dans SON
"Esprit Saint" l’esprit qui prévalait AVANT la venue de l’Esprit Saint ! Peur, verrouillage et autres tourments sont au menu. Le portrait craché de l’Esprit Saint ! Oui : craché, comme ce qui est rejeté de l’intérieur, à l’extérieur de soi. Pire : craché, comme ce qui est rejeté de l’extérieur, réinterprété en "pathologie" avec la complicité d’une "médecine" qui vient se mêler d’une affaire qui ne la concerne pas, et qui est iatrogène PARCE qu’elle se mêle d’une affaire qui ne la concerne pas.[6]
    Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Ceci est complètement étranger au rouleau compresseur du « PIA ». Si chacun ne s’exprime pas selon les dons infectants[8] de son "esprit", il est prié de passer dans sa moulinette pour faire plaisir à ceux qu’il a pu infecter. Chacun a sa barque à mener, et cette barque n’est jamais la même que celle de l’autre. Chacun a une vocation qui lui est strictement personnelle : la vocation de l’autre n’est pas son affaire. [6] (Ceci était écrit AVANT de connaître les Textes de CE jour…) Chacun est pourvu d’un don que l’autre n’a pas : il n’appartient pas à un autre d’en juger, a fortiori quand il se prétend médecin. Il n’appartient pas à un autre d’en faire juger par un médecin : c’est non seulement de la trahison, mais du détournement de combat spirituel.

    « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » On ne saurait remettre ou maintenir des péchés qu’en ayant REÇU l’Esprit Saint. De même, on ne peut se faire remettre ses péchés qu’en ayant REÇU l’Esprit Saint. Quand on crache sur l’Esprit Saint –chez soi comme chez un autre-, on ne Le reçoit pas. On peut se fouetter jusqu’au sang, se mettre à plat ventre, invoquer l’Esprit Saint du matin jusqu’au soir, ON NE LE REÇOIT PAS. Et nos péchés ne peuvent être remis, QUELLE que soit notre fréquentation de certains sacrements : aucun de ces sacrements n’a de vertu magique qui ne fait plus exister ce qui existe. Aucun sacrement n’a la faculté de faire cohabiter dans un seul cœur l’Esprit Saint et son contraire : c’est l’un OU l’autre. Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un cœur qui ne Le voit plus que comme un "délire", une "hallucination", une "fuite du réel" (sic) et autres calembredaines pseudo-scientifiques ? Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un disciple qui en livre un autre à l’abattoir spirituel ? Comment l’Esprit Saint pourrait-Il remplir de joie un disciple qui Le prie d’inspirer à un autre d’aller se faire "soigner" ? Quel est donc cet étrange "Esprit Saint" d’audace qui ne remplit que certaines maisons de "soins", volant au secours de ceux qui ont le cœur verrouillé par la peur, protégeant cette peur avec un soin jaloux ? Est-ce bien là l’esprit Saint qui vient du ciel, faisant un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent destiné à BALAYER toute peur ?
 
    L’Esprit Saint est symbolisé par la colombe blanche de la paix. Si le « PIA » avait accès au ciel, il en éteindrait les étoiles. Il n’a accès qu’à ce qui vole dans le ciel : il a volé la colombe blanche de la paix. De même que le bourreau s’habille en blanc afin de passer pour un médecin, il vole une multitude de pigeons -aussi GRIS que des ânes [7]- qu’il repeint en blanc, les faisant passer pour des colombes de la paix ! Il faut être pigeon pour prendre un pigeon pour une colombe : si les ânes volaient à leur tour, il y aurait cohue au bureau de recrutement des chefs d’escadrille. C’est précisément à de tels détails que l’on reconnaît un pigeon déguisé en fausse colombe. Harnaché de l’impressionnant équipement de combat fourni par le gentil docteur, il fait le vaillant. Pigeon de "combat", il n’est que pigeon tout court, porteur de dérisoires messages de mort. "L’Esprit Saint" ("esprit" du « PIA ») parvient même à convaincre de vils déserteurs qu’ils sont de vaillants combattants ! L’ennemi à abattre ? L’Esprit Saint. LE VRAI. C’est qu’implorer la "descente de l’Esprit Saint" quand on est un pigeon combattant peut s’entendre de la même façon qu’un pilote de la R.A.F. qui descend celui de la Luftwaffe L’avenir du monde se moque bien de leur zèle…
 
 
P.S. Merci à Gary Chapman de son involontaire collaboration (terme ambigü en temps de guerre…). Et pardon pour cet odieux détournement en plein vol…

10.05.2008

Les affaires sont les affaires.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,20-25.
En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C'est lui qui, pendant le repas, s'était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? ») Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. » Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? » C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi.
 
    L’Évangile de ce disciple que Jésus aimait se clôt certes dans le climat de la Résurrection, mais pour l’heure celle-ci n’est pleinement accomplie que chez Jésus ! Pour les disciples, tout commence et reste plus que jamais à accomplir [1]. À cet égard, il convient d’aller de l’avant afin de ne pas perdre de temps à succomber aux tentations de se complaire en des rétrospectives nombrilistes qui mènent tout droit à des études comparatives à n’en plus finir. Cette tentation, Pierre y cède, justement : il se retourne ! Il ne s’agit nullement du retournement propre à la conversion, retournement salvateur de celui qui prend conscience de SES limites afin de mieux les dépasser. Il s’agit bien du retournement inquiet de celui qui cherche à prendre conscience des limites de l’autre, de peur que ces limites dépassent les siennes. « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Derrière un apparent souci de l’autre, se tapit une intention impure : celle de l’étude comparative. Cette intention est immédiatement débusquée par Jésus : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. » Mais toi, occupe-toi de TON  affaire. Si tu te préoccupes de celles des autres, tes pensées sont impures en se fondant sur du pur imaginaire, qui se répand d’ailleurs comme une traînée de poudre : Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? »
    On FAIT dire ce qui n’a PAS été dit, exister ce qui n’existe pas. Le temps consacré à faire exister ce qui n'existe pas est déjà du temps perdu pour exploiter ce qui existe : on s'étonne ensuite de brûler des cierges à saint Paletan !...
 
    Le message délivré ici est limpide. Chacun a sa barque à mener, et cette barque n’est jamais la même que celle de l’autre. Chacun a une vocation qui lui est strictement personnelle : la vocation de l’autre n’est pas son affaire. Non qu’il doive s’en désintéresser, mais il doit s’intéresser EN PRIORITÉ à sa propre affaire. Se mêler des affaires des autres est une façon plus ou moins subtile de fuir sa propre affaire : toujours la tentation de déserter le combat spirituel. « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Il lui arrivera ce qui lui arrivera ! Si nous en faisons indûment "notre" affaire, que nous arrivera-t-il ? Il nous arrivera que le temps consacré à s’immiscer dans les affaires des autres est déjà du temps perdu pour notre propre affaire. Non seulement cette dernière périclite, mais elle compromet les affaires des autres, risquant de les entraîner dans une chute incontrôlable. En ce cas –et en ce cas seulement-, il devient licite que les autres défendent leurs affaires en s’immiscant ponctuellement dans les nôtres, afin de les remettre à leur juste place. Ne pas les défendre relèverait au contraire d’une nouvelle désertion du combat spirituel : l’absence de combat de part et d’autre n’est qu’une paix factice.
 
    Dans cette optique, « PVA » et « PIA » apparaissent pour ce qu’ils sont : des prédateurs des affaires des autres. Eux ne closent pas l’Évangile en vue de son accomplissement dans les affaires des uns et des autres : ils sont les loups féroces [1] qui ferment l’Évangile à double tour, saccageant impunément les affaires de ceux qui aspirent à l’accomplir. On le sait : ceux-là ne viennent pas de l’extérieur, mais ils surgissent de parmi nous(comme se répandit parmi les frères etc.) Les combats extérieurs sont le plus souvent la résurgence de combats intérieurs NON menés. Peut-être est-ce pour cette raison qu’il n’existe pas de Ministère de l’Attaque [1] (!) : nul n’ose s’attaquer à soi-même…
    En revanche, l’attaque de l’autre pose rarement de cas de conscience. Parce qu’au préalable, on fait spontanément taire la conscience de SON affaire. Tant qu’est sauve la loi de l’amour, le silence a des vertus salvatrices, régénératrices, propices à l’accueil de la parole.[1] Il arrive aussi que ce silence SINGE la loi de l’amour, le souci de l’autre se voulant le garant exclusif de cet amour. Or, comme nous l’avons vu, le chef des Apôtres lui-même n’a pas échappé à cette tentation. Il est heureux qu’il lui ait été signifié une plus juste perspective, faute de quoi le berger aurait d’ores et déjà contribué à disperser son troupeau alors même que le Maître était encore parmi eux ! Quand le souci de l’autre se constitue l’unique repère moral, à sa suite tout devient "moral". Inversement, ce qui s’oppose à ce seul critère va être voué aux gémonies. Avec l’avènement de la "santé mentale", la confusion est parvenue à un stade avancé de décomposition : on peut atteindre le degré zéro de la morale en étant convaincu d’incarner les plus hautes valeurs morales ! Cela commence bien entendu par une fausse neutralité morale, quand il n’existe AUCUN acte humain qui n’aie de connotation morale. Il convient donc de pénétrer de l’intérieur l’autre parole : celle du berger auquel se fie le troupeau. [1] Derrière la "neutralité morale", se cache toujours la volonté de la substitution d’une morale sur l’autre. Ce ne sont toujours pas les mots qui parlent, mais les fruits. Les fruits blets du "diagnostic" d’un « PIA » ne parlent plus : ils crient ! S’il n’était pas bel et bien un diagnostic bidon et un véritable jugement moral, un "malade psychique" ne serait pas moins bien traité qu’un malade réel. C’est bien connu : on ne devient pas volontairement malade. Or, plus le "malade psychique" résiste à sa "maladie" et plus l’incohérence, l’impatience et l’exaspération gagnent autour de lui ! Dans le cas d’une maladie organique, on se presse au chevet du souffrant, lui souhaitant d’être sur pied le plus rapidement possible : c’est l’inverse qui prévaut dans le cas d’une "maladie psychique" ! Cette "maladie" est moins de l’ordre de l’accident de santé que d’un souhait aussi formel qu’obstiné. Les masques tombent dès le refus de "soins" du "malade", perçu dès lors comme un irresponsable ! Cela signe déjà une belle tartufferie : degré zéro de la morale comme de l’intellect. Les "soins" pressentis sont du reste à l’avenant [2], accomplissant à merveille le souhait de l’entourage du "malade"… Comment en est-on arrivé là ?
 
    Le "cheval de Troie" [3!] a bien entendu un rôle prépondérant dans cette infection [4] des esprits. Mais le terrain lui a été préparé par l’infection morale. Dans l’esprit (?) du « PIA », est "moral" ce qui est "psychiquement sain". Or, il est le SEUL à déterminer ce qui est "psychiquement sain" ! « Mais toi, suis-moi. » dit-il à qui VEUT l’entendre. Et le « PVA » veut tellement l’entendre qu’il ne supporte plus celui qui ne veut pas l’entendre. Au nom de la "santé mentale" de celui-là, il s’approprie l’affaire de l’autre sans retenue, pillant sans vergogne sa vie intérieure et la livrant à qui veut l’entendre. Simultanément s’établit un silence de plomb entre le « PVA » et sa victime… pardon, celui qu’il cherche à "aider". Si ce dernier se rebiffe –ce qui est un minimum !-, le silence s’alourdit. Unique "solution" préconisée pour rétablir le dialogue : l’arbitrage du « PIA » !!! Autrement dit, celui-là même qui va interpréter toute résistance active du "malade" officiel comme des "symptômes" de "paranoïa" ou autres inventions sulfureuses délibérément PASSÉES dans le langage courant afin d’asseoir une nouvelle "morale". Est "moral" ce qui est "psychiquement sain". À l’inverse, on noie le poisson afin d’en voiler les arêtes. En effet, n’est pas "immoral" ce qui est "psychiquement malsain" : ce serait révéler l’imposture morale ! S’opère alors un glissement sémantique insidieux : le "moral" est gommé au profit du "mental". Est à présent "moral" ce qui défend la "santé mentale" : le « PIA » devient l’alpha et l’omega de la "morale", SUPPLANTANT dans les faits tout être vivant.[5] Tout dissident moral qui tombe entre ses griffes est condamné à une grave "infamie psychique"… avec la bénédiction de son entourage ! Est également "moral" ce qui est rentable : le dissident "soigné" sait quand il entre dans le circuit, JAMAIS quand il en sort… s’il en sort. Le marché de la "santé" aussi [6], qui tient beaucoup à fidéliser sa clientèle : comme tous les marchés, il se serait recyclé depuis longtemps dans d’autre secteurs d’activités s’il ne rencontrait dans celui-ci l’effarante complicité d’une multitude de « PVA », jusque chez le défenseur certifié d’un certain Jésus
 
    Chez ce "défenseur" –qui s’est introduit comme un voleur dans l’affaire d’un autre-, c'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui a rapporté l’écrit d’un autre, et nous savons que son témoignage est FAUX. Il y a encore beaucoup d'autres choses que le disciple a contrefaites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense qu’un weblog entier ne suffirait pas pour contenir les commentaires que l'on posterait ici.

09.05.2008

Quand l’huile tourne au vinaigre…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-19.
Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »
 
    Le troupeau qui n’aime pas son Berger pourra bien Le suivre en apparence : il reste perméable à tout ce qui contribue à sa dispersion. « Suis-moi. » La brebis égarée n’est PAS celle qui ne Le suit pas : celle-ci se veut "autonome"… ou d’un autre troupeau. La brebis égarée est au contraire celle qui dit Le suivre, tout en traçant son propre chemin : elle aussi se veut "autonome", tout en RESTANT dans le troupeau. Les trois interpellations de Jésus à Simon, fils de Jean, sont bien entendu l’écho du triple reniement de ce dernier [1]. À la trahison, doit répondre la seule logique qui puisse l’anéantir : celle de la loi de l’amour [2]. Du plus grand amour : m'aimes-tu plus que ceux-ci ?  Le plus d’amour vient écraser au préalable le moins du reniement. La réponse d’amour acquise, la loi de l’amour peut reprendre sa vitesse de croisière : reposée deux fois, la question est moins de l’ordre de l’amour "comparatif" que de celui du recentrage sur son Sujet. C’est que pour être le pasteur de Ses brebis, il convient de ne plus aimer en dilettante, d’un amour fragile qui s’ouvre à la trahison dès que survient le loup. Le berger est là pour protéger son troupeau du loup, non pour être le premier à le fuir ! S’il est certes "prudent" pour lui, il est traître à son troupeau. On ne le sait que trop : crier au loup ne fait pas le berger…[3] Le VRAI berger est bien sûr celui qui fait face au loup, qui le chasse afin d’en protéger son troupeau. Ce berger aime son troupeau comme le troupeau aime son berger. S’il fuyait, sa trahison serait triple… à l’image du reniement de Pierre. Il trahirait d’abord Celui qui lui a confié en garde son troupeau. Il trahirait bien entendu ce même troupeau en le laissant à la merci du loup. Enfin, il se trahirait lui-même, trahissant la confiance qu’on lui accorde en amont comme en aval. Contre une telle trahison, une triple affirmation d’amour n’est pas superflue à qui prétend conduire un troupeau : celui-là doit être prêt à tout pour défendre ce troupeau… y compris à y laisser sa peau si nécessaire : et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. À ce niveau, l’amour ne se mesure plus à la déclaration de principe mais se soumet à son ultime vérification. Comme l’or passé au feu, il a DÉPASSÉ le stade de la trahison.
 
    Prenons un récipient, remplissons-le aux trois quarts d’eau et ajoutons un dernier quart d’huile. Fermons le récipient et secouons-le. Nous obtenons un liquide trouble, s’apparentant davantage à de l’eau qu’à de l’huile : ce liquide est néanmoins imbuvable ! Laissons reposer ce même récipient, dans le silence de celui qui accueille et croit la parole des disciples du Fils.[3] Chaque liquide reprend ses prérogatives, l’un au-dessus de l’autre : chacun d’eux est redevenu pur et clair, et l’un ne se mélange pas à l’autre. De même que l’eau ne se mélange pas à l’huile, l’amour ne se mélange pas à la trahison : là où est la trahison, là n’est PLUS l’amour. On peut ensuite mélanger à l’envi, voire ajouter des litres d’eau, surenchérir sur de multiples déclarations d’amour : le liquide RESTE trouble tant que l’huile de la trahison n’en a pas été retirée, a fortiori tant qu’aucun regret n’a été exprimé sur l’ajout de cette huile.
 
    La "santé mentale" est une grande pourvoyeuse d’huile de la trahison. La laisser opérer, c’est lui donner blanc-seing pour remplir un récipient de trois quarts d’huile pour un quart d’eau ! Son huile à elle est à l’opposé de celle des vierges sages [4]. Ce n’est que de l’huile de vidange, fort peu propice à mener une vie d’ange… ou trop propice, si l’on est fatigué de vivre dans son corps ! Car cette huile infâme n’est qu’un brouet des cellules mortes vaincues par les cellules cancéreuses des moutons atteints de la tremblante spirituelle inoculée par un berger félon.[5] Cette huile laisse entendre qu’elle éclaire en brûlant : sa combustion ne produit qu’une fumée noire qui interdit toute visibilité… et toute respiration.
    Prenons n’importe quel document à connotation spirituelle, confions-le à un "expert" [6] de la "santé mentale" à fin d’analyse. Mort ou vif, l’auteur de ce document n’a plus qu’à numéroter ses abattis ! Car notre "spécialiste" n’a que le trouble pour spécialité : ce qui est pur et clair lui est insupportable ; ce qui est sain sort "pathologique" de chez lui ! Si le « PIA »  avait existé du temps des premiers disciples, il n’y aurait JAMAIS eu de premiers disciples. Les premiers sont les derniers : en un sens, l’Évangile aurait été accompli… et FINI. Jésus Lui-même n’y a pas échappé [7]… heureusement à titre rétrospectif ! Que des brebis de Son troupeau fassent encore allégeance aux adeptes de la "santé mentale" est -et demeure- un invraisemblable scandale. Que des brebis de Son troupeau poussent cette allégeance jusqu’à confier des documents personnels –à l’insu de leur auteur- à fin "d’expertise" (sic) dans l’objectif de se protéger d’autres brebis de ce même troupeau est davantage qu’un scandale. Cela touche aux bas-fonds de la trahison à tous les étages : celle à l’égard du Vrai Berger pour commencer, bien sûr celle à l’encontre de "l’expertisé" malgré lui, enfin celle de TOUS ceux qui l’entourent. Car ceci est un processus d’infection généralisée qui ne rencontre d’obstacle qu’à la mesure de ce qu’on aime une personne plus que son "diagnostic". Malgré elle, cette analyse bidon s’avère une épreuve de VÉRITÉ, distinguant les brebis qui suivent le Vrai Berger de toutes les autres ! Certaines pâtures ont l’étonnante faculté de se désertifier du jour au lendemain… tandis que d’autres –saturées d’herbes folles- parviennent tout à coup à saturation.
    On le sait : toute résistance de la part de "l’expertisé" est automatiquement qualifiée de "déni de sa souffrance". "Argument" faussement thérapeutique derrière lequel vont se retrancher tous ceux qui se trouveront infectés : cet "argument" présente l’avantage certain de s’économiser tout véritable argument à contrer à ceux que formule "l’expertisé". L’infection intoxique de facto toute donnée, à la suite de l’"expert"  de la "santé mentale" : tout ce qui est sain est perçu comme étant "pathologique", et inversement. Hommage inconscient du vice à la vertu, le "déni de sa souffrance" (traduit en termes prétendument "psychotiques" dans le langage de la nouvelle "vérité"…) cristallise sur un seul un déni plus grave et plus profond qui, lui, est d’ordre MORAL et non "psychique" : c’est un déni d’amour de la part de tous ceux qui n’auront pas su résister à l’infection. Ce déni se traduit par une triple trahison, telle qu’énoncée plus haut. Ici comme ailleurs, ce ne sont pas les mots qui parlent, mais les fruits. [3] Faire "expertiser" une personne contre son gré est déjà en soi un acte de haute trahison : cette trahison demeure pourtant imperceptible à qui est infecté ! Examinons d’ailleurs les motivations qui ont présidé à cette "expertise". Officiellement, il s’agissait de SE PROTÉGER, par conséquent de demander assistance à un pseudo-spécialiste. Ce dernier n’est spécialiste QUE de la peur : or, seul un client apeuré peut franchir sa porte afin de solliciter sa "protection". Il est donc demandeur de l’établissement d’une "pathologie"… pour UN AUTRE que lui ! Autrement dit, il sollicite de quoi entrer dans un cycle infernal de diffamation, de médisance et de calomnie à l’égard d’autrui. À cet égard, il ne rencontre que bienveillance chez un « PIA » acquis d’avance à sa cause. Tout l’art de ce dernier consistera à masquer soigneusement toutes ces excrétions spirituelles derrière une apparence pseudo-scientifique faussement neutre. La machinerie de l’inoculation de son virus se met ainsi en place, et n’épargne personne.
    De deux choses l’une.
  Soit la résistance de "l’expertisé" faiblit, et il consent à entreprendre une "thérapie". Autrement dit, il entame une procédure d’autodestruction, lente ou rapide en fonction du "diagnostic"… et du "traitement" afférent. À court terme, cela fait la joie de son entourage ! (« Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira… [4]) À plus long terme, les effets du "traitement" se feront sentir et VOIR, infection ou non. À la joie éphémère succédera une sourde culpabilité collective que l’infection généralisée interdira d’identifier formellement : le poids d’une TRAHISON qui, bien que partagée, n’en est pas moins réelle. Quand on "soigne" une "maladie" qui n’existe pas, l’on débouche nécessairement sur une maladie qui existe. Surtout quand la "thérapie" est à l’image du "thérapeute" : inoculation du VIRUS -dans le CORPS de celui qui aura jusqu’ici résisté dans l’esprit- par l’entremise de produits inhibant chez lui toute conscience morale, intellectuelle et surtout spirituelle : n’oublions pas que l’"expertise" de départ se fonde sur la désertion du combat spirituel d’un autre que le "soigné" !
    Soit la résistance de "l’expertisé" ne faiblit pas, et là c’est la panique ! À un "diagnostic" vraisemblablement peu flatteur, s’ajoute la demande pressante d’être rassuré par le « PIA ». Celui-ci n’a qu’une arme à sa disposition : celle du transfert de la peur, de son client à un "patient" potentiel qui ignore encore qu’il "souffre" comme un beau diable ! La logique du tigre blessé [5] reste de mise : l’absent est prié d’endosser une défroque de croquemitaine "psychique". Grâce à l’apport de la "science" (mais surtout à l’infection généralisée du « PIA » dans certaines institutions…), la menace peut aller jusqu’à la tentative de contrainte judiciaire. On connaît à ce propos les lois en vigueur [6], qui n’auraient pas déparé à Berlin dans les années trente. Quand on croit voir le loup partout, cela s’achève souvent par des bruits de bottes…
 
    En un cas comme dans l’autre, le liquide RESTE trouble tant que l’huile de la trahison n’en a pas été retirée, a fortiori tant qu’aucun regret n’a été exprimé sur l’ajout de cette huile. Tueur en série de consciences, le « PIA » est un saboteur de toute espérance de retour à la normale. Comment en effet exprimer quelque regret sur le mal que l’on a commis, quand la conscience de ce mal est "scientifiquement" gommée… et surtout arbitrairement détournée sur celui qui le SUBIT de plein fouet (perçu bien entendu comme étant celui qui le commet exclusivement) ? Al Capone et ses émules peuvent aller se rhabiller : aujourd’hui, les tueurs à gages ne sont plus pourchassés. Au vu et au su du monde, ils se sont fait chasseurs d’innocents sur lesquels ils n’ont AUCUNE pitié. Ils ne sont plus déférés en justice : ils se sont introduits dans les rouages de la justice pour y déféquer leur injustice [7]. Ils ne se font plus rémunérer en sous-main : ils reçoivent des émoluments officiels pour détruire la société dans laquelle ils se meuvent, et vont jusqu’à être remboursés par la Sécurité (sic) dite sociale (re-sic) ! Traîtres à la seule médecine, ils mettent des ceintures de contention à leur bétail humain, pour l'emmener là où il ne voudrait pas aller : à l’abattoir spirituel… quand ce n’est pas l’abattoir tout court.[8]
 
    Que des brebis du vrai troupeau fassent encore allégeance aux adeptes de la "santé mentale" est -et demeure- un invraisemblable scandale. On comprendra que dans leurs rangs, les culpabilités liées à des "soins" effectués sous pression soient plus LOURDES : qu’ils ne s’attendent pas à des miracles. Comme l’huile de vidange passée au feu, ils n’ont pas DÉPASSÉ le stade de la trahison.

08.05.2008

Label et la bête

 
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26.
« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »
 
    Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. C’est dire que l’Écriture est encore loin d’être accomplie, même si Celui qui prononce ces paroles est à la veille de déclarer qu’Il a tout accompli.[1] Lui oui, nous non ! L’Écriture reste à accomplir : à VIVRE. Si l’on devait résumer l’Histoire des hommes d’un trait de plume, elle n’est jamais que la confrontation –et souvent, l’affrontement !- de ceux qui accomplissent l’Écriture et de ceux qui l’abolissent. [2] Mais l’Histoire montre davantage l’aspect extérieur des conflits que leurs racines intérieures. Il n’y a pas d’un côté les "bons"et de l’autre les "méchants" : la vie est plus nuancée qu’un western. Rien n’étant figé, on peut un jour accomplir l’Écriture… et l’abolir le lendemain : à cet égard, pas besoin de se trouver un ennemi à l’extérieur. Ceci dépend bien sûr de l’accueil de la parole et de la foi que nous y accordons. Ici, ce ne sont pas les mots qui parlent, mais les fruits. Quand la parole subit la concurrence d’autres