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vendredi, 06 juin 2008

Des monstres à Sion sans démonstration

  Jekyll & Hyde - Frankenstein Meets The Beetles .mp3  
   
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Entonnoir.JPG
Ceci est un stéréogramme : bonne chance !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,35-37.
Quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? David lui-même a dit sous l'inspiration de l'Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : 'Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds !' David lui-même le nomme Seigneur. D'où vient qu'il est également son fils ? » Et la foule, qui était nombreuse, l'écoutait avec plaisir.

_____L’intrusion de l’éternité dans le temps pose décidément des problèmes… éternels. De la confusion entre Dieu et César [1], en passant par le mariage de sept frères avec une même femme [2] (de qui sera-t-elle l'épouse ?), le basculement dans la résurrection que génère la vie éternelle semble poser plus de questions qu’il n’en résout. Rappelons cependant qu’il a pour avantage de remplir d'étonnement à son sujet… soit de ne pas trancher définitivement la question, laissant chacun libre d’en dévoiler quelques bribes de réponses, en fonction de son ouverture de cœur. Ce qui relève précisément d’une certaine vigilance à ne pas se satisfaire de réponses prémâchées, dont la partialité le dispute à des partitions parfois si solidement établies [3] –et si fermées sur elles-mêmes- que leur confrontation tourne plus sûrement à l’affrontement qu’à la communion dans la complémentarité. L’ouverture de cœur dépasse justement ces partitions, en recherche la symphonie de laquelle elle tirera une nouvelle partition… mais en plusieurs instruments ! Elle reste ouverte à l’écoute avec plaisir, à la possibilité de s’étonner, de s’émerveiller… d’accueillir sans craintes excessives et paralysantes : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. » [4] C’est toujours l’esprit d’enfance qui élargit le regard, le faisant passer du temps à l’éternité : « celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »[5] C’est encore l’esprit d’enfance qui renoue avec la filiation. [6]

_____« Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? » La confusion entre le temps et l’éternité atteint aujourd’hui un certain paroxysme. Comme toute confusion, elle se solde par une inversion, matrice de la séparation. [7 p.1] Or, ce n’est pas David qui opère cette confusion : ce sont les scribes. David lui-même le nomme Seigneur : il ne nommerait pas Seigneur son fils ! (Ce n’est que beaucoup plus tard que "l’enfant-roi" [8 p.7] fera son apparition…) Il nomme plus volontiers Seigneur celui dont il se veut le fils. Le Seigneur est celui qui est Père d’une longue lignée humaine qui s’inscrit dans un projet divin accueilli par de nombreux fils : « Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Non le Dieu des morts, mais des vivants. » [2] De la même façon, Il est le Dieu de David, de Moïse, des scribes et des pharisiens, des sadducéens et des hérodiens, des Juifs et des païens… et même des « PVA » et des « PIA » : c’est dire qu’Il n’est pas un Dieu sélectif ! Il est le Dieu des vivants de toutes générations : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS. » [9] Il n’est "le Dieu des morts" qu’en tant que projection –et réduction- de mortels qui Le confinent dans le temps en inversant la filiation : ceux qui sécoutent avec plaisir, ne s’étonnent plus de rien, ne s’émerveillent que de leurs œuvres [10]… n’accueillent qu’en LEUR nom et cherchent à mettre sous leurs pieds ceux qu’il ne voient plus que comme des ennemis parce que ceux-là persistent ou tendent à accueillir le royaume de Dieu à la manière d'un enfant.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 3,10-17.
Mais toi, tu as suivi pas à pas mon enseignement, ma manière de vivre et mes projets, ma foi, ma patience, ma charité et ma persévérance, les persécutions et les souffrances, tout ce qui m'est arrivé à Antioche, à Iconium et à Lystres, toutes les persécutions que j'ai subies. Et de tout cela le Seigneur m'a délivré. D'ailleurs, tous ceux qui veulent vivre en hommes religieux dans le Christ Jésus subiront la persécution. Quant aux hommes mauvais et aux charlatans, ils iront toujours plus loin dans le mal, ils seront à la fois trompeurs et trompés. Mais toi, tu dois en rester à ce qu'on t'a enseigné : tu l'as reconnu comme vrai, sachant bien quels sont les maîtres qui te l'ont enseigné. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les textes sacrés : ils ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, celle qui conduit au salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. Tous les textes de l'Écriture sont inspirés par Dieu ; celle-ci est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l'homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu'il faut pour faire un bon travail.

_____Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.[10] En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées. Alors, c’est lui qui prend les devants en reprochant les œuvres de lumière, en ne les reconnaissant pas comme des œuvres de Dieu : il ira toujours plus loin dans le mal, il sera à la fois trompeur et trompé. Tout manipulateur est un manipulé qui s’ignore, est de ceux qui font subir la persécution [11]. Celle-ci est bien la marque de ceux qui accueillent le royaume de Dieu à la manière d'un enfant. Leurs persécuteurs ne sont pas tant des monstres cruels avides de verser le sang que tous les combattants pour la cause d’un "Dieu des morts". Ils sont moins trompeurs par malice que parce que trompés : ils en restent à ce qu'on leur a enseigné : ils l'ont reconnu comme "vrai", sachant bien quels sont les maîtres qui leur ont enseigné. On touche là aux limites de toute formation [12 p.6] absolutisée, aussi prestigieuse soit-elle. On préfère les ténèbres à la lumière non par goût malsain des ténèbres mais parce qu’elles sont prises pour la lumière. En conséquence, c’est la vraie lumière qui est prise pour les ténèbres ! « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? » Inverser la filiation, c’est s’exposer à la séparation entre les ténèbres et la lumière… selon les critères du plus fort. On atteint aujourd’hui des profondeurs inégalées en matière d’œuvres mauvaises et de persécutions, quand le persécuteur se veut "docteur" [13] : doté d’un tel label, ses œuvres ne peuvent pas lui être reprochées. On en conclut donc qu’elle sont de lumière ! De fait, on privilégie les feux de route quelle que soit la circulation : ce qui permet d’éblouir sans vergogne tous ceux que l’on croise. Le permis de conduire [14] ne risque pas d’être retiré, ses règles étant établies par son détenteur. Malheur à celui qui accueille le royaume de Dieu à la manière d'un enfant : il sera traité comme un enfant ! C’est lui qui sera réputé ne pas savoir conduire, étant un "danger" pour lui-même et pour les autres. Sa conduite de "ténèbres" sera séparée de celles des conducteurs de "lumière" : il existe à cet égard des maisons d’arrêt [15 p.6] qui semblent moins souffrir du manque de places que leurs homologues destinées à de VRAIS coupables… C’est que la "santé" reste une œuvre de lumière, c’est bien connu ! Comment les chrétiens –et les autres- peuvent-ils dire qu’une certaine "médecine" est la mère de la santé ? D'où vient que le « PIA » est également son fils ? Parce que la foule, qui est nombreuse, l'écoute avec plaisir… surtout quand les réputés "malades" ne sont pas dans ses rangs. Pourtant, obtenir ses statistiques de "guérisons" relève du parcours du combattant [16] ! Est-ce donc si surprenant, quand on sait que tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ? L’intrusion du temps dans l’éternité pose aussi des problèmes… mais ces derniers n’ont pas les promesses éternelles.

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