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mercredi, 11 juin 2008

Faites le plein chez Bée Paix…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 7-13.
(Mémoire de saint Barnabé, Apôtre)
Jésus disait aux douze Apôtres
: « Prenez la route, et proclamez que Le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne sur vous. »

_____Légère entorse à la continuité liturgique (que l’on retrouve de toute façon ici), l’Évangile de Matthieu fait un bond en avant, axant son discours sur le disciple des disciples : l’Apôtre. Pour celui-là, le moins que l’on puisse affirmer est que la demi-mesure n’est pas de règle ! Étant le prototype exemplaire de la confiance absolue, en aucun cas ne doit-il compter sur ses propres forces. « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! » [1] L’Apôtre est appelé à une radicalité telle qu’il doit incarner la pauvreté de cœur jusque dans le corps : c’est pour lui la condition de sa crédibilité. C’est surtout une formidable libération qui lui permet –sans les soucis de ce monde qui parasitent la recherche du Royaume- de se consacrer entièrement à sa tâche de proclamer que ce Royaume des cieux est tout proche… c’est-à-dire à portée de cœur. In fine, c’est une épreuve permanente pour lui-même : celle de sa propre fidélité [2] au Message qu’il délivre. Chez l’Apôtre plus que chez tout autre, une pleine fidélité comble de joie… à condition de ne pas craindre de se vider de tout ce qui offre prise à l’inquiétude : or, argent, petite monnaie, sac pour la route, tunique de rechange, sandales, bâton… À rebours de la logique de ce monde [3], l’Apôtre se dépouille moins par goût d’un ascétisme desséchant et réactif que par le désir de confirmer dans sa chair que Son joug est facile à porter, et Son fardeau, léger. [4]
_____Moyennant quoi, reçevant gratuitement, il peut donner gratuitement. Il guérit les malades, ressuscite les morts, purifie les lépreux, chasse les démons.C’est absolument extraordinaire : point par point, c’est l’exact inverse de ce qu’apporte le « PIA »… moyennant rétribution par dessus le marché !!! Il rend malades les bien portants, génère la mort spirituelle (voire plus si affinités…), rend lépreux les purs par ses classifications arbitraires de "troubles", excite les démons de chacun en leur offrant un boulevard. Le travailleur mérite sa nourriture ? Il retire à tout travailleur spirituel sa nourriture, pour lui substituer la sienne, périmée, avariée et toxique.

_____En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne sur vous. La "santé mentale" est un redoutable baromètre [5] de la paix : toute maison qui vit sous son influence se trouve de facto indigne d’accueillir tout Apôtre. Non parce qu’elle ne saurait accueillir toute les misères du monde, mais parce qu’elle ne saurait simultanément inventer des fausses misères chez les autres et en accueillir de vraies chez soi [6] ! Avant d’être une absence de guerre, la paix est une absence d’inquiétude. Non une insouciance irresponsable, mais un état de confiance éclairée [7] dans la vérité. À l’inverse, c’est la confiance éclairée par les "lumières" du monde [8] qui génère des inquiétudes irresponsables. À quelle paix s’attendre quand on laisse entrer dans la maison le doute sur la "santé mentale" de l’un de ceux qui l’habitent ? Les inquiétudes stupides et artificielles que cela génère font non seulement perdre toute paix mais en appellent à adopter une posture inverse à celle de l’Apôtre : celle qui consiste à se barder de fausses sécurités, plus illusoires les unes que les autres, destinées à se protéger d’un "danger" totalement imaginaire. Cela confine aujourd’hui à une véritable –et absurdissime- tyrannie imposée par les instigateurs de cette imposture. [9] Il faut choisir : entre la confiance accordée à l’Apôtre qui guérit les malades, et celle aveuglément remise à des profiteurs de leur système qui ne savent que répandre de funestes virus [10] infectant tout ce qu’ils touchent. Hallucinante est cette profonde inintelligence sur –et par- des prétendus "médecins de l’intelligence" qui poussent le bouchon jusqu’à être de MAUVAIS psychologues !!!

_____Être digne d’accueillir l’Apôtre dans sa maison, c’est faire venir sa paix sur soi. C’est s’ouvrir à la VRAIE paix, en se fermant au préalable à toutes ces fausses "paix" de pacotille qui n’assurent en réalité que désenchantements à la chaîne, ne portant en germe que des ferments de divisions et de guerre. C’est se vider AU MOINS de tout son superflu [11] : celui d’inquiétudes irrationnelles dont le pâle vernis incantatoire ne saurait faire illusion. S’ouvrir à la VRAIE paix, c’est déclarer la guerre… à tout ce qui lui nuit de près ou de loin : à rendre justice à la souffrance, parce que la paix sans justice [12] (et inversement…) n’a aucun sens. Ce qui commence par ne pas se satisfaire de ce scandale monstrueux qui épuise maintes énergies à se polariser sur de fausses et injustes souffrances -lamentations de frileux [13] "petits-bourgeois"- pendant que les vraies douleurs s’amoncellent en réclamant justice : les énergies dépensées en pure perte pour les unes ne sont plus disponibles pour les autres ! S’ouvrir à la VRAIE paix, c’est faire le plein à la VRAIE station –celle du vrai Pompiste- en consentant à ouvrir la trappe de son réservoir [14] : ce qui économise maintes stations de "chemins de croix" qui sont autant de culs-de-sac !… Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Or, le plein à la VRAIE station est justement gratuit… et son carburant n’est ni frelaté ni polluant. Bien entendu, il perd cette garantie si on lui ajoute quelque additif destiné à accroître les performances sous les alibis les plus insoupçonnables [15] : la panne est au bout du chemin… (sans thé, c’est sans sucre…)
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_____Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne sur vous. Parce que la paix n’est ni magique ni incantatoire : aussi désirée soit-elle, quand elle se heurte à ce qui l’étouffe et à ce qui la ferme, elle se retourne parce qu’elle a besoin de respirer… telle une brise légère. Il est permis de "défaire" le pare-brise.

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