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vendredi, 20 juin 2008

Trésor public : percepteur. Trésor privé : fils voleur.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c'est l'œil. Donc, si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il ! »

_____Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.[1] Parce que le rêve est la passerelle entre la terre et le ciel, il est l’objet privilégié de toutes les convoitises. Parce qu’il est intérieur et personnel, on l’imagine volontiers comme un refuge inexpugnable. Et pourtant… par deux fois aujourd’hui, il nous est rappelé que les voleurs percent les murs pour voler. Le rêve est la lampede l’âme, comme l’œil est la lampe du corps. Il est une carte du trésor, et comme tel suscite la concupiscence des voleurs. Certes, le rêve n’a pas de frontières : pas de murs à percer ; alors, comment pourrait-il être volé ? Il suffit tout simplement d’escalader par un autre endroit [2] qu’une portequi n’existe pas vraiment : de se faire passer pour le berger qui connaît ses brebis [3] jusque dans ses rêves ! Leur carte du trésor ? Il la fait dévorer par les mites et la rouille du doute et de la peur. Qu’elles n’aillent surtout pas à la recherche de leur trésor : le chemin qui y mène est semé d’embûches ! Afin d’asseoir leur crédibilité, ils prennent bien entendu appui sur une portion de réel : celle qui invite au maximum de "prudence". Attention : ce chemin est étroit, frise les précipices, met à la merci des éboulements de rochers et est truffé de lacets.[4] Ce n’est jamais que le chemin de la vie ! Si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière. La lumière ? Elle ne consiste plus qu’à assombrir le regard [5] sous l’alibi d’un certain réalisme de façade qui commande de rendre impossible [6] ce qui ne l’est pas. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, la "sagesse" veut que tu ne cherches plus ton trésor qu’à portée de ta vue basse : sur la terre.

« Heureux les cœurs rabougris  : les trésors sur la terre sont à eux !
Heureux les durs : ils obtiendront le trésor promis aux autres !
Heureux ceux qui rient : ils seront applaudis !
Heureux ceux qui ont faim et soif de LEUR justice : ils seront rassasiés !
Heureux les visionnaires de la misère des autres : ils passeront pour miséricordieux !
Heureux les cœurs troubles : ils verront les "troubles" des autres !
Heureux les saboteurs de paix : ils seront appelés défenseurs !
Heureux ceux qui persécutent pour LEUR justice : les trésors sur la terre sont à eux !
Heureux serez-vous si vous insultez, si vous persécutez et si vous dites faussement toute sorte de mal contre un autre, à cause de ses rêves.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande sur la terre ! C'est ainsi qu’on s’est penché avec "compassion" sur les rêveurs qui les ont précédés. »
_____Ces "béatitudes" de contrebande font froid dans le dos. (Un peu d’oxygène ? Les vraies sont ici !) Ne sont-ce pas néanmoins celles qui ont cours tout autour de nous ? Quelles ténèbres y a-t-il ! Ces ténèbres sont-elles celles de l’ennemi ? [7] Sans doute, mais il suffit parfois d’un simple miroir pour apercevoir cet ennemi… Il suffit de se laisser plonger dans les ténèbres de la "prudence" distillée par les voleurs de rêve. VOS trésors dans le ciel les intéressent, parce qu’ils savent que là, les mites et la rouille ne les dévorent pas. Car là où est leur trésor, là aussi est leur cœur. Et c’est parce qu’ils lorgnent sur VOTRE trésor que leur œil est mauvais. Ainsi, ils mettent la lumière qui est en toi en "ténèbres" afin de t’en délester : à sa place, leur "lumière" blafarde, feu d’artifice aussi éclatant qu’éphémère laissant place à un nuage de mites et de rouille. Là n’est plus que ton "trésor", là aussi est ton cœur qui se referme sur tes ténèbres… et qui va, à son tour, chercher à voler la lumière des autres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il ! Certes, grâce aux "béatitudes" de contrebande, tu ne manqueras pas de complicités faciles : dans les villes de ténèbres parce que nichées au fond d’obscures vallées, toujours plus peuplées que celles qui sont situées sur une montagne, les voies qui les traversent sont droites et larges.[4] Dans ces villes, tout œil est mauvais, le corps tout entier est plongé dans les ténèbres. Quand les ténèbres sont largement partagées, elle se font "lumières", pur produit du rêve idéologique.[1] De même qu’il ne suffit pas de dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux [5], il ne suffit pas davantage de rabâcher : 'lumière, lumière !', pour que la lumière soit ! Autant frotter sur une lampe magique [6]

_____Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Et si vous ne vous faites des trésors que sur la terre, que faites-vous d'extraordinaire ? [7] S’ils sont accessibles aux justes et aux injustes, aux publicains, aux pharisiens ou aux païens, tant mieux pour eux… et tant pis pour vous. Mais en quoi sont-ils exceptionnels ? En quoi avez-vous défendu vos trésors des mites, de la rouille et des voleurs ? Que vous reste-t-il de vos rêves quand on vous les a percés pour les voler en les rendant irréalisables chez vous ? Il n’en reste que l’écume amère : le cauchemar. Pour de la grisaille hâtivement repeinte de blanc [7] afin de la rendre plus attrayante, la porte de l’extraordinaire seul accès aux trésors dans le ciel- a claqué sous un grand vent dissuadant de passer sur l’autre rive [8]
_____Lâchant la proie pour l’ombre, il t’a suffi d’un seul œil –un regard faussé- pour que ton corps tout entier soit plongé dans les ténèbres. Il t’a suffi de louer un "Père" de sages et de savants [9] : de prendre le voleur pour un chercheur désintéressé de trésor. (Pourtant, si la tempête fait rage, le vrai Père est toujours là : sur la rive du lac…[10]) La lampe du corps, c'est l'œil : si tu l’avais allumée, tu aurais reconnu un marchand du Temple de l’espèce qui se chasse à coups de fouet. Car là où est le trésor de ton temple, là aussi est le cœur du profanateur qui surgit des villes de ténèbres parce que nichées au fond des vallées de la mort. Quand tu cèdes ta carte du trésor, c’est ton âme que tu livres inconsidérément à celui qui peut la faire périr.[11] Quand tu voles la carte du trésor d’un autre, tu t’ingères dans son affaire [12]. C’est son âme –en plus de la tienne- que tu livres inconsidérément à celui qui peut la faire périr : il faut être déjà spirituellement mort pour voler la carte du trésor d’un autre… Quand l’injustice perce le ciel en pillant sans vergogne ses trésors, ce sont les pierres qui crient vengeance devant de telles masses de profanations organisées. Non plus les pierres du désert, mais celles de nos cimetières. Quand les morts profanent les vivants, ils ne s’arrêtent plus : ils font signe [13] en allant profaner les morts eux-mêmes [14]… Aujourd’hui, les voleurs percent même les murs des caveaux : provocation macabre… ou pharmacodépendants en manque, lâchés par les voleurs de la "santé mentale" ?
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Commentaires

Le sujet me passionne et fera désormais figure de référence !

Écrit par : parie sportif | mardi, 27 mai 2014

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