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mercredi, 25 juin 2008

Entre chien et loups

Grand Orchestre du Splendide - La salsa du demon .mp3
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- Dites voir : vous ne seriez pas en train de perdre la tête ?
- Pas du tout. C'est mon masque qui tombe !
- Je me disais aussi... une brebis avec de telles cornes.
- Que voulez-vous : ce sont des cornes d'abondance...

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,15-20.
Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

______Méfiez-vous… de certaines traductions officielles : chez sœur Jeanne d’Arc, op. nous en avons de nouveau [1] une différente sur ce passage : "Défiez-vous des faux prophètes…". Ce qui correspond mieux à ce qui a déjà été énoncé ici par ailleurs.[2] Cette distinction de consonne peut sembler un détail : il ne l’est plus dès lors qu’on observera que les plus méfiants laissent venir à eux sans résistance des faux prophètes déguisés en brebis, qu’ils se rendent incapables de reconnaître à leurs fruits… jusquà les prendre pour de "beaux fruits" et de couper et jeter au feu les véritables beaux fruits, ne les voyant plus que sous l’aspect de fruits détestables !

______Des faux prophètes qui viennent à nous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces ? C'est à leurs fruits que nous les reconnaîtrons ? Depuis plusieurs mois, le regard d’aime d’été n’est jamais qu’un panneau indicateur : direction vigne et figueraie. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. Eh bien si ! Depuis que le "psychique" n’a plus "rien à voir"  [3, p.2] (sic) avec le spirituel [4], le disciple n’a plus rien à voir avec l’Évangile. Par conséquent, cela ne le dérangera pas outre-mesure d’aller cueillir du raisin sur des épines, et des figues sur des chardons. En revanche, cela le dérangera d’être dérangé par un autre disciple qui lui fera remarquer que son raisin est bien épineux et ses figues étrangement piquantes alors qu’elles sont bien mûres. Non mais : de quoi je me mêle ? On le sait : grâce aux précieux apports "scientifiques" [ Ici aussi [4], un fond sonore de rires enregistrés façon sitcom détendrait avantageusement l’atmosphère… ] de la "santé mentale", grande pourvoyeuse devant l’Éternel de faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, abracadabra [5] : le dérangeant se fait dérangé ! L’un de ses plus beaux fruits est que la Passion joue les prolongations [6] ; mais quand on aime le foot [7], cela ne compte pas : on en redemande ! Le raisin de la "santé mentale" ne se cueille QUE sur les épines de souffrances morales déguisées en "mentales" : bonjour la piquette.[8] Périmé avant même d’avoir été vendangé [9](!), cet étrange raisin donne un vin "nouveau" dont on ne voudrait ni comme vinaigre ni même comme huile moteur.[10] Ce qui ne le dissuade pas d’être assez grisant… On peut certes essayer de compenser par plus solide : la salade de fruits. C’est d’autant plus envisageable que les figuiers de la "santé mentale" donnent de superbes poires [11] : avec elle, on ne s’étonne plus de rien. Et surtout pas du piquant de la salade de fruits obtenue [12] qui, au fond, s’accorde plutôt bien avec la boisson citée plus haut.

______La "santé mentale" n’a toujours fonctionné que par le renversement de la charge. Ainsi, le vrai dérangeant faux dérangé a droit à toutes ses faveurs. C’est qu’il la reconnaît à ses fruits ! Ce qui n’est pas bon du tout pour le commerce.[13] L’ancien proverbe latin « panem et circenses » (du pain et les jeux du cirque) apparaît aujourd’hui sous une forme modernisée… et trinitaire : santé-emploi-foot. On remarquera d’emblée que nos faux prophètes déguisés en brebis se placent en tête de gondole. De la sorte, ils occupent TOUT le terrain : ils préservent leur "emploi" dans la "santé" [ Laissons les rires sonores : cela épuise inutilement les piles… ] en s’en faisant les arbitres. [7] Le vrai dérangeant faux dérangé ne veut pas jouer et ne respecte pas les règles du jeu : ignoble personnage… Puisqu’il en est ainsi, le faux prophète qui vient déguisé en brebis, mais au-dedans loup vorace, ce sera LUI ! Voilà qui est très prometteur pour s’auto-proclamer "expert"[14] en "dangerosité"[15] après s’être introduit dans TOUTES les bergeries comme un voleur et un bandit.[16] C’est la parole du dissident contre celle du "médecin"[17], dont l’aura soigneusement entretenue lui confère droit de vie ou de mort sur tout être vivant.[18] Le vrai dérangeant faux dérangé va donc se heurter à un tir nourri de son entourage ; car ce n’est que par cet entourage que le « PIA » peut manœuvrer, l’insultation [19] directe lui étant fermée par le mauvais joueur. C’est l’entourage qui est chargé auprès de l’intéressé d’instiller le doute sur sa "santé", resserrant l’étau autour de lui. L’avantage en est que la pression affective est naturellement plus intense chez des proches que chez des inconnus : tout ce petit monde est absolument truffé de bonnes intentions. Or, ce ne sont pas les intentions qu’il nous est demandé de reconnaître, mais les fruits. Quand l’infestation [20] de l’entourage l’a gagné à la cause de la "maladie", le premier de ces fruits en est un changement radical de regard [21]: il ne voit pas ce qui existe et voit ce qui n’existe pas ! L’usage de la raison n’offrant alors plus aucune prise, le pitre "médical" peut écrire TOUT CE QU’IL VEUT : il sera écouté. En face de lui, le "patient" s’est DÉJÀ fait confisquer son humanité au nom de sa propre "santé". Avant tout "traitement", ce n’est déjà plus qu’un ANIMAL.

Parmi les dons de ce monde, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la santé, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la santé, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la santé, cela ne me sert de rien. La santé est longanime ; la santé est égoïste ; elle est très envieuse ; la santé ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas, sinon ce serait de l’infatuation pathologique ; elle ne fait apparemment rien d'inconvenant, ne cherche que son intérêt, s'irrite quand l’autre n’en veut pas, ne tient compte que du mal commis par les autres ; elle se réjouit de l'injustice parce qu’elle est sa justice, mais elle met sa joie dans le mensonge et le trompe-l’œil. Elle accuse tout, gobe tout pourvu que cela la flatte, espère tout, ne supporte pas la contradiction. La santé passe à toute vitesse. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont par la voie des neuroleptiques et de l’électroconvulsothérapie. La science ? elle a déjà disparu ! Car partiale est notre science, partiale aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partial disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait réapparaître le plus mauvais côté de l'enfant. Car nous n’osons pas voir, à présent, dans un miroir, en énigme, mais maintenant c’est dans le dos. A présent, je connais d'une manière partiale ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc demeurent foot, emploi, santé, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la santé.
(D’après 1Co 12, 31.13, 1-13… et pardon à saint Paul !)

______Ce n’est déjà plus qu’un ANIMAL. Il n'a pas la santé : il n’a plus la parole : elle n’est qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Il n’est rien. Qu’il aie vingt, trente, quarante ou cinquante ans, qu’il soit plombier ou cadre supérieur, qu’il soit petit ou grand, croyant ou mécréant, il est traité comme un mineur : ON S’OCCUPE DE LUI puisqu’il n’a plus "toute sa raison".

______Ou le doute le gagne à son tour, et il cède à la pression : victoire de la "santé mentale" qui hérite d’une tête supplémentaire de bétail humain. [10]

______Ou "l’animal" résiste encore ! Il faut donc le pousser à la faute autrement… mais toujours au moyen de l’entourage. Ce dernier s’use rapidement : la crédibilité de ses bonnes intentions est de plus en plus écornée par ses manifestations d’impatience et un discours gagné par une incohérence croissante. Ce qui fait un peu désordre –et beaucoup supercherie- de la part de gens se voulant "sains d’esprit" !… Le miel a fait long feu : il faut passer au poivre de la peur, copieusement saupoudré sur l’entourage. Son "animal" devient féroce ! Enfin, pas encore… mais c’est certainement pour bientôt, nous prophétise dans un grand bêlement compassionnel le "gentil docteur" déguisé en brebis de la santé. Qu’on se le dise : le pitbull est déguisé en cocker. Tremblant d’effroi, l’entourage acquiesce avec autant d’aisance que le feu s’étend sur une garrigue sèche : il ne voit pas ce qui existe et voit ce qui n’existe pas. Il voit un cocker, mais à présent il "sait" très bien que c’est un pitbull ! La pression va donc augmenter de façon exponentielle : c’est cette sale bête ou nous. L'arbre mauvais donne des fruits détestables. Un arbre enraciné dans la peur et l’affabulation pseudo-scientifique donne des fruits qu’il est fortement déconseillé de consommer, même en compote : que dire d’une forêt de ces arbres ? On sait ce qu’on en fait : sans doute une nouvelle piste de réflexion pour sauver la forêt d’Amazonie [22]

______Les jours passent, les semaines, les mois : le cocker est toujours cocker. L’impatience gagne alors de nouveau l’entourage : le fermeture éclair du déguisement se serait-elle coincée quelque part ? Pas une seconde quiconque n’aura émis le plus petit doute sur la validité des bonnes paroles du "gentil docteur" ! Mais nous savons bien qu’en matière de "santé mentale", la raison n’est plus qu’un très lointain souvenir qui interdit de facto toute remise en question : c’est la parole d’un "médecin" contre l’aboiement d’un chien. Qui plus est, un chien méchant. Enfin, pas encore… et cela commence à peser sur des nerfs à vif. Ne reste que le pis-aller : exciter la bête par de multiples vexations ; le faire mordre, qu’on en finisse ! Tout est permis sur sa non-personne, puisqu’on s’abrite derrière une kyrielle de possibilités de réactions qui, toutes, sont données pour "attester" du manque de santé de cette pauvre bête ! Forte d’une longue expérience de torture mentale, la "santé" du même nom peut se targuer de disposer d’éblouissantes structures et superstructures [23, p.2] d’analyses "pathologiques" qui embrassent un champ si vaste qu’on se demande encore comment il reste des survivants !… (Le lecteur aventureux pourra toujours se reporter ici, ici, ici, ou … Au fil des lignes, il pourra découvrir comment le "gentil docteur" sait mieux que nous où nous "souffrons". Exactement comme chez le vétérinaire ! )Par conséquent, notre toutou peut faire ce qu’il veut : grogner, remuer la queue, haleter, mordre ou aboyer ; son sort est déjà scellé puisqu’on ne "prouve" pas sa "pathologie" par ses attitudes mais qu’on plaque ces dernières sur une sorte de jurisprudence comportementale qui fait office "d’attestation" ! Vous avez rêvé qu’on vous "prouve" votre ulcère à l’estomac d’un simple claquement de doigts de votre part ? Ça se passe comme ça chez Mc "Docteur" ! Par conséquent, lui seul peut décoincer la fermeture éclair du cocker. Dommage : le sale clebs s’appelle Fidèle, et non Pathos. Par conséquent, il persiste à opposer son veto au veto en dépit de toutes les astuces de "déni pathologique" qu’on lui a servi dans sa gamelle. Il finira par devenir "schizophrénogène" ! Il est vrai que depuis qu’il "souffre" sans le savoir, il n’aura jamais autant fréquenté d’hypocondriaques : quand il reconnaît les fruits de leur "santé mentale", cela lui donne plutôt envie de leur faire une niche… en restant "malade" !
______Au fond, tout ceci lui a donné soif : à leur santé.

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