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lundi, 30 juin 2008

De l’abri au lait caillé

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Requiem pour un chenil...
Requiem pour un chenil...
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. » Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

_____Partir vers l'autre rive du lac, c’est toujours n’en pas rester à un regard horizontal : c’est prendre le risque vertical de Le suivre partout où Il ira. On le sait : passer sur l'autre rive implique de laisser toutes les garanties humaines au bord du lac,[1] de ne pas attendre le beau temps pour se jeter à l’eau.[2] Les renards ont des terriers : en cas de mauvais temps, ils s’y terrent. Les oiseaux du ciel ont des nids : en cas de mauvais temps, ils s’y abritent. Mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. Pas de chance : les créatures inférieures ont de quoi être satisfaites de leur sort. Mais on ne saurait avoir les mêmes exigences à l’égard de nos amies les bêtes que celles qui sont demandées aux vrais disciples. On peut se vouloir tel… et planter sa tente [3] au bord du lac, fort de la vue imprenable qu’il nous offre… sur les éventuels nuages à venir. On peut ainsi se rassurer les uns les autres, les disciples [4] s’installant dans leur camping trois étoiles : l'autre rive du lac est à réserver aux "imprudents", inconscients des dangers d’une traversée tumultueuse propice à toutes les tempêtes.[5] Le disciple estivant trouve là un endroit où reposer sa tête : pour lui, sonne l’heure des vacances ! Et cette heure est d’autant plus reposante qu’elle se moule sur celle des renardset des oiseaux du ciel : terrierset nids sont au bout de la route… quand on ne les emporte pas derrière soi [6], en attelage ou dans un coffre. Si les pensées des hommes ne font pas toujours le printemps, au moins favorisent-elles le repos de l’été !

_____« Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Encore pas de chance : Jésus ne prend pas de vacances. Certes, Il peut être sur la Côte d’Azur, à Biarritz ou aux Sables d’Olonne. On peut aussi Le rencontrer à Chamonix, La Bourboule ou les Antilles. Mais Il n’y est pas "en vacances" : le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. Le suivre partout où Il ira, c’est prendre le risque de "gâcher" ces vacances si attendues et si programmées depuis le reste de l’année ! « Seigneur, il fait super beau : permets-moi d'aller d'abord faire trempette, puis bronzette. » C’est amusant : la nage comme le hâlage requièrent la position allongée… celle des morts. « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Quel père enterre-t-on volontiers avant de partir "en vacances" ? Quel est donc cet enterrement ? Celui des manquements du disciple dans un esprit de résurrection [7]… ou celui de leur oubli forcené, tant ils ne contribuent guère à reposer sa tête sous le poids de la culpabilité ? La seule manière de répondre à cette question sans risque d’erreur est de laisser les morts enterrer leurs morts, parce qu’ils sont liés à la terre.[8] Quitter cette terre ? Partir vers l'autre rive du lac ? Qui peut nous garantir que nous retrouverons un camping trois étoiles sur l'autre rive ? Celle-là, nous la connaissons : c’est celle des "morts enterrés par leurs morts" ! La tempête ? Non merci : ce ne peut être que le "grand passage". Vous appelez cela des vacances, vous ? Le repos éternel, oui ! Nous ne sommes pas pressés : on est tellement bien ici à vivre ici, entre nous, dans cet excellent endroit où reposer sa tête : n’est-ce pas un merveilleux camping de disciples ? Laisse les morts enterrer leurs morts. Ah zut : on a malencontreusement enterré l’Évangile avec…

_____Aux avant-postes : le chef fossoyeur. Il n’est pas très difficile à reconnaître : il est grand, beau et fort. Le must du disciple "en vacances". C’est le "gentil organisateur" du camping. Petit détail qui ne trompe pas : contrairement à son confrère du Club Med, il ne sourit pas ! C’est qu’il a beaucoup de soucis [9], le pauvre : il s’en fait pour la santé de l’autre. [10, notes 3 et 4] Son attention se porte avec une certaine prédilection sur tout disciple qui manifeste quelque velléité de partir vers l'autre rive du lac : ne serait-il pas un peu "pâle" ? Le camping ne lui plaît pas, alors qu’on fait tout pour lui faciliter la vie ? Vexé, notre G.O. de la "santé" lui propose une autre formule… mais davantage dans les terres (et dans l’éther aussi …) afin de lui éviter toute nouvelle tentation : une colonie de vacances ! [11] Dommage : celle-ci n’est pas joyeuse : au moins est-elle ainsi assortie au G.O. soucieux. Dans cette colonie, tout est étudié pour vous faire passer l’envie de partir vers l'autre rive du lac. Cet objectif n’est jamais aussi bien atteint que lorsqu’on parvient à vous faire oublier qu’il existe une autre rive du lac. L’échec est patent chez ceux qui ont vu le processus de traversée accéléré : ils sont partis définitivement vers l'autre rive du lac ! Dans le langage du G.O. de la "santé", on appelle cela un "accident thérapeutique". [12] Laissons les morts enterrer leurs morts… et revenons aux survivants [13] qui peinent à faire entendre leur voix : il est vrai que les aboiements d’une meute de cockers [14] indiffèrent totalement ceux qui ne sourient pas.

_____L’un d’entre eux est même un maître-chien… autrement dit, l’un de ces G.O. de la "santé". De vieille famille française noble, le "gentil docteur" est passé à l’ignoble. À son "métier" de « PIA » -déjà suffisant pour dégringoler dans ce statut peu enviable- s’ajoute celui "d’hospitalier" : il vaut mieux en sourire quand on sait de quelle "hospitalité" il s’agit !…[15] Étrange : les "invités" qui en réchappent cultivent une certaine propension à se plaindre [16] : des ingrats de la "santé", voilà tout… Mais revenons à notre "gentil docteur" "hospitalier" : le maître-chien ne fait pas rentrer assez de cabots dans son chenil, se fait taper sur les doigts… et se fait cockeriser à son tour ! L’anecdote est assez savoureuse pour être soulignée, surtout quand un grand media s’en fait l’écho. Rien que le titre est assez croquignolet : « le "psychiatre" qui dérange ». (L’Express ne manque pas d’humour, puisque cet article est paru dans sa rubrique "Science et santé" !) Qu’arrive-t-il donc à notre tenancier de chenil ? Il « s'oppose aux méthodes d'internement » ! « Je ne suis pas un détracteur de la loi sur les internements sous contrainte, se défend le "Dr" de Labriolle. Je demande qu'elle soit correctement appliquée. Ce qui suppose que le médecin délivrant le certificat puisse donner un avis médical en toute indépendance. Ce n'était pas mon cas. » Ex-tra-or-di-naire ! Un maître-chien avouant de lui-même que le manipulateur est manipulé. Mais on ne crache pas dans la soupe : il n’est « pas un détracteur » de la "loi" sur les chenils humains [17], "loi" qui selon lui doit être « correctement appliquée » ! (On se demande toujours comment une telle "loi" –qui doit faire pâlir d’envie un Hitler dans sa tombe- pourrait être « correctement appliquée »…) Et nous en arrivons à la cockerisation ! « Le ministère de la Santé n'a pas hésité à déclarer le "Dr" de Labriolle « atteint de pathologie mentale », sur la base d'une expertise réalisée sans qu'il soit entendu. » Solidarité entre « PIA » oblige, « L'Ordre national des médecins, en janvier 2004, a déclaré le "psychiatre" parfaitement sain d'esprit et apte à exercer ses fonctions. » Depuis lors, et de source sûre, notre chien -redevenu homme par la grâce de son club de G.O. de la "santé"- continue, comme si de rien n’était, à "diagnostiquer" des "pathologies mentales" sur la base "d'expertises" [18] réalisées sans que soient entendues les personnes concernées !!! [19] La seule "bonne" nouvelle de cet article de l’Express est que « leurs effectifs vont diminuer de 40% d'ici à dix ans ». Pas ceux des personnes concernées (ici, le stock de chair fraîche est inépuisable) ; ceux des grands prêtres de la "santé mentale". Cette contre-église [20] pousse le vice jusqu’à singer [21] la crise des vocations !… Ce qui ne disssuade nullement la Vraie d’accueillir en son sein la bête qui La dévore de l’intérieur, notre "Dr" de Labriolle aimant à fréquenter les abbés mélancoliques, à participer à des réflexions sur la crise morale (sic !) en Europe Occidentale, à se demander chez des gens "très-comme-il-faut" [22] si « le handicap mental sans déficience organique est concevable ». (Pas besoin de conférer trois heures sur le sujet : la réponse est NON. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais[23]) Simultanément, il est de tous les combats contre les mises en chenil abusives [24][24bis] : quand on "diagnostique" les gens à distance, où commence le véritable abus "Dr" ?… C’est à vos fruits que nous vous reconnaissons [14], vous et les vôtres, en dépit de vos amitiés "bénies" et de vos "combats" bidon. Vos fruits ? Comparativement aux vôtres, la pomme empoisonnée de Blanche-Neige [25] est un délice… Étant donné que nous avons Un Seul Vrai Médecin de l’âme à suivre, nous vous laissons enterrer vos morts sur votre petite, toute petite rive.

Psaume 50(49),16-17.18-19.20-21.22-23.
Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ?  « Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultères ; tu livres ta bouche au mal, ta langue trame des mensonges.  « Tu t'assieds, tu diffames ton frère, tu flétris le fils de ta mère. Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? « Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse. Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu : sinon je frappe, et pas de recours !  « Qui offre le sacrifice d'action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu'il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »

_____Le regard d’aime d’été dédie le Psaume d’aujourd’hui à tous les voleurs d’âmes et autres avorteurs de l’esprit…. qui gardent leur alliance à la bouche et retirent du doigt celles des autres. Ils sont chez eux parmi les adultères puisqu’ils en sont la forme la plus achevée. On achève bien les chevaux… [26]
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NB au 23-06-2010 : cet article signait la toute première apparition sur le regard d'aime d'été... d'un certain Philou.

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