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mardi, 08 juillet 2008

Pour étancher la soif, prenons un pot… cédé sans parole.

  Joel Savoy/Linzay Young/Richard Burgess - Allons Boire un Coup .mp3  
   
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

_____Le possédé se distingue à deux traits saillants : ou il se met à crier [1] ou, à l’inverse il est muet… mais pas nécessairement de tout repos.[2] Dans les deux cas, il n’est pas lui-même mais le signe visible de l’étouffement de sa personnalité. Son seul mode de communication avec le monde qui l’environne oscille alors entre la vocifération et le mutisme. On présenta à Jésus un possédé qui était muet. L’Histoire, elle, n’est pas muette… notamment sur le glissement sémantique qui s’est opéré autour de la Révolution française, oblitérant le possédé au profit de l’infirmité dite mentale : c’est ainsi qu’après des siècles de tentatives plus ou moins heureuses [3], le mythe de la "santé mentale" va pouvoir s’incarner, et surtout incarner matière à lui fournir du matériau humain inépuisable sur lequel se bâtiront des élucubrations plus "vraies" que nature, déjà cautionnées par l’alibi "médical". On présenta à Jésus un "malade mental" qui était muet. Anachronique ? Nullement : c’est la MÊME phrase, transcrite dans un langage plus actuel. Le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! » Expulser un démon –esprit étranger et parasite- requiert en effet des aptitudes qui ne s’apprennent ni à grande échelle ni dans les grandes écoles, mais par une pratique aussi marginale que fortement règlementée : l’exorcisme. (Il a déjà été question ici [4] de l’un de ses spécialistes mondiaux les plus en vue…) « Jamais rien de pareil ne s'est vu ! »… ce qui n’est pas sans rappeler une certaine guérison "miraculeuse" [5] très récemment évoquée !… (Mais l’auteur de ces lignes précise : « C'est par le chef des démons qu'il dorlote les démons. ») De nouveau, nous avons l’assurance que Jésus guérissait toute maladie et toute infirmité. « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. » Jésus avait donc fort à faire, pressé de toutes parts de guérir et de sauver. Aux innombrables crimes de la "santé mentale" vient donc s’ajouter celui du détournement scandaleux des peu nombreux ouvriers de la santé de la véritable moisson vers de la récolte d’ivraie qui se fait à son tour de plus en plus abondante.

_____Certes, on peut réduire à l’envi l’existence des démons à de la crédulité populaire [6] ; d’autant que l’imagerie du même nom a longtemps dominé sur les esprits, constituée de diables cornus, sabotés, grimaçants et autres boucs malodorants. On remarque simplement qu’en dépit du maquillage de la possession en "maladie psychique", les ingrédients de base n’ont pas varié d’un iota. Le bouc est lui-même omniprésent, de par sa version émissaire [7] qui constitue ce fonds de commerce pseudo-sanitaire qui pollue l’atmosphère de ses vents de briolle.[8] « Jamais rien de pareil ne s'est vu ! » parce que les démons ne se voient pas ! Comme ne peut pas se voir la capacité de l’homme à les éradiquer de lui-même : c’est pourquoi cette vieille tentative d’escamoter la possession au profit d’une pseudo-science humaine et "médicale" est viciée à la base et vouée d’emblée à de cuisants échecs dont les effets s’aggravent au moyen de la possession entre hommes via toutes les techniques de manipulation mentale qui améliorent la santé comme Philippe de Labriolle –et ceux de son espèce- sont "médecins". « Actuellement, la situation de la "psychiatrie" en France est jugée préoccupante par un grand nombre de "professionnels", car si le recours au "psychiatre" ne se justifiait jadis qu'en cas de "maladie mentale" avérée (sic), on lui demande aujourd'hui de plus en plus souvent de prendre en charge les détresses sociales, les accidents de la vie, la prévention (re-sic), etc. » [9] "On lui demande…" : qui, "on" ? Et qui à créé de toutes pièces cette "demande" ? Qui a pénétré froidement dans toutes les sphères de la société [10] jusqu’à lui faire croire être l’incontournable partenaire de tout ce qui respire ? Hors d’elle, point de salut : cette formule n’a-t-elle pas été volée à une autre institution ?… Reconnaissons au moins aux idolâtres de la "santé mentale" leur art consommé d’actualiser la Parole telle que transmise par ces prophètes [8] qui "souffrent" (!) terriblement selon leur regard :

Livre d'Osée 8,4-7.11-13.
Les fils d'Israël ont établi des rois sans me consulter [11], ils ont nommé des princes sans mon accord ; avec leur argent et leur or, ils se sont fabriqué des idoles. Ils seront anéantis. Je le rejette, ton veau d'or, Samarie ! Ma colère s'est enflammée contre tes enfants. Refuseront-ils toujours de retrouver l'innocence [12]? Ce veau est l'œuvre d'Israël, un artisan l'a fabriqué, ce n'est pas un dieu ; ce veau de Samarie sera brisé en mille morceaux. Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête.[8, note 2] L'épi ne donnera pas de grain ; s'il y avait du grain, il ne donnerait pas de farine, et, s'il en donnait, elle serait dévorée par les étrangers. Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché [5, note 26] ; et ces autels ne lui servent qu'à pécher. J'ai beau lui mettre par écrit toutes les prescriptions de ma loi, il n'y voit qu'une loi étrangère.[14] Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur n'y prend pas de plaisir.[15] Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes, il fait le compte de leurs péchés [16]. Qu'ils retournent donc en Égypte !

_____Il n’y a pas que les possédés qui soient muets, les statues aussi :

Psaume 115(113B),3-9.11.
Notre Dieu, il est au ciel ; tout ce qu'il veut, il le fait. Leurs idoles : or et argent, ouvrages de mains humaines.  Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas, des narines et ne sentent pas. Leurs mains ne peuvent toucher, leurs pieds ne peuvent marcher, pas un son ne sort de leur gosier ! Qu'ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font, ceux qui mettent leur foi en elles. Israël, mets ta foi dans le Seigneur : le secours, le bouclier, c'est lui ! Vous qui le craignez, ayez foi dans le Seigneur : le secours, le bouclier, c'est lui !

_____Rien à faire : si les démons ne se voient pas, on peut néanmoins distinguer leur sillage. Celui-ci ressemble comme un jumeau [17] à celui que laisse la "maladie psychique". Mais cette gémellité n’est pas intrinsèque : de type Thomas, à l’intérieur de laquelle existe une saine confrontation entre doute et foi ; elle serait alors une gémellité naturelle de ressemblance. [18] C’est une gémellité de type extrinsèque, parce que le doute émane ici de l’extérieur : en l’occurrence, le doute sur la "santé mentale" d’autrui. L’accent est donc porté sur la différence entre cette "santé" et la supposée absence de cette "santé" sur un autre. La gémellité entre possession et "maladie psychique" apparaît donc non pas sur le "malade" en personne mais sur tous ceux qui émettent ou reçoivent favorablement le doute quant à sa "santé". Elle n’apparaît sur le "malade" lui-même qu’à une seule et unique condition : que le doute externe le gagne assez pour qu’il consente à entreprendre une démarche dite "thérapeutique" ! On pourrait presque évoquer une commune symptomatologie entre la possession et la pression "thérapeutique" : c’est à leurs fruits que nous les reconnaissons.[19]

_____Le premier de ces fruits est exprimé par les pharisiens eux-mêmes : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. » Ce qui est déjà opposer la raison à la foi [20], succomber à cette très vieille tentation d’intervertir le bien et le mal en jetant le doute sur le bien pour justifier son mal en "bien". La fausse paternité [18] de l’amour de la loi se substitue à la vraie paternité de la loi de l’amour.[21] La porte est ainsi ouverte pour ne plus voir le "mal" qu’en l’autre : le regard se focalise tant sur la moindre de ses pailles qu’elle en devient une poutre.[22] Toutes les valeurs morales sont inversées : l’homme fait le poirier [23] : le sang lui monte à la tête jusqu’à lui faire perdre sa conscience morale [22, note 14]. Ce qui est absolu devient alors relatif, et vice-versa. Ceci est vieux comme le monde, mais a néanmoins été systématisé par les sophismes de la "santé mentale". Grâce à l’idolâtrie de la santé, tout acte médical bénéficie d’un préjugé favorable à la notion de "bien"… voire de "mieux" ! Un tel regard va naturellement tenir toute opposition à ce "super-bien" comme la tentative d’établir -ou de conserver- un "mal" dont on veut éviter l’expansion comme la contagion. En matière de "santé mentale", ce "mal" devient une "pathologie" dont la "gravité" est proportionnelle à la résistance du sujet au "super-bien" qu’on lui veut ! À la racine, c’est donc bel et bien un jugement moral qu’on lui applique. Comme tel, il serait inacceptable pour toutes les parties, surtout s’il est erroné… et dans un tel esprit de dissimulation, il l’est toujours. Mais ici, la vérité est relative à la "santé", et non plus l’inverse. La conscience mentale se substituant à la conscience morale, le jugement moral est enfoui pour ne laisser apparaître qu’un jugement mental : un "diagnostic". (Cette appellation est absolument indispensable au "médecin" : elle lui est précieuse afin de posséder le monopole de la "vérité" sur un état de "santé"qu’il est ainsi seul à déterminer, décrédibilisant à l’avance toute suspicion d’erreur de "diagnostic" émanant d’un non-médecin… a fortiori du "malade" !) Ce "diagnostic" va inclure ses propres moyens de défendre sa "véracité" parce qu’il va naturellement se heurter à un obstacle majeur : la résistance de l’intéressé qui, seul, est à même de distinguer cette imposture d’un jugement moral se cachant derrière son pseudo-"diagnostic". (L’arnaque est encore plus patente pour lui quand celui-ci a été établi à distance et à son insu !…) Les moyens de défendre la "véracité" de ce faux acte "médical" sont de notoriété publique : on les trouve dans toutes ces classifications -aussi arbitraires que purement consensuelles- ayant trait aux diverse formes de "psychoses", maladies imaginaires dont les intitulés dévoilent assez une mainmise scandaleuse en des domaines totalement étrangers à une médecine qui s’auto-désigne arbitre [24] exclusive du réel ! De la sorte, ne pas accepter son "diagnostic" (et les "soins" afférents !…) est non seulement un horrible "mal" mais une fuite du "réel" !!! Au contraire, accepter son "diagnostic" est un "bien" qui démontre son "humilité" (tiens ! un jugement moral…) devant cette "souffrance" qu’on a bien du mal à ressentir… et pour cause ! On va donc se réconcilier avec le "réel" en se laissant intoxiquer l’organisme par des produits dangereux qui vont semer une indescriptible pagaille parmi les éléments organiques qui matérialisent précisément le contact avec le réel en réglant l’harmonie des divers sens : les neurotransmetteurs. Le véritable réel va surtout revenir au galop, apportant une véritable souffrance là où elle n’existait pas. On retiendra à tout jamais cette tache –aussi débile qu’indélébile- de la "santé mentale" : sur un groupe humain donné, elle "soigne" celui qui ne souffre pas pour satisfaire la demande de ceux qui souffrent ! Chez elle, ne souffrent pas ceux qui souffrent et souffrent ceux qui ne souffrent pas : désopilant chez Woody Allen, un peu moins dans le réel… le vrai.

_____Ceux qui souffrent ? Eux aussi sont aisés à reconnaître. Ils ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas, des narines et ne sentent pas. Ils sont devenus comme tous ceux qui mettent leur foi dans la "santé". En effet, celui sur lequel se polarise le doute sur sa "santé mentale" est un cocker. Un chien ne sait qu’aboyer. Quels que soient les efforts qu’il peut déployer pour dissiper ce doute, c’est comme s’il ne parlait pas : il n’est pas entendu. Parce qu’il n’est plus du "bon" côté de la barrière : celui de la "santé". Ceux qu’il a en face en lui sont très exactement dans la posture des frères de cet homme riche qui se retrouve dans un endroit fort désagréable : 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus'.[25] Il vit au premier degré ce pastiche de saint Paul [19] où la santé venait se substituer à la charité.[15] En cela, la "santé mentale" est particulièrement odieuse parce qu’elle feint de ne pas toucher à la foi quand elle l’absorbe à son seul profit. Ainsi, ceux qui se plient à ses dogmes ne la perdent pas officiellement. Mais ils ont des oreilles et n'entendent plus une Parole dont ils n’ont plus même conscience que le sens leur échappe de plus en plus. « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. »[26] Ils ne seront pas convaincus à la mesure de ce qu’ils seront convaincus d’une "maladie mentale" chez un autre ! Bien entendu, il ne s’agit pas ici de condamner un certain éclectisme et d’enfiler des œillères destinées à ne plus regarder QUE dans UNE direction : il s’agit au contraire de se garder de choir dans un tel système qui enferme ceux qui s’y laissent piéger. Ce qui arrive quand on s’attache à la "santé mentale" pour l'autre : sous couvert de fausse compassion –ultime ersatz d’un amour sabré- le quotidien fait rapidement place à un mépris palpable, correspondant à la dignité que l’on accorde à un cocker. La foi n’étant plus vécue en vérité, elle peut l’être encore en fidélité, ce qui la réduit à un fidéisme inconsistant repérable à ce qu’elle surenchérit sur la forme à défaut d’en maîtriser un fond devenu mystérieusement inaccessible à l’intelligence : elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, sorte de faire-valoir expiatoire de celui qui adopte une attitude victimaire, son "bourreau" étant un "malade mental" qui s’oppose farouchement aux "soins" ! Prétendument "médecine de l’esprit", la "santé mentale" concourt ainsi à réduire lamentablement toute relation humaine à une fausse dialectique bourreau/victime qui anéantit d’avance toute tentative de conciliation. Quand le faux bourreau essaie de s’en dégager, il est perçu comme tentant d’inverser les rôles en endossant celui de victime : "délire de la persécution", "bouffées paranoïaques" et autres "diagnostics" destinés à flatter la "victime" sont là pour le rappeler à l’ordre et lui remettre sa muselière. Le statut de "victime" ne lui sera accordé que s’il entreprend une démarche "thérapeutique"… et encore !!! Encore qu’il ne s’agira pas d’un rééquilibrage : en face, l’absence de toute conscience morale interdit en effet de seulement concevoir d’être bourreau. Ce qui est heureux pour le "médecin" qui tire les ficelles dans l’ombre : qui soupçonnerait un modeste serviteur de la "santé" d’être le pire des bourreaux quand, de par le seul exercice de sa "science", il ne peut faire autrement que donner de l’impulsion aux démons de tout être vivant ?

_____Rien à faire : si les démons ne se voient pas, on peut néanmoins distinguer leur sillage. Un disciple de Jésus qui –en paroles, en actions ou en omissions- exsude le mal à chaque pas depuis qu’il s’est laissé posséder par les dogmes de la "santé mentale", pourra bien le nier tant qu’il lui plaira : cela se voit. Il pourra s’efforcer de compenser par force pieuses courbettes expiatoires, ces manifestations extérieures de foi ne sont qu’un "veau de Samarie" : il sera brisé en mille morceaux, quels que soient les princes qu’il a nommés pour le soutenir. Ceux-là seront toujours plus nombreux que les ouvriers pour la moisson… mais si fatigants [27] pour les brebis sans berger.

Commentaires

santé-santé-santé ... A la vôtre !
Si je peux me permettre ? ... l'obsession ne mène à rien. C'est une boucle fermée.

Écrit par : S.@ | mercredi, 09 juillet 2008

Si je peux me permettre à mon tour ?... Je sais bien que vous préférez mes images à mes textes : aussi je crains que vous ne lisiez ceux-ci un peu rapidement !
"l'obsession ne mène à rien. C'est une boucle fermée". Certes... mais chez qui ? Vous semblez suggérer ainsi que c'est chez moi. Or, tout au contraire je passe mon temps à déboucler de sacrés nœuds. Cela "ne mène à rien" de les dénouer ?

Par ailleurs, imaginez un chien que l'on tente de noyer parce qu'on l'accuse de la rage. Figurez-vous que l'animal se débat, le chameau ! Allons-nous le soupçonner d'être "obsédé" par la respiration au grand air ? Lui non plus, cela ne le "mène à rien" ? Ouvrirait-il la "boucle" s'il se laissait tranquillement faire ?

Ou alors, imaginez qu'on vous lâche au derrière une meute de pitbulls mal dégrossis. Ils n'ont pas été nourris depuis une semaine. Comment le prendriez-vous si l'on vous disait que "l'obsession" de la course à pied "ne menait à rien" ? Je gage que vous répondriez à votre interlocuteur bien à l'abri qu'il ferait mieux de se la "boucler"... voire de la "fermer" ! Et vous reprendriez de plus belle votre "obsession", non ? À moins, bien sûr, que votre amour des animaux vous conduise à faire don de votre corps à la gent canine !

Écrit par : L'homme des dénouements | mercredi, 09 juillet 2008

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