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mercredi, 09 juillet 2008

Zut : z’ai cru voir un gros Zélote zoophile qui endort : zzzzzzzz…

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  18216726 19 Serge Gainsbourg - Dr.Jekill - Mr Hide .mp3  
   
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,1-7.
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »
 
_____Moins que jamais il n’existe de "formation" [1] pour obtenir le pouvoir d'expulser les esprits mauvais. Si ce pouvoir est donné et non acquis à la force du poignet, il n’en est pas pour autant une sorte de pouvoir magique qui gomme le réel comme par enchantement. [2] Certes, il peut en cautériser certaines plaies quand il se fait thaumaturge en guérissant toute maladie et toute infirmité. Ces guérisons ne sont naturellement pas là pour apporter leur obole sur l’autel de l’idole santé [3], mais pour témoigner d’infiniment plus grand que toutes les idoles. Elles proclament que le Royaume des cieux est tout proche. Si proche qu’il est inutile d’aller le chercher chez les païens ou autres Samaritains. Si proche qu’il ne peut se nicher qu’au plus intime du cœur de l’homme pour ainsi le restaurer dans toutes ses dimensions, jusquà guérir en lui toute maladie et toute infirmité ! Pouvoir non magique, mais néanmoins extraordinaire.[4, note 13]
 
_____Pas besoin non plus d’aller parcourir le monde pour exercer ce pouvoir d'expulser les esprits mauvais ! Essayons-nous à une transposition contemporaine d’appel de douze disciples. Prenons Ingrid Betancourt et l’un de ses pires tortionnaires du FARC, un énarque et un paysan, un moine et un artiste de variétés, un Papou et un new-yorkais, un fonctionnaire européen et un pêcheur breton, enfin un évêque occidental et un communiste chinois : nous avons nos "douze disciples" dont le cocktail explosif saute aux yeux. Avant de songer à aller expulser les esprits mauvais chez les autres, il semble qu’il y aie quelques travaux pratiques à effectuer à la maison : charité [5] bien ordonnée commence par soi-même ! (Nous aurions pu glisser un « PIA » parmi ces nouveaux "douze" ; mais il n’aurait pas eu la patience et les scrupules de Judas Iscariote, le livrant en un temps record, remboursement de la Sécurité sociale inclus : difficile de demander à un disciple de désamorcer des bombes en expulsant les esprits mauvais quand il en allume par fonction les mèches…). Ce fourre-tout hétéroclite, on le retrouve pourtant au sujet des vrais disciples. On se formalise de leur désertion et de leur dispersion aux heures sombres de la Passion : c’est oublier qu’on leur avait enlevé l'Époux [6], Unique ferment d’unité entre eux. De fait, quoi de commun par exemple entre un Matthieu le publicain –réputé à la solde de l’occupant romain [7]- et un Simon le Zélote dont le zèle consistait précisément à rudoyer ce même occupant ? Quoi de commun entre un Simon-Pierre généreux mais sanguin et impulsif [8], et un Thomas plus réservé [9], aimant à mesurer le pour et le contre plutôt que de foncer tête baissée ? Quoi de commun entre un Philippe (l’original : pas le "gentil docteur" [10] qui, lui, trouve la "réponse" dans son miroir…) qui demande à ce qu’on lui montre le Père [11] et des Jacques et Jean plus prompts, qui en sont déjà à vouloir siéger dans Sa gloire [12]? Nous pourrions ainsi entrecroiser à l’infini les uns et les autres : leur ressemblance [13] ne se dessine qu’autour de Celui qui montre le Père. Sans Lui, les différences reprennent le dessus. Elles sont particulièrement patentes chez nos douze disciples. L’extraordinaire n’est pas qu’ils aient fui durant la Passion : c’est qu’ils aient constitué un groupe homogène pendant trois années consécutives !

_____« N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. »Les premières brebis perdues de la maison d'Israël, ce sont eux ! Ne pas aller chez les païens et chez les proscrits de l’époque [14], c’est d’abord proscrire en soi –et entre eux !- toute attitude d’exclusion mutuelle : dompter leurs tempéraments différents mais complémentaires (mettre en commun leurs ressemblances), apprendre à les dépasser en étouffant le païen qui est en eux. Tant qu’ils ne remplissent pas ces conditions, les autres païens ne sauraient voir en eux que leur copie conforme, ne se distinguant que par un discours étrange qui n’apporte guère de différence dans leur comportement quotidien : eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? [4]
 
_____La proximité du Royaume des Cieux, la "santé mentale" n’en a cure. Ce qui l’intéresse, c’est le curatif, pas le curé. Loin de guérir toute maladie et toute infirmité, elle ne répugne pas à donner également dans le "préventif" ! Elle ne sait que proclamer que le "malade dangereux" est tout proche. s_3748.jpgVoilà une "Bonne Nouvelle à toute la création" [15] qui, elle, risque moins d’être confondue avec l’originale : sans doute est-ce pourquoi cette "évangélisation" à rebours rencontre-t-elle un certain succès auprès de disciples qui –habitués à se mouler parmi les païens- cherchent désespérément à en accentuer leur différence… en se faisant pires qu’eux. [16] Rien d’extraordinaire à cela : quand on cherche à s’élever alors qu’on fait le poirier [17], on ne fait jamais que s’enfoncer… Quand on demande la lune à de mauvais génies [18], ils ne savent en fournir que les cratères et l’atmosphère irrespirable [19]… de briolle. « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains » ? Quand le "réel" est cul par-dessus tête, on va plus loin que chez les païens ; on joue les "bons" Samaritains en s’apitoyant sur des maladies si imaginaires qu’il suffirait de se remettre la tête à l’endroit pour les voir infirmées par le réel. On se donne unilatéralement le pouvoir d'expulser les esprits réputés mauvais, rebaptisés maladies au nom du "père" (de la "santé"), du fil (à la patte) et du "sain" "esprit". Les malades ? Ce sont les nouvelles "brebis perdues de la maison d'Israël" ! Pas perdues pour tout le monde : on sait que les nouveaux loups [20] ne sont pas loin… Convenons-en : il y a comme une ressemblance entre le Royaume des Cieux et son pastiche de la "santé mentale". Ce qui explique sans doute ces étonnantes contorsions spirituelles que l’on peut observer chez certains de ses grands prêtres que cela ne gêne nullement de côtoyer leurs "pairs" –vrais pères [21]- dont ils ne laissent de leur foi qu’une coquille vide. Sans doute est-ce là leur ultime manière de s’approcher encore un peu du Royaume des Cieux
_____Mage [22] au pouvoir magique qui gomme le réel comme par enchantement, le "gentil docteur" exècre les différences : elles ne sont pour lui que "pathologies". Lui fabrique de fausses ressemblances, en coupant tout ce qui dépasse de ses compétences "professionnelles".[23] Il est vrai que la fausse ressemblance fait plus spontanément l’objet d’un large consensus que la vraie différence, mais le désenchantement est au bout de sa route : le Royaume des Cieux s’éloigne comme la ligne de l’horizon. Car, même sans avoir le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité, un minimum de bon sens suggère que la santé existe ou n’existe pas, mais qu’elle ne relève en rien d’envois en mission sur la foi de fantasmes consensuels.

Commentaires

Oui, je lis en diagonale, c'est vrai - J' AVOUE - mais vous savez bien que je ne digère pas les évangiles. C'est ainsi. Si je me mettais à les disséquer (je peux ...) vous seriez horrifié. Or, je ne choque pas pour le plaisir. Cela dit, ma littérature n'a pas pour base les BD et vous le savez très bien. Je pourrais passer mon chemin, évidemment. Allez, je vais citer une phrase au hasard :
" un minimum de bon sens suggère que la santé existe ou n'existe pas " Là, vous vous êtes enfermé dans votre raisonnement et fermé hermétiquement le couvercle. La santé peut avoir existé et s'étioler peu à peu. Au fil des ans, au fil des mésaventures ... Est-ce que vous parieriez que dans 10 ans, votre discours sera exactement le même qu'aujourd'hui ? ...
Ce serait triste en tous cas. Et puis je ne voudrais pas qu'à force de vous acharner sur un certain Philippe, il vous arrive des bricoles ! Rassurez-vous, je ne suis pas Cassandre pas plus que vous n'êtes Don Quichotte.

Écrit par : S. | mercredi, 09 juillet 2008

Mais vous êtes terrible ! Vous voulez absolument que je "m'enferme" dans mes raisonnements. Si j'osais, je dirais... quelle santé !
"Elle peut avoir existé et s'étioler peu à peu" ? Eh bien, considérons que nous sommes dans le cas où elle "n'existe pas", ou moins si l'on veut s'amuser à nuancer : où est le problème ? Pour ce qui est de parier "dans 10 ans", il est possible que mon discours varie. Mais vous aussi savez bien que je vis plus volontiers au présent. Alors, 10 ans...

Écrit par : L'homme qui écrit en diagonale | mercredi, 09 juillet 2008

je vous ai lu aussi en diagonale car cette soirée se prolonge et j'ai une barre de fer dans le dos , je vous ai lu ça et la assez bien pour comprendre que vous portez sur la société un regard trés particulier et trés interessant au fil du texte un jeu de miroirs nous envoie un écho semblable avec mes semblables ou ceux qui restent du genre humain

néanmoins je tiens à abréger pour vous dire que je vous ai cité 2 ou + fois en partie tronqué votre texte peut etre mais sans en dénatuer l'esprit j'espere sans vosu citer de fait
on utilise mes textes de la meme facon alors je me laisse tenter par ce genre de pratique d'un partage non identifié et identique est ce la part du bien ou du mal je ne le sais pas car aujoudr'hui le bien et le mal se rejoignent en un point
commun

je vous envoie donc dans les liens mon carnet de notes facebook si vosu avez du temps à perdre

MATTX

Écrit par : Mattx | mardi, 18 novembre 2008

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