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lundi, 28 juillet 2008

Un peu de rab’ de paraboles en paroles ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,31-35.

Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ. C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.

_____N’étant pas de la terre, il faut bien que le Royaume des cieux soit comparable à ce qui existe sur terre… et parfois à ce qui est enfoui en terre ! [1, note 1] Afin que la semence puisse tomber sur la bonne terre [2], que les oiseaux ne puissent venir tout manger, il faut que cette terre soit travaillée, retournée, labourée, aérée. Si le semeur ne maîtrise pas tout –étant tributaire des conditions météorologiques, des oiseaux, de l’ivraie [3]…- au moins lui appartient-il de préparer le champ qu’il ensemence : c’est pourquoi il lui faut le retourner… comme on retourne inlassablement sur les mêmes passages de l’Évangile rendant les paraboles de moins en moins "autres"[4, note 1] et de plus en plus unes.
_____C’est qu’elle est si petite -la plus petite de toutes les semences !- cette graine de moutarde, qu’elle pourrait passer inaperçue. Bien sûr, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. Mais cela, c’est quand elle a poussé : en attendant, elle est si fragile qu’elle aurait plus de chance de faire son nid dans l’estomac des oiseaux du ciel ! C’est pourquoi il lui faut être cachée comme un trésor [1], afin de donner du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. [2] De la même façon, qu’est ce qu’une infime pincée de levain, enfouie dans trois grandes mesures de farine ? À lui seul, le simple bon sens en appelle à semer la graine assez profondément, comme de respecter les justes proportions entre levain et farine.

Deutéronome 32,18-19.20.21.
Tu oublies le Rocher qui t'a mis au monde ; le Dieu qui t'a engendré, tu le dédaignes. Le Seigneur l'a vu : et de colère il repoussa ses fils et ses filles. Il dit : « Je leur cacherai ma face, et je verrai ce qui leur arrivera ; oui, c'est une engeance pervertie, ce sont des enfants sans foi. « Ils m'ont bravé par un dieu de rien, exaspéré par leurs vaines idoles ; je vais les braver par un peuple de rien, les exaspérer par des gens stupides. »

_____Quand le Seigneur cache Sa face, c’est pour d’autre raisons qu’une graine de moutarde… Qu’a donc semé l’homme dans son champ ? Du bon grain ou de l’ivraie des vaines idoles [5], Baal de dieux de rien [6, note 17] ? Qui sème le vent récolte la tempête [7, note 2] : Le Seigneur brave à Son tour par un peuple de rien, exaspérant de gens stupides. Soit des gens frappés de stupeur, comme paralysés parce que s’étant fait des trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent [8] où les voleurs percent les murs pour voler. De fait, la stupidité [ stupere : « être frappé de stupeur » ] est la sœur étymologique du stupre [ stuprum: « honte, déshonneur » puis « débauche, viol ou adultère » ] et trouvent leur racine commune dans le verbe percer. En ce sens, la stupidité relève moins d’une inintelligence native –une absence de champ- que d’une intelligence pervertie, résultant d’un champ livré à l’ennemi voleur pendant que les gens dormaient sans le surveiller. De l’ivraie a été semée au milieu du blé, et l’ennemi s’en est allé ensuite s’enf(o)uir en d’autres terres
_____Aujourd’hui, il en est comme de la graine de moutarde : c'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches… surtout les pigeons [9, note 10]. Ici, il ne s’agit plus de graine de moutarde, mais de roncier. [2, note 11] Il ne s’agit plus de combattre la stupidité, mais de crier haro sur le baudet [10] en combattant toute forme d’intelligence qui fasse pousser une tige et produire un épi de blé là où l’on prend ronces et ivraie pour du blé ! Il s’agit d’empêcher toute pâte de lever, d’exaspérer la femme en la dissuadant –et en la convainquant de dissuader autour d’elle- d’enfouir le levain dans trois grandes mesures de farine. Un tel "trésor" d’inintelligence se devait d’être lui aussi caché afin que poussant, il dépasse les autres plantes potagères et devienne un arbre assez touffu pour que son ombre brille devant les hommes [11] en recouvrant leurs connaissances de tous ordres : spirituelles, intellectuelles, scientifiques et matérielles. Quelle meilleure et plus insoupçonnable cachette pour ce "trésor" que de passer pour le gardien lui-même du champ de l’intelligence… voire son "médecin" [12] !!! Dormez en paix, bonnes gens : dorénavant, la stupidité est gage de "santé" ! Grâce à cette dernière, vous pouvez exaspérer comme bon vous semble. Qu’importent les choses cachées depuis les origines : vous faites toutes choses nouvelles. Ceux qui refuseront de se laisser exaspérer seront décrétés en mauvaise "santé". Eux, c'est en "paranoïaques" qu’ils parleront. Surtout, ne les écoutez pas : ils ne savent qu’aboyer. [13] Envoyez-les au "gentil docteur" : lui seul proclame à présent des choses cachées depuis les origines. [14, note 10] Sa "puissance"[15] est telle qu’il est réputé avoir caché des "trésors" dans les champs des autres, tant il apparaît en connaître les cachettes : il est vrai qu’il se veut modestement "professionnel" [16] de l’intérieur de l’autre !… « Le royaume de la "santé mentale" est comparable à une graine de "paranoïa" qu'un homme a semée dans son champ. C'est la plus petite de toutes les démences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient le nouvel arbre de la connaissance du bien et du mal, si bien que les vautours font leurs nids dans ses branches. »
_____Le dieu de la "santé" prit l’homme et l’établit dans le jardin de la justice "psychique" [17, notes 36] pour le cultiver et le garder. Et le dieu de la "santé" fit à l’homme ce commandement : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de cet arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. » (d’après Gn 2, 15-18… ayant subi une démarche "thérapeutique") Si l’on a peur que le méchant arbre fasse trop d’ombre aux autres, pas de problème : le "gentil docteur" a même prévu une pépinière [18, note 11] autorisant une transplantation à l’extérieur du jardin de la justice "psychique". Ainsi peut-on continuer à cultiver et garder ce dernier sans crainte d’être exaspéré par un lépreux "psychique" [19] !…

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