Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 11 août 2008

Les rois de l’enterrement, que perçoivent-ils ?

enterrement.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,22-27.
Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi. »

        Est-ce donc un dangereux hors-la-loi, ennemi de la cohésion sociale, qui va être livré aux mains des hommes, être tué afin de satisfaire à leur pseudo-justice ? Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute : langage fort étrange pour un ennemi de la cohésion sociale, non ? Alors que plus que tout autre le Fils de l'homme est en droit de ne pas s’acquitter de ces deux drachmes pour le Temple –puisqu’Il EST le Roi de ce Temple !-, Il enjoint Pierre de régler cette somme pour eux deux. Ces deux drachmes pour le Temple sont par dessus le marché une taxe inscrite dans la loi de Moïse : n’est-ce pas accomplir [1] cette loi en surabondance ? Donc, les fils sont libres… et le Fils de l’homme l’est éminemment. Il va être livré non parce que ses accusateurs auront enfin "trouvé la faille" : la faute qui va leur permettre de Le condamner, mais parce que Lui seul l’aura décidé librement, obéissant à la volonté de Son Père.
        On remarque d’ailleurs combien on n’aura eu de cesse de lui trouver cette faille, jusque dans les plus petits détails. « Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas ? » Pourquoi ne pas poser la question DIRECTEMENT à l’intéressé ? Après tout, c’est Lui que cela concerne. Non : c’est Pierre que vinrent trouver ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple. C’est amusant comme le besoin de recourir à des intermédiaires se fait pressant quand on cherche noise à quelqu’un sur lequel on n’a pas de prise : la perfidie de la question posée laisse en effet peu de doute quand au seul "souci" du respect de la loi. On sent qu’ils auraient tant aimé que Pierre leur réponde par la négative, qu’ils puissent enfin clamer que son Maître ne respecte pas la loi (ce qui aurait été crédible mais FAUX…). Sur ce point, la "santé mentale" n’a décidément rien inventé : l’utilisation biaisée de la loi pour servir les intérêts de ceux qui abritent leur turpitude derrière elle, turpitude illustrée par le pleutre recours à l’intermédiaire. Sous des oripeaux pseudo-scientifiques –faisant passer pour "naturel" ce qui est culturel-, la loi de la "santé mentale" systématise et protège les attitudes de percepteurs de drachmes : elle aussi est à l’affût des "mauvais payeurs", évidemment rebaptisés "psychiquement troublés". Tout ce qui ne cotise pas au Temple de la "santé" , on lui jette l’hameçon dessus, on s’en saisit pour le mordre ; on lui ouvre la bouche pour lui faire avaler ses "médicaments" décérébrants. Ainsi, il en sera quitte pour le Temple de la "santé"... et la santé le quittera. Aucune importance, puisque lui aussi aura satisfait à la pseudo-justice "sanitaire" du "gentil docteur" dûment mandaté par un troupeau d’ânes [2] excités

        Pas besoin d’avaler de ces "médicaments" -dont le seul effet "thérapeutique" consiste à vous formater la cervelle- pour être réduit à l’état de lavette intellectuelle : il suffit d’être un suppôt de la "santé mentale" et de voir le loup [3] "mauvais payeur". Ce "loup" n’est redoutable que dans la mesure où il ne paie pas ses deux drachmes : c’est-à-dire s’il persiste à penser en dehors des canons en vigueur de la loi du Temple de la "santé". Plus il pense en dehors de ces canons, et plus il est perçu comme fauteur de guerre, ennemi de la cohésion sociale. Le rétablissement de la "paix" passe donc par sa réduction à l’état de lavette intellectuelle, afin de l’affliger du même niveau souterrain que celui des autres. Naturellement, on ne lui demandera pas DIRECTEMENT ses deux drachmes : ce serait faire éclater la forfaiture au grand jour ! La mise en cause directe de son intelligence serait immédiatement perçue comme ce qu’elle est : grotesque. D’où l’invention de "l’appareil psychique" [4, note 13], qui est à l’esprit ce que le couteau est au jambon. Au moyen de cet "appareillage" surgi de nulle part, l’esprit va pouvoir être partiellement "malade" [5, AV note 15] ! De même que le cheval de Troie [6] nous coupe l’esprit en tranches de psy et de spi, nos percepteurs de drachmes "sanitaires" vont être indifférents à toute argumentation de leur "loup" de circonstance et ce, QUELLE qu’elle soit. Cela ne les intéresse pas : eux ne sont concernés que par la partie "malade" de l’esprit, n’est-ce pas. Heureusement, celle-ci est "indépendante" de la partie qui réfléchit encore : c’est une bonne nouvelle pour le "loup" qui l’a échappé belle ! (Autre "bonne nouvelle" pour lui, plus mitigée : il n’est responsable en rien de sa partie "malade"… mais le deviendra s’il ne veut pas se la faire "soigner".) Il est vrai que la jambe gauche aussi est "indépendante" de l’oreille droite : par conséquent, on peut la couper ou la hacher menu –sans anesthésie- et le sujet n’en souffrira pas le moins du monde puisque c’est une autre partie… Si ce qui se voit n’a déjà "rien à voir", alors que dire de ce qui ne se voit pas ! Ne pas bien y voir, c’est encore la meilleure façon de bien se faire avoir : terrain de prédilection pour tous les charognards qui se veulent extra-lucides. L’esprit partitionné est une nécessité pour les "charcutiers" eux-mêmes : dépourvus de toute conscience morale [7, APR note 13], ils ont besoin de croire en cette fable afin de tenir encore debout : faire cohabiter des valeurs contradictoires dans un même esprit demande en effet une nette séparation entre les "parties" pour être viable ! De la sorte, on peut voir scribes et pharisiens –scrupuleux gardiens de la loi de Moïse- s’opposer vigoureusement à Celui qui vient l’accomplir ! Les mêmes peuvent crouler sous une avalanche de signes : ils ont beau les demander [8], ils n’en voient aucun.

        L’esprit est un… ou il n’est pas. Plus près de nous, ne voyait-on pas des officiers nazis allant à la messe le dimanche après une dure semaine de labeur… consacrée à massacrer industriellement leurs semblables, Juifs et autres ? On atteint aujourd’hui des sommets d’avanie spirituelle avec le maître-chien [9], seul maître à bord de son chenil "accueillant" des fils qui sont libres, parce qu’à l’esprit un. Lui non plus ne voit aucun inconvénient à "communier" le dimanche après avoir consacré sa semaine à diviser. C’est que l’esprit divisé ne se contente pas de sa propre scission : il lui faut la justifier [10, notes 36] en permanence en divisant les autres esprits. L’esprit un lui fait horreur parce qu’il est un reproche vivant à sa division : pour lui, la communion n’a de sens que dans l’unité… de la division. C’est pourquoi l’esprit un doit coûte que coûte être divisé à son tour. Quoi de mieux à cet effet que de lui "déceler" une partie "malade" ? Afin d’apporter quelque crédit à une perversité aussi ahurissante, il convient au préalable d’élargir au maximum la communion dans l’unité de la division : en redéfinissant la santé en ce sens –jusqu’à l’organiser à l’échelle mondiale [11, note 3]-, on obtient cette gigantesque communion factice qui offrira sur un plateau à ses membres leur permis de chasse… de chasse à l’homlapin_chasseur.jpgme. Ici encore, on observera que bon nombre de chasseurs ont "oublié" que cette chasse avait été fermée par Le Fils de l'homme. [12] la santé en l’introduisant dans toutes les sphères de la vie individuelle et sociale, tel était l’objectif : que tout soit un problème de "santé" ! Parce que la santé ouvre toutes les portes. Ce qui n’est pas sans provoquer quelques courants d’air… qui claquent violemment les portes de la charité[13, note 2] Quand tout est un problème de "santé", tout est permis : aucune autorité morale voire religieuse ne s’y oppose. On en voit même qui collaborent très activement à ce qui génère une formidable explosion de dénis de santé !
        On a coutume d’entendre ici ou là qu’en dépit des fabuleux progrès de la médecine, l’homme n’avait jamais autant souffert que durant ces dernières décennies. De fait, nous ne vivons plus sous un climat de santé mais sous celui d’une gestion permanente de la souffrance dans l’urgence. On accuse beaucoup les conditions de vie, à commencer par la pollution. Mais QUI parle de la pollution des esprits ? QUI parle de la division artificielle des esprits ? Il ne s’agit pas en l’espèce de la division "habituelle", inaltérable, qui incline à ce que les actions prennent quelques libertés par rapport aux intentions exprimées. Non : il s’agit d’une division si bien systématisée qu’elle est devenue comme l’air qu’on respire. L’homme n’a jamais autant souffert que depuis qu’il réduit tout à des problèmes de santé. Il ne souffre jamais autant que lorsqu’il évacue le réel au profit de l’idéologique. L’esprit un est celui qui évacue l’idéologique au profit du réel : insupportable –donc "malade"- aux yeux de l’esprit divisé ! Ce dernier dispose d’une artillerie lourde et d’une armée de mercenaires acquise à sa cause : le Baal [14, note 18] de la "santé mentale". Un tout-petit comprendrait instantanément que lorsqu’on apporte une "solution" de "santé" à un problème qui n’est pas un problème de santé, on génère obligatoirement un vrai problème de santé. C’est peut-être aussi un peu pour cela que l’homme n’a jamais autant souffert que durant ces dernières décennies ! Cela, les sages et les savants [15], drapés dans leur suffisance médicale, ne veulent pas le savoir : c’est bien précisément ce qui en fait des CRIMINELS. Quand la "médecine" défend les ladres et les menteurs en les absolvant à coups de "mécanismes psychologiques de défense", quand elle attaque simultanément l’esprit un qui refuse de boire de cette eau, quelle santé pourrait ressortir d’un tel nid de serpents ? Quand le CRIME s’aggrave par l’inversion de la justice, quand le déculpabilisateur des coupables se fait culpabilisateur des innocents [16, note 16], à quelle "guérison" pourrait-on s’attendre ? Enfin, quand ce sont les CRIMINELS qui sont les geôliers [17] avec la "bénédiction" de la loi [18], ajoutant à l’attentat contre la santé celui de la liberté, le plus étonnant est qu’on s’étonne encore que l’homme n’aie jamais autant souffert que durant ces dernières décennies !

poirier-741621.jpg

        Donc, les fils redeviendront libres quand ils auront appris que faire le poirier [19, note 6] fait monter le sang à la tête. Ce que n’importe qui peut savoir sans avoir accompli de longues études de médecine… Les avoir accomplies délivre le droit d’exercer l’art de la médecine, non d’apporter –même sur demande- des solutions de santé à des problèmes qui n’en sont pas. [20] Ce n’est plus de la médecine, mais de la violence infligée à autrui.

Les commentaires sont fermés.