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mercredi, 13 août 2008

Loup lié tue ?

foi,christianisme,politique,santé,philosophie,littérature

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
« Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. »

_____Il va être difficile à la "santé mentale" d’entretenir sa légende de "médecine" sans incidence sur la vie spirituelle : son inversion systématique de l’Évangile confine aujourd’hui à la caricature. Chez elle, l’ennemi numéro un à abattre est cette très ancienne tradition, partie intégrante de l’Église et défendue de tous temps par ses Pères : la pratique de la correction fraternelle. [1] À ne pas confondre avec un jugement qui serait une forme plus ou moins subtile de celui qui méprise un seul de ces petits [2], convaincu d’être plus grand dans le Royaume des cieux. Il ne s’agit pas d’établir quelque étude comparative entre brebis, mais de veiller à ce qu'aucun d’un seul de ces petits soit perdu… et perde délibérément les autres en les entraînant en bas de la montagne [3], là où elles deviennent les proies faciles des loups sous tous leurs masques [4]. En bas, c’est non seulement la vallée de la mort, mais celle de la peur : si elle n’y prend pas garde, toute brebis se laisse inoculer la tremblante du mouton [5]. La méthode de la "santé mentale" va consister à ne pas dévorer la brebis infestée [6]… pas tout de suite. Au besoin, elle l’aidera à réintégrer le troupeau, là-haut sur la montagne. Elle gagne ainsi ses lettres de noblesse, jouissant d’une image impeccable d’honorabilité et de respect d’autrui. Elle devient insoupçonnable : la brebis infestée va travailler pour elle sans qu’elle le sache : le fil le plus solide d’une marionnette est celui de la peur. Objectivement, elle ne craint plus rien là-haut : le berger est là, qui protège le troupeau. Sur des prés d’herbe fraîche, il le fait reposer : de quoi aurait-il peur ? Mais tant que son virus n’a pas été identifié puis éradiqué, une brebis infestée reste une brebis infestée. Elle prend avec elle une ou deux autres brebis afin que toute l'affaire soit déréglée sur la parole de deux ou trois témoins. La brebis là-bas : est-elle réellement des nôtres ? Et puis, ce berger… n’est-il pas trop gentil ? N’est-il pas en train de nous entraîner par ruse là où nous ne voudrions pas aller ? N’a-t-il pas l’air "bizarre" ? Eh, les brebis : sommes-nous bien sûres que c’est le bon berger ? On l’aura compris : sous l’empire de la peur, la brebis infestée va semer le doute et la zizanie là où régnait une saine harmonie. Si on l'écoute, elle aura gagné sa sœur. Par capillarité, on peut ainsi diffuser le doute dans l’ensemble du troupeau jusqu’à le disperser. Les prédateurs de tout poil sont là, en contrebas : ils n’ont plus qu’à se baisser pour se servir.

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_____L’objectif de la correction fraternelle, c’est cela : le souci de la cohésion du troupeau, d’être non seulement la brebis qui n’écoute pas celle qui est infestée mais de l’empêcher d’infester le reste du troupeau ! Rester les bras croisés, c’est se rendre tacitement complice de la diffusion de la peur et du doute irrationnel sur le berger. Faute d’éléments réellement factuels qui justifient ce doute, les brebis restent sous sa houlette… mais deviennent particulièrement réceptives aux chants de sirènes [7] des bergers mercenaires [2, note 8] qui pénètrent là dans un créneau qu’ils savent "sensible". Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. Le berger mercenaire, lui, ne l’entend pas de cette oreille : c’est en son nom à lui qu’on doit se réunir. Que deux ou trois se réunissent au nom du bon berger ne l’intéresse pas : il feint de considérer que ce n’est pas son affaire [8]. De nouveau, extérieurement il reste "propre sur lui". Mais il est là, au milieu de tous ceux qui multiplient les réunions. [9] Plus on se réunira, plus on multipliera les bergers -vrais ou faux : allez savoir-… et plus on atomisera le troupeau.

_____Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. La correction fraternelle est en butte à la pusillanimité de la fausse humilité : il est aisé de la confondre avec un jugement pour s’abriter derrière l’alibi de "ne pas juger"… ou de se mêler d’affaire d’autrui. Mais quand elle menace objectivement la cohésion du troupeau dont nous faisons partie, elle n’est pas que affaire d’autrui ! Jusqu’à un certain point, cette peur de l’ingérence peut cependant être un signal intéressant. Comme le doute [10], elle peut en appeler à une certaine vigilance sur soi, être un révélateur. Montre-lui sa faute, mais en es-tu exempt toi-même ? C’est naturellement la première question à se poser seul à seul… avec soi-même ! Éluder cette question revient de fait à porter un jugement, ce qui n’entre plus dans le cadre de la correction fraternelle -ayant pour objectif de rétablir la communion- mais dans celui de la condamnation, qui va avaliser voire amplifier la division. La peur de cette amplification n’est pas non plus étrangère à la mise dans l’ombre [11] de la correction fraternelle, celle-ci impliquant deux parties dont la première n’a aucune maîtrise sur la réponse de la seconde. Ce qui est normal : cette réponse [12, p.8] ne lui appartient pas, laissant sauve la liberté de chacun. Ce qui se passe dans la tête et dans le cœur de l’autre lui appartient en bien propre : ce qui est déjà une condamnation formelle de la "santé mentale", pénétrant par effraction [13] chez autrui pour lui voler ce bien avec une rare hypocrisie. Chez elle, c’est toujours la symétrie qui prévaut. Ce qui est blanc dans l’Évangile est noir pour elle, mais elle le "blanchit" [14]… en faisant le poirier [15, note 19]. La "santé mentale" offre ainsi une merveilleuse échappatoire à celui à qui on a montré sa faute, mais qui ne veut pas l’admettre. Les moyens que lui offrent les outils de la "santé mentale" vont jusqu’à lui permettre de ne pas admettre qu’il n’admet pas sa faute ! "Mieux" encore : ils vont reconvertir par projection [16] cette faute morale de sa part en faute "sanitaire" chez son correcteur. Le principe de la correction fraternelle est par nature difficile à appliquer dans la justice et la charité [17, note 1] : la "santé mentale" va littéralement la plomber ! Dès lors, on conçoit que sa pratique tombe en désuétude : s’y risquer, c’est s’exposer à fournir de la chair à cocker pour chenil à la Labriolle. [18, APR note 15] La forfaiture est perceptible à la source !

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_____Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. À la correction fraternelle, celui à qui a été montrée sa faute répond par une accusation de "délire". Non seulement il nie sa faute, mais il la démontre brillamment par l’utilisation d’un vocabulaire trahissant l’infestation effective de la brebis… donc, la validité de la correction fraternelle. La suite va se révéler une démonstration non moins brillante du degré d’infestation du troupeau lui-même. Être du même troupeau est une chose ; écouter le bon berger en est une autre. La "santé mentale" a au moins un mérite : elle fait tomber les masques les plus solides ! Celui à qui a été montrée sa faute a besoin de rencontrer un maximum de complicités pour se justifier. Il a d’abord besoin d’un "justicier" "professionnel" qui l’assiste dans cette recherche : c’est le fameux berger mercenaire "sanitaire" qui va trouver là matière à asseoir son emprise en se servant du félon pour infecter le troupeau. Son client est venu lui parler seul à seul et lui a montré la "faute" de l’autre : c’est déjà une copie –non conforme !- de la correction fraternelle, inversée par symétrie au seul profit des intérêts de la "santé mentale". La véritable correction fraternelle exige naturellement de la discrétion, et ne saurait déborder du cercle privé sans dommages.
_____S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. Muni de son passeport officiel à destination du gai pays de la "santé mentale"… pour l’autre, le félon va s’enhardir en retournant la correction fraternelle contre cet autre, modèle "sanitaire" dûment homologué. L’attitude biaisée de ces percepteurs de drachmes qui viennent trouver Pierre pour une affaire qui concerne Jésus [2, note 10] est ici patente puisqu’on observe une première entorse à la discrétion de rigueur : la "correction" "sanitaire", elle, passe par un intermédiaire "professionnel" puis par un autre, et surtout pas directement à l’intéressé. Plus que tous autres, les serviteurs de la loi "sanitaire" sont peu enclins aux confrontations directes dès qu’ils défendent une cause moralement TRÈS discutable Si l’intermédaire l’écoute, il aura gagné son frère… et perdu l’autre –principal concerné- en lui faisant montrer sa "faute""sanitaire".
_____S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. Si le "fautif""sanitaire" n'écoute pas l’intermédiaire, celui-ci prend encore avec lui un maximum de personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux "témoins" dont l’un ne témoigne que de la capacité d’une certaine "médecine" à pratiquer la vente forcée par insultation [19] à distance. En termes de droit, cela s’appelle un faux témoignage. Mais nous savons bien que le "gentil docteur" est plus "puissant" que Jésus. [20, note 7] Qui peut le plus peut le moins : il est donc au-dessus de la loi, et lui seul sait "témoigner" [21] de qui est "dangereux" et de qui ne l’est pas. Les disciples de Lénine [22, APR note 24] aussi savaient faire : c’est juste l’emballage qui change. En termes de fidélité des brebis au bon berger, celles-ci sont placées au pied du mur. En dépit de la procédure foncièrement abjecte qu’on leur place sous les yeux, celles qui tombent en pâmoison dès qu’on leur parle de "santé" gobent instantanément le "témoignage" qu’on leur sert ! À partir de l’instant où la "justice" publique accepte –et réclame !- les grotesques calembredaines pseudo-"scientifiques" des "experts" que nous savons, on peut bien croire à tout et n’importe quoi en privé : comme pour la politique, on a aussi la justice qu’on mérite…
_____Le problème est que notre correcteur premier, lui, a la "justice" qu’il ne mérite pas ! « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » [23] À proportion de l’infestation du troupeau qui l’entoure, lui va être prié de prendre la croix des autres !… Qu’il le veuille ou non, il doit marcher derrière le Docteur, renoncer à sa santé et suivre les "bons conseils" des ânes bâtés qui l’entourent [24, AUT. note 15] ! S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain. La discrétion de rigueur n’est plus qu’un lointain souvenir ! S'il refuse de les écouter, ils le disent à la communauté de "l'Église"[25] "sanitaire" et sociale ; s'il refuse encore d'écouter "l'Église", il est déconsidéré comme un dahu "psychique"[26, note 31] voire un redoutable lépreux. [27] En termes de droit, cela s’appelle de la diffamation. Mais nous savons bien etc.

_____À une époque pas si lointaine, on a "prouvé" que Dieu n’existait pas. On s’est donc empressé de retirer les crucifix du mur de nombre d’établissements publics : nos Palais de justice sont de ceux-là. À moins d’être mal accrochés, les crucifix ne faisaient de mal à personne. Ce qui n’est pas le cas de ce qu’on leur a substitué : des "experts" qui "prouvent" que quelqu’un est "fou".
_____Parce qu’en ce bas monde elle est du registre de l’esprit, l’existence de Dieu ne se "prouve" ni dans un sens ni dans l’autre. Elle peut se pressentir ou non, se vivre ou non, être acceptée ou non. Mais pour les siècles des siècles, elle est scientifiquement indémontrable : ce qui est scientifiquement démontrable se voit, satisfait la raison mais n’est donc plus sujet de foi. [28, note 4]
_____Parce qu’en ce bas monde elle est du registre de l’esprit, l’existence de la "maladie psychique" ne se "prouve" ni dans un sens ni dans l’autre. Toute prétention contraire est de l’ordre de l’escroquerie, mais surtout du CRIME : la peine de mort n’a jamais été aussi bien accomplie que depuis qu’elle a été abolie. La "santé mentale" est parvenue à pervertir l’Évangile jusque là [29]… ce avec la complicité de beaucoup de brebis. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps. » [26] Le corps tué ? C’est bien sûr celui qui se trouve au cœur de l’accusation "sanitaire", parfois seul contre tous, condamné à une "thérapie" meurtrière puisque créant le mal qu’elle prétend traiter, justifiant ainsi le "diagnostic" a posteriori ! Le corps tué ? C’est parfois le même qui, sous la pression diabolique de ses proches, met fin à ses jours pour éviter une "thérapie" qu’il pressent à juste titre piégée et aliénante : confronté en permanence à cette pression éminemment suicidogène, tout le monde n’est pas obligé d’avoir des nerfs d’acier. Le corps tué ? C’est encore le même, sous l’emprise de drogues dures "thérapeutiques" dont les effets suicidogènes –voire criminogènes- sont connus… par ceux qui veulent bien s’en informer. L’âme dans la géhenne ? C’est parfois le même, sous l’emprise de ces mêmes drogues, prisonnier à l’intérieur d’un corps qui ne répond plus. C’est plus généralement celle des proches qui se sont rendu complices –parfois lourdement- de l’effarante pression "thérapeutique" qu’ils ont exercée sur celui dont le corps est tué à petit feu. Celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps ? C’est tout simplement le professionnel de ces "thérapies", escroc qui se double d’un assassin, IMPUNI parce que faisant la pluie et le beau temps en matière de "justice" avec la complicité larvée de chochottes "justiciables". Parmi ces dernières –et parmi le premier !-, encore et toujours de prétendues brebis !!! Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps : depuis deux mille ans que c’est écrit, ne savent-elles plus lire ?
_____La "maladie psychique" peut se pressentir ou non : dans l’affirmative, il s’agit vraisemblablement d’une maladie neurologique, cérébrale, génétique ou endocrinienne ; autrement dit, une maladie organique et démontrable selon les outils scientifiques actuels ou à venir. Le reste n’est que du pipeau. [29] Elle peut se vivre ou non, en fonction de ces mêmes outils scientifiques. Comme toute maladie organique, on ne la choisit pas : elle n’a pas à être acceptée ou non en tant que telle. Que l’on accepte ou non la souffrance morale qui en résulte est d’un autre registre, strictement personnel et incessible. Il est certes légitime d’être aidé à l’accepter, d’autant que ce n’est pas indifférent à des implications somatiques : mais ceci est de l’ordre de la compassion. [30] La suspicion d’une "maladie psychique" non acceptée n’est pas de l’ordre de la compassion : elle est de l’ordre spirituel de refus de porter sa croix et de la faire porter à un autre, de l’ordre politique de faire taire les dissidents d’un régime en place [31], de l’ordre (im)moral et judiciaire de se justifier, de l’ordre financier d’assurer des subsides inépuisables à certaines industries [32]. Au sein d’un tel fatras, la santé se cherche et ne se trouve pas.

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_____Ce qui se trouve en revanche –et sans même la chercher-, c’est la peur. Cette chienne de peur est bien sûr celle qui ouvre des boulevards aux logiques de mort. La résistance "thérapeutique" n’est jamais aussi bien motivée que par ceux-là même qui répandent le doute sur la raison d’un tiers. Ils en sont presque pathétiques, tous ces justes "psychiques" [33, notes 36] qui ne semblent mûs que par des états de panique. Donneurs de leçons de "raison", ils sont incapables d’aligner deux arguments cohérents qui fassent au moins semblant de justifier que l’on puisse éventuellement s’interroger sur l’opportunité de suivre une "thérapie". Piètres commerciaux de leur marchandise avariée, ils ont les yeux de Chimène pour LE "vrai" commercial [34] : celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps, en "prouvant" ce que personne NE PEUT PROUVER.

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_____Les brebis sont les sujets les plus intéressants. Elles ont l’Évangile sous les yeux… et une logique de MORT inexpugnable dans le cœur. Pour elles, celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps n’est pas moins qu’un apôtre de la miséricorde parmi d’autres. La culpabilisation des innocents et la déculpabilisation des coupables procèdent donc de la "miséricorde" : cela donne immédiatement "envie" à celui qui n’en a pas exactement la même définition d’aller se faire "soigner" pour "faire plaisir" aux autres !... Rappelons nos deux petits enfants d’hier : Paul et Jacques [2]. De nouveau, Jacques se casse la jambe… accidentellement, cette fois. Vite, on plâtre tout ceci… sur la jambe de Paul. Jacques n’est pas soigné. Si Paul ne veut pas se laisser plâtrer, il est accusé de "déni de souffrance" ! Cette logique absurdissime est très exactement celle qui prévaut pour le traitement d’un "trouble psychique"… celle qui remplit par exemple le chenil d’un Philippe de Labriolle, grand sachem de la raison des autres. [35] Parce que le "trouble psychique" n’est rien d’autre qu’une panne du regard de l’autre, on ne saurait le "soigner" chez soi ! Le regard de l’autre ne nous appartient pas davantage que sa réponse… à la correction fraternelle, par exemple. Seule nous appartient la peur du regard de l’autre [12, p.8] : cela se surmonte ou non, mais ne se soigne pas. En revanche, elle peut joliment croître… toujours chez nos brebis justes "psychiques" : l’autre étant en l’occurrence le "méchant Paul" qui rechigne à se laisser plâtrer la cervelle. Quand son regard se fait insistant sur le ridicule achevé de cette situation ubuesque lui déniant sans raison le droit à l’intégrité de sa raison, il est insupportable. Il l’est d’autant plus que la raison n’est pas seule à se mettre en berne. Il assiste en direct à une véritable dégringolade spirituelle chez les brebis qui l’entourent. Il ne s’agit nullement de chutes ponctuelles, inhérentes au commun des mortels soumis à mille et une tentations. Non : il s’agit de bowling. Les brebis tombent comme des quilles ! Un trou se présente sous leurs pattes ? [36] Crac dedans… tout juste si elles ne s’y précipitent pas la tête la première tant ce n’est plus "accidentel" mais systématique. Concrètement, cela se traduit par une peur farouche à l’égard du "méchant Paul" au regard insoutenable. L’attitude adoptée à son égard est celle du silence passif… ou de la nuisance active. Il semble ne plus exister de position intermédiaire : un simple retour au réel, par exemple... La raison devient totalement hermétique aux remarques du "méchant Paul" vis à vis de cette accumulation de nuisances qui lui sont exclusivement destinées. Il doit absolument "corriger" son "comportement" en allant voir un "médecin" ! On devine lequel… On devine surtout des esprits devenus totalement PRISONNIERS d’une logique qui n’a même pas le mérite d’en être une.

_____Et l’on s’intéresse de nouveau au "gentil docteur". Soyons sérieux : quatre ou cinq ans d’études supplémentaires à celles de la médecine traditionnelle n’apprennent à personne à lire dans la tête des autres. Par contre, c’est là un temps suffisant pour acquérir les techniques de contrôle mental des autres en jouant tout particulièrement sur les ressorts humains de la peur. Bien avant l’invention du "wi-fi" et de la radiocommande, on connaissait le b-a-ba de la manipulation mentale. Inoculez la peur à quelqu’un : il vous mangera dans la main… dans la mesure où vous êtes officiellement celui qui le prévenez du "danger" et celui qui l’en protégez. En somme, vous passez pour le "bon berger". La "santé mentale" n’a fait que développer ce schéma à l’échelle INDUSTRIELLE. Munie de l’aura prestigieuse de la "santé", elle vous transforme la brebis la plus pieuse et la plus méritante en une lamentable carpette spirituelle, laissant d’ailleurs sauves sa foi et sa piété… en apparence. Il suffit juste d’affliger l’un de ses proches d’une étiquette "pathologique" de la catégorie de celle des "fauves" humains qui défraient de temps à autre la chronique, et le tour est joué ! On aura pour ennemis les gens de sa propre maison.[33] Avec l’insurpassable apport de la "santé mentale", c’est le cinéma dans sa propre maison ! NY01_106-world-trade-center.jpgVersion gore, avec une image qui fait mal aux yeux [37]… Remarquons d’ailleurs inlassablement que la fameuse étiquette "pathologique" a ceci de commun avec la télévision : elle s’applique à distance. Titre du film projeté [16] : « Terreur à domicile ! ». Brrrrr… Malheureusement, c’est un navet. Ce qui est un peu fatal quand on s’attaque à la réalisation d’un film alors que l’on n’est pas un professionnel du cinéma, même si cela fait chic d’avoir Philippe de Labriolle au générique. Profession santé correspondant encore moins à la réalité, il semble que le créneau du terrorisme soit encore celui qui lui convienne. Certains de ses collègues n’ont-ils pas défait deux tours un certain onze septembre ? Lui, il les fait [38, APR note 26]… mais cela ne vole pas plus haut.

_____Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. Il semblerait que certains de ces petits se soient perdus, ou à tout le moins aient perdu la clef de leur cœur. [39][40]

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