Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 18 août 2008

Tu SOIGNERAS ton prochain comme toi-même. À ces mots…

pantin.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,16-22.
Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. -Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que me manque-t-il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

_____« Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » D’emblée, on sait par la réponse immédiate de Jésus qu’il ne suffira pas d’observer le sabbat sans le profaner [1] pour avoir la vie éternelle. Parce qu’il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Il n’est bien sûr pas mauvais d’observer le sabbat sans le profaner ; il est encore mieux de s'attacher fermement à Son Alliance. À cet égard, il nous est fourni aujourd’hui le ciment permettant de lier cet attachement à l’évitement de la profanation du sabbat : l’observation des commandements. Bien entendu, il ne s’agit pas du tout de l’observation rigide et légaliste par l’amour de la loi, mais de l’observation des commandements dans leur libre intégration PUIS dans leur incarnation. Observer les commandements jusque dans les moindres détails PUIS les pulvériser dans leur incarnation, c’est ne pas observer les commandements. En ce cas, « mangeons et buvons, car demain nous mourrons ! » (Isaïe, 22-13) Observer les commandements ? C’est naturellement les observer sur soi : veiller précisément à ce que l’incarnation ne tue pas le commandement : ce serait en trahir une observation purement idéologique. Tu ne commettras pas de meurtre : le premier meurtre est celui du commandement désincarné dans le réel. Ce meurtre en appelle d’autres. Tu ne commettras pas d'adultère : le premier adultère est celui qui fait mentir le commandement en le contredisant dans son incarnation. Cet adultère en appelle beaucoup d’autres. Tu ne commettras pas de vol : le premier vol est la captation de l’observation des commandements chez les autres, masquant les déficiences de sa propre observation ; c’est là le portrait craché du « PVA ». Ce vol en appelle à des razzias sans limites. Tu ne porteras pas de faux témoignage : le premier faux témoignage est celui de la non observation des commandements chez l’autre quand il n’a commis –en termes de délit- aucun meurtre, aucun adultère ni aucun vol… et bien sûr, aucun faux témoignage lui-même !
_____Cette poignée de commandements est d’apparence négative : "ne pas" porte une connotation d’interdits semblant restreindre la liberté. Mais de quelle liberté jouit celui qui est assassiné ? À quelle fidélité peut s’accrocher celui qui est trompé ? De quel bien peut profiter celui qui en a été volé ? Quelle marge de liberté reste-t-il à celui qui se laisse prendre au piège d’un faux témoignage porté contre lui ? Le commandement "négatif" n’a de sens que pour faciliter la liberté d’observer les commandements chez ceux qui veulent les observer et plus généralement, à maintenir un minimum de cohésion sociale qui offre le moins de prise possible à l’instauration de la loi de la jungle. Loin d’être restreinte, la liberté reste ainsi le lot de tous et non celui du plus fort.

_____Vient la poignée de commandements positifs, plus minimaliste encore : l’antithèse du Code Civil contemporain ! Il est d’ailleurs heureux qu’ils ne soient pas plus nombreux, le positif s’avérant plus difficile à mettre en œuvre que le négatif. C’est qu’il ne suffit pas de ne pas commettre de mal (amour de la loi) ; encore faut-il s'attacher fermement à Son Alliance, c’est-à-dire développer ses capacités à construire du bien (loi de l’amour) : accomplir la loi sans l’abolir.[2] À cet égard, l’obstacle majeur est qu’il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! S'attacher fermement à Son Alliance, c’est bien entendu s’attacher à cet être. L’obstacle fournit cependant une indication précieuse. Honore ton père et ta mère : sois fidèle à tes racines… et à celles des autres, parce que tu ne surgis pas de nulle part : on sait que ne pas pouvoir honorer son père et sa mère amène une crise d’identité.[3] L’étrangeté de ce commandement positif vient de ce qu’il suit immédiatement les commandements négatifs. Ce qui signifie qu’honorer son père et sa mère n’est pas l’injonction de se faire alcoolique s’ils sont alcooliques, mais celle de les honorer au-delà de ce qu’eux-mêmes sont potentiellement capables de commettre meurtre, adultère, vol ou faux témoignage… voire ont déjà commis l’un ou l’autre. Honorer son père et sa mère, c’est s’attacher à ce qu’ils sont, non nécessairement à ce qu’ils font, parce qu’ils sont le reflet de la véritable Alliance à laquelle on s’attache fermement. Enfin, honorer son père et sa mère est à rapprocher de celui qui fait la volonté de Dieu [4], celui-là est mon père ou ma mère.
_____Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Et c’est bien ici que l’on vérifie la fermeté de l’attache à l’Alliance ! Comme toi-même, c’est le rendez-vous avec soi-même, frontière ultime entre la vérité et le mensonge vis à vis de l’observation des commandements. Sont-ils observés pour soi-même… ou sont-ils un outil de rétention du prochain [5]? Aimer son prochain comme soi-même, c’est veiller à ce qu’il observe les commandements comme soi-même, et personne de sensé n’a réellement envie d’observer les commandements sur soi-même à la manière d’un corset de règlementations restrictives. Veiller à ce que l’autre observe les commandements comme soi-même n’est légitime que dans la mesure où ces commandements sont observés sur soi-même… et bien sûr, INCARNÉS. Sinon, contraindre l’autre à observer les commandements comme soi-même, c’est se rendre coupable du meurtre de ces commandements chez lui, d’adultère chez lui et chez soi, du vol de sa liberté de les observer correctement, et naturellement d’un grave faux témoignage chez soi de ces commandements. Or, meurtre, adultère, vol, et faux témoignage sont particulièrement sujets à dénis quand ils sont commis par ceux qui observent scrupuleusement les commandements. S’ils voulaient être réellement parfaits, une seule chose leur manquerait : aller vendre ce qu’ils possèdent, et le donner aux pauvres qui ne l’ont pas. Que possèdent-ils donc que les pauvres n’ont pas ? De l’argent ? Plus simple que cela : des commandements. Des commandements auxquels ils tiennent comme à la prunelle de leur yeux, qu’ils ont donc capté à leur seul profit. Des commandements qu’ils possèdent indûment parce qu’ils ne leur appartiennent pas. Des commandements qui ne profitent à personne parce qu’ils sont volés aux pauvres, et tués par les riches… qui vont en accuser les pauvres, soupçonnés de les avoir volés ! C’est ainsi que l’on multiplie les litiges… et les commandements, plus contradictoires les uns que les autres. L’humanité du code Dalloz n’est pas plus complexe [6] que celle de Moïse et des Dix Commandements : elle est plus possessive.

9782247074594.jpg

_____À ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste [7], car il avait de grands biens. Plutôt que de lâcher ce qu’il possède –plus exactement, ce qu’il croit posséder !- il préfère renoncer à avoir un trésor dans les cieux : attristant, en effet. Les commandements ? Tous ceux-là, il les a observés… si bien qu’il se les est appropriés. Que me manque-t-il encore ? demande-t-il, ayant sans doute soif de plus grands biens encore. Pas de chance : il lui manque ce qu’il a en trop !

Deut. 32,18-19.20.21.
Tu oublies le Rocher qui t'a mis au monde ; le Dieu qui t'a engendré, tu le dédaignes. Le Seigneur l'a vu : et de colère il repoussa ses fils et ses filles. Il dit : « Je leur cacherai ma face, et je verrai ce qui leur arrivera ; oui, c'est une engeance pervertie, ce sont des enfants sans foi. « Ils m'ont bravé par un dieu de rien, exaspéré par leurs vaines idoles ; je vais les braver par un peuple de rien, les exaspérer par des gens stupides. »
[1]

_____Avec la "santé mentale", il ne sagit pas même de lâcher la proie pour son ombre, mais de lâcher les deux ! Avec ses mots, le jeune homme s'en va tout triste, car il a de grands maux ! Pour que la stupidité se fasse plus forte que la possessivité, il faut en être au stade de la possession [8]. Il faut être possédé pour ne pas voir ce que même un pauvre verrait. « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Tous ces commandements sont PULVÉRISÉS ! Que l’un ou l’autre le soit, on pourrait encore le nier en noyant le poisson, trouver quelque alibi d’excuse. Mais on ne cherche nullement d’excuse ! Tout-va-"bien"… puisqu’on "aime" son prochain comme soi-même. On l’"aime" tant ce prochain que l’on s’inquiète de sa "santé", c’est dire ! Comme soi-même. La tartufferie est déjà présente dans l’œuf puisqu’on s’inquiète déjà beaucoup moins de sa propre "santé" ! Mais nous savons bien qu’il s’agit là de la fameuse parodie de la charité.[9, note 2]
- Tu ne commettras pas de meurtre. S’il est si laborieux d’obtenir des chiffres fiables de "guérison"(!) auprès des pontes de la "santé mentale", c’est bien parce que leurs seules "guérisons" [10] sont définitives : de celles qui permettent d’aller vérifier si d’aventure un trésor dans les cieux n’attendrait pas gentiment les "guéris"… Le meurtre est déjà dans l’esprit : vouloir "guérir" avec une invraisemblable obstination quelqu’un qui n’est pas malade, ce n’est pas exactement une vision cohérente du respect de la vie.
- Tu ne commettras pas d'adultère. Il est commis à un degré tel qu’il devient un motif de divorce… initié par le conjoint adultère !!! [1, APR note 25] En amont, il s’initie par la confiance absolue apportée à un imposteur de la "santé", tuant net la confiance entre époux, engendrant des situations de fausses protections, de vraies dissimulations, le tout cimenté dans un océan de mensonge d’une rare stupidité.
- Tu ne commettras pas de vol. Non seulement le vol de la vie privée du "malade" est manifeste et continuel, mais il lui faut lutter farouchement pour ne pas se faire voler sa santé elle-même !
- Tu ne porteras pas de faux témoignage. Quand un "diagnostic" est déjà un faux témoignage en soi, souvent précédé d’un autre faux témoignage, il est vain d’essayer de faire entendre raison à qui que ce soit.
- Honore ton père et ta mère. Oui, ce commandement est également bafoué ! « Il n’y a pas de honte » est un de ces "arguments" particulièrement stupides, utilisé à dessein d’amener un "malade" à "consulter" un "spécialiste" : ce qui lui démontre à l’envi que cette "maladie" est globalement perçue comme "honteuse". Elle le sera donc pour son père et sa mère, qui s’en trouveront déshonorés.

_____Avec ses mots, le jeune homme s'en va tout triste, car il a de grands maux. Le jeune homme qui s’en va, c’est le juste "psychique" [11, notes 36]. Car le "trouble psychique" est effectivement une maladie épouvantablement honteuse… pour lui, pas pour sa victime. Quand on met le doigt dans cet engrenage, on se fait saisir tout entier : pas question d’avouer son erreur après mensonge2.jpgdes mois d’insistance, surtout quand le "malade" déclare depuis le début qu’il ne l’est pas ! Vendre ce qu’on possède, le donner aux pauvres, ce serait là tout simplement avouer sa forfaiture toute honte bue, et en demander pardon...[12] toutes notions parfaitement inconnues au pays de la "santé mentale" : il ne connaît pas la marche arrière [13, note 8]! À cette honte s’ajoute le poids de maints actes posés qui se révèlent pour ce qu’ils sont : des actes de haute trahison, d’infidélités et de grossiers mensonges. À ce poids s’ajoute le poids supplémentaire de la réédition sans faille de ces actes malgré les protestations véhémentes et réitérées de celui qui les subit. Vient enfin se greffer le souhait de mort, apothéose de l’injustice… et très cousin du meurtre commis. La mort apparaît en effet comme l’ultime issue d’une situation inextricable, lourde de culpabilités dont il n’est pas question d’assumer [14] les responsabilités. Pensée honteuse par excellence, parce qu’elle concerne celle d’un être qui n’a commis aucun mal et qui en a au contraire subi beaucoup : sa seule vue se fait chaque jour plus insupportable. Dans le contexte "conjugal", la répudiation passerait presque pour un acte de charité ! C’est d’ailleurs bien ainsi que l’entend le conjoint félon pour se justifier…

attention_manipulation.jpg

_____Mais le pays de la "santé mentale" fait aussi s’en aller tout triste parce qu’il est le royaume de fer de la manipulation mentale. Le chef-d’œuvre de cette dernière est de distribuer les rôles tout en laissant entendre que l’on détient le rôle opposé. Les binômes bourreau-25471e.gifbourreau/victime, protection/danger [15, APR note 7] font ici merveille. Le "bourreau" sera bien entendu le "malade", surtout si on lui associe le "danger". Celui ou ceux qui ont "décelé" sa "maladie" sont les "victimes". Appelé en renfort, le "gentil docteur" prend bien entendu le rôle du "protecteur" de tout ce petit monde. Ne pas trop compter sur lui pour infirmer la "maladie" : d’une part il est trop heureux de faire bouillir sa marmite de grand sorcier tout en passant pour un gentil enchanteur [16]… et d’autre part, il en serait bien incapable ! Le seul qui ne consente pas à se laisser accrocher ses fils de marionnette est finalement le "bourreau". Il veut jouer les "victimes" ? On s’en doutait : le "docteur" nous avait prévenus. On s’en doute aussi : les "victimes" apprennent vite leur métier de bourreau. De la sorte, elles basculent de l’autre côté de la barrière, et l’on assiste à un spectacle tout à fait renversant : les "protégés" se font de remarquables protecteurs. Ne pas dire du mal du "gentil docteur", surtout lorsqu’on est "malade" ! Dès que le "fauve" se fait menaçant à l’égard de ce "bon docteur", vite, vite, il faut le prévenir ! Tout ce ballet clandestin n’est pas autre chose qu’une association de pantins malfaiteurs, prêts à sacrifier leur trésor dans les cieux plutôt que s’avouer tels. Inutile de préciser que ce sacrifice-là n’est agréé ni par la Sécurité sociale… ni par le seul être qui soit bon : c’est la miséricorde qu’Il désire, et non les sacrifices… [17]

Les commentaires sont fermés.