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lundi, 25 août 2008

La clé n’est pas sous les paillassons…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,13-22
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes ; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : 'Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter. 'Insensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'or ? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré ? Vous dites encore : 'Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter. 'Aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'offrande ? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée ? Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus ; et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône.

_____Comme toujours, les malheureux ne sont pas tels parce que la vie ne leur a pas fait de cadeau, qu’ils sont nés sous une "mauvaise étoile", que "les temps sont durs" et autres "explications" déterministes de comptoir, menant tout droit à l’introspection nombriliste. Pas davantage ne sont-ils malheureux parce qu’ils sont frappés aveuglément d’une sorte de châtiment divin foudroyant les méchants et les bons, les justes et les injustes. [1] Ils ne sont toujours pas malheureux parce que maudits [2, note 3] mais parce qu’ils se rendent malheureux d’eux-mêmes. D’hier ou d’aujourd’hui, le pharisien est le portrait à peine suranné du juste "psychique" [3, notes 36] d’une redoutable efficacité pour voir le mal partout… sauf chez lui : pas de chance.
_____Ici, l’invective de Jésus à l’encontre des scribes et des pharisiens est plus cinglante encore. Tant que dure la "loi" n° 90-527 [4, note 15], qui se risquerait aujourd’hui à une si sévère correction fraternelle [5, notes 16] que la ladrerie législative permet de projeter [6, note 6] en correction "sanitaire" ? Cette virulence est pourtant justifiée. Parce qu’ici, les scribes et les pharisiens font pire que se rendre malheureux : ils s’obstinent à rendre malheureux les autres en leur fermant à clé le Royaume des cieux. Et comme si cela ne suffisait pas encore : ceux qui essayent d'y entrer, ils ne leur permettent pas d'entrer ! Ils sont hypocrites parce que ce qu’ils prônent d’une main, ils y font obstruction de l’autre. Dépensant une énergie considérable à servir une cause qui s’avère in fine leur cause, le fruit de l’arbre [7] est non seulement médiocre (un seul converti après avoir parcouru la mer et la terre !) mais deux fois plus toxique que l’arbre. Est-ce bien étonnant ? Le discours de quelqu’un qui prêche le Royaume des cieux en le fermant à clé d’un air grave, compassé et pénétré de lui-même ne doit guère attirer les foules : son attitude plaide davantage pour le recul que pour l’adhésion. Si en dépit de ce peu d’attirance, une sympathie se dévoile tout de même, c’est qu’elle émane d’un esprit similaire qui aggravera le discours en le récupérant dans le sens de ses intérêts matériels du moment. L’ordre est inversé : on profane le sacré pour sacraliser le profane. L’or du Temple vaut plus que le Temple ; l’offrande de l’autel vaut plus que l’autel.

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_____Aujourd’hui, on se doute que nous avons pire que des scribes et des pharisiens qui se rendent malheureux et rendent les autres malheureux. Nous avons bien sûr le modèle de luxe, se rendant malheureux, rendant les autres malheureux et malades ! Encore que les rôles soient soigneusement distribués : les plus malheureux se rendant malades, ils réclament "justice" [8, APR note 4/2] en rendant malades les moins malheureux ! Plus les moins malheureux seront malades, plus ils seront malheureux ; et moins les plus malheureux seront malheureux… escomptant sans doute dans la foulée être moins malades. L’équilibre de la "justice" est donc rétabli : ce ne pourrait être qu’une gigantesque farce, développant à l’envi ses facéties au cours d’un épique vaudeville à l’humour grinçant. Mais on le sait bien : on ne plaisante pas avec la "santé"… C’est là un sujet trop grave, compassé et pénétré de soi-même pour être laissé à la portée du premier clown venu. Ceci est donc l’affaire [9] exclusive de professionnels patentés dont la vocation sera de se rendre tentants à défaut de soignants. L’argument publicitaire est donc simple : ils se vendent comme rendant les autres heureux et bien-portants ! Dans une société où le produit de consommation courante a une durée de vie aussi brève que sa diffusion est large, cela fonctionne. Le produit-"santé" [10] ne fait pas exception à la règle. Celui-là offre même un fabuleux potentiel. C’est que les progrès de la VRAIE médecine commençaient à montrer leurs effets "pervers" : à savoir, l’éradication de maladies qu’on ne parvenait pas à soigner, générant un accroissement global de la santé. Conséquence logique : le marché est en baisse. L’invention de la "santé mentale" va permettre d’inverser la vapeur : en inventant des maladies qui n’existent pas –dans un domaine où personne ne pourra PROUVER qu’elles n’existent pas-, la mise au point des traitements correspondants –et leur application pratique- va introduire de tels désordres dans des organismes sains qu’ils s’en trouveront malades pour de bon. Plaçons de l’additif dans le réservoir de carburant d’une voiture, baptisons-le "médicament" et roulez petit bolide… jusqu’à l’inéluctable panne. À court terme, la puissance accrue du véhicule va donner l’illusion d’un meilleur rendement ; à moyen terme, la bielle coulée va attester du caractère un tantinet corrosif du carburant utilisé ; à plus long terme, le marché de la réparation auto ne s’en plaindra pas trop…

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_____Le marché [10] de la "santé mentale" ne se plaint pas non plus : lui fonctionne du reste sur les plaintes des autres. Quelqu’un vous embête ? Il suffit d’en faire un problème de "santé" et la loi du marché peut être actionnée. Cette loi porte même un nom : n° 90-527. Ce qui manque de poésie, mais pas d’efficacité commerciale… l’expression étant encore lui faire honneur puisqu’ici il ne s’agit pas moins de vente FORCÉE : elle n’arrive pas même à respecter la déontologie commerciale la plus élémentaire ! Il n’en demeure pas moins que l’ensemble du monde médical est redevable à la "santé mentale" de l’explosion du marché (cela concourrait-il à expliquer cette étonnante sidération de la vraie médecine devant la fausse ?… Elle devrait ainsi s’acquitter d’un serment par l’or du temple de la "santé".) : celle-ci détruisant à petit feu les fonctions neurologiques et cérébrales, il est évident que des répercussions s’en font ressentir au fil du temps sur le reste du corps. "L’appareil psychique" ? [11, note 13] Il "n’existe" que pour nuire à des appareils organiques réellement existants !!!

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_____C’est peu d’affirmer que nos "gentils docteurs" (attention à leur sourire : il est uniquement commercial… À l’état "naturel", ils sont trop préoccupés par la souffrance dans le monde pour être gais…) sont très très malheureux : il est préférable d’éviter de les fréquenter tant ils font peine à voir. Ils ont d’ailleurs prévu une telle défection puisque nous savons que le processus de l’insultation [12] se passe fort bien de la présence du "malade". On remarque que celui-ci gagne ses galons de "méchant malade" à proportion de ce qu’il prétend fort bien se passer du "gentil docteur", cet ingrat. Ceux qui n’essayent surtout pas d'entrer dans leur triste royaume voué à la géhenne, ils usent de mille ruses pour les y faire entrer mais ne leur permettent pas d'en sortir ! Puisqu’ils ferment si bien à clé le Royaume des cieux devant les hommes, c’est qu’ils ont la clé ! Qui donc leur a fourni les clefs du Royaume des cieux [13, note 25] ? Quand ils les restitueront, ils seraient également gentils (sans guillemets) de rendre celles de la santé. Parce que leurs malheureux clients aussi font peine à voir…

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philippe 02,38-60,59-58
Heureux êtes-vous, gentils docteurs et pharmaciens hypocondriaques, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes ; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer !
Heureux êtes-vous, gentils docteurs et pharmaciens hypocondriaques, parce que vous parcourez l’amer et le terré pour faire un seul guéri, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Heureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : 'Si l'on fait un serpent par le Temple de la
"santé", il est nul ; mais si l'on fait un serpent par l'or du Temple de la santé, on doit la quitter. 'Sensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'or ? ou bien le Temple de la "santé" par lequel cet or devient sacré ? Vous dites encore : 'Si l'on fait un serpent par l'hôpital, il est nul ; mais si l'on fait un serpent par l'ordonnance déposée à l'hôpital, on doit s'acquitter de la 90-527. 'Aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'ordonnance ? ou bien l'hôpital par lequel cette ordonnance devient sacrée ? Celui qui fait un serpent par l'hôpital fait donc un serpent par l'hôpital et par tout ce qui est logé dedans ; et celui qui fait un serpent par le Temple de la "santé" fait un serpent par le Temple de la "santé" bien que celui qui l'habite soit parti en long congé maladie ; et celui qui lance un serpent dans le ciel fait tomber un serpent sur le trône sanitaire et sur le Docteur qui siège sur ce trône.
[14] Heureux êtes-vous, guides aveugles… mais attention au trou [15] quand il tire la chasse !… [16, note 12]

Commentaires

Bonjour
Ah que dirait Jésus s'il était encore là....
C'est sûr qu'il aurait bien des paroles qui chaufferaient !!!
Il serait vite remis sur la croix !!!!
sincèrement
Jean

Écrit par : Jean | mardi, 26 août 2008

Plus besoin de croix, Jean : camisole de force et cellule capitonnée. Les bourreaux ont appris les règles de la civilisation - Et une bénédiction tarifée là-dessus !

Écrit par : Simone. | mardi, 26 août 2008

Eh oui, Simone : c'est vous qui avez raison... sur le mode de "disparition" : sauf pour les "règles de la civilisation". J'ai assez écrit combien ce type de procédure est une profonde insulte aux règles comme à un minimum de civilisation digne de ce nom. Les bourreaux n'apprennent jamais rien d'autre que DÉTRUIRE ce qui leur tombe sous la main. Aucune raison d'accepter davantage cette pourriture aujourd'hui qu'hier, sous les prétextes fallacieux que nous savons... et encore moins avec des "bénédictions", tarifées ou non.

Bonne journée à tous deux !

Écrit par : Michel | mardi, 26 août 2008

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