dimanche, 28 septembre 2008
S’étant repenti… cinquante-sept, panty.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32.
Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne. 'Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.
______Il y a comme un air de parenté entre ce 'Oui, Seigneur !' (et il n'y alla pas) et cette interpellation douloureuse de Jésus : « Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur !' et ne faites-vous pas ce que je dis ? » [1] La distinction s’opère à la source : dans le premier cas, on est appelé ; dans le second, on est appelant… donc appelé à répondre avec plus d’enthousiasme : 'Oui, Seigneur !' Nonobstant –et en dépit d’une réponse officielle positive- la parenté se trouve dans la conjonction de non coordination entre cette réponse et son incarnation quand celle-ci est de l’ordre du 'Je ne veux pas.' Ce sont bien les justes "psychiques"[2, note 30] que précèdent les publicains et les prostituées dans le royaume de Dieu, malades selon leur regard de gens bien portants [3] : lesquels des deux est-Il venu appeler ? [4] Les pécheurs, c’est-à-dire ceux qui sont libres de répondre 'Je ne veux pas' mais ensuite, s'en repentir. Ceux qui répondent 'Oui, Seigneur !' sont si satisfaits de leur réponse qu’ils s’y laissent enfermer : peut-on imaginer de se repentir d’avoir répondu 'Oui, Seigneur !' quand on se veut bien portant ? Cela fournit même une raison supplémentaire de s’en mieux porter !…

______Mais le repentir n’est pas une fin en soi : se reconnaître pécheur en se grattant le nombril du matin jusqu’au soir pour se lamenter de ses "pauvres limites" [5, APR note 39], ce n’est pas se repentir mais se complaire. À ce régime, on peut également répondre : 'Oui, Seigneur !' du matin jusqu’au soir, les "pauvres limites" se chargeront de limiter l’incarnation de la réponse ! Là encore, il y a comme un air de parenté entre les deux attitudes : en apparence, on dit la même chose. Mais selon le cas, la même chose est dite par un pécheur… ou par un juste se voulant "bas de gamme", par conséquent dispensé de repentir, fusse-t-il également de "bas de gamme". Or, ce repentir est pourtant un tremplin pour croire à sa parole, c’est-à-dire pour entendre la parole de Dieu et se donner les moyens de pouvoir y
adhérer assez pour la mettre en pratique. L’attention à la manière dont on l’a écoutée [6, note 6] reste déterminante : pénètre-t-elle dans un cœur repentant, ou glisse-t-elle sur le vernis [7, APR note 29] du juste qui va la détourner sur ceux qu’il verra comme des publicains et des prostituées ? Ceux-là ont cru à la parole de Jean Baptiste. Ce qui signifie qu’ils ont cru à une parole non détournée : celui qui l’énonçait vivait en effet selon la justice… mais pas la sienne ! Seule cette parole a des accents de vérité [8, note 12] : les publicains et les prostituées ne s’y trompent pas, la reconnaissant comme une parole libérante et non condamnante. Vivre selon sa justice, c’est au contraire prendre de la parole ce qui excuse et rejeter à l’extérieur ce qui accuse [9, p.5]. Quand on prostitue la parole, les publicains et les prostituées ne s’y trompent pas non plus !… Même si quelque accusation portée à leur encontre peut être juste, ils ne se repentent qu’à la mesure où ils observent un encouragement au repentir et non un moyen utilisé par l’accusateur pour ne pas se repentir en vivant selon sa justice, justice d’intrigant et de vantard qu’il cherche à imposer.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,1-11.
S'il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l'unité. Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d'humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres. Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.
______Estimer les autres supérieurs à soi-même : non pour leur attribuer des "pauvres limites" moins pauvres que les siennes, mais précisément pour s’extraire de ses "pauvres limites" en se hissant hors de la préoccupation de soi-même ! Se dépouiller soi-même en prenant la condition de serviteur, c’est avant tout se dépouiller librement de son vernis de juste bien portant, ayant les mêmes dispositions que le pécheur pour le réconforter sans le conforter et sans se conforter. Estimer les autres supérieurs à soi-même, ce n’est pas non plus estimer que le péché soit supérieur à la justice ! C’est estimer que le pécheur est supérieur à son péché… et que chacun –hormis le Christ Jésus- est dans la condition du pécheur : condition sine qua non afin de se repentir dans le Christ Jésus pour croire à sa parole.
Livre d'Ezéchiel 18,25-28.
Et pourtant vous dites : 'La conduite du Seigneur est étrange.' Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité qu'il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.
Livre d'Yféchier 18,25-28.
Et pourtant vous ne dites pas : 'La conduite du Docteur est étrange.'[10] Écoutez donc, fils de Raihël [11] : est-ce ma conduite qui n’est pas étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste psychique s’en retourne dans sa justice, se travestit, et meurt dans cet état, c'est grâce à sa "santé" qu'il mourra. Et si le méchant se retourne dans sa méchanceté pour pratiquer son droit et l’injustice, il sauvera l’avis du Docteur. Parce qu'il a fermé les yeux des gentils, parce qu'il est retourné dans ses fautes, il ne se soignera pas, il fera vivre le rat.

Lettre de Phil’os à poutre [12] malsain aux Rosekimiens [13] 2,1-11.
S'il est vrai que, dans la crise, on se conforte les uns les autres, si l'on se décourage dans la compassion, si l'on est en divisions de l'esprit [14, note 11], si l'on a de la détresse et aucune pitié, alors, pour que ma tristesse soit complète [15], ayez les mêmes projections [16, note 16], la même compassion, les mêmes ressentiments ; recherchez la "santé". Soyez toujours intrigants et vantards de votre justice psychique, et ayez assez d'humidité dans vos larmes pour mésestimer les autres inférieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous soit préoccupé de lui-même, mais aussi de la "santé" des autres. Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans la crise de Philou : lui qui était dans la condition du Docteur, il a jugé bon de revendiquer son droit d'être mieux traité que Dieu [17, note 12] ; et pour traire [18], il Le dépouilla lui-même en prenant Sa condition de docteur. Devenu semblable à Dieu et reconnu comme un demi-dieu [19, APR note 29] à son comportement, il s'est hissé lui-même en devenant trahissant jusqu'à faire mourir, et à faire mourir au nom de la croix verte. C'est pourquoi il s’est élevé au-dessus de tout ; il s’est conféré le nom qui trépasse tous les noms, afin qu'au nom de Philou, aux cieux, sur terre et dans l'abîme [20][21], tout être vivant tombe malade, et que toute langue proclame : « Philou en crise est le Saigneur [22] », pour la gloire du Docteur le faux père [23].
______Si le repentir n’est pas une fin en soi dans la vie "normale", on ne rappellera jamais assez qu’il ne comporte pas même l’amorce d’un début dans le petit monde de la "santé mentale".[24] Il ne s’agit plus de se reconnaître pécheur, mais de se reconnaître "malade". Le seul "repentir" qui vaille est celui de l’acceptation de "soins", dont les grandes lignes nous sont expliquées par un grand prêtre du sérail [5, note 28] dont "l’encyclique" autorise en effet un remarquable cycle fermé. Grâce à de telles œuvres, la reconnaissance de la "maladie" s’effectue de l’extérieur du "malade"… son peu de reconnaissance à
l’égard de cette découverte "pathologique" fournissant précisément matière à l’aggraver ! Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres. Certes, mais quand les autres se préoccupent de vous au point de décourager l’amour, nourrir la désunion dans l’Esprit, la "tendresse" puante de la fausse compassion et une pitoyable condescendance, si d’aventure ils recherchent l'unité, c’est comme s’ils cherchaient des bananiers au Groënland ! Rappelons que Paul en appelle à compléter sa joie, à se dépouiller soi-même : non à dépouiller les autres malgré eux en les reconnaissant "malades" quand ils ne le sont pas… Et s’ils acceptent enfin de le reconnaître, c’est parce qu’ils cèdent sous le poids de la culpabilité qu’on a pu leur instiller, leur donnant mauvaise conscience jusqu’à leur faire douter de leur propre santé dont ils sont pourtant censés être les seuls juges [25] : on peut échanger sa chemise, pas sa peau. Il s’agit donc bien d’une forme obligatoire de "repentir", exclusivement manifesté par le seul qui n’a aucunement à "se repentir"de ne pas être malade !
Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -21,28-32°
Comment pansez-vous ceci ? Un gentil docteur avait deux malades. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va te soigner aujourd'hui à ma clinique. 'Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. [À l’heure de mettre sous presse, on est toujours sans nouvelles de lui…] Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Docteur !' et il n'y alla pas. [Pas fou !…] Lequel des deux a fait la volonté du faux père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Philou leur médit [26] : « Amenez votre carte Vitale, je vous le déclare : les mesquins et les pros bien situés vous précèdent dans le royaume du Docteur. Car Jean Pastriste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous avez cru à sa parole ; tandis que les mesquins et les pros bien situés n’y ont pas cru. Et vous, après avoir vu cela, vous vous êtes repentis pour croire à sa parole. Et ça, ce n’est pas bon pour mes affaires [27]…
______En ce jour du Seigneur, on finira par se demander si cette époque de "distinctions" subtiles entre le "psychique" et le spirituel [28] (où la courbe démographique "psychique" est d’ailleurs inversement proportionnelle à la courbe spirituelle [29, note 30]) ne produit pas de bergers d’Israël [30] dont la raison sociale s’enlise dans du psy bénit pendant que chez les laïcs, le "gentil docteur" fait office de "curé" maudi(ssan)t [31]… Curé raté plus médecin raté (sait-on d'ailleurs lequel est lequel ?...) : après avoir vu cela, à défaut de se repentir pour croire à sa parole, on pourrait au moins suggérer de confondre sciemment le psy et le spi, afin de se donner quelque chance de vivre selon la justice d’un esprit homogène, un et indivisible : rechercher l'unité chez soi-même, mais aussi chez les autres. Et qui sait ? On en retrouverait sans doute la santé !…

22:54 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, évangile, christianisme, politique, santé, philosophie, littérature |
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