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lundi, 29 septembre 2008

Vous verrez les yeux ouverts, plus grands encore…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.
(
Fête des Sts Michel, Gabriel et Raphaël, archanges)
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. » Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »

______Les noms se terminant en "el" (avec ou sans tréma) suggèrent traditionnellement (et sans doute étymologiquement pour les forts en thème..) une indiscutable proximité avec Dieu. Ces noms sont parfois donnés à l’homme ; ils sont toujours donnés à l’ange, mystérieuse créature invisible priée de le rester sous peine de déclencher l’ire "médicale" des chasseurs de "délires mystiques" et autres "bouffées hallucinatoires". "Voir" un ange, cela fait "mal", qu’on se le tienne pour dit. Et parler d’archanges ne risque guère d’apporter quelque rémission "pathologique", si tant est que l’on mesure l’étendue de la "souffrance" (aussi invisible que l’ange, du reste : peut-être un bon signe ?…) en fonction du niveau hiérarchique. Il convient donc de rester discret en fêtant ce trio de l’élite angélique qui en constitue le gratin, la "loi" n° 90-527 du 27 juin 1990 [1, note 15] étant peu suspecte d’être appliquée par des anges… Même si en principe elle n’est pas rétroactive, le mieux est encore de laisser la parole à un Pape… mort de préférence, ce qui lui évitera –à défaut d’un anachronique "diagnostic" qu’il ne sera pas le premier à essuyer [2, note 8]- de céder à quelque pression "thérapeutique". En peu de lignes, saint Grégoire le Grand [3] nous brosse donc un portrait rapide de nos trois saints du jour, les rares personnes à qui ils ont pu se révéler étant également hors d’atteinte de toute vélléité de "soins". On ne s’étonnera pas de l’angeophobie primaire de la "santé mentale" quand on saura que Michel signifie « qui est comme Dieu ? », notre Pape des premiers siècles nous précisant que cela fait « comprendre aux hommes que nul ne peut faire ce qu'il appartient à Dieu seul de réaliser. » À elle seule, cette appellation suffit donc à démontrer l’imposture définitive de toute médecine de l’âme ayant prétention d’appartenir à l’homme seul. Nonobstant, hier encore un certain Phil’os se faisait l’écho [4, note 19] d’une prétention assez consistante en la matière. Les êtres qui la servent ont leurs noms inscrits dans des livres, qui seront ouverts en leur temps : ils risquent fort d’y perdre quelques "el", contrairement à Daniel, prophète de "l’Apocalypse" dans sa version relative à l’ancienne Alliance :

Livre de Daniel 7,9-10.13-14.
Je continuai à regarder : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des millions d'êtres le servaient, des centaines de millions se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l'on ouvrit des livres. Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d'homme ; il parvint jusqu'au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.

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______Quand Michel combat des anges, ceux-là aussi sont démunis d’"el". Précipités en bas selon l’Apocalypse de la nouvelle Alliance [3], ils n’ont pas d’ailes non plus : ne leur reste plus qu’à ramper comme un serpent, et user de leur influence partout où il est question de serpent [4]… et ce, bien après la Genèse ! On ne saurait dire que les hommes de tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues –également dépourvus d’ailes… et surtout d’un regard qui perce l’invisible- soient réellement pris en traîtres : même illettrés, il leur est difficile de confondre un serpent avec un poisson rouge… Certes, l’Apocalypse ("ancienne" ou "nouvelle") –tout comme la Genèse- use d’un langage allégorique qu’il n’appartient pas à l’homme de décrypter seul, au moyen des outils habituels que lui offre la science. Mais les mots qu’elle emploie ne sauraient être donnés pour d’autres. Une domination éternelle, qui ne passera pas, par exemple, ne saurait être détruite par la conviction qu’elle est "dépassée" : nul ne peut dicter à Dieu ce qu'il appartient à Dieu seul de réaliser… Mais cette royauté qui ne sera pas détruite n’est pas non plus à prendre dans le sens terrestre d’une domination "théocratique" qui écrabouillerait -en les brûlant- les éventuels dissidents de ses roues de feu ardent ! C’est une domination prédomine la charité. [5, note 12] Et la charité ne peut se déployer que dans la vérité : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. » Il s’agit bien d’un homme, non d’un ange : il n’a pas d’ailes, mais n’est pas démuni d’"el". Voici Nathanaël qui vient à Jésus, sortant de sous le figuier, arbre tenu pour celui de la connaissance et de l’amour. Voici Nathanaël qui, le premier, et bien avant Simon-Pierre [6], confesse Jésus comme le Fils de Dieu, le roi d'Israël. Ce qui en fait un véritable fils d'Israël, et pas seulement par la naissance. Il a vu des choses plus grandes encore : l’eau qui se change en vin à l’occasion de son mariage trois jours plus tard, par exemple.[7] En effet, l’hypothèse que Nathanaël le Cananéen aie bénéficié du tout premier signe fort du Fils de l’homme -en tant que premier confesseur de la foi parmi les disciples- est d’autant plus plausible qu’on imagine mal Jésus donner ce disciple en exemple pour lui tourner le dos ensuite, alors qu’Il est l’Invité d’honneur d’une fête prédomine la charité : une noce ! Un homme qui ne sait pas mentir est suffisamment rare pour ne pas bénéficier d’un événement rare. C’est un homme au cœur brûlant, ce qui rend également plausible la thèse qu’il fût le compagnon de Cléophas sur la route d’Emmaüs [8]… autre événement rare. (Quant à « se demander si Nathanaël n'était pas “le disciple que Jésus aimait" » [7], c’est à Jean qu’il faut poser la question ! Non que Jésus n’aimât pas Nathanaël, bien sûr, mais Jean cite le nom de ce dernier alors qu’il ne se cite jamais lui-même autrement que par cette fameuse locution…)

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______Si les anges de Dieu montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme, à plus forte raison montent-ils et descendent-ils bien au-dessus de l’homme ! Comment les connaîtrait-on ? Mais pourquoi les méconnaîtrait-on ? Parce qu’ils ne se voient pas ? Les cieux ouverts non plus ne se voient pas… mais vous les verrez, avec les anges de Dieu. Et sans doute des choses plus grandes encore : de celles qui relèvent de l’esprit qui, lui non plus, ne se voit pas. C’est bien pourquoi l’ange ne se voit pas, étant pur esprit. En amont, chez l’homme on ne voit organiquement que ses transmetteurs ; en aval, ses productions. Que celles-ci ne soient pas toujours du goût de chacun, rien de plus normal parce que chaque esprit est unique [9, note 7]. L’empathie ne consiste nullement à "voir" [9, note 17] ce qui ne se voit pas : un esprit "partiellement malade" [10, note 18], par exemple !… Ce qui augure davantage d’un regard faussé [11, APR note 12] que d’un don exceptionnel de double vue. Irait-on suspecter un ange d’être "partiellement malade" ? Certes, l’ange n’a pas les filtres organiques de l’homme que sont ses transmetteurs, et ceux-là peuvent éventuellement accuser quelque déficience… mais il s’agit bien de transmetteurs organiques [12] : des "succursales" de l’esprit et non des "sièges sociaux". Avant même de savoir « qui est comme Dieu ? », quel homme est comme un autre homme ? Quel homme peut prétendre voir le "siège social" d’un autre homme quand il ne voit pas même le sien ? Comment le connaîtrait-il ? Ce ne serait plus être chez l’homme, mais chez le robot… ou la bête. [13, notes 17 à 25 ] Vanité des vanités, dit le Psychiaste, tout est vanité ! [14, note 14]

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Commentaires

J'accuse bonne réception du clin d'oeil, Mich... el !
Au fait, le bel encuirassé de blanc tout en haut, c'est vous du temps de votre adolescence ?

Écrit par : une descendante de Pit ... el | mardi, 30 septembre 2008

lol surtout dans la dignité avec lequel le chevalier porte son épée, ca mérite un respect mutuelle

Sabine

Écrit par : formule mutuelle | mardi, 06 novembre 2012

Vile flatteuse ! Mais j'accuse à mon tour (bien qu'elle ne m'aie rien fait) réception de ce compliment tout plein de mi... el !

Écrit par : Mich... el | mardi, 30 septembre 2008

C'est un bon post de votrre blog. Nous avons beaucoup apprécié. Je l'ai partagé sur nos profils sociaux

Écrit par : mutuelle opticien lentille | jeudi, 08 mars 2012

Apparemment, il y en a d'autres (flatteurs) mais tous ne sont pas désintéressés. Ah ! voilà c' que c'est que d'avoir de beaux yeux bleus surtout à une époque où ils se font de plus en plus rares ...

Écrit par : si,si, si ! ... | samedi, 10 mars 2012

Et v'lan : encore une couche ! (Faut dire que depuis le temps la première était sèche, pas vrai ?...)
Sans compter que les autres, non seulement ils ne sont pas désintéressés, mais je ne jurerais pas non plus qu'ils soient si intéressés... c'est-à-dire, qu'ils aient des yeux, comme vous et moi. Parce qu'à mon humble avis, un com. qui vient se greffer pile-poil sur cette ancienne note, cela tient davantage du robot fouineur (qui a tilté sur le mot "yeux" dans le titre) que d'un greffé de la cornée !...
Au moins pourra-t-on déclarer de celui-là : « Voici un véritable high tech, un homme qui ne sait pas mentir. »

Écrit par : si terne ? | dimanche, 11 mars 2012

Et bien tenez, de blog à blog, j'en ai mis une troisième (de couche) - Ah ! mais ...

Écrit par : simone | dimanche, 11 mars 2012

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