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mardi, 30 septembre 2008

Un village résiste encore et toujours…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,51-56.
Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem. Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? » Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village.

_____La route de Jérusalem signe celle du temps qui approche où le flambeau va être transmis aux disciples. Il en faut du courage pour la prendre : c’est bien sûr le rendez-vous avec le refus radical des hommes, s’annonçant déjà dans un village de Idefix_messager.gifSamaritains, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Certes, on sait que ce n’était pas le grand amour entre les Juifs et les Samaritains [1], et se dirigeant vers Jérusalem- ne voient qu’un rabbi qui ne peut qu’être reçu par les siens. Mais les disciples sont-ils tellement en de meilleures dispositions ? À la différence des Samaritains, eux sont censés savoir que le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. [2] Une chose est de le savoir ; une autre de l’accepter. Il envoya des messagers devant lui : ceux-ci sont bien en chair et ne sauraient être pris pour des anges [3, note 3] ! D’ailleurs, leur message ne passe pas : on refuse de le recevoir. Un courrier recommandé indésirable [4] n’aurait pas eu d’autre effet…
goldorak_37.jpg_____Ce ne sont pas des anges car ils n’adoptent pas vraiment une attitude angélique. Il leur a été donné pouvoir et autorité pour dominer les esprits mauvais et guérir les maladies ; ils ont été envoyés proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons.[5] « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? » Et Jésus se retourne [6, note 11], bien sûr. Ce pouvoir qui leur a été donné n’est nullement destiné à jouer les Goldorak en se laissant dominer par un espritfoi,évangile,christianisme,politique,santé,philosophie à tes risques mauvais : ce serait le retourner… et le détourner de sa fonction première. On ne proclame pas le règne de Dieu en pulvérisant ceux qui sont possédés par un esprit mauvais ! Ce serait en quelque sorte se pulvériser soi-même, en refusant de recevoir… un refus. Étrange témoignage du règne de Dieu que de guérir les maladies en détruisant les malades : laissons cela au règne du Docteur [5, note 31] … Si les disciples eux-mêmes prétendent faire des guérisons en adoptant les virus [6] de l’adversaire –lui laissant ainsi entendre qu’un microbe n’en est plus un !- alors, qui proclamera le règne de Dieu ? À l’heure où Jésus allait être enlevé de ce monde, ce n’était guère le moment que les disciples fassent tomber le feu du ciel… sur eux-mêmes. On refuse de les recevoir ? Et alors ? Doivent-ils répondre de la réception d’autres qu’eux-mêmes [7, p.8] ? N’ont-ils pas d’ailleurs reçu la consigne formelle de sortir de la ville en secouant la poussière de leurs pieds, si les gens refusent de les accueillir ? [8] Ce sera pour eux un témoignage… plus convaincant qu’un feu tombant du ciel.

Livre de Job 3,1-3.11-17.20-23.
Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance. Il parla ainsi : « Qu'ils périssent, le jour qui m'a vu naître et la nuit qui a déclaré : 'Un homme vient d'être conçu !' Pourquoi ne suis-je pas mort dès le ventre maternel, n'ai-je pas péri aussitôt après ma naissance ? Pourquoi s'est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m'allaiter ? Maintenant je serais étendu dans le calme, je dormirais d'un sommeil reposant, avec les rois et les arbitres de la terre qui se bâtissent des mausolées, ou avec les princes qui possédaient de l'or en abondance et remplissaient d'argent leurs demeures. Ou bien, comme l'enfant mort-né que l'on enfouit dans la terre, je n'aurais pas connu l'existence, comme les petits qui n'ont pas vu le jour. C'est là, au séjour des morts, que prend fin l'agitation des méchants, c'est là que reposent ceux qui sont exténués. Pourquoi donner la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d'amertume, qui aspirent à la mort sans qu'elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu'un trésor ? Ils se réjouiraient, ils seraient dans l'allégresse, ils exulteraient s'ils trouvaient le tombeau. Pourquoi donner la vie à l'homme qui ne trouve plus aucune issue, et que Dieu enferme de toutes parts ? »

pauvre_comme_job_photo.jpg_____Job non plus n’est pas à la fête : voilà qu’il maudit le jour de sa naissance. Il ne connaît pourtant pas son bonheur : celui d’avoir vécu des millénaires avant le règne sans partage de la "santé mentale" ! Lisant plus volontiers sa "bible" [9, note 8] que la vraie Bible, le "gentil docteur" se serait penché avec une délectation avide sur le "cas" de Job. Il se réjouirait, il serait dans l'allégresse, il exulterait en ayant trouvé le "dépressif" aussi gai qu’un tombeau. Non mais, quel beau "cas" que celui du vieux prophète pour l’agité du bocal en blouse blanche ! Peu lui importe qu’il aie quelque raison de manquer un tantinet de gaieté : lui qui avait tout jusqu’alors pour être heureux, voilà que du jour au lendemain, il n’a plus rien. Ses enfants sont morts, ses richesses se sont envolées ; il est même atteint dans sa santé… la vraie, bien sûr. Les causes profondes, le "gentil docteur" n’en a cure… et il n’a pas tort, étant incompétent à les traiter. Sa spécialité, ce sont les effets (secondaires compris [10]…)… quitte à les faire passer pour des causes, histoire de faire plus "sérieux". Quel fabuleux contraste avec Nathanaël, cet homme qui ne sait pas mentir ![3] Par (dé)formation [11, p.6] professionnelle [12], le "gentil docteur", lui, ne sait pas dire la vérité ! La seule "vérité" qui lui importe est précisément de cultiver son image de "gentil docteur", tant sur lui-même qu’auprès des autres. À cet effet, on sait que l’usage du vocabulaire emprunté à la vraie médecine [12][13][14][15] est de rigueur : cela rassure le quidam, et donne de la contenance à défaut d’une véritable autorité [16] médicale. Job ? Un "cas" exemplaire "d’épisode dépressif caractérisé" ! (EDM pour les intimes…)[17] Le jour où l’humanité consentira à caractériser l’escroquerie "sanitaire", elle se sentira peut-être moins "dépressive" : il faudra évidemment que la moitié juste "psychique" [18, notes 36] consente tout d’abord à troquer les "médicaments" contre un douloureux examen de conscience (ou de ce qu’il en reste [19, APR note 13]…), ce afin de réajuster son regard [20, APR note 12] sur l’autre moitié, vendue au vétérinaire [21] de la "santé mentale" comme "souffrante". En attendant, et comme toujours, on nous sonne le tocsin en nous balançant des chiffres qui, en dépit de leur apparence "scientifique", semblent émaner d’études fantômes. Et pour cause, puisqu’il s’agit d’établir –sans rire- une "épidémiologie" de "maladies" qui n’existent toujours pas : elles font cependant une remarquable percée, puisqu’on prévoit que la "dépression" devrait être « la deuxième maladie la plus fréquente dans notre pays… en 2020 » ! [17] On ose à peine imaginer l’hécatombe s’il avait été question d’une maladie existante… Quoi qu’il en soit, on peut bien imaginer l’avenir à long terme puisqu’on ne se prive pas d’imaginer le présent lui-même. L’avenir –section "dangerosité" [22]- est d’ailleurs la spécialité de la maison. Fidèle au poste, la trompette de la "santé mentale" reste du pipeau [23]. Bien qu’instrument à vent, elle ne se joue pas à l’avant… mais à l’arrière. Naturellement, comme on fait le poirier [24, note 19], l’arrière ressemble tant et si bien à l’avant qu’il est à craindre que les illusionnistes eux-mêmes soient les victimes de leurs propres illusions. Depuis Rabelais, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » : que dirait-il de ces "scientifiques" sans science et sans conscience, n’étant "que" négateurs de l’âme qu’ils prétendent "soigner" ?

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_____Pourtant, quelques signes [25] pourraient leur indiquer un début de rémission de cette épouvantable "épidémie" de "dépressions". En matière de vraie santé, par exemple, on sait qu’une exposition prolongée tête en bas génère une intolérable pression sanguine… et le sang, c’est la vie quand il est convenablement réparti dans l’organisme. Une tête à l’envers reste une tête à l’envers, même si elle s’entoure d’autres têtes à l’envers pour se faire croire ensemble qu’elles sont à l’endroit. Une tête trop irriguée de sang, cela finit par obstruer le cœur. On peut être des milliers à faire le poirier : ce sera toujours faire le poirier. Et les poires donnent des pépins [26]… En matière de vraie santé toujours, le vrai malade est traité en direct et par devant… et certainement pas par correspondance [27, note 12] et par intermédiaires : le reste est définitivement hors-sujet et criminel. En matière d’acte de vraie santé enfin, -comme en matière de n’importe quel acte mettant une relation humaine en jeu- la neutralité morale n’existe pas. Tout acte posé par un ange a déjà des répercussions morales, dans un sens ou dans l’autre. [3, note 3] Ces répercussions sont définitives chez l’ange, pas encore chez l’homme tant qu’il est incarné ici-bas. Si les anges de Dieu montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme, à plus forte raison montent-ils et descendent-ils bien au-dessus de l’homme ! [3, AV note 9] Quel homme pourrait prétendre poser un acte impliquant un autre homme sans répercussion morale, quand son regarda contrario de celui de l’ange- est nécessairement limité par son incarnation ?

_____Pourquoi donner la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d'amertume, qui aspirent à la mort sans qu'elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu'un trésor ? Ils se réjouiraient, ils seraient dans l'allégresse, ils exulteraient s'ils trouvaient le tombeau. Si ce texte n’était signé de Job, on aurait pu le prendre pour une demande contemporaine de prise en charge "médicale" qui aurait obtenu pleine et entière satisfaction, tant le malheureux aurait trouvé d’oreilles complaisantes à son amertume, à ses aspirations… et à sa matière à exulter. Il est vrai que le marbre est une matière un peu froide, mais cela a peu d’importance pour celui qui se réjouit, est dans l'allégresse d’être en–dessous.[28] À moins que l’on envisage de partir pour un autre village… un peu plus réjouissant ?

Escroquerie de Labriolle [29] selon malsain Philou -9,51-56°
Comme le temps approchait où Philou allait enlever du monde [30, note 14], il prit avec rage la route de Jémalpartou. Il envoya des messagers derrière lui [31, AV note 15]; ceux-ci se mirent en route et entrèrent par l’arrière d’un village de Pleineformains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jémalpartou. Devant ce refus, les disciples Rose et Kate intervinrent : « Docteur, veux-tu leur faire une ordonnance que ton feu sanitaire tombe du ciel pour les guérir ? » Et Philou y retourna en les félicitant vivement. Et ils partirent pour ce village qui, manifestement, souffrait sans le savoir.

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lundi, 29 septembre 2008

Vous verrez les yeux ouverts, plus grands encore…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.
(
Fête des Sts Michel, Gabriel et Raphaël, archanges)
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. » Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »

______Les noms se terminant en "el" (avec ou sans tréma) suggèrent traditionnellement (et sans doute étymologiquement pour les forts en thème..) une indiscutable proximité avec Dieu. Ces noms sont parfois donnés à l’homme ; ils sont toujours donnés à l’ange, mystérieuse créature invisible priée de le rester sous peine de déclencher l’ire "médicale" des chasseurs de "délires mystiques" et autres "bouffées hallucinatoires". "Voir" un ange, cela fait "mal", qu’on se le tienne pour dit. Et parler d’archanges ne risque guère d’apporter quelque rémission "pathologique", si tant est que l’on mesure l’étendue de la "souffrance" (aussi invisible que l’ange, du reste : peut-être un bon signe ?…) en fonction du niveau hiérarchique. Il convient donc de rester discret en fêtant ce trio de l’élite angélique qui en constitue le gratin, la "loi" n° 90-527 du 27 juin 1990 [1, note 15] étant peu suspecte d’être appliquée par des anges… Même si en principe elle n’est pas rétroactive, le mieux est encore de laisser la parole à un Pape… mort de préférence, ce qui lui évitera –à défaut d’un anachronique "diagnostic" qu’il ne sera pas le premier à essuyer [2, note 8]- de céder à quelque pression "thérapeutique". En peu de lignes, saint Grégoire le Grand [3] nous brosse donc un portrait rapide de nos trois saints du jour, les rares personnes à qui ils ont pu se révéler étant également hors d’atteinte de toute vélléité de "soins". On ne s’étonnera pas de l’angeophobie primaire de la "santé mentale" quand on saura que Michel signifie « qui est comme Dieu ? », notre Pape des premiers siècles nous précisant que cela fait « comprendre aux hommes que nul ne peut faire ce qu'il appartient à Dieu seul de réaliser. » À elle seule, cette appellation suffit donc à démontrer l’imposture définitive de toute médecine de l’âme ayant prétention d’appartenir à l’homme seul. Nonobstant, hier encore un certain Phil’os se faisait l’écho [4, note 19] d’une prétention assez consistante en la matière. Les êtres qui la servent ont leurs noms inscrits dans des livres, qui seront ouverts en leur temps : ils risquent fort d’y perdre quelques "el", contrairement à Daniel, prophète de "l’Apocalypse" dans sa version relative à l’ancienne Alliance :

Livre de Daniel 7,9-10.13-14.
Je continuai à regarder : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des millions d'êtres le servaient, des centaines de millions se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l'on ouvrit des livres. Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d'homme ; il parvint jusqu'au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.

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______Quand Michel combat des anges, ceux-là aussi sont démunis d’"el". Précipités en bas selon l’Apocalypse de la nouvelle Alliance [3], ils n’ont pas d’ailes non plus : ne leur reste plus qu’à ramper comme un serpent, et user de leur influence partout où il est question de serpent [4]… et ce, bien après la Genèse ! On ne saurait dire que les hommes de tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues –également dépourvus d’ailes… et surtout d’un regard qui perce l’invisible- soient réellement pris en traîtres : même illettrés, il leur est difficile de confondre un serpent avec un poisson rouge… Certes, l’Apocalypse ("ancienne" ou "nouvelle") –tout comme la Genèse- use d’un langage allégorique qu’il n’appartient pas à l’homme de décrypter seul, au moyen des outils habituels que lui offre la science. Mais les mots qu’elle emploie ne sauraient être donnés pour d’autres. Une domination éternelle, qui ne passera pas, par exemple, ne saurait être détruite par la conviction qu’elle est "dépassée" : nul ne peut dicter à Dieu ce qu'il appartient à Dieu seul de réaliser… Mais cette royauté qui ne sera pas détruite n’est pas non plus à prendre dans le sens terrestre d’une domination "théocratique" qui écrabouillerait -en les brûlant- les éventuels dissidents de ses roues de feu ardent ! C’est une domination prédomine la charité. [5, note 12] Et la charité ne peut se déployer que dans la vérité : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. » Il s’agit bien d’un homme, non d’un ange : il n’a pas d’ailes, mais n’est pas démuni d’"el". Voici Nathanaël qui vient à Jésus, sortant de sous le figuier, arbre tenu pour celui de la connaissance et de l’amour. Voici Nathanaël qui, le premier, et bien avant Simon-Pierre [6], confesse Jésus comme le Fils de Dieu, le roi d'Israël. Ce qui en fait un véritable fils d'Israël, et pas seulement par la naissance. Il a vu des choses plus grandes encore : l’eau qui se change en vin à l’occasion de son mariage trois jours plus tard, par exemple.[7] En effet, l’hypothèse que Nathanaël le Cananéen aie bénéficié du tout premier signe fort du Fils de l’homme -en tant que premier confesseur de la foi parmi les disciples- est d’autant plus plausible qu’on imagine mal Jésus donner ce disciple en exemple pour lui tourner le dos ensuite, alors qu’Il est l’Invité d’honneur d’une fête prédomine la charité : une noce ! Un homme qui ne sait pas mentir est suffisamment rare pour ne pas bénéficier d’un événement rare. C’est un homme au cœur brûlant, ce qui rend également plausible la thèse qu’il fût le compagnon de Cléophas sur la route d’Emmaüs [8]… autre événement rare. (Quant à « se demander si Nathanaël n'était pas “le disciple que Jésus aimait" » [7], c’est à Jean qu’il faut poser la question ! Non que Jésus n’aimât pas Nathanaël, bien sûr, mais Jean cite le nom de ce dernier alors qu’il ne se cite jamais lui-même autrement que par cette fameuse locution…)

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______Si les anges de Dieu montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme, à plus forte raison montent-ils et descendent-ils bien au-dessus de l’homme ! Comment les connaîtrait-on ? Mais pourquoi les méconnaîtrait-on ? Parce qu’ils ne se voient pas ? Les cieux ouverts non plus ne se voient pas… mais vous les verrez, avec les anges de Dieu. Et sans doute des choses plus grandes encore : de celles qui relèvent de l’esprit qui, lui non plus, ne se voit pas. C’est bien pourquoi l’ange ne se voit pas, étant pur esprit. En amont, chez l’homme on ne voit organiquement que ses transmetteurs ; en aval, ses productions. Que celles-ci ne soient pas toujours du goût de chacun, rien de plus normal parce que chaque esprit est unique [9, note 7]. L’empathie ne consiste nullement à "voir" [9, note 17] ce qui ne se voit pas : un esprit "partiellement malade" [10, note 18], par exemple !… Ce qui augure davantage d’un regard faussé [11, APR note 12] que d’un don exceptionnel de double vue. Irait-on suspecter un ange d’être "partiellement malade" ? Certes, l’ange n’a pas les filtres organiques de l’homme que sont ses transmetteurs, et ceux-là peuvent éventuellement accuser quelque déficience… mais il s’agit bien de transmetteurs organiques [12] : des "succursales" de l’esprit et non des "sièges sociaux". Avant même de savoir « qui est comme Dieu ? », quel homme est comme un autre homme ? Quel homme peut prétendre voir le "siège social" d’un autre homme quand il ne voit pas même le sien ? Comment le connaîtrait-il ? Ce ne serait plus être chez l’homme, mais chez le robot… ou la bête. [13, notes 17 à 25 ] Vanité des vanités, dit le Psychiaste, tout est vanité ! [14, note 14]

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dimanche, 28 septembre 2008

S’étant repenti… cinquante-sept, panty.

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Victor Hugo... et ses deux fils.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32.
Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne. 'Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.

______Il y a comme un air de parenté entre ce 'Oui, Seigneur !' (et il n'y alla pas) et cette interpellation douloureuse de Jésus : « Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur !' et ne faites-vous pas ce que je dis ? » [1] La distinction s’opère à la source : dans le premier cas, on est appelé ; dans le second, on est appelant… donc appelé à répondre avec plus d’enthousiasme : 'Oui, Seigneur !' Nonobstant –et en dépit d’une réponse officielle positive- la parenté se trouve dans la conjonction de non coordination entre cette réponse et son incarnation quand celle-ci est de l’ordre du 'Je ne veux pas.' Ce sont bien les justes "psychiques"[2, note 30] que précèdent les publicains et les prostituées dans le royaume de Dieu, malades selon leur regard de gens bien portants [3] : lesquels des deux est-Il venu appeler ? [4] Les pécheurs, c’est-à-dire ceux qui sont libres de répondre 'Je ne veux pas' mais ensuite, s'en repentir. Ceux qui répondent 'Oui, Seigneur !' sont si satisfaits de leur réponse qu’ils s’y laissent enfermer : peut-on imaginer de se repentir d’avoir répondu 'Oui, Seigneur !' quand on se veut bien portant ? Cela fournit même une raison supplémentaire de s’en mieux porter !…

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______Mais le repentir n’est pas une fin en soi : se reconnaître pécheur en se grattant le nombril du matin jusqu’au soir pour se lamenter de ses "pauvres limites" [5, APR note 39], ce n’est pas se repentir mais se complaire. À ce régime, on peut également répondre : 'Oui, Seigneur !' du matin jusqu’au soir, les "pauvres limites" se chargeront de limiter l’incarnation de la réponse ! Là encore, il y a comme un air de parenté entre les deux attitudes : en apparence, on dit la même chose. Mais selon le cas, la même chose est dite par un pécheur… ou par un juste se voulant "bas de gamme", par conséquent dispensé de repentir, fusse-t-il également de "bas de gamme". Or, ce repentir est pourtant un tremplin pour croire à sa parole, c’est-à-dire pour entendre la parole de Dieu et se donner les moyens de pouvoir y produit-bouton-coeur-nacre-rose-15mm-1148.jpgadhérer assez pour la mettre en pratique. L’attention à la manière dont on l’a écoutée [6, note 6] reste déterminante : pénètre-t-elle dans un cœur repentant, ou glisse-t-elle sur le vernis [7, APR note 29] du juste qui va la détourner sur ceux qu’il verra comme des publicains et des prostituées ? Ceux-là ont cru à la parole de Jean Baptiste. Ce qui signifie qu’ils ont cru à une parole non détournée : celui qui l’énonçait vivait en effet selon la justice… mais pas la sienne ! Seule cette parole a des accents de vérité [8, note 12] : les publicains et les prostituées ne s’y trompent pas, la reconnaissant comme une parole libérante et non condamnante. Vivre selon sa justice, c’est au contraire prendre de la parole ce qui excuse et rejeter à l’extérieur ce qui accuse [9, p.5]. Quand on prostitue la parole, les publicains et les prostituées ne s’y trompent pas non plus !… Même si quelque accusation portée à leur encontre peut être juste, ils ne se repentent qu’à la mesure où ils observent un encouragement au repentir et non un moyen utilisé par l’accusateur pour ne pas se repentir en vivant selon sa justice, justice d’intrigant et de vantard qu’il cherche à imposer.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,1-11.
S'il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l'unité. Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d'humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres. Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

geants03.jpg______Estimer les autres supérieurs à soi-même : non pour leur attribuer des "pauvres limites" moins pauvres que les siennes, mais précisément pour s’extraire de ses "pauvres limites" en se hissant hors de la préoccupation de soi-même ! Se dépouiller soi-même en prenant la condition de serviteur, c’est avant tout se dépouiller librement de son vernis de juste bien portant, ayant les mêmes dispositions que le pécheur pour le réconforter sans le conforter et sans se conforter. Estimer les autres supérieurs à soi-même, ce n’est pas non plus estimer que le péché soit supérieur à la justice ! C’est estimer que le pécheur est supérieur à son péché… et que chacun –hormis le Christ Jésus- est dans la condition du pécheur : condition sine qua non afin de se repentir dans le Christ Jésus pour croire à sa parole.

Livre d'Ezéchiel 18,25-28.
Et pourtant vous dites : 'La conduite du Seigneur est étrange.' Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité qu'il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.

Livre d'Yféchier 18,25-28.
Et pourtant vous ne dites pas : 'La conduite du Docteur est étrange.'
[10] Écoutez donc, fils de Raihël [11] : est-ce ma conduite qui n’est pas étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste psychique s’en retourne dans sa justice, se travestit, et meurt dans cet état, c'est grâce à sa "santé" qu'il mourra. Et si le méchant se retourne dans sa méchanceté pour pratiquer son droit et l’injustice, il sauvera l’avis du Docteur. Parce qu'il a fermé les yeux des gentils, parce qu'il est retourné dans ses fautes, il ne se soignera pas, il fera vivre le rat.

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Lettre de Phil’os à poutre [12] malsain aux Rosekimiens [13] 2,1-11.
S'il est vrai que, dans la crise, on se conforte les uns les autres, si l'on se décourage dans la compassion, si l'on est en divisions de l'esprit
[14, note 11], si l'on a de la détresse et aucune pitié, alors, pour que ma tristesse soit complète [15], ayez les mêmes projections [16, note 16], la même compassion, les mêmes ressentiments ; recherchez la "santé". Soyez toujours intrigants et vantards de votre justice psychique, et ayez assez d'humidité dans vos larmes pour mésestimer les autres inférieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous soit préoccupé de lui-même, mais aussi de la "santé" des autres. Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans la crise de Philou : lui qui était dans la condition du Docteur, il a jugé bon de revendiquer son droit d'être mieux traité que Dieu [17, note 12] ; et pour traire [18], il Le dépouilla lui-même en prenant Sa condition de docteur. Devenu semblable à Dieu et reconnu comme un demi-dieu [19, APR note 29] à son comportement, il s'est hissé lui-même en devenant trahissant jusqu'à faire mourir, et à faire mourir au nom de la croix verte. C'est pourquoi il s’est élevé au-dessus de tout ; il s’est conféré le nom qui trépasse tous les noms, afin qu'au nom de Philou, aux cieux, sur terre et dans l'abîme [20][21], tout être vivant tombe malade, et que toute langue proclame : « Philou en crise est le Saigneur [22] », pour la gloire du Docteur le faux père [23].

______Si le repentir n’est pas une fin en soi dans la vie "normale", on ne rappellera jamais assez qu’il ne comporte pas même l’amorce d’un début dans le petit monde de la "santé mentale".[24] Il ne s’agit plus de se reconnaître pécheur, mais de se reconnaître "malade". Le seul "repentir" qui vaille est celui de l’acceptation de "soins", dont les grandes lignes nous sont expliquées par un grand prêtre du sérail [5, note 28] dont "l’encyclique" autorise en effet un remarquable cycle fermé. Grâce à de telles œuvres, la reconnaissance de la "maladie" s’effectue de l’extérieur du "malade"… son peu de reconnaissance à 191006a4b1e96d45d82d47b31f5d35aa.jpgl’égard de cette découverte "pathologique" fournissant précisément matière à l’aggraver ! Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres. Certes, mais quand les autres se préoccupent de vous au point de décourager l’amour, nourrir la désunion dans l’Esprit, la "tendresse" puante de la fausse compassion et une pitoyable condescendance, si d’aventure ils recherchent l'unité, c’est comme s’ils cherchaient des bananiers au Groënland ! Rappelons que Paul en appelle à compléter sa joie, à se dépouiller soi-même : non à dépouiller les autres malgré eux en les reconnaissant "malades" quand ils ne le sont pas… Et s’ils acceptent enfin de le reconnaître, c’est parce qu’ils cèdent sous le poids de la culpabilité qu’on a pu leur instiller, leur donnant mauvaise conscience jusqu’à leur faire douter de leur propre santé dont ils sont pourtant censés être les seuls juges [25] : on peut échanger sa chemise, pas sa peau. Il s’agit donc bien d’une forme obligatoire de "repentir", exclusivement manifesté par le seul qui n’a aucunement à "se repentir"de ne pas être malade !

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -21,28-32°
Comment pansez-vous ceci ? Un gentil docteur avait deux malades. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va te soigner aujourd'hui à ma clinique. 'Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla.
[À l’heure de mettre sous presse, on est toujours sans nouvelles de lui…] Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Docteur !' et il n'y alla pas. [Pas fou !…] Lequel des deux a fait la volonté du faux père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Philou leur médit [26] : « Amenez votre carte Vitale, je vous le déclare : les mesquins et les pros bien situés vous précèdent dans le royaume du Docteur. Car Jean Pastriste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous avez cru à sa parole ; tandis que les mesquins et les pros bien situés n’y ont pas cru. Et vous, après avoir vu cela, vous vous êtes repentis pour croire à sa parole. Et ça, ce n’est pas bon pour mes affaires [27]

______En ce jour du Seigneur, on finira par se demander si cette époque de "distinctions" subtiles entre le "psychique" et le spirituel [28] (où la courbe démographique "psychique" est d’ailleurs inversement proportionnelle à la courbe spirituelle [29, note 30]) ne produit pas de bergers d’Israël [30] dont la raison sociale s’enlise dans du psy bénit pendant que chez les laïcs, le "gentil docteur" fait office de "curé" maudi(ssan)t [31]… Curé raté plus médecin raté (sait-on d'ailleurs lequel est lequel ?...) : après avoir vu cela, à défaut de se repentir pour croire à sa parole, on pourrait au moins suggérer de confondre sciemment le psy et le spi, afin de se donner quelque chance de vivre selon la justice d’un esprit homogène, un et indivisible : rechercher l'unité chez soi-même, mais aussi chez les autres. Et qui sait ? On en retrouverait sans doute la santé !…

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