jeudi, 02 octobre 2008
Mes anges en campagne…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.
(Mémoire des Saints anges gardiens)
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
______« Mange ta soupe, mon petit enfant : tu seras un ange ! » Dans l’imagerie populaire, l’ange est souvent associé à l’enfant, surtout quand les grands peintres classiques aiment à le représenter sous la forme potelée et bien en chair –un comble pour un ange !- d’un jovial poupon ailé. Mais l’ange n’est pas une image : il reste un messager [1, note 3], LE messager privilégié quand il s’agit de l’ange gardien. Ce gardien-là n’est pas à confondre avec un chien de garde [2], prêt à mordre à la première déviance du disciple. Il peut fort bien se faire oublier, tout simplement parce qu’il n’est pas accueilli comme un enfant en Son nom, parce qu’il voit sans cesse la face du Père qui est aux cieux… et parce que nous préférons ne pas le (sa)voir, suivant en cela nos propres chemins, naturellement enclins à nous laisser absorber par l’aspect visible et contingent de notre espace-temps. Ce mépris est grandement facilité par l’invisibilité de l’ange, dont l’existence ne saurait naturellement être démontrée en laboratoire. Il est donc sujet de la foi comme du doute [3], mais n’est pas sujet de foi : ce serait en faire un écran quand il est transparent, et cette transparence le rend hermétique à tout phénomène de projection. [4, note 1][5, com.A.D.]

______Les différences entre l’ange et l’homme ?
______L’absence d’enveloppe corporelle saute, si l’on peut dire, aux yeux. Chez l’homme, cette enveloppe participe évidemment de l’écran de projection. Cet écran lui voile l'entrée du Royaume des cieux : au grand dam des cinéphiles (!), moins cet écran sera grand et opaque moins l'entrée du Royaume des cieux sera voilée. Ce n’est bien sûr pas une question de gabarit physique : le nain n’est pas avantagé par rapport au géant ! Celui qui est supérieur à soi-même [5, APR note 9] est justement celui qui a un écran inférieur : qui change pour devenir comme les petits enfants, les tout-petits [6][7][8][9][10][11][12][13], les premiers réceptifs [14, note 7] à plus grand qu’eux. Celui-là est le plus grand dans le Royaume des cieux parce qu’il n’y a plus d’écran. L’ange voit sans cesse la face du Père qui est aux cieux parce qu’il est déjà dans les cieux : l’homme un peu moins !…
______Ce qui est moins évident chez l’ange, c’est que lui est titulaire du permis de conduire [4, note 3]. (Moult anecdotes circulent aussi sur l’ange titulaire du permis de… s’arrêter : invoqué aux endroits de stationnement les plus incertains, l’ange "gareur" fait souvent des merveilles en libérant une place sur laquelle personne n’aurait parié dans les minutes précé
dentes !…) L’homme est en quelque sorte en conduite "accompagnée", l’ange étant le moniteur bien que sans écran ! Celui qui ne l’accueille pas peut certes se donner l’illusion de savoir conduire tout seul comme un grand, mais il ne sait conduire que par simulation [15]… ou à ses risques et périls. [10] L’ange ? Et si c’était le "programme" du GPS [16, note 1] ?
Livre de l'Exode 23,20-23.
« Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon Nom est en lui. Mais si tu lui obéis parfaitement, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs. Mon ange marchera devant toi. »
______L’ange marche devant soi : il ouvre le chemin, creuse le sillon [4, note 12]. Il n’est pas sujet de foi, mais le Nom du VRAI Sujet de foi est en lui. C’est en cela que l’on peut faire mémoire des Saints anges gardiens, ce qui n’est pas –à l’instar de tout saint, aussi exemplaire soit-il- vouer un "culte" à un écran qui s’interposerait ainsi entre l’âme et le SEUL Sujet de foi, -nous en "distrayant"- mais au contraire marcher dans le sillon de ceux qui sont dépourvus d’écran et qui, par conséquent, dévoilent une entrée du Royaume des cieux que nous serions bien en peine d’entr’apercevoir par nos propres moyens !…
______Il s’agit bien de changer pour devenir comme les petits enfants… avec le Royaume des cieux en ligne de mire. À défaut de cette perspective, un tel changement ne conduit qu’à la résistance et la révolte. C’est l’attitude de l’ingrat croyant coller avec la bée attitude [17] quand il s’applique à la retourner. [18, APR note 6] Ce n’est pas l’infantilisation de l’immature affectif qui est au programme : celle-ci est la marque d’une culture de la méfiance [19] à l’endroit même où c’est la confiance qui est sollicitée. Jésus appela un petit enfant : où le plaça-t-Il ? Il le plaça au milieu d'eux. Placer un enfant au milieu de l’homme, c’est l’inviter à renouer avec un cœur d’enfant afin qu’il soit au moins apte à respecter la présence de l’hôte de son cœur, à écouter sa voix, à lui obéir parfaitement non dans la soumission puérile de l’esclave abdiquant sa pensée au profit de celle de son maître –serviteur mauvais et paresseux-, mais dans l’élan le conduisant à faire valoir ses talents… [20] quitte à être poursuivi par des persécuteurs, leurs pensées n’étant pas celles de Dieu, mais celles des hommes. [21] Il ne s’agit pas de faire l’enfant mais de se faire petit comme un enfant, de ressembler [22, note 15] à un enfant sans être un enfant : a contrario des anges –vivant dans l’éternelle jeunesse d’un éternel présent- l’homme accuse le poids des ans !
Escroquerie de Labriolle [23] selon malsain Philou -18,1-5.10°
(Amnésie des gardiens du chenil)
Les disciples s'approchèrent de Philou et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des caves ? » Alors Philou appela un vieillard atteint d’Alzheimer ; il le déplaça derrière eux, et il déclara : « Amenez votre carte Vitale, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir séniles du chenil [24], vous n'entrerez point dans le royaume des caves. Mais celui qui se fera gaga comme ce papy, c'est celui-là qui est le plus grand dans le royaume des caves. Et celui qui agacera un papy comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Regardez-vous mépriser tous ces papys, car, je vous le médis, leurs chauves-souris dans les caves voient sans casse les fesses de mon père [25, APR note 12] qui est aux caves.
20:41 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, évangile, christianisme, politique, philosophie, des anges qui ne dérangent pas |
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Écrit par : 3 "F" | vendredi, 02 octobre 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Michel | vendredi, 02 octobre 2009
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