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vendredi, 10 octobre 2008

Démons et des merveilles

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti.' En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » [1][2] On peut reprocher aux uns et aux autres leur regard étriqué, voire le ridicule achevé de ceux qui réclament un signe venant du ciel [3] quand on expulse des démons sous leurs yeux. (Il est vrai qu’à l’instar des anges [4], les démons ne se voient pas… Mais au moins leur mauvaise foi ne va-t-elle pas jusqu’à dénier toute existence à l’esprit mauvais.) Leur propension à le mettre à l'épreuve relève comme toujours de ce qu’ils se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, et qu’ils cherchent à vérifier si d’aventure Jésus vient abolir cette loi [5] en y désobéissant, se mettant en porte-à-faux par rapport aux vrais fils d'Abraham.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abraham, ce sont les croyants. D'ailleurs l'Écriture avait prévu, au sujet des nations païennes, que Dieu en ferait des justes par la foi ; c'est pourquoi on y trouve cette bonne nouvelle annoncée à Abraham : En toi seront bénies toutes les nations. Ainsi, ceux qui sont croyants sont bénis avec Abraham le croyant. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, ils sont tous atteints par la malédiction dont parle l'Écriture quand elle dit : Maudit soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste auprès de Dieu, puisque l'Écriture dit : C'est par la foi que le juste vivra. La Loi, c'est tout autre chose que la foi, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements vivra à cause d'eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est le Christ qui nous en a rachetés en devenant objet de malédiction, pour nous sauver, car l'Écriture déclare : Maudit soit celui qui est pendu au bois du supplice. C'était pour que la bénédiction d'Abraham s'étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu.

______Comme toujours, maudit [6,p.5] est celui sur lequel on fait reposer le mal, (devenant objet de malédiction)… et pas nécessairement celui qui le commet. Ainsi, maudire celui qui est pendu au bois du supplice ne consiste évidemment pas à jeter le Crucifié [7, AV note 7] dans les bras de Béelzéboul ! C’est pourtant un peu ce que suggèrent ces justes qui ne sont justes que par la Loi : justes "psychiques" [8, notes 36] avant l’heure. Voilà précisément que nous est offert le portrait de la maison-témoin de ce juste, propre comme un sou neuf, pas un gramme de poussière qui dépasse : balayée et bien rangée. Un modèle de maison ! Si propre que l’esprit mauvais lui-même en est sorti, ne trouvant de prise sur l’homme qui s'attache à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi à la lettre. Mais le livre de la Loi est davantage qu’un livre de recettes ! On peut y respecter les proportions comme les ingrédients… et composer un plat immangeable [9][10] là où –dans des conditions similaires- un chef se serait surpassé. Il est d'ailleurs clair que par la seule lecture d’un livre de recettes personne ne devient repu : au contraire l’appétit se trouve-t-il aiguisé ! C’est bien celui qui met en pratique ces recettes qui vivra à cause d'elles, non celui qui les écoute en se pourléchant les babines, se justifiant de savoir comment sans se préoccuper de savoir pourquoi

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______Faites attention à la manière dont vous écoutez [11] : que cette manière ne s’arrête pas à la lettre mais s’incarne dans l’esprit, que la foi se mette en pratique. Ce n’est qu'ainsi que nous recevons, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu. Saint Paul opposerait-il Abraham à Moïse ? Des disciples du premier, il fait des croyants et des vrais fils ; des disciples du second des maudits : parce que ce n’est pas tant à Moïse qu’ils obéissent qu’à sa Loi dont ils se réclament… sans l’incarner. On trouve leur maison balayée et bien rangée, mais l’homme est-il assez fort et bien armé pour garder son palais ? Du reste, garde-t-il réellement son palais ou son attention se relâche-t-elle ? Si l’esprit mauvais envisage de retourner dans la maison d’où il est sorti, c’est bien qu’il y était entré une première fois. Peut-on être certain qu’il en n’a pas profité pour enlever l'équipement de combat qui donnait confiance ? On peut en douter, sachant qu’il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils entrent, et ils s'installent… sans apparemment rencontrer beaucoup de résistance ! Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début, sa maison ayant le triste privilège d’être un lieu de repos sur une terre desséchée, un royaume divisé devenant un désert.

______« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. » Béelzéboul ? Démons ? Hormis quelques cercles restreints, -et limités à une infime poignée de spécialistes [12, AV note 10]- de telles appellations fleurent bon l’ésotérisme pour amateur de sensations fortes. Quand il faut sortir l'esprit mauvais d'un homme, on procède à présent tout autrement. Aujourd’hui, il est désuet d’expulser les démons : il est plus moderne d’extirper l'esprit mauvais. En l’espèce, ce n’est plus un démon : "dépassé", le démon ! L'esprit mauvais est désormais escamoté au profit de l'esprit… "malade", bien entendu. Exit ce sur quoi on n’a aucune prise parce qu’invisible : tout se réduit à quelque déséquilibre biochimique… observé avec d’autant plus de facilité que l’on est outillé pour le fabriquer de toutes pièces en prétendant le réduire. Là où on ne veut pas voir le doigt de Dieu, on ne voudra pas davantage voir la griffe du démon. Par conséquent, il faut bien trouver autre chose afin de pallier les carences d’un espace laissé sans explications. Les explications, c’est rassurant… même si elles sont cousues de fil blanc. Pour nous sauver, nous sommes prêts à être des croyants… en n’importe quoi, pourvu que cela donne l’apparence d’éloigner la malédiction. Rien de plus incontrôlable qu’un esprit mauvais : sa "médicalisation" en esprit "malade" (partiellement ou non– sic) le rend immédiatement plus "humain", plus accessible… plus "contrôlable". Un "contrôleur" [13], c’est rassurant aussi parce que cela se voit : ce n’est pas comme ces démons qui "n’existent pas" puisqu’on ne les voit pas. Bien sûr, il ne faut pas ti93lkd1.jpgêtre trop regardant sur ses étranges procédés "médicaux" rassurant ceux qu’il voit en leur faisant peur au sujet de ceux qu’il ne voit pas [14, note 31] : ces derniers devenant objets de malédiction "sanitaire" font nonobstant de très appréciables démons incarnés, ayant l’avantage –par rapport aux vrais- de se voir… (de préférence à distance, parce que certains galopins n’endossent pas toujours spontanément ce rôle, et ne dédaignent pas désobéir à la loi du Docteur…) et de se "traiter", quitte à leur offrir un séjour en lieu de repos.[15, note 11] Objectif officiel, par ce transfert magique de l’esprit à la chair : les "soigner", c’est-à-dire balayer et bien ranger ce qui est perçu comme "dérangé". À cet effet, à défaut d’être plus fort on essaie d’être plus rusé pour intervenir et triompher d’eux, on leur enlève l'équipement de combat qui leur donne confiance : il suffit de rebaptiser "soins" toute sortes de tortures enveloppées d’une sémantique "sanitaire" et tout devient permis, [16][17] "l’efficacité thérapeutique" étant sans doute mesurée à l’art de transformer un "démon" humain en légume docile.
______Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. Si ce texte n’était pas inclus dans l’Évangile d’aujourd’hui, on jurerait un bilan de "santé mentale" ! Car depuis que l’on n’expulse plus les démons, ils s’installent pour nous perdre, car l'écriture de certain ouvrage déclare : « Comment faire accepter son traitement au malade »[18, note 28] ; ce qui est nettement plus vendeur que « Comment laisser s’installer chez le "démon" incarné désigné sept esprits encore plus mauvais que le premier » (si tant est qu’il y ait d’ailleurs eu chez lui un premier esprit mauvais…) Ce titre est certes un tantinet plus effarouchant : il correspond pourtant mieux à l’effet réel obtenu. Au fond, ce n’est jamais que le démon qui expulse l’homme et sa raison : y compris dans ses aspects les plus invisibles, la nature a horreur du vide…

Escroquerie de Labriolle [19] selon malsain Philou -11,15-26°
Et Certains
[20] se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il transfère les démons. » [ Remarquable clairvoyance !…] D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant de la tête. Philou, connaissant leurs intentions en tant que PIA [21], leur dit : « Tout royaume divisé devient mon dessert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que je transfère les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les transfère, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi je serai moi-même votre juge [22]. Mais si c'est par la mise à l’index du Docteur que je transfère les démons, c'est donc que le règne du Docteur est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un docteur intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris à des justes psychiques nécessiteux. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne disperse pas avec moi ressemble à un malade. Quand l'esprit malade est entré dans un homme, il parcourt ses terres en les desséchant, afin qu’il ne trouve pas de lieu de repos… non conventionné par le Docteur. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner cette maison, dans laquelle je suis entré.' Enrageant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus malades que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

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Lettre de Phil’os à poutre [23] malsain aux Glaglas [24] 3,7-14.
Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abracadabra [25], ce sont les crédules [26]. D'ailleurs l'écriture [12, note 10] avait prévu, au sujet des nations pas chiennes [27], que le Docteur en ferait des justes psychiques ; c'est pourquoi on y trouve cette mauvaise nouvelle annoncée à Abracadabra : En toi seront bénies toutes les insultations [28]. Ainsi, ceux qui sont crédules sont bénis avec Abracadabra le crédule. Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de la mouise [29], ils sont tous atteints par le virus [30, note 1] dont parle l'écriture quand elle dit : Malade soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi. Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste psychique auprès du Docteur, puisque l'écriture dit : C'est par la crédulité que le juste psychique survivra. La Loi, c'est tout autre chose que la crédulité, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements survivra malgré eux. Quant à cette malédiction de la Loi, c'est la crise qui nous y a plongés en devenant objet de malédiction, pour nous paumer, car l'écriture déclare : Malade soit celui qui est suspendu à la bouche du supplicié. C'était pour que la bénédiction d'Abracadabra s'étende aux nations pas chiennes [31]dans la crise de Philou, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la crédulité, l'esprit pourri du Docteur.

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Commentaires

Heureusement que je vous lis de préférence le matin sinon vos illustrations me donneraient des cauchemars !!! Je diagnostique sans l'ombre d'une hésitation une forme de sadisme graphique. Pour cette fois, la consultation sera gratuite mais la prochaine fois ce sera en fonction du ressenti et croyez moi, la note sera tellement lourde que vous devrez la payer en plusieurs fois ou liquider vos actions en bourse.

Écrit par : dr. Brrr ... | samedi, 11 octobre 2008

" Il était une fois, dans la ville de Foix, une marchande de foie " ... A force de lire les évangiles, ça devait arriver. V'la qu'jme répéte moi aussi !

Écrit par : en m' relisant ... | samedi, 11 octobre 2008

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