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mardi, 14 octobre 2008

L’ablation de l’ablution n’est pas l’abolition de la purification

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41.
Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

_____Que peut-il se passer dans la tête d’un pharisien qui invite Jésus pour le repas de midi ? Cette invitation est-elle bien pure, uniquement soucieuse de la sustentation du corps de Celui qui veille si bien à la nourriture des âmes ? Ou s’agit-il pour lui de se faire "bien voir" du Maître, que Celui-ci justifie ainsi implicitement de Sa présence le parfait pratiquant de la loi de Moïse aux yeux de son entourage ? Voilà justement que cette pratique souffre d’emblée d’un accroc émanant de l’Invité Lui-même ! Il n'a pas d'abord fait son ablution avant le repas. Reproche qu’on a déjà entendu des mêmes, à propos des disciples de Jésus ; tel Maître, tels disciples : en effet, ils ne se lavent pas les mains avant de prendre leur repas.[1] Ce à quoi il leur avait été répondu que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche -mais ce qui en sort- qui rend l’homme impur.
_____On sait que le pharisien fut étonné… et sans doute aura-t-il ensuite été scandalisé [1, APR note 8] par les propos tenus par son Invité de marque. Non seulement il subit un cuisant échec en matière de se faire "bien voir", mais il est vertement remis à sa place… moins glorieuse que prévue : « … à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! » Après s’être consciencieusement lavé les mains, de quoi se mordre les doigts d’avoir lancé cette invitation à déjeuner qui –à rebours du prestige attendu- dévoile de l’impureté à l’endroit même où l’on se voulait témoin de la plus grande pureté !… Pas de chance pour lui : Celui qui a fait l'extérieur a fait aussi l'intérieur ; Il est donc le Dernier à se fier à une pureté formelle, toute extérieure. Cupidité et méchanceté ne partent pas avec quelque ablution… inclinant a contrario à les masquer plus qu’à les évacuer. Mais ici comme ailleurs, Jésus pointe le mal parce que Lui le voit là où celui qui le commet ne le voit plus : pharisien aveugle.[2] Par conséquent, Il ne condamne toujours pas au présent [3, APR note 1], si peu qu’Il offre au contraire une porte de sortie permettant de faire amende honorable afin de gagner en liberté comme en pureté : donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. C’est indiquer là un moyen de purifier d’abord l’intérieur de la coupe afin que l’extérieur aussi devienne pur [2] : question de sens. L’insensé n’est pas tant celui qui a perdu tout sens, que celui qui se fie extérieurement au sens commun sans s’être assuré de la pureté de ce sens. Que tout le monde se mette à rouler à contre-sens sur l’autoroute [4], et ce contre-sens deviendra le sens commun ! Deviendra-t-il le bon sens pour autant ? Donnez plutôt ce que vous devez au péage, et alors tout sera pur pour vous… pour peu que vous ne rebroussiez pas chemin, parce qu’à l’extérieur les autres repartent en sens inverse ! L’insensé, c’est aussi celui qui entreprend un long voyage après avoir lustré plutôt deux fois qu’une la carrosserie de sa voiture : aucune éraflure à déplorer, pas un moustique écrasé, un brillant impeccable. Mais sous le capot, les niveaux d’eau et d’huile n’ont pas été vérifiés avant le départ, la batterie est en fin de carrière et se recharge à grand peine, les durits sont devenues poreuses, l’embrayage menace ruine, les pneumatiques sont lisses et sous-gonflés : à quoi bon un véhicule extérieurement si rutilant quand il est intérieurement en panne près d’une borne d’arrêt d’urgence ? Ce sera alors un autre –un professionnel- qui prendra en charge cet intérieur : et là, il faudra bien lui donner ce que vous avez, parce que vous avez négligé ce qu’il y a de plus grave dans la loi [2]… de l’entretien mécanique de base. Ce qui risque fort de s’avérer plus coûteux que des aumônes !…

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_____Ainsi en est-il de ce pharisien se voulant pourtant hospitalier. Invitant le Christ à sa table, il s’est cru obligé de mettre en pratique la loi de Moïse tout entière… alors quil y a ici bien plus que Moïse, Jonas et Salomon [3] réunis ! Croyant s’attirer la grâce, il s’en voyait déchu en se séparant intérieurement du Christ, en dépit d’un rapprochement extérieur qui n’a en soi aucune vertu compensatoire. [5, note 18]

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,1-6.
Si le Christ nous a libérés, c'est pour que nous soyons vraiment libres. Alors tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage. Moi, Paul, je vous le déclare : Si vous recevez la circoncision, le Christ ne vous servira plus à rien. Et je l'atteste encore une fois : tout homme qui reçoit la circoncision est obligé de mettre en pratique la loi de Moïse tout entière. Vous qui pensez devenir des justes en pratiquant la Loi, vous vous êtes séparés du Christ, vous êtes déchus de la grâce. Mais c'est par l'Esprit, en vertu de la foi, que nous attendons de voir se réaliser pour nous l'espérance des justes. En effet, dans le Christ Jésus, peu importe qu'on ait reçu ou non la circoncision : ce qui importe, c'est la foi agissant par la charité.

_____À un degré différent, la communion partage avec la circoncision un aspect extérieur rituel. Mais de par sa seule dénomination, il importe encore davantage qu’elle manifeste de la foi agissant par la charité,[6, note 12] dans la vérité. La première des communions, c’est l’union de l’intérieur avec l’extérieur. Sinon elle n’est plus dans la vérité mais dans la compensation, sorte d’additif versé dans un réservoir de carburant dont la jauge crie famine… plus propice à précipiter la panne qu’à la prévenir. C’est la "communion" déchue de toute grâce- de l’insensé marchant dans le sens de sa condamnation [7, APR note 28] en voulant se faire "bien voir" du Maître et des disciples. L’invitant marchant à contre-sens –fusse le sens commun- n’est autre que l’invité qui se fait surprendre dans la salle de noce sans son vêtement de noce [8]… C’est bien la charité qui donne sens à la communion, non un sens commun peu avare dans l’incitation à reprendre les chaînes d’un ancien esclavage !…

Lettre de Phil’os à poutre [9] malsain aux Glaglas [10] 5,1-6.
Si la crise nous a enchaînés, c'est pour que nous soyons vraiment aliénés. Alors tenez bon, et reprenez vite les chaînes de votre ancien esclavage. Moi, Phil’os, je vous le déclare : Si vous recevez la confirmation de la maladie de l’autre, la crise vous servira à tout. Et je l'atteste encore une fois : tout homme qui reçoit la confirmation de la maladie de l’autre est obligé de mettre en pratique la loi de la mouise [11, note 10] tout pour le tiers malade. Vous qui pensez devenir des justes psychiques [12, notes 36] en pratiquant la loi de la "santé", vous vous êtes parés de la crise, vous êtes déçus de la graisse [13]. Mais c'est par la maladie de l’esprit, en tuant la vraie foi, que nous attendons de voir se réaliser pour nous l'espérance des justes psychiques. En effet, dans la crise de Philou, peu importe qu'on ait reçu ou non la confirmation de la maladie de l’autre : ce qui importe, c'est la crédulité [14, note 7] agissant par la "santé".[15, note 6]

_____Oh, que l’on voudrait que les lettres de Phil’os ne soient que pures galéjades !… Les séances de poirier [16, note 19] qu’elles expriment ne font pourtant que dévoiler de quoi est rempli l’intérieur de la coupe et du plat de la "santé mentale". cuillere.ragout.argent.jezler.96g.1.JPGImmangeable Verre_cristal_perle_de_lune.jpg[17] et imbuvable [18]. Fusse-t-elle servie avec force argenterie, coupes de cristal et vaisselle de faïence précieuse, une cuisine indigeste reste une cuisine indigeste. Mais peu importe qu’elle le soit ou non : ce qui importe, c'est qu’elle soit comme au restaurant, à savoir servie à quelqu’un d’autre. Pour soi, on s’en lave les mains. L'invitation pour le repas tourne à l’épreuve de force [2], le convive étant bien entendu "l’insensé" de service prié de se laisser servir le brouet qui lui redonnera sens ! Mais quel sens a-t-il donc perdu, cet "invité" forcé ? Le sens du "réel", lui répondra-t-on. Autrement dit… le sens commun. Peu importe qu'on ait reçu ou non la confirmation du bon sens de ce sens commun : ce qui importe, c'est qu’il soit assez partagé pour donner l’illusion d’une "foi agissant par la charité" : une "communion" ! Le sens commun est ainsi assimilé à de la sagesse, quand bien même il mettrait la planète à feu et à sang !
_____Cette illusion est soigneusement véhiculée par le professionnel du sens que nous subodorons : faut-il être "charitable" pour nourrir ainsi de telles inquiétudes pour la "santé" de l’autre !… Notre "gentil docteur" soigne la présentation… à défaut de savoir soigner autre chose : à sa table, argenterie, coupes de cristal et vaisselle de faïence précieuse. Cerise sur le gâteau : il passe pour purificateur parce que professionnel… de l’intérieur de l’autre,[19] version "trouble", donc "impur". L’extérieur ? Il le surfait afin qu’il puisse défaire aussi l'intérieur avec une parfaite inconscience d’insensé. La table bien présentée, c’est une formation médicale de longue durée laissant entendre qu’elle dispense l’art et la manière de traiter des souffrances intérieures quand la médecine –la vraie- ne saura jamais que traiter les souffrances extérieures.[20, p.3/4] C’est bien d’ailleurs ce que pratique sans vergogne la "santé mentale" : sa clientèle spontanée ne trouve de soulagement qu’à la mesure où on lui trouve une cause extérieure à sa souffrance. À cet effet, le "dahu" psychique [21, note 31] lui fournit une "cause" de premier choix : sur sa personne se cristallise une perte de sens décrétée génératrice de souffrance… pour son entourage. C’est donc lui qui "souffre" (!) : ce que sait tout "médecin" qui se fait écrivain à l’occasion [22, note 28], ayant derrière lui l’appui du sens commun. Le méchant "malade" qui refuse de se laisser "traiter" n’a pas cette chance, lui, puisque sa "maladie" vient justement de ce qu’il se rebelle contre le même sens commun ! Ce qui importe, c'est qu’il le réintègre en rentrant dans le rang. Mais cela n’est pas exprimé tel quel parce que c’est l’intérieur de la coupe. De l’extérieur, il n’est question que de perte de sens tout court, traduit en termes se voulant techniques à dessein de rassurer en mettant un nom à une situation que l’on feint de maîtriser quand on est évidemment déchu de la grâce de pouvoir observer l’intérieur de la coupe du "malade" désigné, que l’on soit « PIA » ou « PVA ». Ce rassurement est à double tranchant : il est destiné à soulager celui ou ceux qui le demande(nt) en leur accordant le statut de juste(s) "psychique(s)" fidèle(s) au sens commun, devenant donc des justes en pratiquant la loi de la sagesse !!! (Étrange "sagesse" que les scrupules à rendre malade –par voie iatrogène- quelqu’un qui ne l’est pas n’étouffe guère… Étrange "sagesse" qui remplit l’intérieur de la coupe de cupidité et de méchanceté, "vertus" minimales requises pour ne trouver aucun inconvénient moral à faire souffrir quelqu’un à dessein d’apaiser ses propres souffrances.) Mais ce statut artificiel de "juste" ne tient que par le renforcement de "l’injuste", dont la "pathologie" se fait "lourde" en fonction de sa résistance à chabal%20torse%20nu.jpgcette tartufferie. En conséquence, le "juste" est rassuré sur sa propre personne… et savamment effrayé sur la personne de "l’injuste" ! Ce qui résume d’ailleurs tout l’objet de la "santé mentale", systématiquement complice des insensés cupides et méchants. On concevra que l’invité à la noce pourra purifier tout ce qui lui chante de l’extérieur de sa coupe : tant qu’il se prêtera à cette justice "psychique" –par action et par omission-, il restera mûr pour s’entendre poser cette question en temps voulu : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?'[8] En temps voulu, il n’y aura plus d’alibi de "santé" pour quiconque. D’autant que la santé aussi réclame un minimum de vérité.[23,com.4] Ce n’est pas par l’usage d’une "médecine" de malheureux hypocrites [24][2][25][26] -tueurs de talents [27] défiant le sens commun- qu’éclatera la simple vérité de bon sens

Escroquerie de Labriolle [28] selon malsain Philou -11,37-41°
Comme Philou parlait, un phamacien l'invita pour le repas de midi. Philou entra chez lui et le mit à table afin qu’il avoue sa maladie. Le pharmacien fut étonné en voyant qu'il avait d'abord fait l’ablation de sa
"santé" avant le repas. Le Docteur lui dit : « Bien sûr, vous les pharmaciens, vous désinfectez l'intérieur de la coupe et du plat, mais à l'extérieur vous êtes remplis de stupidité et de mauvaise santé. Insensés ! Celui qui a défait l'extérieur n'a-t-il pas refait aussi l'intérieur ? Donnez-moi plutôt en frais d’insultations
[29] ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

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