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samedi, 18 octobre 2008

Des pathos, des pathos, oui… mais pas punis !

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9.
Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.' S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'

Qu’ils soient douze [1][2] ou soixante-douze, les disciples sont appelés à essaimer : pas à rester entre eux, confinés en salutations de reconnaissance mutuelle dans toute maison d’où l’on ne sort plus, après y avoir dit d’abord : 'Paix à cette maison'… et dommage pour les autres qui ne savent pas que 'le règne de Dieu est tout proche d’eux.' Aujourd’hui, la moisson est encore plus abondante, mais les ouvriers sont de moins en moins nombreux ! [3] Ce n’est plus de la distorsion, mais de la dissolution : où sont passés les amis de la paix ? Sans doute en train de tenir compagnie à la marque de l’Esprit Saint, voilée et cachée dans l’ombre du fond de la maison.[4, APR note 20] Parce qu’hormis quelques slogans idéologiques surannés, les ennemis de la paix seraient-ils tout à coup plus nombreux que ses amis ?[5] Les loups auraient-ils dévoré tous les agneaux ? À moins que ces derniers n’aient retenu que 'Paix à cette maison', en déduisant qu’il s’agissait de la leur ? Ces soixante-douze, étaient-ils plus avantagés qu’ils ne le seraient aujourd’hui ? Sur deux points, ils l’étaient moins ! En réalité, ils étaient disséminés puisqu’envoyés deux par deux. Et surtout, ils étaient envoyés devant lui, dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller… et n’était donc probablement jamais allé. Autrement dit, ils semaient sur des terres vierges, au mieux tout juste défrichées avant eux par les Douze… et dans les mêmes conditions spartiates que ces derniers. [6] En dépit de ces apparents handicaps, on se souvient que les uns et les autres revinrent de cette mission tout joyeux, n’ayant rencontré aucun obstacle majeur à guérir les malades et soumettre les esprits mauvais [7]. Par ailleurs, ce n’est pas exactement à du porte à porte qu’ils se livraient : ils avaient pour consigne formelle de ne pas passer de maison en maison. Dans toute maison où ils sont entrés, on les a priés d’y entrer… quitte à ce que l’un de ses habitants ne soit pas un ami de la paix, privant donc les autres de leur présence : la paix –par sa présence ou par son absence- se dévoile ainsi pour ce qu’elle est : un bien dont on se prive lorsqu’on en fait une propriété privée ! On ne peut être au mieux qu’ami de la paix, non son détenteur irréductible, parce qu’elle se joue à plusieurs. C’est bien pourquoi Il n’est pas venu apporter la paix, mais le glaive [8] destiné à séparer les amis de la paix de ceux qui la menacent, fussent-ils dans la même maison. Empêcher la paix, c’est en effet éloigner le règne de Dieu et ses corollaires : entre autres, la guérison des malades et la domination des esprits mauvais.

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Aujourd’hui, le disciple est le même que celui d’hier. Le maître de la moisson a plus que jamais à se faire prier. Fondamentalement, la mission est aussi la même. Mais le disciple vit à présent sous d’autres conditions que celles des premiers, et ces conditions ne tiennent en rien à quelque évolution culturelle : cette fois, il est envoyé derrière lui. Et s’il passe derrière lui, c’est lui qui peut empêcher la paix en se l’appropriant, devenant un obstacle sur sa route ; ses pensées ne sont plus celles de Dieu, mais celles des hommes. [9] C’est dire qu’avant d’entrer dans toute maison –la sienne comprise !- lui incombe-t-il d'abord de demander l’Esprit Saint au Père céleste. [10] Mais un Esprit Saint qui soit celui de Dieu, et non celui des hommes ! C’est que ce dernier est gentil [4, APR note 21] ; si gentil que grâce à lui que les méchants se font rares et que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.[11, APR note 8] C’est là un "Esprit Saint" idéal, venant apporter la paix et rangeant le glaive au fourreau.[12, p.7/8/9/10] L’"Esprit Saint" des hommes se distingue de ce qu’il n’est justement pas celui des hommes, mais de l’homme isolé. En effet, il a le chic pour apporter une "paix" étrange qui présente toutes les caractéristiques de la propriété privée : le premier qui y touche est immédiatement suspect d’être dominé par un esprit mauvais. En tête de liste des "méchants" : l’ami de la paix un peu plus déterminé à la partager avec d’autres ! Plus question de guérir les malades et de dire aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' Pour l’heure, l’ami de la paix est perçu comme fauteur de guerre. Et comme il n’y a plus de méchants, il ne risque pas de guérir qui que ce soit puisque le "malade", c’est lui ! Il est à craindre que le règne du Docteur soit tout proche de lui

Chacun sait que le Docteur est un spécialiste de l’Esprit Saint… qui a d’ailleurs grandement inspiré sa "Bible" [13, note 8], rayon "pathologies" : "délire mystique" et autresdsm-stack.gif "psychoses hallucinatoires" lui fournissent le gros de ses troupes. Déjà plus "puissant" que Jésus [4, note 22], le "gentil docteur" est tout indiqué pour mater l’Esprit Saint à grands renforts de produits décapants [14] qui ne parviennent jamais qu’à détruire son instrument [15] humain à petit feu. À défaut de guérir les malades, sa "paix" va reposer sur Montage-came-en-poub--FG.jpgun demandeur –qui n’est pas le "malade"- cherchant de la sorte à renouer avec son "Esprit Saint" (mis à mal par le "malade") si doux, si gentil. On s’habitue à tout : surtout à un "Esprit Saint" confortable et rassurant, caricature de Celui qui guide les ouvriers de la moisson. Ces derniers ne font peur qu'à ceux qui se satisfont d’une "paix" factice et superficielle. Le Docteur ? Encore un grand ami de cette "paix", version light garantie sans Esprit Saint. C’est très "dangereux", l’Esprit Saint : cela pourrait écarter davantage les brèches des "fragilités psychologiques" [16, APR note 28] ! Au fond, l’Esprit Saint est comme les vocations… ou les autoroutes : on peut le demander –voire le réclamer à cors et à cris-, mais à une condition : qu’Il ne soit pas trop proche de nous. Ce qui ne va pas faciliter l’annonce de 'la proximité du règne de Dieu' dans un monde devenu si pathomaniaque qu’il se ferme à toute guérison de malades. C’est envoyer comme des agneaux atteints de tremblante [17] au milieu des loups ! Ne serait-ce que sur un plan strictement commercial, ce n’est déjà pas très vendeur. Les loups en rient encore : ils finissent par ne plus avoir besoin de se déguiser en brebis [18] tant les vraies brebis viennent se jeter sous leurs crocs avec un rare "bonheur" ! Ils ne font jamais que manger et boire ce qu’on leur sert ; car le travailleur mérite son salaire. Et tant pis pour le "malade" qui, lui, ne méritait pas sa "maladie"… finissant au fil du temps par perdre ses guillemets et défrayer à nouveau les chroniques judiciaires [16, notes 27][19], alimentant ainsi à l’infini la tremblante des agneaux qui ont beau jeu de voir des "malades" partout : à force de les "voir", on finit aussi par les créer, en entretenant ce climat délétère de pathomanie universelle.

Pourquoi le maître de la moisson enverrait-il des ouvriers pour sa moisson s’ils n’ont pas davantage de blé que d’ivraie [20, note 1] à moissonner ? Il est "bonne pâte"… mais les pâtes sont meilleures à base de blé que d’ivraie. Et puis à quoi bon se déranger si ses moissonneurs doivent systématiquement passer pour dérangés ? 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' Mais il ne se laisse pas détrôner par ses rebelles… qui se veulent souvent ses plus vaillants [21] "défenseurs".

Escroquerie de Labriolle [22] selon malsain Philou -10,1-9.
Après cela, le Docteur désigna encore soixante-mille malades, et il les envoya dix par dix derrière lui dans toutes les villes et localités où lui-même avait des chenils
[23]. Il leur dit : « Le pigeon est abondant, et les ouvriers sont trop nombreux. Priez donc le maître de la chasse [24, note 12] de calmer ses ouvriers pour ses pigeons. Allez ! Je vous vois comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en insultations [25] sur la route : chacun son métier. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Briolle à cette maison.' S'il y a là un ami de la briolle [26], votre briolle ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous (et pauvre de vous…). Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travesti mérite son sale air. Passez de déraison en déraison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, décelez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne du Docteur est tout proche de vous.'

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