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mardi, 21 octobre 2008

Pleins phares sur les feux de croisements bâtards

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38.
Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

_____Comment se trouver en train de veiller à un retour de noces ? À défaut d’une méthode infaillible, il existe bien une solution d’attente qui soit plus active que passive : être soi-même de retour de noces, en accompagnant le maître ! N’est-ce pas précisément le rôle qui est confié à l’invité au repas de noces [1]? Porter le vêtement de noces est encore le meilleur moyen de rester en tenue de service, et garder sa lampe allumée : ce n’est pas sans faire écho à ces jeunes filles invitées elles aussi à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux. [2] Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.[3] S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail [4] ! De parabole en parabole, de Matthieu à Luc, l’Évangile répond à l’Évangile en usant de termes qui vont fort heureusement tous dans le même sens. Garder la lampe allumée, n’est-ce pas justement en faire concorder tous les faisceaux d‘éclairage afin de ne laisser aucune zone d’ombre qui puisse voiler [5] un trou [6] sur le chemin… ou masquer le voleur [7] tapi, prêt à venir percer le trou de la maison ?
_____Ce même sens de l’Évangile prend un réel plaisir à contrarier le sens commun [8, APR note 2] ! Celui-ci commanderait déjà qu’à son retour de noces -vers minuit ou plus tard encore- le maître soit bien fatigué et ne songe qu’à aller dormir un peu. Un peu à l’image de cet homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté, après avoir mangé, bu, joui de l'existence, il ne lui restait qu’à se reposer.[9] Mais si l’Évangile épousait le sens commun , il ne serait guère plus qu’un code de bonne conduite parmi d’autres. Or, voilà que le maître prend le contre-pied de cette logique : c’est lui qui prend la tenue de service, fait passer à table ceux qui l’ont attendu et les sert chacun à son tour. (En cela, la parabole s’llustrera concrètement plus tard, quand Jésus lavera les pieds de ses disciples [10] : « c’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. ») Non seulement le serviteur n’est pas plus grand que son maître [11], mais le maître incarne la loi de l’amour en renversant sa hiérarchie, se faisant serviteur de ses propres serviteurs afin de démontrer que chacun a droit de cité dans le peuple de Dieu, que nul n’est étranger aux alliances et à la promesse, qu’il soit loin ou qu’il soit proche.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,12-22.
Souvenez-vous qu'en ce temps-là vous n'aviez pas de Messie à attendre, vous n'aviez pas droit de cité dans le peuple de Dieu, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n'aviez pas d'espérance, et, dans le monde, vous étiez sans Dieu. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C'est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons accès auprès du Père, dans un seul Esprit. Et donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.

_____Souvenons-nous qu'en ce temps -année paulinienne ou non-, cette Lettre aux Ephésiens est du passé, conjuguée au passé dans le présent de sa rédaction. Or, au présent de sa lecture, les temps s’en trouvent fort bouleversés quand on la confie à Phil’os, avec cette fois promesse de sa part de ne pas en changer un mot (sous l’horrible menace de lui faire subir un processus "thérapeutique" !) :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,12-22.
(relue par Phil’os)

Souvenez-vous qu'en ce temps vous n'avez pas de Messie à attendre, vous n'avez pas droit de cité dans le peuple de Dieu, vous êtes étrangers aux alliances et à la promesse, vous n'avez pas d'espérance, et, dans le monde, vous êtes sans Dieu. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez proches, vous êtes devenus loin par le sang du Christ. C'est lui, le Christ, qui était notre paix : des deux, Israël et les païens, il avait fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il avait fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il avait tué la haine. Il était venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui êtes loin, la paix pour ceux qui sont proches. Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avions accès auprès du Père, dans un seul Esprit. Et donc, vous êtes plus des étrangers et des gens de passage que des citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous vous êtes désintégrés de la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.
Post-scriptum d’un Phil’os buvant la coupe jusqu’à la lie :

Hors de lui, l’harmonie de la construction devient étrange… surtout quand elle devient un temple malsain dans le Docteur. Hors de lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de destruction pour devenir par l'esprit malsain les demeurés du Docteur.

_____Nul n’est étranger aux alliances et à la promesse, qu’il soit loin ou qu’il soit proche. Mais si le maître est fidèle à sa promesse et aux alliances qu’il contracte, on ne saurait en dire autant des serviteurs… Certains de ceux-là ont cru faire tomber le mur de la haine, en supprimant la "méchanceté". Plus de méchants, plus de haine [12] : il suffisait d’y penser ! Malheureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de surveiller… leurs "méchants", voulant ainsi rassembler les uns et les autres en imposant leur "pax sanitaria" ! Il suffisait d’y penser, et on y a pensé. Mais le mal n’étant pas éradiqué, et personne ne désirant spontanément enfiler la tenue du méchant de service on a donc escamoté cette méchanceté au profit de la "maladie" [13, APR note 5] : de la sorte, le mal n’est plus la résultante du péché mais la conséquence symptomatologique d’une "pathologie". Pour qui se veut si loin, si étranger aux alliances et à la promesse qu’il va jusqu’à contester l’existence du maître, cette logique de pis-aller est de bonne guerre et revêt une certaine cohérence. Mais le bât blesse quand elle est adoptée sans difficulté majeure par celui qui prétend témoigner de la tenue de service, et garder sa lampe allumée ! De quelle "lampe" parle-t-on quand on s’abrite derrière de faux alibis "sanitaires" pour faire la sourde oreille au maître dès qu'il arrive et frappe à la porte, lui ou l’un de ses serviteurs venant l’annoncer ? De quelle "lampe" parle-t-on quand ce serviteur braque sa lampe allumée sur cette félonie ? Que fait celui qui laisse la porte fermée bien qu’on y frappe ? Il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées [14]… et il retourne le reproche, le masquant sous la feinte faussement charitable de quelque inquiétude quant à la "santé" de l’autre : il se met en quelque sorte en tenue de service de la "santé" de l’autre, ceci avec la "bénédiction" des tartuffes de la "santé mentale", hermétiques quant à eux à toute notion de péché puisque réduisant tout au prisme "pathologique". Ainsi, non seulement le "méchant" devient un "malade", mais ce n’est également pas le bon méchant ! Que l’on prenne le côté face ou le côté pile de cette pièce "diagnostique", son effigie comme sa légende [13, note 7] s’avèrent de monstrueux éléments de destruction reposant sur un mensonge éhonté, destiné à protéger le vrai méchant trouvé en train de "veiller" sur une "pathologie" qui n’existe pas.

chien.jpg_____Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix. Le "gentil docteur" -si "gentil" que nul n’est mieux placé que lui pour "déceler" les "méchants" !- balaie tout ceci, dissocie les uns et les autres en semant d’indescriptibles germes de haine et de guerres larvées, bâtissant des murs de la haine devenant infranchissables chez ceux qui se prêtent à de telles ignominies. Un "malade" se voit lui-même contraint de se séparer assez de ces derniers pour ne pas se laisser contaminer par cette haine si hypocrite qu’elle ose se prendre pour de la "charité" !… De toute façon, tant qu’il est considéré comme tel par les justes "psychiques" [15, notes 36] en tenue de service, tout se ligue pour lui éteindre sa lampe, voire lui confisquer. Il n’a pas le droit de cité dans le peuple de Dieu, ni dans le peuple des hommes. En revanche, il est le bienvenu dans le peuple des chiens [16] !… Ces braves bêtes se reconnaissent entre mille : elles sont des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu. L’Esprit Saint ? Toujours aussi "dangereux" [17, note 16]… pour soi comme pour les autres.

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