Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 26 octobre 2008

Pour communier, il faut OUVRIR la bouche…

liberte-parole.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40.
Les pharisiens, apprenant qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »

_____Si Jésus a fermé la bouche aux sadducéens, Il n’a pas coupé [1, APR note 24] la communication avec eux puisqu’en dépit d’une réunion entre eux (présentant toutes les caractéristiques d’une réunion-contre [2, note 28]), c’est bien l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, qui revient à la charge, Lui posant une question pour le mettre à l'épreuve. Cet Évangile lui-même revient à la charge (!), puisqu’il en a déjà été question : tant dans la version de Marc [3][4] que dans celle-ci.[5] Le thème qui y est évoqué mérite en effet d’y revenir sans se lasser, tant il y a loin de la coupe aux lèvres. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. D’ores et déjà, aucune subdivision [6, note 10] de cet esprit ne se justifie, aucun vague à l’âme n’est indifférent, aucun élan du cœur –positif ou négatif- ne peut être neutre : cautionner quelques subdivision, indifférence ou neutralité enfreint déjà le grand, le premier commandement ! Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si le second commandement est semblable au premier, et si on enfreint ce premier, alors on ne peut qu’enfreindre le second. Pas besoin d’être versé dans l’étymologie des profondeurs [7, APR note 31] pour deviner que cette infraction consiste moins à bafouer la loi qu’à poser un frein. Dans le civil, cela reste bien entendu un frein à la Loi ; mais dans cet Évangile plus qu’ailleurs, l’accent est porté sur le frein à l’amour, à la loi de l’amour. [8] Et ce frein n’est jamais aussi redoutable que lorsque l’amour de la Loi vient accabler la loi de l’amour : fidélité perverse qui s’émancipe de l’amour en revendiquant une autonomie illusoire puisque tournant autour d’elle-même, telle une station orbitale déconnectée de son centre de contrôle au sol. Livrée à elle-même, cette station devient inutile, voire dangereuse en risquant de rentrer en collision avec une autre –"fidèle" à son centre de contrôle-, au mieux la maltraitant en la secouant et la menant à la dérive [1, APR note 12] d’un exode sans retour, au pire l’entraînant dans une destruction mutuelle.

00560723.jpg

Livre de l'Exode 22,20-26.
« Tu ne maltraiteras point l'immigré qui réside chez toi, tu ne l'opprimeras point, car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Égypte. Vous n'accablerez pas la veuve et l'orphelin. Si tu les accables et qu'ils crient vers moi, j'écouterai leur cri. Ma colère s'enflammera et je vous ferai périr par l'épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins. Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n'agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d'intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C'est tout ce qu'il a pour se couvrir ; c'est le manteau dont il s'enveloppe, la seule couverture qu'il ait pour dormir. S'il crie vers moi, je l'écouterai, car moi, je suis compatissant ! »

_____Si la station menacée est habitée et qu'elle crie vers son centre de contrôle au sol, celle-ci écoutera son cri… même si l’amour ne sera pas nécessairement le premier vecteur d’écoute : un tel équipement est suffisamment onéreux pour ne pas le laisser spontanément partir en fumée ! Sa colère s’enflammera et elle fera périr l’intrus par l’épée d’une commande de destruction à distance. Mais foin de la hauteur de la guerre des étoiles : c’est en profondeur que se tapissent les germes de la guerre. Pas même sur le sol -ce qui est aisément repérable- mais en sous-sol. Dieu sait qu’en surface, la fidélité à l’amour… de la Loi trompe son monde, incitant l’apôtre Jacques à se demander d’où viennent les guerres [9, AV note 15]. Convoitises et jalousies sont chez lui au hit-parade des germes de la guerre. De fait, elles sont au sous-sol mais se laissent néanmoins distinguer, particulièrement chez les défenseurs forcenés de la Loi. Chez eux, l’annonce de l'Évangile est simple parole -et belle pour les plus enthousiastes-… mais certitude relativisée par une puissance et une action de l’Esprit Saint qui semble étrangement leur faire défaut…

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 1,5-10.
En effet, notre annonce de l'Évangile chez vous n'a pas été simple parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, certitude absolue : vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien. Et vous, vous avez commencé à nous imiter, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves avec la joie de l'Esprit Saint. Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de toute la Grèce. Et ce n'est pas seulement en Macédoine et dans toute la Grèce qu'à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti, mais la nouvelle de votre foi en Dieu s'est si bien répandue partout que nous n'avons plus rien à en dire. En effet, quand les gens parlent de nous, ils racontent l'accueil que vous nous avez fait ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable, et afin d'attendre des cieux son Fils qu'il a ressuscité d'entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.

_____Au milieu de bien des épreuves, le vivant et véritable accueil de la Parole tranche pour ainsi dire dans le vif, en divisant [7] ceux qui manifestent la joie de l'Esprit Saint… et ceux qui se livrent à la colère qui vient, étant retournés à leurs idoles [10, APR note 15] tout en s’imaginant dur comme fer être devenus un modèle pour tous les croyants !

Dernière lettre de Phil’os à poutre [11] malsain
aux
Tes-salauds-de-chiens-en-niche
[12, note 13] 1,5-10.
En effet, notre annonce de la nouvelle de votre mauvaise "santé" chez vous n'a pas été simple parlote, mais nuisance, action de l'esprit malsain, certitude absolue : vous savez comment nous vous avons déportés chez nous pour notre bien.[5, note 15] Et vous, vous avez commencé à nous imiter, nous et le Docteur, en accueillant la parlote au milieu de bien des épreuves avec la tristesse [13] de l'esprit malsain. Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les crédules, amateurs de macédoine [14] et de toute la graisse [15]. Et ce n'est pas seulement en macédoine et dans toute la graisse qu'à partir de chez vous la parole du Docteur a retenti, mais la nouvelle de votre crédulité dans le Docteur s'est si bien répandue partout que le malade n'a plus rien à en dire, ne sachant plus qu’aboyer.[16] En effet, quand les gens parlent de lui, ils racontent l'accueil que vous lui avez refusé ; ils disent comment vous vous êtes convertis au Docteur en retournant à vos idoles, afin de servir le Docteur vivant de vos mensonges, et afin d'atteindre de la tête son fils qu'il a suscité d'entre les morts, Philou, qui nous livre à la colère qui vient.

_____Soit une assemblée paroissiale se réunissant comme il se doit en ce jour du Seigneur… du vrai Seigneur [17] ! Ce type d’assemblée est toujours hétérogène, et vient précisément accueillir la Parole au milieu de bien des épreuves. La question n’est pas ici de s’interroger sur une vie paroissiale plus véritable ici ou ailleurs [18], mais d’établir un bref tour d’horizon de l’assemblée présente en s’intéressant à quelques-uns de ses participants. Tous ont donc entendu –à défaut d’accueillir- la Parole du jour : le Livre de l’Exode, la lettre de saint Paul puis saint Matthieu. Si l’attention à la manière dont on a écouté cette Parole [19] relève du secret des cœurs, il n’en demeure pas moins que certains éléments visibles permettent de se faire une appréciation de son vivant et véritable accueil, faisant cheminer tous ensemble dans l’unité de la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu. [1, APR note 12] Tous ensemble ?

_____Déjà, la famille d’un certain spécimen [20, note 29] est dispersée dans toute la nef ! Monsieur chante dans la chorale, ce qui permet d’être à l’abri des regards –notamment celui de son cocker "souffre-douleur" mais néanmoins insulté, situé à plusieurs mètres- en s’abritant derrière un pilier consistant.
_____Madame est avec ses benjamines, à moins de trois mètres du même cocker : la dernière parole qu’elle lui aie directement adressée est d’aller se "soigner", mot "doux" datant déjà de presque deux ans. Les rares paroles qui ont suivi l’ont été via un certain Philou, grand ami de la famille [1, APR note 25], elles-mêmes transmises par l’intermédiaire d’un avocat [21, APR note 37] soumis corps et âme à ses diktats "sanitaires"… absent ce jour de la chorale où il se place habituellement, côtoyant son ami le spécimen ! Si tout ce petit monde semble accueillir fidèlement la Parole, son accueil de la correction fraternelle [22] laisse beaucoup à désirer ! Quand on chante en compagnie d’un docteur de la Loi, on a sous le coude ce qu'il faut pour faire chanter un autre air au correcteur mal venu : jurisprudence aidant (mal), la correction fraternelle se métamorphosera ainsi en "harcèlement psychologique", avec menace de représailles judiciaires à la clé ! Bienvenue chez les chochottes "bénies" [23] se supportant les uns les autres avec amour, ayant à cœur de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix !!! [24, APR note 6]
_____Restent quelques aînés disséminés ici ou là, préférant accompagner leurs camarades plutôt que leurs parents… ce qui, passé un certain âge, est de bonne guerre quelle que soit l’harmonie (ou son absence) qui règne par ailleurs dans le cercle familial.

_____Madame cocker –friande d’Assomption [25], de Pape [26] et de réunions pathomaniaques [2, note 25]- est aussi présente ! Mais elle est hors de vue de Monsieur cocker, de l’autre côté de la nef : chacun est donc seul, et participe à sa façon de l’unité familiale dans l’Esprit par le lien de la paix. On sait que l’Esprit a beaucoup d’amour à donner : reste à espérer qu’Il aie également beaucoup d’humour ! Parce que si Madame cocker est Madame cocker, c’est tout de même par l’entremise de Monsieur et Madame spécimen, porte-parole patentés de leur ami le "gentil docteur", parole délibérément diffusée en l’absence de Monsieur presque cocker, d’abord à Madame cocker, puis à l’ami avocat, puis au curé du lieu, etc.

_____Monsieur cocker, quant à lui, est revenu sous cette nef, l’ayant délaissée depuis plus d’un an pour d’autres, peu enclin à communier avec de tels farceurs de la "communion". Les paniers de crabes, il les préfère au marché aux poissons plutôt que sous une nef sacrée. Beaucoup d’autres lui ont d’ailleurs emboîté le pas, nourrissant également peu de goût pour cet infâme mélange d’encens et de briolle [27], dont il reste à éclaircir le rapport avec le départ définitif d’un prêtre [28, note 31] puis d’un autre, heureusement moins définitif… Bien que chien –et a priori interdit de séjour en un tel lieu- il ne déplaisait pas à Monsieur cocker de revenir montrer ses jolis crocs [29] : à force d’être cocker, on finit par devenir un peu coquin…

cocker-anglais-01.jpg

_____Vient enfin l’exquis "etc." Hormis les nouvelles têtes, ce sont les "anciens" : les fidèles qui ignorent que Monsieur cocker est un cocker, tant son déguisement humain lui sied à merveille… et qui sont de toute façon plus fidèles à la Parole qu’aux commérages qui peuvent circuler ici ou là. Le plus exquis, ce sont les autres, le noyau dur : ceux qui –de bouche à oreille [6, APR note 15]-, en pleine "communion" avec Monsieur et Madame spécimen qui leur ont confié leur petit "secret" la larme à l’œil, l’ont confié à leur tour, puis se réexercent au fonctionnement de zygomatiques longtemps grippés afin de ne pas trop faire pâle figure, face au retour impromptu de Monsieur cocker parmi eux ! Officiellement, il ne doit pas savoir qu’ils "savent" que Monsieur cocker est un cocker !… Il y a des romans "pieux" qui se perdent. Sous cette nef, la "communion" est celle du pauvre : elle a une saveur amère de complicité au mal.

_____En conséquence, et sans avoir à violer le secret des cœurs, l’atmosphère régnante laisse augurer de l’aspect surréaliste de la Parole d’aujourd’hui ! « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »
_____« Vous êtes bien gentil, mon père, se dit le cocker dans son fox interne. Mais concrètement, là, on fait comment ? Ma plus proche prochaine, c’est ma femme : en ce moment, elle se trouve quelque part derrière, toute seule à plus de vingt mètres ! Depuis des mois, le seul prochain qu’elle envisage pour moi est un "gentil docteur" ! C’est cela, aimer son prochain comme soi-même [30]? Mais elle n’a fait que prendre la suite de cette autre prochaine qui est là, à trois mètres seulement sur ma droite, physiquement encore plus prochaine que mon épouse (dont les nouvelles têtes présentes auraient peine à imaginer qu’elle le soit). Celle-ci a eu recours à un docteur de la Loi pour me signifier fermement que je n’existais pas et qu’elle n’existait pas, ni elle ni aucun membre de sa famille, dispersée ici même ! C’est cela, s’aimer comme soi-même ? comment peut-on ne serait-ce que s’aimer soi-même quand on n’existe pas ? Et je n’ose évoquer, mon père, tous ces gens à gauche, à droite, devant et derrière moi : parmi eux, combien ont-ils "communié" à ce que je n’existe qu’en tant que cocker, s’étant laissés entraîner par leurs amis ? Et qui sait… peut-être vous-même mon père êtes-vous tombé dans le panneau ! Est-encore ainsi qu’on aime son prochain comme soi-même ?
_____Mon père, savez-vous que je suis ici comme un immigré qu’on a maltraité et opprimé ? Ici d’aucuns ont accablé mon épouse d’un état de santé fantasmatique chez son mari. Depuis, elle vit comme une veuve et nos enfants comme des orphelins. On a agi envers moi comme un usurier. On a pris en gage le manteau de ma santé ; j’ai assisté depuis à des centaines de couchers du soleil, on ne m’a encore jamais rendu mon manteau. C’est tout ce que j’ai pour me couvrir… bien qu’on n’aie pas manqué de me faire des niches. C’est le manteau dont je m’enveloppe, la seule couverture que j’ai pour dormir. J’ai eu beau crier ici, personne ne m’a écouté, car ici personne n’est compatissant… sauf à l’égard de ceux qui sont retournés à des idoles, se livrant à la colère qui vient : ce que c’est de trop s’inquiéter de la santé de l’autre… »

_____Ce chien est bien dressé : personne n’a entendu ses aboiements. Mais son cœur saignait pour cette prochaine si proche -et se voulant si lointaine- qui entendait pour son : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, et voyait pour image ce proche cocker –trop proche pour ne pas exister- qui, en dépit d’invectives de sa part déjà anciennes, n’a jamais suivi ses "conseils", n’est jamais allé se "soigner" bien que ce "conseil" se soit depuis lors répandu dans bien des familles comme un feu de garrigue. Et si quelqu’un, sous cette nef sacrée, souffre de quelque maladie de l’âme… ce n’est pas le cocker, car c’est un faux chien. Comme il y a de faux communiants. Ce que ne pouvait pas ne pas ressentir Madame spécimen, pourtant si douée à se voiler à elle-même ses propres jalousies
_____Le père non plus n’a pas entendu les aboiements. Mais son homélie n’en était pas moins pathétique. Soulignant à juste titre la sacralité de l’Eucharistie, que la communion au Christ soit assez fervente pour qu’elle porte du fruit. Le premier de ces fruits est qu’elle s’accompagne d’une communion aux autres, nos prochains… qu’elle ne soit pas "oubliée" dès la sortie ! Sinon, à quoi rime le grand, le premier commandement ? Oui, surréaliste. La communion ?[31, APR note 27] Ici comme ailleurs, il y a un joli trousseau de clés à récupérer avant.[32, note 25]
_____Et à propos de salutations sur la place, Monsieur cocker s’amuse beaucoup à faire le tri dès la sortie. Entre ceux qui saluent sans arrière-pensées, et ceux qui saluent parce qu’ils ne peuvent pas ne pas saluer celui qui les salue, il y a parfois un abîme [33]… sans parler de ceux qui ont tôt fait de disparaître avant de se retrouver dans une position "communiante" aussi contraire à ce qu’ils ressentent réellement !… C’est le jour du Seigneur, Celui qu’on aime de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit. Pas facile pour les tenants de l’esprit en tranches, empêcheurs d’aimer par la grâce de la Loi. Pas facile, parce qu’en principe, les charcuteries [34][35] sont fermées le dimanche…

Plateau charcuterie.jpg

Les commentaires sont fermés.