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lundi, 03 novembre 2008

Sans carton, les invitations cartonnent à la résurrection.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,12-14.
Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

_____Les pharisiens ne sont pas rancuniers : en voilà encore un qui convie Jésus à sa table ![1, note 3] Mais celui-là s’en sort plutôt bien : par la qualité de son invité, il incarne la Parole avant même qu’elle ait été prononcée. Il donne un déjeuner (ou un dîner), invitant Quelqu’un qui n’est pas véritablement de ses amis au sens strict, de ses frères, de ses parents ou de riches voisins. Jésus aurait du mal à lui rendre la politesse en l’invitant en retour : Il accomplit [2] en personne ce qu’il prône pour Ses disciples immédiats, n’emportant ni argent, ni sac, ni sandales. [3]
_____Oui, ce pharisien sort du lot : il est heureux, parce qu’on n’a rien à lui rendre ! Il est heureux parce qu’il reçoit sous son toit le plus éminent Défenseur des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles. « Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli… » [4] Cette Parole prend aujourd’hui une résonance très concrète, aidée il est vrai par la contemporanéité de notre pharisien avec Jésus : c’est l’invité qui est venu jusqu’à Son hôte et non l’inverse. « Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?  -Quand tu m’as invité à ta table. » pourra-t-il lui être répondu. Mais est-il réellement privilégié ? Dans l’ensemble, l’image des pharisiens qui nous est donnée dans l’Évangile ne brille guère par un favoritisme outrancier… Mais s’il n’est plus possible d’inviter physiquement Jésus à déjeuner ou à dîner, ce ne sont pas les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles qui font défaut : chaque fois que nous l'avons fait à l'un de ces petits qui sont Ses frères, c'est à Lui que nous l'avons fait. Des pauvres ? « Vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »[5]

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_____Les pauvres ? La première des pauvretés reste la pauvreté d’amour. [4, note 10] Cette pauvreté-là garde souvent le silence [6][7], occultée par la misère visible de l’étranger affamé, assoiffé, nu, malade ou en prison. Elle transcende pourtant les statuts sociaux, jusqu’à se faire patente chez le riche appelé à vendre ce qu’il possède, pour le donner aux pauvres. [8] « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! »[9] Mais le pauvre d’amour n’est pas le pauvre de cœur : un abîme [10] les sépare. Le premier est un riche aveugle [11] : il ne voit pas le pauvre [12], son regard étant faussé [13] par les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffant la Parole [14]. Cette Parole n’est plus comprise et reste désincarnée [15] : elle est comme estropiée et boîteuse, privée de la sève du don [16] sans rendu [17], et sans espérance autre que celle de la résurrection des justes. Mais de même que la papillon n’est pas appelé à voler à l’état de larve, Il est venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. [18] Il faut donc mourir pécheur avant de ressusciter juste. Celui qui meurt juste, c’est le riche volant de ses propres ailes, proie rêvée de prédateurs [19, APR note 2] sans tendresse ni pitié

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,1-4.
S'il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l'unité. Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d'humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres.

Lettre de Phil’os à poutre [20] malsain aux Rosekimiens [21, APR note 30] 2,1-4.
S'il est vrai que, dans la crise, on se réconforte les uns les autres [22, note 20], si l'on décourage tout amour, si l'on est en scission dans l'esprit partiellement malade [23, note 14], si l'on tend la laisse sans pitié [24], alors, pour que mon ricanement soit complet, ayez les mêmes consolations [25], la même compassion, les mêmes ressentiments ; recherchez la "santé". Soyez discrètement intrigants et vantards, en donnant assez d'humilité aux autres pour les estimer psychiquement inférieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit préoccupé que de lui-même, mais aussi de la "santé" des autres.

_____S'il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, il y a beaucoup à rendre AVANT la résurrection des justes ! Peut-être est-ce parce que le gars Phil’os est mûr pour la trique, -tant il a mérité des coups pour sa conduite [26]- que sa seule vue génère des remontées gastriques et autres ballonnements d’estomac [27, AV note 2] ?…

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Commentaires

Je vous applaudis pour votre paragraphe. c'est un vrai œuvre d'écriture. Continuez .

Écrit par : MichelB | mercredi, 13 août 2014

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