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lundi, 11 novembre 2013

L'incontournable réédition du jour :

À PROPOS DU 11 NOVEMBRE…

Armistice 2.jpg

( Première parution : 11 novembre  2008 ) - réédition sans modification (autre que sur l'illustration)

 

______Davantage que celui d'une simple commémoration, ce jour sonne le glas des armes, du feu et du sang. Le souvenir du retour de la paix extérieure appelle à renouer avec la paix intérieure. Tant de morts -ultimes manifestations de la souffrance des autres- ne peuvent l'avoir été en vain. Mort, où est ta victoire ?
______"Plus jamais cela !" entend-on dire, dans un grand élan du cœur. Ce cri résonnait à l'issue de la Première Guerre mondiale. Mais il n'était qu'une pathétique imploration : à lui seul, il ne suffisait pas. Quelques décennies plus tard tout recommençait, en pire. À nouveau, le cri a résonné. A-t-on enfin tiré les leçons de l'Histoire ? L'Histoire, on se contente de la scruter, de la détailler, de la mémoriser. Le "devoir de mémoire" devient la panacée suprême : à lui est accordé toutes les vertus. Se souvenir, c'est mesurer les conséquences d'actes et de pensées peccamineux pour (essayer de) ne pas les reproduire. C'est examiner l'expérience des autres dans ce qu'elle a eu de rédhibitoire, dans le dessein louable de ne pas la réitérer : plus jamais cela. Enfin, se souvenir c'est se repentir. Mais le repentir ne vaut que pour soi, non pour les autres : c'est là une attitude trop personnelle pour être transférée à une collectivité anonyme. C'est un chemin de résurrection : il est vain de l'appliquer à des morts qui sont bien mieux placés que nous pour s'y être engagés d'eux-mêmes dans l'autre monde.

______Servons nos morts en nous souvenant d'eux, mais NE NOUS SERVONS pas d'eux : ils ne sont pas en position de nous accorder l'absolution. Se servir de nos morts, c'est les faire mourir de nouveau, rendre vain leur sacrifice, les accrocher à la terre quand ils ne demandent qu'à s'en détacher. Nous ne pouvons pas parler à la place de nos morts : c'est leur faire dire ce qu'ils n'ont pas dit. CE QU'ILS CONTINUENT de ne pas dire, au-delà du rideau de fumée de la mort. Accordons-leur de poursuivre leur chemin, et ENGAGEONS-NOUS enfin dans le nôtre. Engageons-nous sur un chemin de réparation.
______ Cette réparation a bien sûr commencé au sortir des traités de paix. Avions-nous le choix ? Le monde était un immense champ de ruines. Mais ne s'agit là que de réparations extérieures, effectuées dans les domaines politiques, géopolitiques et matérielles. Où en est la réparation intérieure ? S'est-on seulement posé la question ? Il est à craindre qu'elle ait été éludée par la repentance...

______Mais qu'est-ce que la repentance ? À l'aune du sens commun, c'est précisément cette attitude stigmatisée plus haut : une sorte de repentir collectif effectué au nom de ceux qui nous ont précédés, au nom des autres. C'est là une attitude fausse, ce qui explique que les récentes manifestations de repentance initiées par les plus hautes sommités de l'Église aient été jugées scandaleuses par nombre de chrétiens. Comment Jean-Paul II lui-même a-t-il pu asseoir pareille attitude de son autorité spirituelle et morale ? La question est insidieuse : elle sous-tend quelque inclination à se vouloir plus pape que le Pape. Or, notre saint Père savait parfaitement ce qu'il faisait, bien entendu. Ce n'est pas son attitude qui était fausse... mais la définition commune de la repentance ! Ici encore, nul besoin de fastidieuses recherches : un simple dictionnaire suffit à dissiper un malentendu tenace... à distinguer le repentir de la repentance.
______Voici la définition de la repentance donnée par le petit Robert : souvenir douloureux, regret de ses fautes, de ses péchés. Et de suivre par cette proposition de synonyme, non étrangère à la confusion : repentir !
______Quelques centimètres plus bas, à la même page, penchons-nous alors sur la définition du repentir : vif regret d'une faute accompagné d'un désir d'expiation, de réparation. C'est tout à fait extraordinaire ! La différence de définitions ne saute-t-elle pas aux yeux ? La repentance s'en tient à la douleur et aux regrets. Le repentir ne s'oppose pas à la repentance : simplement, il ne tourne pas sur lui-même. Il se décentre de lui-même puisqu'il est accompagné d'un désir d'expiation, de réparation. Autrement dit, le repentir est une prise de conscience restructurante quand la repentance est une prise de conscience qui n'engage en rien. Sous cet éclairage, on comprend que certaines positions de l'Église ont pu être mal interprétées : si on opère une confusion entre repentir et repentance, on estime à juste titre qu'Elle se renie en faisant se repentir malgré eux ses enfants morts. Ce faisant, Elle prendrait évidemment le contre-pied de ce qu'Elle a toujours été : la dispensatrice de la Miséricorde sur ses enfants vivants. Or, ce n'est pas du tout l'esprit de la véritable repentance qui est bien de souligner des épisodes douloureux SANS juger ceux qui en sont à l'origine : il est moins question de juger le passé dans le présent que d'en tirer de saines leçons en montrant les possibles répercussions peccamineuses de réels jugements appartenant au passé. C'était là une géniale intuition d'un Jean-Paul II, souvent incomprise en son temps. Si l'on élimine la confusion entre repentir et repentance, l'ambiguïté disparaît d'elle-même.

______Cette confusion n'a rien d'anecdotique, car les mots détiennent un pouvoir redoutable. Les idéologues le savent bien, qui captent ce pouvoir à leur seul profit. Décrivant un élément du réel (duquel émane leur pouvoir), les mots sont ainsi détournés de leur sens pour illustrer celui d'une idée. Objectif visé : mettre la réparation intérieure... en panne, en polarisant l'attention sur la réparation extérieure. Idéologiquement, la repentance est assimilée dans un premier temps au repentir. Dans un second temps, elle est assimilée au repentir des autres. Pour déceler l'idéologie qui est à l'origine de ce plan diabolique, ce n'est pas très compliqué : c'est nécessairement celle qui n'a produit AUCUN ACTE DE REPENTANCE jusqu'à aujourd'hui...

(11 novembre 2006)
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guerre et paix

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11 novembre 2013 : en temps dit "de paix" -hors déchaînements de la nature ou faits divers morbides-, les manières de passer "l’arme à gauche" sont évidemment plus discrètes que celles qui sont évoquées ce jour. Ainsi aurons-nous une pensée pour Teddy, tout premier commentateur (ci-dessous) de la présente note, lors de sa parution en ligne d’origine. Nous eûmes quelques "passes d’armes" en leur temps [1] (parfois ici même, plus souvent "chez lui"[2]) qu’il serait sans doute indécent de comparer avec ce qui ne l’est pas : non seulement en ce que celles-ci ne furent que de nature épistolaire (web oblige), mais également en ce que l’animosité verbale (parfois virulente !) ne signifiait pas nécessairement l’inimitié.
Teddy nous a quittés au mois d’août de cette année 2013 : R.I.P.

guerre et paix

Commentaires

L’image du pioupiou à la Gare de l’Est la fleur au fusil est une image d’Epinal. Cette jeune chair à canon n’était pas dupe, malgré les va-t-en-gerre et les fusillés mutins qu’aujourd’hui l’on veut réhabiliter sont morts pour le prouver.
Quant aux autres victimes, il le furent pour des intérêts qui n’étaient pas les leurs.
Je suis globalement d’accord avec vos commentaires et sujets, bien que Michel soit aussi obscur pour un autodidacte que je suis. Surtout avec le terme peccamineux ! (2 fois) Il fallait aller le chercher celui-là.

Pour ce qui me concerne, je suis pour que, une bonne fois pour toute nous commémorions nos « morts pour la patrie » et les victimes de la barbarie historique d’où qu’elle vienne. En un seul jour, une seule fois avec tous les protagonistes, pour rappeler que si nous n’y prenons pas garde cela pourrait réapparaître, mais que l’on cesse de parader chaque année au pied des monuments aux morts - lesquels n’ont jamais rien demandés- pour la patrie. Je perçois ces manifestations comme une ode à la guerre, à la revanche et à la haine de l’autre.
Se repentir ? Nos enfants devront-ils se repentir longtemps des horreurs commis par leurs ancêtres ? Qu’à le jeune allemand à se repentir de son grand-père chef de stalag ou gazeur de juifs ?
Le repentir du Pape est pour moi plutôt rigolo quelque soit le sujet. D’avoir traiter les juifs d’assassins du Christ ?

QUESTION : Si après une longue mise en condition bien sûr, le gouvernement vous demandait de repartir " comme en 14 " ... que feriez-vous ?
A 20 ans bien entendu je pars, à 21 je déserte et suis repris et à 22 fusillés pour mutinerie.
En réalité je ferai malheureusement comme tout le monde, je ne suis pas plus malin qu’eux et c’est là le drame et le véritable sujet de vos papiers, dans ces cas là nous sommes tous des assassins.

Écrit par : Teddy commentaire croisé | dimanche, 16 novembre 2008

"nous sommes tous des assassins"... C'est le mot de la fin !

Quoi ! Moi un assassin ? Je ne ferais pas de mal à une mouche !

Les exigences de Dieu sont telles qu'on peut lire ceci dans la Bible : "Si quelqu'un déteste son frère, c'est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier ne possède en lui la vie éternelle"...

Qui n'a pas haï au moins une fois dans sa vie ? Il y a bien de quoi se repentir, et pas seulement le 11 novembre ...

Écrit par : alberto | mercredi, 19 novembre 2008

La haine est alimentée par la rancoeur. Quand je dis que je suis incapable de haine, c'est parce que je réagis avant que la rancoeur s'installe. En clair : j'expulse par une colère libératrice. Le problème des guerres, c'est que l'on demande à des hommes de tuer des gens qu'ils ne haïssent pas et on les oblige à le faire. Si on leur laissait le choix, ils s'expliqueraient, peut-être avec des frictions mais il n'y aurait pas mort d'homme.

Écrit par : une pacifiste. | mercredi, 19 novembre 2008

Nous devons tous mourir !
Je parle de la mort de l'âme, avec la connotation "vie éternelle"... C'est autre chose.

Écrit par : alberto | jeudi, 20 novembre 2008

" Nous devons tous mourir " (sans blague ? ... Tu as trouvé ça tout seul ? )
En l'occurence ce qui interrogeait n'était pas le fait de mourir mais de tuer.
" Tu ne tueras point " - En ce cas, pourquoi les aumoniers bénissent les armes ? Quelqu'un peut me le dire ? La guerre sainte n'existe pas et la vie éternelle est pour ceux qui y croient. Moi, j'attends d'y être pour savoir ...

Écrit par : simone. | jeudi, 20 novembre 2008

"pourquoi les aumoniers bénissent les armes ?" Sous-entendu : afin que ces armes mènent une "guerre sainte", si je ne trahis pas votre pensée ?
Dans certains cas, reconnaissons tout de même que la question de la "guerre sainte" ne se pose nullement en termes de conquête : plus prosaïquement, il s'agit tout simplement de sauver sa peau -et de défendre celle des siens- contre un assaut venant de l'extérieur. Certes, quand on se fait tuer, "on ne tue point"... mais on n'est point beaucoup là non plus pour s'en glorifier ! (Au moins, on "y est pour savoir" !...) Y aurait-il d'ailleurs vraiment de quoi s'en glorifier, en ayant permis ainsi aux survivants d'être soumis à un pouvoir autoritaire (moins regardant sur le "tu ne tueras point") que des aumôniers auraient été peu tentés de bénir ? En ce sens, la "guerre sainte" existe dans l'esprit d'éviter une "paix" un tantinet coercitive : mais je reconnais qu'on ne la rencontre pas beaucoup.

Écrit par : Michel | vendredi, 21 novembre 2008

"Moi, j'attends d'y être pour savoir ..." C'est ce qui s'appelle "être bête". La vie éternelle n'est pas "pour ceux qui y croient", elle est pour ceux qui ont Jésus !
"Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie". (La Bible, 1 Jean 5.12)
Les bêtes ne peuvent pas choisir parcequ'elles ne pensent pas. Par contre tout être humain possède la faculté de penser et de choisir. Mais la majorité se conduisent à la manière animale. Quoi qu’il en soit, si l’animal n’est pas responsable, l’homme, lui, est responsable !

Et moi si j’informe, je n’impose rien du tout ! Ces quelques lignes ne sont l’objet que d’un dialogue.

Écrit par : alberto | vendredi, 21 novembre 2008

- Meueueueuh ! ... wouarf ! wouarf !

Écrit par : à poils ou à plumes ? ... | vendredi, 21 novembre 2008

C'est déjà mieux que "grrrr !" pour celle qui tire plus vite que son ombre !

Écrit par : alberto | vendredi, 21 novembre 2008

Ciel ! "Monsieur cocker" aurait-il donc fait des petits ? Un peu étranges, d'ailleurs : ils donnent du lait ! Ah,les mystères de la génétique...

(Tilt : je comprends mieux à présent les vilaines insomnies de Ts'eu...)

Écrit par : Michien | vendredi, 21 novembre 2008

"Quand on a pris un mauvais chemin, il faut savoir revenir en arrière." (pensée de Simone)...

Comment on fait pour revenir en arrière quand, arrivé(e) dans l’au-delà on s’aperçoit qu’on n’a pas pris le bon chemin ?

Écrit par : alberto | lundi, 24 novembre 2008

Ah ! ah ! et comment fait on quand on a passé toute sa vie avec des certitudes et qu'on s'aperçoit que l'on s'est flanqué le doigt dans l'oeil jusqu'à l'épaule ? ... Autre hypothèse : on ne voit rien du tout parce qu'il n'y a strictement rien à voir ! The NEANT.

Écrit par : simone alias Agnostica. | lundi, 24 novembre 2008

Mon oeil ! Oh oh !

La certitude est simple : elle est basée sur Jésus qui est allé voir de l'autre côté !

Tous meurent (comme tu le sais) et ne reviennent pas. Jésus, lui, est le seul qui soit mort et revenu à la vie ! Lui seul peut nous dire ce qu'il y a de l'autre côté.

Et qu'est-ce qu'il nous dit ? "Préparez-vous !" (la robe...)

Écrit par : alberto | lundi, 24 novembre 2008

Bon, écoute : crois ce que tu veux et laisse-moi croire ce qui me plait. On ne va pas recommencer ici comme chez Teddy ! Je reste muette ... (mais n'en pense pas moins) - Ciao !

Écrit par : simone - | lundi, 24 novembre 2008

On ne recommencera rien. Tu ne seras plus aux prises avec moi : mais avec Lui. Tu restes muette parce qu'Il te rend muette, comme il a fermé la gueule des lions qui ne dévorèrent pas Daniel !

Écrit par : alberto | mardi, 25 novembre 2008

Désolée, Michel pour ces échanges ridicules. Je m'étais pourtant bien promis de ne pas répondre ... On peut penser différemment et rester amis, nous en sommes la preuve vous et moi mais d'évidence, ce n'est pas possible avec tout le monde.

Écrit par : simone - | mardi, 25 novembre 2008

Pas de souci, Simone ! Au moins, on ne pourra pas vous reprocher de ne pas y mettre du vôtre pour mettre un peu de vie chez moi. On dirait parfois un vieux couple se chamaillant... ce qui est d'autant plus piquant que vous vous accrochez à ma note du 11 novembre.
J'en connais quelques-uns qui, eux, n'ont pas signé l'Armistice. À moins que ce ne soit avec de l'encre sympathique ?...

Écrit par : Michel | mardi, 25 novembre 2008

Cà va, grâce à la distance, on ne s'est pas encore mis " la tronche en pièces " par contre, aucun Armistice ne peut se signer quand il n'y a pas respect réciproque des frontières ... c'est même là que le bât blesse. Mais comment dit-on dans Highlander ? Certains terrains sont peu propices aux duels et c'est l'unique raison pour laquelle je ferme ma g ... et non pour imiter les lions de Daniel. Bonne journée, Michel !

Écrit par : Simone - | mardi, 25 novembre 2008

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre restera la dernière de l'Histoire, la «der des der»..

Ben voyons, sacrés commémos va!

Écrit par : 3 "F" | mercredi, 11 novembre 2009

Comme disait ma mère ainsi que beaucoup de sa génération : " il faudrait une bonne (sic) petite guerre pour arranger tout ça " - Pas d'impatience, braves gens, il y en a toujours une en réserve ... O misère !

Écrit par : simone | mercredi, 11 novembre 2009

Vieil air connu de nos grand-mères, effectivement. Mais il en existe un autre, à l'usage de la génération opposée : "comment voulez-vous qu'il n'y ait pas de guerre si déjà vous vous chamaillez entre vous ?" Celui-là n'a rien perdu de sa vigueur, y compris pour les générations intermédiaires : n'est-ce pas d'ailleurs une spécialité de la maison ?...

Écrit par : Michel | mercredi, 11 novembre 2009

Les chamailleries appartiennent à la nature humaine. D'ailleurs pour vous le prouver, je vais vous faire un procès d'intention étant donné que j'ai un commentaire qui a suivi le chien dans la poubelle. Grrr ! ....

Écrit par : simone | mercredi, 11 novembre 2009

Eh, ne mordez pas : je n'y suis pour rien, moi ! Et puis vous savez, les "procès d'intention" on finirait presque par s'y habituer... s'ils généraient moins de dégâts collatéraux.

Écrit par : Michel | mercredi, 11 novembre 2009

Et bien tant pis ! on ne saura jamais ce que j'avais écrit, na ! Je me demande comment vous allez faire pour vous en remettre ? ...

Écrit par : simone | mercredi, 11 novembre 2009

Comment je vais faire ? Je vais vous demander de me le remettre, voilà tout ! Sinon ce sera la guerre...

Écrit par : Michel | mercredi, 11 novembre 2009

Oui, mais là, il y aurait comme un petit problème ... c'est que j'ai oublié ce que j'avais écrit. A la poubelle, comme le chien. Bof ! ce n'était pas très important sinon je m'en serais souvenu. Or j'ai comme le vague souvenir que cela se voulait (...) drôle et comme chacun sait, on n'est jamais drôle 2 fois de suite. (ça se saurait !) Tant pis. Ne déterrez pas le tomahawk pour autant !

Écrit par : simone | jeudi, 12 novembre 2009

Bonjour
Bien longtemps que j'étais venu te lire...
Oui se repentir pour un autre c'est un peu facile....
maintenant si l'église se repend d'avoir fait telle ou telle chose... elle doit être sensée ne pas recommencer ? Ce qui est moins sûr...
Si un aumônier bénis une arme, comme l'église en a bénie à plusieurs reprises cela prouve que l'église et l'aumônier n'ont rien compris à l'évangile et n'ont aucune foi digne de ce nom.... Ceux sont des religieux qui ont usurpé le nom de chrétien...
Tout ça est un vaste débat, merci de l'entre-ouvrir...
Sincèrement
Jean

Écrit par : Jean | jeudi, 11 novembre 2010

Ah, il me semblait bien aussi qu'il me manquait un lecteur ! (Faudra-t-il que j'instaure des sessions de "rattrapage" ? Ouille : cela risque d'être laborieux pour le "retardataire"...)

Pour prolonger un peu le fameux débat, peut-être est-ce aller un peu vite en besogne que de "prouver" ainsi "que l'église et l'aumônier n'ont rien compris à l'évangile et n'ont aucune foi digne de ce nom" : il y a aussi des circonstances historiques imposant le choix des armes, non ? Est-ce toujours "usurper le nom de chrétien" que de défendre tout bêtement les siens, ses biens, sa culture, etc. ? Ployer l'échine sous le premier dictateur venu, sans foi ni loi, est-ce davantage chrétien ? Et ce n'est pas à un pasteur (j'allais dire : aguerri !) que je vais apprendre que la Bible est truffée de faits d'armes sanguinolents !
Maintenant, il y a aussi de tels faits s'affichant "religieux" alors qu'il ne sont que des faits politiques (mal) déguisés, la religion fournissant alors un alibi commode : la difficulté est évidemment de discerner tout cela. Il y faut du recul... et pas mal de compréhension de l'évangile !

Écrit par : Michel | samedi, 13 novembre 2010

2006 ... déjà ? !!! - Fichtre ! Je serais bien en peine d'exhumer mon papier de ce jour là qui n'est plus en ligne depuis longtemps. Pas de regrets, je ne regrette jamais rien - c'est un principe ! mais n'importe le temps est décidément inéluctable ... il poursuit son chemin presque en dehors de nous. Bah ! ainsi va la vie, non ? ... Amicalement vôtre.

Écrit par : simone | samedi, 12 novembre 2011

À propos d'exhumer, je viens de rajouter au-dessus un peu de tendresse dans ce monde de brutes (bien qu'ils ne soient plus très frais, ces deux-là).
Ce papier non plus, d'ailleurs : encore que si 2006 fut l'année de son écriture, il aura encore patienté deux ans pour apparaître en ligne ici. Mais il est vrai que là-dessus, je suis décidément plus conservateur que vous !... Chacun ses principes : vous, vous ôtez ; moi, je rajoute comme un bénédictin. Moralité : à nous deux, nous formons des principes ôtés de monacaux. Prestigieux, isn't it ?

Écrit par : Michel | samedi, 12 novembre 2011

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