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jeudi, 20 novembre 2008

On reconnaît aussi des vautours qui peuvent vendre la paix.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,41-44.
Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait : « Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

_____Il existe bien des manières d’être près de Jérusalem. Car elle est toujours le lieu du Temple [1, AV note 24] : celui de pierre comme ceux de chair, temples de Dieu que nous sommes.[2, APR note 8] C’est moins sur une ville de pierre que sur une ville de chair que pleure Jésus : les pierres, Il les enlève.[3] Ce qui, d’ailleurs sèche les larmes [4] plus sûrement que cela ne les produit. Mais comment ce Verbe qui s’est Lui-même fait chair pourrait-il enlever la chair ? Refermée sur elle-même, il n’est de jour où elle reconnaisse ce qui peut lui donner la paix. Mais hélas, cela est resté caché à ses yeux, la rendant vulnérable à tout ennemi venant mettre le siège devant elle, l'encerclant et la pressant de tous côtés. Les Huns seraient-ils de retour ? Non : ce sont les autres ; les bons amis –et autres "conseillers" extérieurs à la ville de chair-, qui encerclent et pressent, dissuadant tant et si bien de reconnaître ce qui peut donner la paix qu’ils sèment assez de germes de guerre pour tout jeter à terre, ne plus laisser chez leur "conseillé" pierre sur pierre… au nom de leur "paix", bien sûr. Quand on ne reconnaît pas ce qui peut donner la paix, on connaît ce qui peut la vendre. Ce qui constitue déjà le signe flagrant d’une paix factice, fuite en avant préparant à des luttes plus âpres encore. Or, si le combat a été abdiqué en amont [5] quand il était encore supportable, comment serait-il mieux mené en aval, là où le champ de bataille [6] semble tout submerger, puisqu’ajoutant de nouveaux sujets de discorde suite aux anciens, refoulés et inassumés ? Et que dire des mercenaires [7] -proposant leurs services aux plus offrants- escrocs de la paix puisque la vendant ? Mais –hormis leur version "justicière" d’extrémité de chaîne [8]- il y a de quoi pleurer parce qu’ils ne pratiquent pas la vente forcée : ils répondent à une demande [9, APR note 30] formelle de paix commerciale, donc émanant d’un client à l’âme belliqueuse, à charge pour eux d’être les belligérants à sa place.
_____L’âme belliqueuse n’est pas à confondre avec l’âme combattante : elle en est son antithèse, âpre à s’extraire de la zone de combat afin de la laisser à d’autres. L’ennemi a alors beau jeu de venir mettre le siège devant elle, l'encercler et la presser de tous côtés. Il la jette à terre, elle et ses enfants qui sont chez elle, et ne laisse pas chez elle pierre sur pierre, parce qu’elle n’a pas reconnu le moment où Dieu la visitait. Or, on ne saurait reconnaître que ce qu’on connaît déjà. C’est pourquoi les Huns –barbares sans foi ni loi- ne sont pas concernés par ces larmes sur Jérusalem. (De plus ne courent-ils pas le risque d’être suspects de fuir le combat !…)

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_____Au-delà de la Jérusalem géographique de pierre, sont concernées les Jérusalem de chair, de tous temps et de tous lieux : tous ceux qui ont plus qu’il ne leur en faut pour reconnaître en chaque jour ce qui peut leur donner la paix. Au temps de Jésus déjà, rien ne restait caché aux yeux de ceux qui recherchaient une paix authentique : quand on scrute les Écritures [10], c’est bien qu’il y a des Écritures à scruter ! La Jérusalem terrestre fourmille de scribes, pharisiens et autres docteurs de la Loi dont on ne saurait reprocher qu’ils l’eussent confinée derrière le rideau du Temple ! C’est au niveau de l’accomplissement [11] de la Loi que se situe la ligne de démarcation entre le combattant et le déserteur, non à celui de sa connaissance et de son explicitation. Quel que soit le degré de celles-ci, elles restent particulièrement cachées aux yeux des déserteurs qui ajoutent la trahison à leur lâcheté, sous-traitant des mercenaires chargés de combattre les vrais combattants qu’ils prennent pour Anima-Peluche-poussin-7040.jpgdes ennemis, alors que ceux-là ont reconnu ce qui donne la paix ! Oui, il arrive pour ceux-là des jours où ces mercenaires viennent mettre le siège devant eux, les encerclent et les pressent de tous côtés ; objectif : les jeter à terre pour le compte de leurs clients, restés confortablement à l’abri, serviteurs mauvais et paresseux ayant délégué leur responsabilité par derrière. [12, note 13] Pour ne pas pleurer sur leur ville intérieure qu’ils dévastent par leur désertion, ils font pleurer les autres en soudoyant des marchands de dévastation chez eux. Ceux-là sont pires que les marchands du Temple [2], car ils s’acharnent à en déchirer le rideau afin d’en piller le contenu [13]. Ce sont des "Huns" qui n’ont pas l’excuse d’être des Huns, parce qu’ils sontfoi,évangile,politique,santé,philosophie,littérature,vilaine jerusalem officiellement commandités par des gardiens du Temple qui n’ont pas voulu être rassemblés comme la poule rassemble ses poussins sous son aile. [1] Quand le poussin joue au coq [13, APR note 10], avec sa cervelle de moineau [14] c’est au renard qu’il ouvre la basse-cour [15] : celui-là court plus vite qu’il ne vole ! Mais certains poussins se sentent pousser des ailes quand –en sus de leur combat personnel qu’ils ne dénient pas- ils se voient affublés du combat des autres… Cela ne reste pas caché à leurs yeux, parce qu’un renard déguisé en poussin a vraiment beaucoup de mal à remonter sa fermeture éclair [16] jusqu’en haut ! Et il a encore plus de mal à courir, sur deux frêles petites pattes.

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_____Kramer contre Kramer. [17] Il y a longtemps que le septième art s’est emparé de la procédure de divorce, la dépeignant comme un impitoyable champ de bataille, théâtre de combats non sanglants mais néanmoins cruels. Mais ce n’est pas un champ de bataille : c’est une opération de désertification opérée par des déserteurs –clients et professionnels-, produisant une terre désolée où plus rien ne peut pousser, brûlée par le soleil d’une « justice » [9, AV note 33] cramant sur cramant.
_____Le divorce, c’est le champ libre aux âmes belliqueuses, dressées sur leurs ergots afin de mater toute velléité authentiquement belligérante. Moins que tout autre, ce n’est jamais un combat. C’est toujours l’officialisation publique d’une capitulation privée : au minimum, celle du demandeur. À son abdication personnelle, ce dernier ajoute ce qui pourrait constituer un motif de divorce pour l’autre : à savoir, la tentative de le jeter à terre en pillant de nouveau son temple afin d’en livrer le contenu aux prédateurs assermentés chargés d’appliquer la « justice ». Quand on sait que cette demande est consécutive à moult pillages antérieurs inassumés (dont le produit a été livré à d’autres prédateurs…), on en déduit aisément qu’il s’agit là d’une fuite caractérisée que l’on demande à la Loi d’avaliser. Ce faisant, celle-ci perd totalement ses prérogatives de bras séculier de la « justice » pour n’être plus que le bourreau [18, note 21] rémunéré par le déserteur, doublé d’un pâle outil [19] de gestion d’une fausse fatalité. Un véritable combat demande une direction, non une "gestion" de charognards se repaissant d’une chair tuée par des carnassiers autrement plus combattants. Quand cette "gestion" tourne à la dispersion d’une chair qui n’est pas tuée, nous ne somme plus dans un Palais de « justice ». Le sobriquet de Palais d’Injustice serait encore trop faible : en effet, nous sommes au mieux dans la grotte d’Ali Baba et de ses quarante voleurs ; au pire chez les Huns…

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_____Ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre. Quand on produit un dossier d’un demi-centimètre d’épaisseur [20, APR note 11], son contenu relève effectivement d’un démontage planifié pierre par pierre, signature très officielle d’un projet de pillage en règle sur la personne canine de Monsieur cocker. En vue d’un simulacre de "conciliation", c’est envoyer à un bovin bien en chair un livre relatant les mille et une manières d’accommoder le bœuf ! L’animal est aimablement prié de consentir à ce que ce soit là un document important. [8, AV note 6] Pour le cuisinier, sans doute…

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Extrait de "Bœuf en daube et autres bouses"
de Elodie GILOPPE et Nadine PONTRUCHÉ
(LABRIOLLE éditeur ; collection "documents importants")

_____On lit souvent dans une bonne presse -versée dans les valeurs dites familiales- quelques intéressants dossiers traitant de problématiques bien contemporaines. Y figure en bonne place la crise dite conjugale : peut-on s’en sortir ? Comment s’en sortir ? Qu’envisager si la sortie est bouchée ? Quels que soient les cas de figure évoqués, demeure une constante : il est sain de ne pas rester entre soi et de tenter d’éclaircir la situation en demandant l’arbitrage d’une tierce personne, plus neutre affectivement et, naturellement, versée dans le conseil conjugal. Si l’aspect spirituel de la finalité du couple n’est pas négligée, on devine déjà vers quel type de "spécialiste" on dirigera spontanément un cas réputé plus "lourd". Il suffit de défaire quelques "nœuds psychologiques" contractés chez l’un ou l’autre –voire les deux- depuis la prime enfance, et l’on se donne ainsi quelques chances de rétablir la "communication" sur d’autres bases, réputées plus réalistes. Pourquoi pas ? Mais c’est au cas par cas… et de même que chaque personne est unique, chaque couple l’est également : pas davantage qu’ailleurs n’existe ici de science exacte, qu’on la qualifie ou non de "clinique" pour faire sérieux. On notera cependant dans bien des cas cette notion faisant florès : "l’incommunicabilité". Ce n’est pas une notion : c’est un mythe. Personne n’est tout à coup devenu organiquement sourd, aveugle ou muet : chacun des protagonistes a toujours ses nerfs optique, auditif, olfactif. Les cordes vocales fonctionnent, les mains savent toujours écrire. En dépit du parfait fonctionnement de toute cette machinerie humaine de communication, le verdict tombe comme la foudre : incommunicabilité ! Ouf : tout s’explique. Merci la "science" !

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Nœud psychologique à effet psychosomatique retardé


_____Parallèlement, dans tous ces dossiers se penchant généreusement sur nos couples en panne, jamais n’est-il suggéré –fusse en demi-teinte- que la crise trouve, non plus son éventuelle solution, mais son origine par l’intervention d’une tierce personne. (N’entre pas ici en ligne de compte celle d’un rival(e) amoureux(se), tant cela coule de source.) En l’occurrence, un "spécialiste" du couple –option démontage [21, AV note 29]- ne ferait pas mauvaise figure. N’est-ce pas, Philippe ? À propos, la petite famille va bien ? Pas de problèmes de "communication" chez les Labriolle ? Il est vrai qu’avec un "spécialiste" à demeure, on doit être bien loin de ces soucis [22]… Monsieur cocker fait à nouveau son coquin, flairant comme un tabou autour de la "communicabilité". « Faites attention à la manière dont vous écoutez. » [23] La formule existe aussi en dehors de l’Évangile… version poirier [24, note 30], c’est-à-dire dans un contexte "médical". Plus la "pathologie" du "malade" est "lourde", et plus il faut faire attention à la manière dont on l’écoute. À court terme, la "thérapie" va donc consister à "protéger" l’entourage du "malade" : surtout, qu’il fasse attention à ne pas prêter attention à ce que dit le "malade", puisqu’il est "évident" qu’il "délire". Chez les "gentils docteurs", on appelle cela cultiver le sens de l’écoute ! (Sans doute parce qu’on se met à l’écoute de la "souffrance" : prière d’avoir l’ouïe fine… surtout pour les écoutes à distance ![25]) De fait, cette étrange culture produit des fruits [26] abondants que l’on cueille toute l’année dans un arbre toujours productif : l’incommunicabilitier. Quant à déterminer si ses fruits sont bons ou mauvais, c’est là une question de goût : des goûts et des couleurs [27]… Il demeure cependant une constante invariable : le fruit est perçu comme mauvais chez un "malade" et excellent pour le "bien-portant". On pourrait penser que la "maladie" altère le goût, mais c’est difficile à vérifier car le "bien-portant" n’en mange pas, lui. Il sait simplement que c’est un bon fruit parce qu’il fait confiance au "gentil docteur" qui lui a dit. Parti sur cette belle lancée de confiance, il ne pourra donc qu’acquiescer avec un hochement de tête entendu quand on lui apprendra l’horrible nouvelle : son "malade" s’est chopé une incommunicabilitite carabinée. Pourtant, les cinq sens sont toujours en état de marche ! En revanche, l’esprit… enfin, pas tout : juste une "partie" [28, note 18]. On est peu d’chose, ma bonne dame… et peu d’couple non plus, suite à des opérations aussi brillantes : chez le conjoint "bien-portant", difficile de "communiquer" avec un être dont on se demande encore comment il parle, et surtout où et quand sa fermeture éclair va lâcher, lâchant simultanément le monstre prêt à perpétrer le génocide familial du siècle. Chez le "monstre" en question, difficile de "communiquer" avec un conjoint si "bien-portant" qu’il se barde de précautions "sanitaires" pour le rester, faisant particulièrement attention à la manière dont il écoute le "gentil docteur"… ou son porte-parole –amateur ou "professionnel"- qui, de par cette éminente fonction, n’a visiblement pas de problèmes de "communication", merci pour lui. (Une petite exception cependant : l’amateur demandeur [29, note 20] d’origine est visiblement affligé d’un gros souci de "communication" avec le "malade" final. Mais son couple va bien, merci pour lui également…)
_____On attendra donc avec volupté que tous ces dossiers -si attentifs aux misères du couple- s’intéressent d’un peu plus près aux misérables d’origine. Ils sont aisés à repérer : passés maîtres dans l’art de la manipulation mentale (active et passive, tout manipulateur étant un manipulé), ils sont les premiers à mettre en garde contre le "danger" de manipulation à laquelle tenterait de procéder tel ou tel autre "malade" : la fable du loup [30] n’a rien perdu de sa vigueur. Quoi qu’il en soit, ne se laisse manipuler que celui qui est réceptif à la manipulation : il n’est "d’incommunicabilité" que de cœur fermé.[31, note 4] Ceux qui gardent le silence [32][33] dans l’Évangile ne sont pas des muets : ce sont même souvent de beaux parleurs. Il n’est "d’incommunicants" que chez ceux qui « regardent sans regarder, qui écoutent sans écouter et sans comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris ! »[34] Ceux-là, même Jésus ne peut pas les guérir !!! Ce ne sont pas des "conseillers conjugaux" qui auront plus de succès. Même –et surtout !- si certains d’entre eux sont plus "puissants" que Jésus [35, note 12]

_____Passant ensuite à celle qui va toucher les dividendes de ces peu fatales "crises dans le couple" –à savoir la « justice »-, "Disons" (pour dire comme Elodie [9, note 9], dernier vautour avant le croque-mort) qu’il est à craindre que la "communicabilité" ne gagne pas en performance, côté cocker ! Surtout là où se joue une procédure de divorce dite par "consentement mutuel" sans consentement et encore moins de mutualité !!! Que l’on parle de "santé" ou de "droit" (sic), les "bien-portants" et les "justiciables" (de même que les "malades" deviennent des "défendeurs" : sans doute l’aggravation obligée de leur "maladie"…) sont effectivement de plus en plus "communicants", si l’on en croit toutes les nouvelles relations nouées par Madame cocker… ces nouvelles relations, à leur tour, lui conseillant de faire attention à la manière dont elle écoute son chien. Mais elle se fait timide : elle hésite à lui présenter autrement que par lettres-boomerangs. Aurait-elle peur qu’il morde ? Un si gentil chien, pourtant…

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