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vendredi, 21 novembre 2008

Quand tout doit disparaître, on brade mais on ne rit pas toujours.

Coup de pied.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,45-48.
Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur déclarait : « L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

_____Si Luc se fait plus concis que Jean [1], il n’omet pas pour autant de nous rapporter cet épisode de l’unique colère de Jésus… suivant immédiatement son unique versement de larmes.[2] (Dommage pour nos "gentils docteurs" : ces manifestations d’humeur sont trop uniques pour les attribuer à quelque penchant "maniaco-dépressif".) Mais si le trait de Luc est plus court, il est aussi plus incisif : on passe de la maison de trafic –déjà peu glorieuse en un tel lieu- à la caverne de bandits. Ce n’est plus un Temple : c’est un Palais de « justice » [2, AV note 20][3, AV note 33] contemporain ! Dans ce dernier aussi, ne se réunit-on pas entre chefs, scribes, ainsi que les notables, pour chercher à faire mourir le faux client désigné par le vrai, c’est-à-dire le demandeur [3, APR note 30] ? Certes, depuis que la peine capitale est abolie, on ne raisonne plus de la sorte : plus question de tuer légalement les coupables [4, note 12]. De plus, la « justice » est surchargée de travail : cela demande en effet du temps, de l’énergie et de la main d’œuvre pour tuer légalement les innocents à petit feu. Comment resterait-on encore disponible pour les coupables ? Il en faut du travail pour trouver le moyen d'arriver à faire mourir un mickey8.gifinnocent : pas facile de le faire passer pour coupable quand le peuple tout entier est suspendu à ses lèvres… C’est encore moins facile aujourd’hui, quand la parole fait instantanément le tour du monde d’un clic de souris : une souris contre un mammouth [5]. Et encore ! La grosse bête semble aussi squelettique que frigorifiée [6, APR note 20]. La bestiole, elle, n’a pas le temps de refroidir. Surtout qu’elle est assez entraînée, depuis le temps qu’elle slalome avec insolence entre les tapettes 400_F_1169952_AveX3vIJKzsFl8WXY4woCijbyrNtGv.jpg"sanitaires" (curieusement posées par des mickeys [7, note 9] de la "médecine" !), les spirituelles (dont les poseurs tournent de l’œil à la seule perspective de mener leur propre combat : ils sont si "fragiles" [8, APR note 33]…), enfin -les modèles haut de gamme censés réussir là où les autres ont échoué- les juridiques, consistant à retirer le fromage destiné à appâter petite souris. En dépit du sourire commercial, l’argument du même nom ne porte que sur le demandeur, séduit [ toujours seducere : séparer ] par l’attention qu’on lui porte. En vertu du vieil axiome commercial stipulant qu’un produit non consommé peut être retourné au marchand dans les sept jours après réception en cas de non satisfaction, le client forcé en est d’autant plus aise pour le renvoyer dans les sept heures qui suivent [9, APR note 11] : la fournisseuse n’aura plus assez du jour et de la nuit pour scruter les écritures [2, note 10] de son Code civil afin d’y dénicher l’article idoine derrière lequel s’abriter pour s’obstiner au maintien d’une procédure dite par "consentement mutuel" ! Le demandeur n’a pas fini de faire ses courses chez […][4, note 35], tant il court au devant d’un sérieux trou [10] dans son budget : si le prix d’appel -de la première formule proposée par Nana à sa Chère Madame [11, APR note 31] cocker- est encore alléchant, le passage aux formules suivantes risque de refroidir la tiède [11, APR note 44]. Ne restent plus en magasin que la formule "altération définitive du lien conjugal ou divorce accepté", plus onéreuse, excluant d’office la seconde partie et inhumant bien prématurément la première. La trop pressée Nana a du pain sur la planche, et celle-ci est enduite de savon [12] ! Les patins sont d’ores et déjà requis : à glace [13]… En cas de nouvel échec, la Loi dorlote les riches. Car il faut l’être pour s’offrir la formule jocker [14, AV note 35] : "le divorce pour faute". Sans compter que si l’on cherche vraiment la faute, Monsieur cocker aura quelques solides arguments à faire valoir en la matière… mais Monsieur cocker n’est PAS demandeur. Si l’on ne craint pas le bain de boue fataliste, on pourra toujours se reporter ici pour avoir un aperçu des tarifs pratiqués, site achevant de convaincre s’il en était encore besoin que le divorce est une marchandise comme une autre, à réserver cependant aux gosses [9, note 18] de riches. Voilà un "ordre établi" [15] que trouve le moyen d'arriver à entretenir une disciple notable de Jésus par son enfermement dans une logique dont elle a perdu la maîtrise depuis longtemps, s’étant rendue inapte à toute décision à l’égard de son conjoint sans requérir au préalable à des mots d’ordre qu’elle va chercher à l’extérieur : ces "conseils" sont pour elle comme une voix venant du ciel, tant ils remplissent ses entrailles de miel…

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Livre de l'Apocalypse 10,8-11.
Et la voix venant du ciel, que j'avais déjà entendue, me parla de nouveau ; elle me dit : « Va prendre le petit livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. » Je m'avançai vers l'ange pour lui demander de me donner le petit livre. Il me dit : « Prends, et mange-le ; il remplira tes entrailles d'amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel. » Je reçus le petit livre de la main de l'ange, et je le mangeai. Dans ma bouche il était doux comme le miel, mais, quand je l'eus avalé, il remplit mes entrailles d'amertume. Alors on me dit : « Il faut que tu reprennes ta mission de prophète ; tu parleras sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. »

Livre de la Gillopelodypse [3, note 31] 10,8-11.
Et la voix venant du ciel juridique, qu’il n’avait pas encore entendue, lui parla un langage nouveau ; elle lui dit : « Va prendre le gros bouquin [16, note 6] ouvert dans la main de l'ange Nana qui se tient debout sur ta mère et sur ton père. » Cocker junior [17, APR note 37] s'avança vers l'ange pour lui demander de lui donner le gros bouquin. Elle lui dit : « Prends, et mange-le : j’ai l’attestation régulière de Maître X [9, APR note 17] ; il remplira ta bouche d'amertume, mais dans les entrailles de ta mère il sera doux comme le miel. » [ le bouquin, pas Maître X ! ] Il reçut le gros bouquin de la main de l'ange, et il le mangea. Dans sa bouche il était plein d’amertume, mais, quand il l'eut fait avaler à sa mère, chez elle il remplit ses entrailles de la douceur du miel.  Alors on lui dit : « Il faut que tu reprennes sa mission d’expulseur de marchands à ton père ; qu’il arrête de parler sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. Il est chaque jour sur la Toile pour enseigner en nous saignant. C’est bon pour la justice, mais c’est pas bon pour le marché. »

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Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -19,45-48°[18, note 56]
Philou entra dans le temple de la
"santé", et se mit à attirer les marchands. Il leur déclarait : « La Rature
[19, note 8] médit : Ma maison sera une maison de prière de soigner. Et vous, vous en avez fait une merveilleuse [20] caverne de bandits. » Il était chaque jour dans le Temple pour en saigner [21]. Les chefs des prêtresses [22] et les secrétaires médicales, ainsi que les pathomaniaques notables [23], cherchaient à le faire nommer roi [17], et ils n’eurent pas de mal à trouver le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

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Les nouvelles aventures de Bernhard von Gudden [24, note 26 ]

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Résumé de l’épisode précédent [17] :
En quête d’un pays lointain pour se faire nommer roi de la "santé", Bernhard von Gudden voyage à bord d’une fabuleuse machine à voyager dans le temps et dans l’espace, qu’il a conçue en fonction de son étonnante capacité à diagnostiquer dans les mêmes conditions. Son voyage inaugural l’ayant propulsé quelque part en Proche Orient et quelques siècles en arrière, il eût quelque maille à partir avec un "collègue" local lui ayant visiblement grillé la politesse à deux reprises. [25][26] Son investiture royale se trouvant compromise, il opte alors pour un grand bond en avant, et en Europe. Préférant éviter la Bavière qui lui a laissé de mauvais souvenirs, nous le retrouvons en 2008, perdu dans la foule parisienne…

_____2008, Paris en France… Sachant sa maquette au 1/10e de l’hôpital Sainte-Anne sous bonne garde, le J.A.R.D. (juge aux affaires rares et délicates) Elodie Giloppe ayant dépêché sur place un commando du N.A.N.A. (nombreuse armée de nyctalopes ambigüs) prêt à intervenir jour et nuit afin de dissuader quiconque de toute dégradation du précieux vaisseau, Bernhard von Gudden était tranquille. Cependant, l’effervescence de la capitale n’était pas sans l’interroger sur l’efficacité de ses successeurs. Certes, tout autour de lui il y avait du bruit, de l’agitation : quel contraste avec les abords de Jéricho ! Mais comment font tous ces gens pour supporter une telle cohue ? Et tous ces véhicules bizarres, dont aucun n’était tiré par des chevaux ? Ils semblaient obéir à ces étranges lumières placées à chaque intersection, provoquant elles-mêmes d’horribles sons stridents qui émanaient des véhicules, sitôt qu’elles changeaient de couleur. Les conducteurs aussi changeaient de couleur, devenant rouges de colère et poussant de vives exclamations quand le véhicule de tête n’en faisait qu’à la sienne, en n’obéissant pas immédiatement aux étranges lumières. S’il avait connu quelques altercations entre cochers, à Munich ou à Vienne, elles restaient sporadiques. Ici, elles semblaient comme inhérentes au mode de vie du voyageur : quelle santé fallait-il avoir ! Et c’est bien ce qui le chagrinait…
_____Il gardait cependant espoir : ayant déjà croisé plusieurs dizaines de personnes, il fit ce constat consolateur : pas une ne souriait ! Mieux encore : dès que l’une d’entre elles entendait un son –qui, là encore, lui était inconnu à lui- émanant manifestement d’un sac ou d’une poche, toute conversation s’arrêtait net. Si le regard était doux, il se durcissait ; s’il était ouvert, il se refermait : on aurait dit un condamné à mort venant d’apprendre la sentence du juge. Bernhard n’était pas au bout de ses surprises : le son s’amplifiait dès que la personne extrayait de son contenant une minuscule machine toute plate qui semblait l’émettre. Et il s’arrêtait tout net quand on pressait un bouton. Mais… que fait à présent cette personne ? Voilà que c’est contre son oreille qu’elle presse la curieuse petite machine. Bernhard von Gudden fulmine intérieurement : serait-il allé trop loin dans le temps ? Qui voudrait d’un roi de la "santé" dans un pays où tout porte à croire qu’on a inventé -sans lui !- ce qu’il n’aurait pas osé imaginer dans ses rêves de grandeur les plus fous : la machine-individuelle-à-rendre-malade. S’il était arrivé à temps -et l’avait lui-même inventé-, le gourmand l’aurait appelé par ses initiales, afin de mieux la populariser : la M.I.A.M. Mais c’est trop tard : elle est déjà plus que populaire, puisqu’il en sort de partout !

(À suivre…)

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Commentaires

bonsoir
Merci de ton dernier petit mot...
J'ai eu quelques soucis et je n'ai trouvé que la méthode de mettre tout hors ligne en attendant que les "robots" cessent de me harceler !!!
"divorcerie", hélas, c'est bien trouvé !!!
Sincèrement
Jean

Écrit par : Jean | lundi, 24 novembre 2008

"Hélas" oui, sauf que CE N'EST PAS une fatalité... mais une forme de harcèlement par des ROBOTS de "la loi". Chacun sa méthode : ici, elle consiste à les mettre en ligne ! La pêche est bonne, mais le poisson est pourri par la tête. N'en mangent que ceux qui le veulent bien...

Bonne semaine !

Écrit par : Michel | lundi, 24 novembre 2008

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