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lundi, 24 novembre 2008

Deux piécettes dans le tronc valent mieux qu’une tronche en pièces.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4.
Levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor. Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre. »

_____Au lendemain du "Jugement dernier" [1], l’Évangile "revient sur terre", au plus profond de la misère humaine, de l’injustice d’une situation douloureuse non choisie… au cœur de ce qui pourrait constituer une légitime révolte aux yeux du monde : celle de cette veuve dont c’est presque un pléonasme que de préciser qu’elle soit misérable.[2, notes 2,3,4] Cette pauvre veuve est plus riche que tous les autres : elle a mis plus que tout le monde dans le tronc du trésor. Mais ce trésor "ne revient pas tant sur terre" puisqu’il est de ceux qui se font dans le ciel.[3]
_____Rien de plus semblable que deux piécettes. Rien de plus semblable que deux brebis. [1, APR note 32] L’une prend sur son superflu, l’autre sur son indigence. L’une sera placée à sa gauche, l’autre à sa droite. L’une sera prise, l’autre laissée.[4] Sera laissée celle qui aura pris sur le superflu de son temps pour faire l’offrande de sa présence en "communion". [5][6, APR note 15] Ira loin de Lui, maudite celle qui aura maudit ici-bas, se masquant son indigence pour la projeter [8, APR note 16] sur une autre brebis, lui prenant tout ce qu'elle avait pour vivre. Cela peut passer totalement inaperçu… comme deux piécettes. Mais ce peut être une injustice plus criante que ce que tout le monde peut en percevoir. Les cris les plus douloureux résonnent dans le silence : c’est pourquoi ils demeurent inaccessibles aux "sciences" dites "humaines"[9, note 34], inaptes à percevoir autre chose que le tintement de deux piécettes… voire beaucoup plus, pour les plus lucratives.
_____À quoi bon se mettre à l’écoute de souffrances bruyantes quand cette "écoute" génère et cautionne des systèmes fabriquant sans bruit des souffrances silencieuses mille fois plus douloureuses ? Faites attention à la manière dont vous écoutez [10] : cela non plus n’attend pas le Jugement dernier. Cette manière est indépendante de toute "technique" : le cœur aussi a ses oreilles. Comme deux piécettes, elles portent aussi un diminutif, tant elles sont petites, plus petites encore qu’elles. Cette manière consiste donc à tendre l’oreille, bien sûr. Mais à quoi bon tendre l’oreille devant une porte fermée ? [11, AV note 4] Les bruits -surtout les plus petits- ne passent pas. Alors, on crie plus fort : ce cri est enfin entendu. Mais ce cri est passé au travers d’une porte fermée : qui s’en soucie ? Qui va distinguer ce cri –celui d’une chochotte- d’un autre, plus fidèle écho d’une souffrance consécutive à une injustice ? Plus grave : ce cri est un piège. Les courants d’air ne font pas toujours du bruit… mais ils font du vent. Les portes qui claquent ne se limitent pas à celle du "souffrant" officiel : l’écoutant ne faisant pas attention à la manière dont il écoute est le premier piégé, sa porte claquant à son tour. Quant à distinguer la souffrance capricieuse de l’autre plus authentique, pour lui c’est déjà terminé. Ce qui commence, c’est la recherche immédiate de l’apaisement d’une souffrance ressentie –exprimée ou non- par son éloignement artificiel dans une causalité qui lui soit externe. Ce qui n’est plus une direction assistée [12] mais une fausse direction, la vraie causalité étant interne, tapie derrière la porte. On peut ensuite bâtir de belles théories –que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait ainsi [13]- depuis cette impulsion de départ, toutes seront fausses et n’ouvriront des portes que par la violence, celle-ci s’exerçant sur une "causalité" externe désignée, dont les affaires seront mises à sac sans aucun scrupule de conscience. L’écoute de souffrances bruyantes ouvre ainsi une véritable boîte de Pandore, sapant toute relation sociale en la réduisant à une opposition -potentielle ou formelle- entre "causalités" externes de souffrance et expressions internes de cette souffrance. Le piège se referme sur l’écoutant qui va chercher à s’en extraire en le tendant à un autre. C’est oublier que ce piège est immatériel et ne répond pas aux lois de la physique. On peut le multiplier à l’infini : il restera entier pour chacun, séparant les hommes les uns des autres [1] non plus en vertu d’un jugement dernier mais en celle d’affirmations [14] fondées sur un préjugé primaire, puis alimentées par la conscience mentale. En langage informatique, cette logique correspond un peu à utiliser la mémoire vive de l’ordinateur comme seule unité : de source et de stockage. Toute autre unité est perçue comme handicapante ! Dans le même registre, cela conduit à formater le disque dur des autres pour nettoyer sa propre machine du virus [15] dont elle est atteinte : une porte fermée conduit aux pires absurdités, sans limites et indépendamment du bagage intellectuel de ceux qui s’y prêtent.

_____Levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor. Les gens riches de leur empathie ne savent pas baisser les yeux. Ne baissent les yeux que ceux qui ont encore assez de conscience morale pour veiller à certains courants d’air. De même que la fausse compassion est aisément transmissible –la peur en étant le vecteur privilégié [16, APR note 10]-, la fausse empathie est la reconnaissance d’une souffrance chez autrui venant rejoindre la sienne. Ce n’est pas cette projection qui établit la fausseté, puisqu’elle s’applique de la même manière sur une souffrance authentique : c’est la coïncidence entre deux portes fermées. Quand chacun a perdu sa clef, on se "comprend"… et la souffrance se trouve apaisée en surface : elle n’est que le baume mielleux [17, APR note 15] de la complicité au mal. L’amertume fait son apparition avec la recherche ensemble du "voleur" de clefs : toujours une "causalité" externe, privilégiant celle qui ne "comprend" pas parce qu’ayant encore sa clef. (On écrit des livres ainsi…[18, note 17]) Cherchant de la sorte à la "récupérer", on ne baisse pas les yeux parce qu’on estime prendre sur son superflu ! Ce faisant, on la rend indigente, lui prenant ce qu’elle avait pour vivre, à commencer par son vêtement de noce [19], crime odieux contre l’âme. C’est piller le tronc du trésor pour tous… parce que chaque clef est unique, et n’ouvre qu’une seule porte : celle de son légitime détenteur. Pour cette raison, toute entrée chez un autre est obligatoirement une effraction tant qu’il n’y a pas eu d’invitation explicite et formelle. Aucune exception n’est admissible, sauf celle d’une légitime défense précisément en rapport avec une tentative d’effraction chez soi. Les hommes savent parfaitement se séparer les uns des autres : il leur suffit de lâcher la bride à leur conscience mentale, mettre un mouchoir sur leur conscience morale, et ils donnent tout ce qu’ils ont pour se séparer ! Les hommes savent mutuellement se fermer le cœur : c’est le seul consentement [19, AV note 12] négatif de ce nom qui soit plausible. Seul le berger qui rassemble peut le rouvrir, le berger qui lui ressemble ne pouvant également que le fermer… à commencer par le mercenaire.[20] Ceci étant parfaitement étranger à la médecine, tout médecin se fait donc mercenaire quand il ose lever les yeux sur la porte d’un autre, présent et a fortiori absent.[21]

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_____Le baume mielleux, c’est la nourriture préférée du gros BÉBÉ [2, note 18]. Plus il en a, plus il en veut. Il n’aime que ceux qui l’aiment [22] en le rassasiant de baume mielleux : les autres le font pleurer parce qu’ils lui font peur. C’est plus fort que lui : il ne les aime pas parce qu’il les trouve amers. Le gros bébé a ceci de commun avec le petit –le vrai- qu’il n’est pas fermement charpenté : il n’est pas doux mais mou. Souvent, le gros joue les durs afin de ne pas (se) montrer qu’il est mou. Le petit n’a pas besoin de simuler : il est réellement mou. Il est en phase de croissance. Tandis que l’autre est en phase de dégénérescence.[23, APR note 6] Le petit apprend la relation sociale en s’opposant. Le gros aussi… La conscience morale du petit est embryonnaire : il ne fonctionne qu’à l’affectif, conscience mentale immédiate. C’est également le mode de fonctionnement du gros, celui-là ayant évacué –avec des complicités externes- sa conscience morale. Ce qui est "bien" est tout ce qui le rapproche de son baume mielleux ; ce qui est "mal" est tout ce qui l’en éloigne. Moyennant quoi, le besoin impérieux de se chercher un distributeur de baume mielleux se fait amèrement sentir. Quand on fait son miel de l’Évangile, ( partout où il est question de miséricorde : le reste est plus difficile à "comprendre", voire "dépassé" par les formidables découvertes de la "science" moderne… ) on se plaît à chercher un directeur spirituel [24, note 27]… option miséricorde pour soi et justice pour les autres. Le berger qui accepte une telle mission est au minimum aussi bicéphale [25, note 1/4] que la brebis qui lui demande. Car, à moins d’être sérieusement atteinte par la maladie d’Alzheimer, une telle brebis est sous l’influence d’autres directions "spirituelles"… Quand le berger porte plusieurs casquettes [1, note 13], de deux choses l’une : ou il apparaît comme coiffé d’un haut-de-forme en empilant les casquettes l’une par dessus l’autre… ou il couvre toutes ses têtes, étant polycéphale. Dans un cas comme dans l’autre, étant lui-même dispersé, comment peut-il rassembler ? Comment donner l’exemple de l’unité avec plusieurs têtes ? L’exercice est déjà difficile avec une seule…
_____Un bon moyen de résoudre cette difficulté est de la niveler, en nivelant la direction spirituelle elle-même, autrement dit en la réduisant à une direction affective (saupoudrée de petit Jésus, le grand pouvant faire peur…). Laissons de côté les exigences de la justice : ces brebis affectueuses sont si "fragiles"[26, APR note 33]. Pour compenser, faisons déborder la coupe du baume mielleux de la miséricorde. Quel bonheur d’avoir un tel "directeur spirituel", qui vous "comprend" si bien ! Ce n’est pas compliqué : on se l’arrache, et on ne peut plus s’en passer. Comme un petit bébé ne peut pas se passer de sa maman… L’attachement est d’ailleurs mutuel : lui non plus ne peut plus se passer de ses ouailles. [1, APR note 21] On comprend déjà beaucoup mieux ce fabuleux rush de "directions spirituelles" dans certaines paroisses : le même produit « thérapeutique » que celui de Philippe de Labriolle [27], l’encens en plus et le chèque en moins ! (Et si jamais on demande quelque offrande pour le service rendu, aucun problème : il suffira de puiser sur le superflu…) La "direction spirituelle" fait encore mieux que le hard discounter.[28, APR note 33]

_____Monsieur cocker est très "malade" pour une seule raison : il ne se laisse plus manipuler, et oppose une ferme résistance à toute tentative allant en ce sens. Depuis des mois, toute attitude à son égard EST une tentative allant en ce sens. Pour que Monsieur cocker ne soit plus Monsieur cocker, il doit recouvrer la "santé" en allant se jeter tête baissée chez un roi de la manipulation mentale ! La stupide [29, note 25] espérance portée sur ce charlatan est qu’il fasse redevenir Monsieur cocker comme avant : du temps où il était mou et soumis. Le veto pour le vétérinaire étant consommé depuis longtemps, attendu qu’il est acquis dans le marbre -grâce aux bons télésoins de Philou- que Monsieur cocker est l’incarnation terrifiante de la "causalité" externe de souffrance de Madame, attendu par ailleurs que ce magicien est plus "puissant" que Jésus [30, note 12], Monsieur cocker est donc devenu encombrant. Madame ayant malgré tout quelques convictions dites religieuses [ religarer : relier ], il lui semble problématique de délier ce qui a été relié devant Dieu. Heureusement, Madame cocker vit à l’ère faste de la "santé mentale", grande productrice derrière Dieu de poupées de porcelaines. Aujourd’hui, les raisons de "santé" dissipent tout scrupule en sautant à pieds joints sur les flammèches restantes de conscience morale. Les binômes bourreau/victime, protection/danger [26, note 26] font ici des merveilles, Monsieur incarnant pour les besoins de la "causalité" le futur Mr Hyde familial. Pour ce qui est de Dieu, voyons un de ses hommes de main qui soit à portée de fusil… l’idéal étant qu’il soit « thérapeute » en plus afin de mieux "comprendre" cet insoutenable problème de "santé" qui est un véritable calvaire (extraordinaire, comme un "trouble psychique" peut faire souffrir celui qui, officiellement, n’en souffre pas !…).

_____Certaines paroisses sont bien étranges : croulant sous les demandes de "conseils spirituels", cela devrait se solder par une effusion de joie évangélisatrice autour d’elles : un petit coin de ciel sur cette terre, un avant-goût du Jugement dernier… côté droite, chez les brebis. Or, seul le bêlement des chèvres se fait entendre… Tout s’explique : c’est le démon [31] qui se déchaîne ! (À se demander si dans certaines circonstances, il ne serait pas préférable qu’on n’y croie pas, à celui-là…) En attendant, et à défaut d’être admis au rang de sacramental [32, APR note 24] remorqué par la "santé", le taux de divorces dans ces paroisses est précisément d’une insolente santé, en passe de faire de l’ombre à celui des mariages. Sur quel trône siègent les têtes de ces paroisses ? La brebis cherchée, je la perdrai ; la ramenée, je l’égarerai. [1, APR note 3] Si cette version est "sanitairement" correcte, elle n’est pas la version originale. Il semble pourtant qu’elle soit peu corrigée chez ceux qu’elle concerne : sans doute sont-ils emportés par le super-flux de ces brebis qui se jugent un beau jour incompatibles –jusqu’à "l’incommunicabilité"[33, APR note 21] carabinée !- entre elles avec la "bénédiction compréhensive" de prêtres auxquels elles se seront montrées, purifiées en cours de route des derniers sursauts de "lèpre" [34] de conscience morale…

_____Madame cocker est trop "psychiquement" juste [35, notes 36] pour l’être uniquement de son fait. Le démon ou le péché ne suffisent pas à expliquer que l’on puisse contredire l’Évangile point par point, sans faille et en toute impunité, tout en ayant la prétention de lui être fidèle ! (ce qui démontre par un contraste saisissant combien la possibilité de Juge.jpgl’incarner est à portée de main… à condition de se remettre sur ses pieds [36, note 30]…) Qu’on l’apprécie ou non, l’Évangile n’est pas un Texte si obscur qu’il faille s’armer d’interprètes hautement qualifiés pour en tirer quelque leçon de vie, même minimale : laissons cela au Code civil et à ses vautours, certifiés aptes à étouffer à petit feu tout ce qui vit. Des mois et des mois que sifflent les oreilles de Monsieur cocker, tant Madame médit sur son compte en ne rencontrant aucune résistance de quiconque… voire des interprètes "hautement qualifiés" de l’état de "santé" de Monsieur, établissant leur bilan depuis les seuls dires de Madame. Celle-ci en est maintenant à la procédure de divorce ? Oh, les pauvres ! Mais "cela ne nous regarde pas" ; "c’est un accident" etc. Les affaires [36] des autres sont à géométrie variable : elles nous "regardent" toujours quand il s’agit de mettre de l’huile sur le feu en acquiescant de fausse compassion à l’endroit d’un absent "sanitairement" calomnié, soutenant le calomniateur présent dans sa "cruelle épreuve", le confortant ainsi dans son propos et le déculpabilisant de sa traîtrise. Le plus "compréhensif" ira jusqu’à prendre une part active à la pression « amadorienne » [12, note 28]. Mais quand il s’agit de toucher d’un seul doigt [37] le fruit délétère de ces complicités, l’un part à son champ, l’autre à son commerce [19] : célébrer l’enterrement des noces, non merci. « Client suivant : quelqu’un a du feu pour mon huile ? » [38]
_____L’écoute des souffrances d’autrui ? Pourquoi pas ? Mais alors, en stéréo. Même une petite veuve misérable avait deux piécettes… comme pour inviter du fond de sa misère à y regarder à deux fois avant de jouer les âmes compatissantes sur des cœurs à la porte fermée. L’écoute hémiplégique rend manifestement sourd.

  Souchon Alain - Allo maman bobo .mp3  
   
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