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mercredi, 03 décembre 2008

Noire-Neige et les Sept corbeilles

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.
Jésus gagna les bords du lac de Galilée, il gravit la montagne et s'assit. De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d'autres infirmes ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler, des estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue ; et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël. Jésus appela ses disciples et leur dit : « J'ai pitié de cette foule : depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun ; ils pourraient défaillir en route. » Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu'une telle foule mange à sa faim ? » Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles pleines.

_____Dans le contexte de l’Avent, la mutiplication des pains [1][2] –comme celle des guérisons à laquelle elle fait suite- indique assez que l’attente du salut [3, AV note 4] n’est ni passive ni abstraite : il est admirablement concret de voir des muets parler, des estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue, tant pour eux-mêmes que pour leur entourage. Il n’est pas moins concret de pouvoir manger à sa faim dans un lieu où il n’y a habituellement rien à manger : un désert.
_____Ce Texte est enfin un hymne à l’égard de la touchante sollicitude du Dieu d'Israël à l’égard de son peuple. Celle-ci est déjà manifeste au travers des guérisons… mais à quoi bon être guéri le ventre creux ? À quoi bon être guéri si l’on défaille en route ? On ne sait que trop combien la mutiplication des pains évoque le pain de Vie [4], appelé lui aussi à se multiplier, restant entier en chacune de ses parcelles. Est-ce bien le cas de celui qui mange de ce pain à sa faim… tout en renvoyant son frère à jeun dans un désert ? [5, note 15] Voilà ce qui arrive quand on vient à n’importe qui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d'autres infirmes ; on les dépose à ses pieds et il nous apaise. Alors la foule est dans l'admiration en voyant des parleurs devenant muets, des sains devenir estropiés, des marcheurs boîter, des voyants devenir aveugles ; et ils rendent gloire au Docteur de Raihël [6] !!! Alors il ordonna à la foule de se coucher par terre. Et la foule obéit comme un seul homme… L’expression « être bête et méchant » prend ici la saveur de la moisissure du pain dur [7] et des arêtes du poisson, extraites tout droit du local à poubelles [8].

_____[9, APR note 20] Le loup dévorera l'agneau, le léopard se jettera sur le chevreau, le lionceau se nourrira du veau, un petit garçon [10, note 18] les conduira. L’ourse chassera la vache de son pâturage, leurs petits seront écartelés en différents gîtes. [11, APR note 14] Le lion mangera le bœuf. Le cobra s'amusera sur le nid du nourrisson [9, APR note 20], la vipère étendra l'enfant dans le trou [12, note 8]. Il ne se fera plus rien de bon ni de sain sur ma montagne sainte ; car la méconnaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux boueuses du déluge "sanitaires" [13] montent jusqu’au ciel [14, AV note 19] de la mère dévorant le fruit de ses entrailles. On mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait… on détruisait plus qu’on ne bâtissait. Parce qu’on n’était plus depuis longtemps dans les jours de Noé, mais dans ceux de Noël, plus de deux mille ans après que de grandes foules vinrent à lui, rendant gloire au Dieu d'Israël. Ils sont en première ligne, tous ces mangeurs de ce pain à leur faim [5, note 15] boiteux, aveugles, estropiés, muets, et beaucoup trop infirmes du cœur [14, APR note 15/2] qui par ce témoignage à rebours rendent gloire à la justice corrompue, boiteuse, aveugle, estropiée, muette face à l’injustice (un comble !), et beaucoup d'autres infirmités héritées des hommes [11, APR note 14] : ils en sont les premiers corrupteurs. Étymologiquement, ces "communiants" vont avec la rupture !!! Ils enveloppent tous les peuples d’un voile de deuil et couvrent toutes les nations d’un linceul. Ils ne construisent que la mort jour après jour. Que peut encore signifier l’Avent en un tel contexte ? Ce n’est qu’un pâle après : après eux, le déluge

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Livre d'Isaïe 25,6-10.
Le Seigneur, Dieu de l'univers, préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Il enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l'humiliation de son peuple ; c'est lui qui l'a promis. Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c'est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! » Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.

_____En attendant, qui espère encore en notre Dieu quand toute exultation est immédiatement suspecte d’être "pathologique" ? Quelle larve ose-t-elle encore s’extraire de sa chrysalide si l’épuisette du chasseur [15, note 12] de papillons la guette à la sortie ?[16]Quelle larve se méfierait [17] de ce chasseur, déguisé en papillon… c’est-à-dire brebis du Pape ? Il est pourtant aisé à repérer : il n’a le droit de se déguiser qu’en papillon de nuit. Il peut tromper à minuit [18, APR note 26] : pas à midi ! Si les jours sont plus courts en novembre, cet Avent des brebis se situe très largement dans l’après-midi de la nouvelle Alliance : que diable vont-ils faire au cœur de la nuit qui précède l’ancienne ? Ah oui : c’est le "progrès" ! Époustouflant "progrès" qui, au moyen d’une "science" dépourvue de marche arrière [19, note 8], se paie le luxe de coiffer au poteau la machine extraordinaire de Bernhard von Gudden [20, note 24] ! Car la main du Docteur repose sur ce tas de sable [21], et nous en fait une montagne. Le Docteur essuie les larmes sur tous les visages coupables, et par toute la terre il inscrit l'humiliation du peuple innocent [13, note 12] ; c'est l’inverse de ce qu’il a promis. Peut-être bien qu’il lui manque l’autre moitié de sa demi-déité [22, note 25] ? Frustré, il s’en prend alors aux autres moitiés des autres : bienvenue en Conseilconjugalie [23, note 21], petite "Suisse" de la Pathomanie [24].

ruban-mouche.jpg_____Le papillon de nuit est pétri de bonnes intentions : oubliant la structure historique [25, note 8] de la "science" à laquelle il adhère, il n’a pas vu qu’il adhérait surtout à un ruban tue-mouches ! Pouvant encore agiter les ailes, il se croit libre : c’est-à-dire qu’il laisse le "mal" et ne prend que le "bien". On ne sait pas où il déniche ce dernier, sachant qu’il puise à une source se faisant fort d’éradiquer ces fardeaux insupportables que sont les notions de bien et de mal. [25, note 8] C’est mal parti pour épargner la conscience morale ! (Ce n’est d’ailleurs pas mieux arrivé…) Mais c’est bien parti pour se mettre à l’écoute [26, note 10] de paroles [27] mielleuses, l’amertume dans les entrailles [28, APR note 15] n’étant pas pour celui qui les prononce. Il reste cependant chez celui-là une inaltérable amertume, légèrement plus haut que les entrailles : celle d’avoir égaré une clef. [26, note 11] La culpabilité est l’aiguillon de la conscience morale : on peut la masquer –en la projetant [27, APR note 16] et en se mentant- mais on ne peut pas la faire disparaître : elle est l’ultime rempart –négatif- à la disparition complète de la conscience morale. C’est pourquoi une "science" qui a la déculpabilisation pour objet est une productrice de méchanceté [28, APR note 20] criminelle. « Pour Moi, je sais que des loups féroces s’introduiront chez vous quand je ne serai plus là, et le troupeau ne sera pas épargné. Même parmi vous surgiront des hommes qui tiendront des discours mensongers pour entraîner les disciples à leur suite… » [27, APR note 9] Le loup féroce présente un certain avantage : son déguisement de brebis [28] manque singulièrement d’endurance dans le temps. Sa fermeture éclair lâche bien avant celle du cocker ! Parce que sa culpabilité est plus grande, l’assaillant de l’intérieur. Papillon de nuit aveuglé par le jour, il a tôt fait de se faire une toile [29, note 9]… La méchanceté consiste à nier l’existence de cette toile, voire à tenter de culpabiliser un tiers de l’y avoir entraîné. La méchanceté "gentille" va aller plus loin : tenter de se déculpabiliser en partageant la culpabilité avec un tiers. Ce qui consiste à l’attirer vers la toile : s’il y adhère également, ils se trouveront ainsi en communion de "gentillesse". Ce n’est plus la multiplication des pains, mais celle des culpabilités, plus amère. On croit ainsi alléger la culpabilité personnelle : on ne fait que l’accroître tout en se la masquant davantage, ce voile supplémentaire apportant un allègement factice. C’est refermer une plaie sans l’avoir cautérisée.[30, APR note 1]

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_____Quand le papillon de nuit agit en plein jour, le papillon de jour dispose d’indices de reconnaissance qui lui permettent de ne pas le confondre avec un papillon de son espèce. Le premier indice est déjà sa disqualification en "malade" par le papillon de nuit. Seuls d’autres papillons de nuit peuvent y croire… ou des papillons diurnes que l’on a rendus "nocturnes" en leur demandant "gentiment" de replier leurs ailes afin de regagner leur chrysalide respective. Ceux-ci n’ont pas su reconnaître le papillon de nuit, l’ont pris pour un des leurs et se sont laissés gentiment culpabiliser de leur "maladie" : la vraie culpabilité projette bien entendu en fausse culpabilité qui devient vraie lorsqu’on s’aperçoit qu’elle était fausse ! Le plus "malade" de tous les papillons de jour est celui qui réfute la projection, restituant donc sa culpabilité au coupable en lui ajoutant celle de cette tentative de projection avortée. C’est là simple justice, par conséquent une "monstruosité" au regard de la "santé mentale" dont les servants se rendent coupables de méchanceté et de mensonge. Il n’y a décidément pas d’insulte quand le mensonge n’est plus accidentel mais une respiration : ce menteur est réellement dangereux pour lui-même comme pour les autres, ce qui ne se traite ni par des menottes ni par des camisoles de toutes sortes. Ce n’est pas un problème de santé (hygiène mentale) mais de justice (au sens de ce qui est juste : pas nécessairement judiciaire) et d’hygiène morale : la culpabilité est d’abord une souffrance morale induite par une situation objective de mensonge. Ce dernier passe totalement inaperçu au disciple de la "santé mentale", celle-ci étant également un mensonge : sur cette voie, on ne peut donc que s’égarer vers de fausses causalités externes [26, note 12], générant à l’infini mensonges et culpabilités, sans parler des méchancetés pour lesquelles on ouvre des boulevards.
_____La communion des coupables est un véritable acharnement contre un non coupable. Ils se voilent leur culpabilité en la projetant sur ce dernier : rien que de très commun jusque là. La "maladie" fournit l’alibi pour ne pas mentir sur la non culpabilité, ce qui serait trop visible. Mais quand ce non coupable est en réalité traité pire qu’un vrai coupable, cela devient également plus que visible… sauf pour les menteurs, puisqu’ils se mentent à eux-mêmes et entre eux. Ce qui ne peut qu’ajouter à leur culpabilité… et à la nécessité toujours plus pressante de se la voiler : le "malade" ne peut donc qu’être de plus en plus "malade" ! Mais il en est aussi qui se lassent de cette hypocrisie généralisée, et le font savoir aux intéressés, désespérés de ne pas être parvenus à leurs fins en l’exaspérant assez pour le pousser à quelque geste malheureux sur lui-même : les larmes de crocodile étaient prêtes à être versées abondamment, rapport à ces "maladies" qui s’avèrent bien fatales. Ceci le rend "coupable" à leurs yeux… autrement dit, le reflet de leur culpabilité : insupportable à qui s’est confortablement installé dans la déculpabilisation à outrance, avec force professionnels à l’appui. Le "malade" ne fait pourtant que dénoncer le mensonge, ainsi que les coupables de ce mensonge. Ce faisant, il induit progressivement la logique inverse, fusse-t-elle douloureuse. La peur de ne pas "blesser" [27, APR note 8] a ses limites, d’autant plus évidentes pour le "coupable" "malade" qu’elle ne concerne que les menteurs : lui, personne n’a jamais eu peur de le "blesser", étant catalogué d’office "blessant". Ce qui offre le champ libre pour l’assassiner sans retenue, au propre ou au figuré. La conscience mentale reste aussi indifférente au mal commis qu’elle est d’une vigilance sournoise au mal subi. Cette vigilance se nourrit d’ailleurs du déni ajouté de la culpabilité du mal commis en toute impunité.

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_____La logique inverse ? Elle se démasque chez un proche de Madame canine qui couvre de cadeaux l’un de ses enfants pour son anniversaire. [28, AV note 22] Dans le cœur, un cadeau nettement plus empoisonné à destination de son père, condamné officiellement pour "maladie" et plus officieusement parce qu’il représente un réel danger pour les spécialistes de ces "maladies", démasqués comme les imposteurs qu’ils sont. On gâte l’enfant afin de se faire pardonner d’avance les méfaits que l’on programme sur son père, manipulé au niveau supérieur voire ouvertement imposés sur ordre. L’effet voulu d’un divorce sera que Monsieur canine sera expulsé de sa propre maison (tel était en tout cas le plan dressé par Nana et consorts [29, APR note 16]), donc renvoyé à jeun dans un désert où il ne trouvera pas assez de pain pour manger à sa faim. Ceci sous l’instigation de brebis se voulant plus ferventes les unes que les autres !… On essaie donc de se déculpabiliser en prévenant la culpabilité supplémentaire qu’il en adviendra logiquement, cette culpabilisation venant notamment des enfants. Alors, on leur souhaite très "gentiment" un joyeux anniversaire : ainsi, on devient insoupçonnable à leur égard…
_____Chez Madame canine, cela se passe différemment. Enferrée dans sa logique de "maladie" (si tant est qu’à un tel niveau d’incohérence puérile, on puisse encore parler de logique…), canonisée de son vivant par tous les siens vantant sans relâche ses "mérites" depuis la canisation [30, note 18] de son chien, ce dernier est réputé porteur du "mal" tandis qu’elle est porteuse du "bien". Ce n’est pas trop difficile pour ses encenseurs, ne vivant pas à demeure : on allume sans risque la mèche, tout en restant éloigné de l’explosion. C’est plus difficile pour elle, soumise à une dialectique un peu moins pauvre par quelqu’un qui vit au quotidien avec elle… et qui ne parle pas exactement un langage aussi "compréhensif" et flagorneur. Il suffit que ce quelqu’un soit "malade" et il n’est plus besoin d’y répondre : cette mauvaise paresse [31] spirituelle est aisée à "justifier" par l’éloignement des lointains allumeurs de mèche (toute occasion ponctuelle de rapprochement étant mise à profit pour scruter la plus petite incohérence du "malade", prêt à s’en faire l’écho au besoin afin d’entretenir cette flamme produisant une fumée noire [32, note 8], veillant à ce que le ton ne monte pas et s’offusquant au quart de tour de la plus petite "blessure" infligée au "bien-portant"…) ; un peu moins quand on est le prochain immédiat, sans cesse interpellé sur cette ridicule imposture. Monsieur canine ne fait pas payer, mais il a la dent dure de l’horrible culpabilisateur : l’antithèse des ours(e)s grands distributeurs de miel ! Il ne fait jamais qu’aiguillonner une conscience morale en berne, entretenue en l’état par quantité de "conseillers" plus irresponsables les uns que les autres. Si parmi eux, les professionnels facturent leurs nauséabondes prestations au kilo d’irresponsabilité, leur miel doit être salé. D’autres factures également doivent l’être. Quand on freine des quatre fers sur la décision de remettre en question la réelle propreté de l’intérieur de son intérieur –inaccessible à tout "conseiller", qui, lui, est à l’extérieur-, appuyé dans ce freinage par moult de ces "conseillers", on a beau se raccrocher à la "maladie" pour biaiser les derniers sursauts de la conscience morale, celle-ci persiste à envoyer de nouveaux signaux de culpabilité. Ces signaux viennent bien de l’intérieur et non de l’extérieur : de Monsieur canine, par exemple. En son temps, celui-ci avait d’ailleurs parfaitement saisi la manœuvre dilatoire et avait clairement exprimé sa réprobation des priorités de Madame canine, décidant unilatéralement de remettre en question la réelle propreté de l’extérieur de son intérieur. Il est vrai que les papiers peints de la cage d’escalier, du bureau et de quelques moquettes de la maison de Monsieur et Madame canine accusaient une certaine usure ; mais Monsieur est un horrible mystique, considérant que chez des brebis dignes de ce nom, le choix du Royaume des cieux devrait a priori sembler prioritaire par rapport à celui de la couleur d’un nouveau papier mural. Le récent passif de Madame canine est très loin d’être de bon augure à cet égard : qu’elle nie ou non le mal qu’elle commet, Monsieur canine est assez bien placé pour savoir qu’elle le commet puisque c’est lui qui le subit ! Ce n’est aucun de ses multiples "conseillers", ce qui les rend d’autant plus aises à "conseiller" : à eux la face éclairée de la lune, à Monsieur canine la face cachée. Par conséquent, ce dernier a suggéré en son temps une autre priorité en matière d’intérieur. Mais que valent les aboiements d’un chien ? Qu’il se satisfasse de sa pâtée et qu’il nous fiche la paix ! Ce n’aura jamais été qu’une brillante démonstration supplémentaire d’une "conjugalité" aussi fermée au Royaume des cieux que dans un simple royaume de la terre. Pour oublier qu’il s’est pris dans la toile, le papillon se repeint les ailes. Il sera plus beau, mais volera-t-il mieux ?

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_____S’en suit donc un vaste déménagement interne, presque aussi imposant que s’il avait été externe : pièces entièrement vidées en vue de leur réfection. Monsieur canine n’a pas été très coopératif au cours de ce déménagement… mais personne n’a trop insisté pour solliciter son aide, tant l’atmosphère était à une sourde culpabilité. C’est moins à cause de l’inversion des priorités que Monsieur canine manquait de motivation : la programmation de ce rafraîchissement intérieur s’effectuant dans le même temps où se jouent des intrigues destinées à l’expulser d’une maison aux papiers peints tout neufs l'explique un peu mieux ! Une vieille chaussette aurait peut-être plus de chance que lui, pouvant encore être reprisée. Mais une dent cariée, on la jette. Parce que des murs nets, un plafond repeint, un parquet flottant remplaçant une moquette usée, cela jette ! Quant à savoir si cela culpabilise moins, c’est là une autre affaire [33]… Grâce aux professionnels qui se mêlent de celles des autres, tout est permis avec la "bénédiction" des siens… voire à leur financement ?
_____Car Madame canine fait toujours ses courses chez […][34, note 35] afin de ne pas trop écorner son budget. Comme le dirait l’un de ses proches : les temps sont de plus en "plus durs".[35, note 13/2] De fait, ses affaires commerciales –les honnêtes !- ne sont pas ce qu’elles furent pendant longtemps, de plus en plus difficiles à négocier pour des résulats souvent en deçà de l’énergie qui y a été déployée. Ce n’est pas le marasme, mais ce n’est pas la fortune non plus. Ajoutons le passage conséquent du percepteur, et le budget est encore sérieusement revu à la baisse en fin d’année. Certes, quelques fonds de tiroir existent. Mais suffiront-ils à expliquer qu’en cette période on puisse financer simultanément sans sourciller –chez une personne habituellement vigilante sur son budget- une procédure de divorce et un chantier important de réfection intérieure de sa maison, l’un comme l’autre étant loin d’être à la portée de toutes les bourses ? Et si –une fois n’étant pas coutume- certains "conseillers" n’étaient pas PAYEURS ? En d’autres termes, vous nous débarrassez de ce chien embarrassant auprès de certaines situations établies ; en contrepartie, on vous console de votre peine en vous facilitant la tâche. Comme son enfant pour son anniversaire, la maman –veuve au voile de deuil dans sa tête bien avant l’heure (pour éviter la culpabilisation excessive…)- n’aurait-elle pas été comblée de cadeaux ? Ramassant sept corbeilles pleines d’argent, il ne restait aucun morceau de son "malade". Enfin "guéri" !

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