Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 06 décembre 2008

Proclamer qu’un tout proche est le Roi des malades ?

chaine-ouvriers_~thu0003.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.6-8.
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

_____Où sont donc passés les ouvriers, pour être si peu nombreux ? Le monde se serait-il brutalement dépeuplé depuis deux mille ans, suite à quelque cataclysme ? Ce n’est pas exactement le discours auquel nous ont habitué les cassandres de la surpopulation ! Ce ne sont pas davantage les courbes exponentielles du taux de chômage, stigmatisant à l’envi des ouvriers trop nombreux par rapport à la demande globale de main d’œuvre. Inversement, la moisson n’est-elle plus assez abondante qu’elle frise à présent le tarissement ? Ce serait faire mentir l’Évangile en laissant entendre que celui d’aujourd’hui n’est plus le même que celui d’hier. À cet égard, il existe une méthode efficace : prétendre que le monde est aujourd’hui "plus dur".[1, note 1] Argument-massue de ramolisseurs de brebis, propre à les fatiguer et les abattre, comme savent le faire moult bergers mercenaires [2], ouvriers très nombreux. À ceux-là, le pouvoir d’attirer les esprits mauvais et de générer toute maladie et toute infirmité. Ils vont plutôt –c’est-à-dire en priorité- perdre les brebis de la maison d’Israël, celles de l’ancienne comme celles de la nouvelle Alliance. Sur leur route, ils proclament que le Royaume des cieux est bien gentil, mais que sa proximité est fort compromise par une étrange avalanche de "malades" mortellement dangereux, de lépreux [3] du ciboulot… limite démons incarnés. Où sont passés les ouvriers ? On en fait des rabatteurs pour la chasse [4, note 14] ! Cette chasse est seigneuriale [5], et fait fi de l’ouvrage des petites gens en venant saccager leurs cultures, fruits de leur labeur. La moisson est abondante, mais elle est piétinée par les ouvriers eux-mêmes, qui chasseurs qui rabatteurs.
_____Si d’aventure –ou par grâce- on garde encore le discours d’origine (le Royaume des cieux est tout proche), il est aussi "crédible" auprès des brebis perdues de la maison d'Israël que si Attila venait leur annoncer qu’il vient leur semer du gazon anglais avec ses Huns [6][7]… ou qu’un conjoint disjoignant invitant l’autre à "tenter de se concilier" [8] par l’intermédiaire d’un vautour "justicier" [9] chargé d’entériner un dossier si ficelé d’avance que toute "tentative" n’est déjà que sinistre galéjade. Comment les ouvriers seraient-ils nombreux quand on les surprend à se bousculer pour voler [10] et piétiner la moisson d’un autre ? Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Pas des chasseurs [11] ! Toute prière étant exaucée, l’arrivée d’une meute de chasseurs signe donc l’erreur d’acheminement de cette prière : le maître de la moisson a ses imitateurs. [12, APR note 12] Si l’on ose dire, ceux-là ne se font pas prier pour exaucer au quart de tour.

aiguillage-_2_.jpg

_____Nul besoin des puissants projecteurs d’une Ferrari®[13, AV note 22] afin de percer l’obscurité de l’exaucement de ces prières ayant subi comme une erreur d’aiguillage [14] : leur fruit est si mauvais [15] qu’Attila venant semer du gazon anglais en devient comparativement plus proche du réel. C’est dire que le petit phare du Solex® suffit à distinguer le lStJeanClimaque.jpgoup [16] à temps pour rebrousser chemin. Les ouvriers de la moisson sont peu nombreux parce qu’ils n’ont pas besoin dêtre nombreux pour récolter l’amour… et parce qu’il est à craindre qu’il n’y aie que peu d’amour à récolter. Les vrais moissonneurs, ce sont les anges. [17] Tous ceux qui font tomber [18] les autres et ceux qui commettent le mal ils n’auront plus de soucis de chauffage à se faire. On y trouve d’ailleurs nombre d’ouvriers du mal, tels que perçus il y a bien longtemps par saint Jean Climaque. [19, APR note 12] : difficile d’être simultanément à la moisson et à l’ivraie.
_____On peut simuler l’amour quelque temps, en cultivant le souci de la "santé" de l’autre. Quand cela conduit tout droit à enclencher une procédure de divorce comme on soigne une maladie [20, APR note 4], de qui se moque-t-on ? De son homme seulement ? Des hommes. [21] Parce que c’est avant tout un irrespect de Dieu que nul "conseiller" déculpabilisateur ne saurait justifier de près ou de loin. Est-ce respecter Dieu que de promettre de demeurer dans la fidélité [22] jusqu’au bout, en admettant tacitement qu’un vil motif de "santé" puisse être susceptible d’abattre cette promesse du jour au lendemain ?[23] Depuis quand sommes-nous jugés sur la "santé" ? [5, note 2] Que sert cette fidélité idiote –et non donnée gratuitement !- à la "santé" sinon le masque de l’infidélité à la charité ?
_____Quelle charité subsiste-t-il quand l’infidélité est devenue patente par la fidélité obstinée à des "conseillers" déculpabilisateurs, contre l’avis formel et répété de celui qui, seul, est censé avoir reçu la promesse de fidélité ? Cette brebis perdue et fatigante ne moissonne que de la méfiance [24] : c’est pourquoi elle en abat tant qui lui font confiance...

m-mouton.jpg

Les commentaires sont fermés.