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lundi, 15 décembre 2008

Le bon savant est sale : il n’a pas de savons.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,23-27.
Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple l'abordèrent pour lui demander : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité ? » Jésus leur répliqua : «
À mon tour, je vais vous poser une seule question ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d'où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il va nous dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ?' Si nous disons : 'Des hommes', nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. »

_____« Je suis venu en ce monde pour une remise en question… »[1, note 2] Il n’est pas venu donner une réponse [2] qui fasse autorité dans le mauvais sens du terme, dans le sens où elle enfermerait les hommes dans la soumission résignée et inconditionnelle, leur interdisant par conséquent toute remise en question de leur part. Ce serait enfreindre leur liberté, tout en les encourageant à une mauvaise paresse [3, AV note 12] spirituelle et intellectuelle. Il n’est pas davantage venu abolir [4] l’autorité en place, ni prendre sa place. Mais Il la remet volontiers à sa place, dès lors qu’elle outrepasse son rôle en imposant des réponses qui enferment les hommes dans une fausse acceptation… fausse en ce qu’elle en exclut toute éventualité de refus. C’est bien sûr l’amour de la loi [5] qui, de sa montagne, [2, AV note 12] fait de l’ombre à la loi de l’amour. L’une est fermée tandis que l’autre conserve assez d’ouverture pour une remise en question qui n’est pas nécessairement blanc-seing pour tout raser gratis !

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_____En soi, les réponses peuvent n’être pas fausses. Ce sont les détenteurs de ces réponses qui se faussent, s’en servant pour donner une assise à leur pouvoir et se donnant de la sorte une autorité enfreignant la liberté de remise en question de ceux qui leur sont soumis : ils font sentir leur pouvoir [6]… mais ne font pas.[7] Le pouvoir ne fait alors qu’un avec la réponse, ce qui est les confondre en faussant une réponse qui reste valide dans son intitulé tout en figeant la question initiale. La vie étant mouvement, la réponse va fatalement s’invalider dans son application, arbitrairement imposée sur des questions ressemblantes mais différentes.[8] Il ne s’agit plus de briser des montagnes mais de les bâtir [9, note 17] en jouant sur le devoir d’obéissance à l’autorité. C’est retourner Béthanie [2, note 10] contre elle-même en l’invoquant pour niveler toute contestation, opposer l’autorité à la liberté au détriment de la seconde qui ne vaut naturellement qu’en fonction de sa non-imposition. Sauf à prôner l’anarchie, une imposition minimale reste bien sûr de mise. La liberté n’est pas un fruit mûr que l’on cueille tranquillement sur l’arbre : elle s’acquiert de l’extérieur par l’éducation et de l’intérieur par la remise en question. La liberté qui emporte l’assentiment sans remise en question se fonde vraisemblablement sur une réponse vraie dans son intitulé, ce qui lui confère l’adhésion… du ruban tue-mouches.[10, APR note 25]

point%20interrogation%200003.gif_____Ce sont les détenteurs de l’autorité de l’époque qui abordent [11] Jésus : les chefs des prêtres et les anciens du peuple. Par projection [12, note 10], ils remettent en question l’autorité de leur interlocuteur, craignant manifestement que Lui remette en question la leur ! Ce sont bien des détenteurs de réponses envoyant devant eux des récepteurs de réponses [2]- dont ils se font les garde-chasses intransigeants… et chasseurs de ce qu’ils veulent comprendre [13, note 1/2] comme étant des braconniers.[14, note 29] Or, Jésus ne remet nullement leur autorité en question, mais rouvre leurs réponses à la recherche interrogative : c’est pourquoi Il répond à une question par une autre question, les amenant d’eux-mêmes à se remettre en question, cette question étant destinée à les réorienter sur le rééquilibrage entre la lettre et l’esprit de la Loi [15]. Faute de quoi, ils deviennent des esprits faux. « Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-même ce qui est juste ? »[16] « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? »[17] La pédagogie de Jésus reste fidèle à elle-même : répondre à une question fermée –souvent piégée [18, note 3]- par une autre question. L’objectif n’est pas tant de retourner le piège contre l’adversaire du moment, que de l’inviter à en prendre conscience afin qu’il s’en libère de lui-même. En ce sens, il ne s’agit pas de biaiser en répondant à côté de la question ou en la détournant par une autre : cette attitude est plus contemporaine, correspondant plus parfaitement à une certaine "médecine", friande de causalités externes [19, AV note 12] pour s’arroger l’autorité abusive de l’interne.
_____En attendant l’apogée de cette funeste imposture, nos prêtres et anciens du peuple sont de nouveau bien obligés de se soumettre à la question qui leur a été renvoyée : pas d’autres spécialistes qu’eux-mêmes pour en chercher une réponse ! Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » D’apparence anodine, cette réponse est plus extraordinaire qu’elle ne paraît. D’une part, elle brise le piège, ce dernier postulant la capture de l’inconnu par le connu : si ce dernier avoue ne pas savoir, le piège perd sa raison d’être. D’autre part, le même aveu brise la glace [20] des certitudes en libérant la soif de savoir, tarie par le pouvoir. « Nous ne savons pas ! » Ils découvrent donc simultanément leurs limites, tout en se voyant invités à les dépasser : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. » Non pour "se venger", mais pour les amener à rechercher par eux-mêmes par quelle autorité Il fait cela. À aucun moment ne remet-Il en question leur autorité : au contraire, cette autorité est censée leur fournir les moyens concrets de rechercher ce qu’ils ne savent pas. Pour l’heure et en l’état, elle est non remise en question mais visiblement prise en défaut : quand on en est à redouter la foule, on ne peut la contenir que par l’intimidation : « je ne prends pas peur, tu dois prendre peur. » [12, APR note 10] L’autorité n’est plus que l’ombre d’elle-même, se commuant en autoritarisme : l’Histoire abonde d’exemples plus proches dans le temps, plus durs parce que s’inscrivant dans des systèmes élaborés de "pensées" allant jusqu’à décapiter toute pensée elle-même [13, APR note 29], soit toute ouverture à la question. ("Soumettre à la question" quelque dissident au sein d’un régime policier consistant en réalité à lui extorquer une réponse conforme à ce régime !…)

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_____Le monde n’est précisément "plus dur" [14, note 13/2] qu’en fonction de ce qu’il se rend complice de tels systèmes, obéissant mollement à une autorité fondée sur la peur projetée en intimidation. Elles qui devraient être les premières à venir en ce monde pour une remise en question, les brebis ne sont pas les dernières à se laisser intimider par de telles autorités, ne pouvant qu’être remises en question quand elles produisent avec constance le contraire de ce qu’elles prétendent promouvoir. En matière de "santé mentale", il y a beaucoup plus qu’une prise en défaut. Elle élimine même d’emblée toute suspicion de prise en défaut, se voulant la nouvelle –et exclusive- détentrice du bien et du mal [15] ! À cet égard, il lui fallait se revêtir d’une autorité qui paraisse incontestable aux yeux de tous : celle de la médecine. De la sorte, tout contestataire est immédiatement suspect dêtre un 'malade' ! Aucune remise en question de cette forfaiture n’est admise en ce monde. Elle commence cependant à poindre de ce monde lui-même. En effet, la nouvelle génération manifeste de plus en plus vivement son… mal-être. [16][17] Quand on projette d’apaiser professionnellement celui des autres, voilà qui ne manque pas de piquant ! L’étude de la médecine somatique apparaît dans les motivations pour ce qu’elle est : le passage obligé –et pénible- vers autre chose. En soi, elle est d’un intérêt secondaire pour le candidat praticien ! Ce qui démontre à l’envi que l’aspect médical n’est bien là que pour faire autorité… et non pour faire de la médecine : le "passage obligé" est le signe [18] d’une caution "morale" et non sanitaire. Cette caution est indispensable à la pratique d’une "médecine" invertébrante qui, sans elle, serait honnie depuis des lustres : en quoi est-il "médical" de s’appuyer sur un système fondé sur la peur –voire la terreur [19, notes 6]- et la médisance [20] à l’état pur ? En quoi est-il "médical" de détruire le lien social de fond en comble ? En quoi est-il "médical" de lâcher dans la nature des gens que l’on a rendu malades en ayant prétendu les "soigner" ?

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_____C’est l’intimidation du 'malade' qui doit l’amener à être malade pour de bon. Il faut qu’il y ait de vrais malades afin d’alimenter une "psychose" (pour employer la terminologie de l’adversaire…) se diffusant sans discernement [2, APR note 19] sur les 'malades'. Il faut surtout que ces derniers le deviennent réellement afin d’entretenir le système [21, APR note 26] : faute de quoi ils en menacent la pérennité. Exaspération et diffamation sont les deux mamelles de cette pérennité, au nom de la "prévention". Celle-ci vire à la prédiction, s’adressant en priorité à l’entourage du 'malade' plutôt qu’au 'malade' lui-même : étant seul dans sa peau, ce dernier est assez grand pour se connaître… et distinguer un bonimenteur d’un véritable médecin. C’est pourquoi l’entourage –gagné par la "psychose" (autrement dit, une sourde terreur savamment dosée)- a pour mission d’exaspérer en éprouvant la patience du "patient", la peur qui lui a été distillée oblitérant tout discernement sur le caractère diffamatoire du "diagnostic" qu’on lui présente : l’autorité "médicale" prend le pas sur tout le reste. Il n’en faut pas davantage pour obtenir un 'malade' officiel qui, sans une goutte de sang sur les mains, sera virtuellement fourré du jour au lendemain dans le même sac qu’un Thierry Dève-Oglou (assassin d’Anne-Lorraine [22]) ou autres Fourniret ou Heaulme ! Voilà une "justice" que n’a pas fini de découvrir Philippe Schmitt [23]

Addendum au 13 décembre 2010 : par une étonnante coïncidence avec le calendrier liturgique reprenant l'Évangile de ce jour, il se trouve que le procès du personnage cité au-dessus (ne) commence (qu')aujourd'hui-même ! Voilà également une "justice" dont on ne finit pas de découvrir une célérité inversement proportionnelle à la gravité des actes commis : trois ans pour juger un criminel notoire... ou deux semaines pour expulser un propriétaire certes moins notoire ; mais ceci au cœur de l'hiver, et sans aucun acte commis, qui soit redevable de l'intervention de la "justice" !!! Rappelons qu'en ce 13 décembre 2010, une telle intervention n'a jamais été démentie par ses opérateurs.

Comment le volet pénal de la "Justice" serait-il juste quand sa version civile est criante d’injustice ? C’est une question qui a été soumise en son temps à l’une de ses représentantes.[24, APR note 32] Quand on est confronté au pénal à de vrais malades, prend-on la peine de remonter à la source ? Il semble que non, comme en atteste le récent Référendum pour la Justice (on peut le remplir ici). La question n°6 en est effectivement libellée de la façon suivante : « Faut-il créer des prisons médicalisées pour les criminels atteints de troubles mentaux ? (actuellement, ils sont mis soit dans des prisons normales, soit dans de simples hôpitaux psychiatriques dont ils peuvent s’échapper à chaque instant) » L’autorité "médicale" fait ici merveille : elle qui fabrique les violeurs récidivistes à la chaîne est requise pour "médicaliser" les prisons, donc en augmenter le potentiel de dangerosité à la sortie ! Il reste décidément à prendre la mesure inouïe de la "justice" "médicale" : la création d’un fichier contenant le passé pharmacologique des criminels –relâchés ou non- serait beaucoup plus judicieux et constructif. C’est pourquoi tout 'malade' -encore dépourvu de ce passé- est un redoutable danger (non "pour lui-même ou pour les autres", ce qui est la version officielle) pour la citadelle "sanitaire" [25, note 19], ivre du sang qu’elle verse en toute impunité depuis des lustres. Comment une "médecine" basée sur la peur et la médisance pourrait-elle produire autre chose que du mal à l’état pur ?
_____Automne 2006 : un certain Philippe de Labriolle [25] "décèle" à distance un "dangereux". Ce faisant, il entame le processus de destruction d’une famille sous le prétexte fallacieux d’en "protéger" une autre. De quoi ? D’un viol ? Vraisemblablement, puisque le "dangereux" va être véritablement traité comme un violeur : par projection, sa vie privée est depuis lors la succession ininterrompue de viols avec récidives et sans aucun regret de la part de tous ceux ceux qui ont pu s’y prêter ! Par quelle autorité ont-ils fait cela, et qui leur a donné cette autorité ? Pas de chance : cette fois, le 'malade' le sait parce qu’il s’est battu pour le savoir. Longtemps on lui a dit plus qu’à son tour : « Moi non plus, je ne te dirai pas par quelle autorité je fais cela. » Non pour le pousser à plus de questionnement, mais parce qu’on n’est pas très fier d’avoir cru à la parlote d’un homme qu’on a manifestement tenu pour un prophète ! Celui-là, son nom n’était pas Jean mais Philou [26] : faisant profession d’entrer dans le temple des autres.[27] Depuis l’automne 2006, le processus de destruction s’est singulièrement enrayé : de là à ce qu’il retourne contre ses auteurs ?… Ce serait dommage : Philou a rendu un tel service à la médecine ! En "décelant" le 'malade' de trop, il a malencontreusement appuyé sur le bouton d’auto-destruction de sa citadelle inaccessible. Voilà de quoi sérieusement remettre en question la belle autorité du "prophète" !…

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Une cockerinade par jour

C'est un juste "psychique" qui va au magasin et demande un vendeur pour acheter une télé. "Malade", le vendeur lui répond :
- Je ne vends pas aux justes "psychiques".
Alors il rentre chez lui, se couvre de fausses pustules "psychiques" et retourne au magasin. Il redemande la télé, et le vendeur lui répond :
- Je ne vends pas aux justes "psychiques".
Et il lui demande :
- Pourquoi vous me dites ça ? Je ne suis pas juste "psychique" !
Alors il répond :
- Si : vous êtes juste "psychique" ; car ce n'est pas une télé, mais un micro-ondes.

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