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vendredi, 09 janvier 2009

On affabulait sur lui de moins en moins.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,12-16. (*)
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l'instant même, sa lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ta guérison sera pour les gens un témoignage. » On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

______Tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés ; il les guérit. [1, notes 5,6] Pourquoi la lèpre ferait-elle exception, en fût-on couvert ? Dans l’Évangile, les lépreux [2] sont souvent les premiers témoins du salut. [3, notes 7 à 27] Simultanément, ce sont de formidables témoins de la foi. « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Si TU le veux : non si je veux. Nul ne se purifie de lui-même, ne sachant que purifier l’extérieur.[4][5] C’est Jésus qui commande. Il ne répond pas sur commande… mais sur demande, pourvu que l’on soit fidèle à ses commandements. [1, APR note 6] En l’occurrence, son commandement est d’aller se montrer au prêtre et donner pour sa purification ce que Moïse a prescrit. Parce qu’à la guérison du corps doit répondre celle du cœur ; à la purification extérieure de l’extérieur la purification intérieure, de l’extérieur également.
______On remarque d’emblée que les méthodes de la "santé mentale" prennent très exactement le contrepoint de ces données, en y prenant les avantages et en évacuant les exigences. De l’extérieur, elles apportent comme une purification intérieure. Mais celle-ci ne s’effectue qu’au prix de l’établissement d’un trouble extérieur : le langage lui-même trahit une finalité fondamentalement malhonnête. Faute de fondements réellement scientifiques [6], toute "maladie" est en effet un abus de langage chez nos "gentils docteurs". C’est pourquoi ils ont tout intérêt à créer la maladie de toutes pièces, de manière à lui donner des assises plus cliniques. Mais à qui répondent-ils ? À ceux qui, tombant la face contre terre leur demandent : « Docteur, si tu le veux, tu peux LE troubler. » Plus "puissants" que Jésus [7, note 12], ils n’ont pas besoin d’étendre la main ni de toucher le futur "malade" ! Ils disent à leur demandeur : « Je le veux, sois purifié. »… et par derrière [8] : « Qu’il le veuille ou non, qu’il soit troublé. » Quand il ne le veut pas, on veut pour lui.[9] Et s’il sait lire, on lui mettra avantageusement en mains cet excellent ouvrage qui achèvera de le convaincre de vouloir se purifier de l’intérieur : « Comment se purifier en avalant la poussière que le voisin a glissé sous votre tapis » [10, note 7] Dans son dos, on parlait de lui de plus en plus… et on lui parlait de moins en moins ! Des fois qu’il mordrait [11] ? Alors bien sûr, Philou [12] ordonne de le dire à tout le monde : question de "santé" publique, sans doute… Le fait est que cette question finit par être publique ! Par ordonnance [13][14, APR note 17] et tout et tout… Qui donc est dans la ronde ?

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Première lettre de saint Jean 5,5-13.
Qui donc est vainqueur du monde ? N'est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C'est lui, Jésus Christ, qui est venu par l'eau et par le sang : pas seulement l'eau, mais l'eau et le sang. Et celui qui rend témoignage, c'est l'Esprit, car l'Esprit est la vérité. Ils sont trois qui rendent témoignage, l'Esprit, l'eau et le sang, et tous les trois se rejoignent en un seul témoignage. Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, et le témoignage de Dieu, c'est celui qu'il rend à son Fils. Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu rend à son Fils. Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie. Je vous ai écrit tout cela pour vous faire savoir que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.

______Seulement voilà : aujourdhui, le monde est devenu "plus dur" [15, note 13/2]. Puisque nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage du Docteur a plus de valeur, et le témoignage du Docteur, c'est celui qu'il rend à ses fils… de marionnettiste.[16] Celui qui met sa crédulité dans les fils du Docteur possède en lui-même ce témoignage. Emberlificoté dans tous ces fils, il n’a plus une main de libre : pour être plus à l’aise, il rend donc le témoignage de l’Esprit à l’Esprit lui-même, espérant à juste titre qu’Il en fera un meilleur usage que lui. Pourvu qu’il croit toujours en Dieu, tout va bien. Oui mais, celui qui fait de Dieu un menteur n’est pas tant celui qui ne croit pas en Dieu que celui qui ne croit pas Dieu [17, p.3] : en effet, comment faire de quelqu’un un menteur si on ne croit pas en sa seule existence ? En revanche, croire un menteur existant –vous faisant croire de GrifilEvanoui.pngdieu [18, APR note 29]- est la marque incontournable de celui qui ne croit pas Dieu. Voilà qui atteint le degré ultime chez celui qui était déjà un menteur accompli en travestissant la haine contre son frère par une "maladie" de ce frère. [10, APR note 8] À défaut d’avoir la vie éternelle, cet étrange témoin entraîne dans son sillage non de l’eau mais de la boue, non de l’Esprit mais du vent [19], du sang… mais surtout pas le sien : il en aurait des vapeurs…

______Celui qui ne croit pas le Docteur, celui-là fait du Docteur un menteur, puisqu'il croit au témoignage que le Docteur rend à ses fils. Il est donc atteint d’une "maladie" qui va lui sembler une éternité. Il a bien essayé de témoigner. Mais si nous acceptons bien le témoignage des hommes, où irait-on si nous commencions à accepter le témoignage des chiens ? [20][21] Mais eux on les retire dans les endroits déserts [22, note 22], et ils aboient.

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______Qui donc est dans la ronde ? À tourner ainsi en rond, on finit par s’essouffler [23, APR note 27], épuisés ! On a surtout épuisé la raison. Celle de la "santé mentale", Mister K [24, APR note 16] l’attend toujours. Mais l’avantage avec elle, c’est que l’on peut s’en passer étant donné qu’elle traite précisément "d’absence" de raison. C’est bien la concrétisation de cette absence qui essouffle, épuisante. Malédiction : il y avait un trou dans l’épuisette [25][26] destinée à Mister K ! Avant qu’il ne dévore la terre entière, il convenait donc de faire intervenir une autre raison : celle de la Loi. Mais quand on s’habitue à de longues vacances de raison, on manque un peu d’attention… et par inadvertance, on reprend la même épuisette ! Est-ce bien raisonnable ? Dommage : la Loi était pourtant la représentante suprême de la raison, faisant de tout contrevenant un menteur. Saleté d’épuisette : à cause d’elle, ce sont les représentants de la Loi qui se font contrevenants ! C’est qu’à bien accepter le témoignage de n’importe quels hommes, la Justice n’a plus de valeur. Mais elle abrite des voleurs. À moins naturellement que Nana [13, notes 6 à 13] rende son argent à Mrs K : ce qu’ignore Mister K, ne pouvant être simultanément objet et sujet d’un contrat de tueuses à gages. Cette raison-là étant donc exsangue à son tour, que reste-t-il ?
______Il reste l’amour. Mais il reste aussi la peur ![27] Un peu usant pour les nerfs. Aussi détendons-nous avec une fable :

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Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

______Mister K est-il encore beau ? Plus précisément, serait-il en Corbeau ? S’il n’est pas sur un arbre perché, s’il ne tient pas davantage un fromage, sans doute dégage-t-il une odeur alléchante ? En effet, il lui arrive épisodiquement d’avoir quelques contacts renardesques.[28][29][23, note 18] Ces coquins sont des farceurs : ils sont déguisés. Quand on mêle la peur à l’amour, c’est non seulement mélanger vainement l’eau à l’huile [30, AV note 20] mais aller demander à son costumier la même chose que Mrs K à sa tueuse : le REMBOURSEMENT. Un lapin [31] dans un costume de renard, est-ce bien raisonnable ? À ses mots le Corbeau ne se sent pas de joie d’être si aimé ; de tous ces gens qui veulent l’aider. Deux ans qu’on "l’aide" [32, AV note 32] : c’est dire qu’il a eu le temps d’apprécier ! On apprécie aussi beaucoup Mister K, et on lui fait savoir après avoir pris connaissance de toutes ses aventures qui ne ressemblent qu’à lui. Il est le Phénix des hôtes de ces bois, et c’est bien ainsi qu’on l’aime… Cependant, n’est-il pas isolé là-haut sur son arbre perché, tenant en son bec un Évangile ? On l’aimerait davantage s’il ouvrait un large bec. Ne consentirait-il pas à changer d’arbre, afin que la famille Corbeau –dispersée aux quatre vents- puisse réintégrer celui-ci ? N’a-t-il pas peur des méchants bûcherons qui menacent de lui tronçonner son arbre afin de l’en faire déguerpir ? Ne serait-il pas mieux les pieds sur terre, quitte à voir un pote à Rose [33] pour l’y aider ? (À ces mots le Corbeau sent le pot-aux-roses…) Et puis –pourquoi pas- un pote à Nana pour l’aider à faire annuler les commanditaires des bûcherons ? Au point où nous en sommes, ne demanderait-il pas pardon à madame Corbeau de ne pas s’être laissé gentiment lobotomiser, en promettant de ne pas recommencer ? Ainsi n’aurait-elle plus peur et consentirait-elle à rentrer gentiment à la maison. Naturellement, il faudrait que lui change du tout au tout. Enfin… C’est bien ainsi qu’on l’aime. De tous ces conseils venant du cœur et livrés dans le secret le plus absolu, il en fait naturellement ce qu’il veut !
______Mister K n’est pas de tempérament procédurier : il assez à faire à tempérer ceux qui l’ont pour dix… et contre lui. Il est cependant des jours où lui chatouille l’envie de porter plainte contre les costumiers peu scrupuleux livrant à des lapins des costumes de renard si grotesques !… Il leur reste l’affectif. C’est d’ailleurs bien ainsi que l’entend Mrs K, ôtant -avec la fermeté du chêne- ses enfants à l’affection de leur père afin de mieux le faire rompre.

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Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.
 

Ce que Mrs K oublie en redoublant ses efforts,
C’est que ses pieds touchent à l’Empire des Morts.
Elle a répandu tant de fables sur son
époux
Que ce dernier a fini par y prendre goût !…

____________________________

Une cockerinade par jour

C'est un "malade" qui se pointe au commissariat pour déclarer une disparition. Il dit au planton de service :
- C'est une personne grande, blonde, les oreilles décollées.
- Vous avez une photo ?
Le type montre une photo où on voit une petite dame brune, dont on ne voit pas les oreilles.
- Mais ce n'est pas la même personne ?
- Si, c'est ma belle-mère : je ne voudrais pas qu'on la retrouve.

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Commentaires

Bigre ! toutes nos lectures de jeunesse défilent sur ce blog ! Après l'évangile, les fables de la Fontaine ... Auriez vous un projet de révision culturelle à portée universelle ?

Écrit par : Simone | samedi, 10 janvier 2009

ÉTERNELLE jeunesse, devriez-vous préciser ! Pas besoin de "révision culturelle" : ne croirait-on point que ce bon Jean (à ne pas confondre avec votre charcutier dans l'autre sens...) est aujourd'hui parmi nous ? (et bonjour à Ts'Eu)
D'une actualité torride, non ? (Pratique pour faire des économies de chauffage...)

Écrit par : Un revisiteur non révisionniste | samedi, 10 janvier 2009

Eh ! Ts' Eu ... Michel t'envoie le bonjour ! (je suis obligée de le crier sur les toîts car elle dort sur son fauteuil en me tournant le dos) Qu'est-ce que vous me parlez de jambon un jour où j'ai défilé avec les musulmans ... L'actualité fut torride, effectivement. Mais je crois bien que le marchand de sable est passé. Bonne nuit et sans l'Apocalypse de Jean, demain il fera jour.

Écrit par : simone | samedi, 10 janvier 2009

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