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mercredi, 14 janvier 2009

Comment divorcer d’un divorce…

ou…

l’art de franchir un champ de mines.

AVERTISSEMENT

Cet article se destine en priorité à l’époux impliqué malgré lui dans une procédure dite de divorce : procédure à laquelle il n’adhère pas, tant sur ses formes prévues par le législateur que dans les fondements, heurtant de plein fouet ses convictions, que celles-ci soient de nature morale, philosophique ou spirituelle. La jurisprudence abonde de ce type de procédures, satisfaisant un époux demandeur au détriment d’un époux défendeur. Or, aucun jugement de divorce prononcé contre la volonté de l’un des époux ne peut réellement être LÉGAL. C’est la jurisprudence qui le « légalise » à rebours de ce qu’indique la loi elle-même, par des artifices en chausse-trappes destinés à contourner la volonté contraire de l’époux défendeur ! L’unique objectif de la procédure est de satisfaire l’époux demandeur.

Le mariage est une union. Le divorce est la désunion de cette union. Aussi étrange que cela puisse paraître, il faut être DEUX pour se marier. Quand bien même ce mariage serait ultérieurement désavoué par un divorce, on en conclut sans difficulté qu’on ne divorce pas de soi-même mais de l’autre époux. Et si l’objectif est de se retrouver UN séparé, il faut bien que ce UN soit séparé d’un DEUX initial. Aussi étrange que cela puisse paraître, à moins de se vouloir UN DEMI, il faut être DEUX pour divorcer. Ce que le législateur lui-même admet, puisqu’il ne prévoit EN AUCUN CAS le divorce en solo. L’article 232 abonde formellement en ce sens, indiquant que « le juge homologue la convention et prononce le divorce s'il a acquis la conviction que la volonté de chacun des époux est réelle et que leur consentement est libre et éclairé. » Il est donc clair que si la volonté contraire de l’un des époux est réelle et que son refus est libre et éclairé, le juge n’a rien à homologuer et rien à prononcer. En dépit de tels refus, on observe néanmoins des divorces officiellement prononcés. Comment ont-ils été obtenus, alors qu’ils sont manifestement hors-la–loi ?

La loi est garante de la paix civile : ce qu’elle énonce vaut donc pour temps de paix. Le divorce est intrinsèquement une division : c’est un temps de guerre. De par sa nature particulière, il compromet la paix civile. Si l’intention du législateur est de circonscrire ce temps de guerre dans un cadre lui évitant de déboucher dans un cercle plus large que celui du couple défaillant, c’est de bonne guerre. Et ce qui est de bonne guerre est précisément de guerre. La loi de temps de paix est élaborée pour les temps de paix : en temps de guerre, c’est elle qui est circonscrite. Le législateur lui-même avoue être débordé par l’application de ses propres lois dans un climat difficile et conflictuel : en 2004, les procédures de divorce ont été simplifiées et pacifiées… ce qui laisse augurer de véritables foires d’empoigne avant cette date. Au-delà de l’intention –et quels que soient les toilettages passés ou à venir de la loi- le divorce ne pourra jamais être autre chose que ce qu’il est par nature : un état de guerre. En elle-même, la loi est incompétente à la transformer en état de paix. Par conséquent –et fût-ce à son corps défendant- tout acteur de la loi sur le divorce est un fauteur de guerre potentiel. C’est dire que ce que l’on voulait circonscrire à un cercle limité va trouver une formidable caisse de résonnance en passant de la sphère privée au domaine public. Le conflit peut cependant rester modéré à une condition : c’est que les DEUX époux soient initialement et réellement en accord au moins sur le principe de la procédure entreprise. Si l’un des deux s’y oppose, les masques pacifiants tombent : c’est la guerre qui lui est déclarée à lui. Cette guerre n’est pas menée par l’autre époux –qui est dépassé-, mais par les représentants de la loi eux-mêmes. En temps de guerre, la loi de temps de paix n’est plus que l’alibi de la stratégie : l’objectif prioritaire est de contraindre l’époux récalcitrant en l’intégrant à cette loi. Celle-ci cède la place à la ruse…

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Vous apprenez que votre conjoint vient d’engager une procédure de divorce. Pour des raisons éthiques, vous êtes personnellement opposé à cette procédure, tenu par les promesses d’un mariage dans lequel vous vous étiez engagés librement. Ces promesses sont pour vous toujours valides, même si vous pouvez déplorer à juste titre qu’elles deviennent à géométrie variable pour votre conjoint. Aussi bancal puisse-t-il paraître, votre mariage est pour l’heure toujours valide. Vous êtes désireux de le maintenir tel, non pour le plaisir de la contradiction, mais parce que vous estimez que le divorce est une fuite des responsabilités inhérentes au mariage : en demandant le divorce, le conjoint donne un signe de faiblesse. Vous êtes donc en position de force, sachant que tout divorce est un échec. En apparence, la loi se contente d’encadrer cet échec : c’est oublier qu’elle intervient pour arbitrer un état de guerre. À cet effet, on lui demande d’avaliser une séparation. Si elle consent à répondre à cette demande, elle va intégrer un système qui va n’utiliser des textes en vigueur que ce qui va concourir à obtenir l’objectif visé : la séparation. Afin d’y parvenir, elle doit au préalable intégrer à ce système les DEUX époux. Tant que l’un d’entre eux reste à l’extérieur du système, la machine est BLOQUÉE : aussi bien conçue soit-elle, aucune loi au monde ne saurait séparer un époux de lui-même ! Pour mémoire, rappelons d’ailleurs quelle est la loi en vigueur concernant le divorce :

 

DIVORCE : Les procédures de divorce sont aujourd’hui simplifiées et pacifiées (loi n° 2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce et décret n° 2004-1158 du 29 octobre 2004 portant réforme de la procédure en matière familiale).

[...] L’assistance d’un avocat est obligatoire pour chacun des deux époux pendant la procédure de divorce. [1]

-Le divorce par consentement mutuel : Il concerne le cas dans lequel les époux sont d’accord à la fois sur le principe du divorce et sur l’ensemble de ses conséquences. [1]
-
Le divorce pour acceptation du principe de rupture du mariage : Les époux acceptent le principe du divorce mais ils s’en remettent au juge pour statuer sur ses conséquencesà défaut d’un accord global. L’accord des époux sur le principe de la rupture peut intervenir à tout moment de la procédure. Afin de garantir la liberté de cet accord, chacun des époux doit être assisté d’un avocat.
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Le divorce pour altération définitive du lien conjugal : Ce divorce peut être demandé lorsque la communauté de vie entre les époux a cessé et qu’ils vivent séparés depuis deux ans lors de l’assignation en divorce. Ainsi, le délai de séparation acquis avant l’assignation est pris en compte.
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Ce divorce peut également être demandé, sans que la condition de délai de deux ans ne soit requise, par l’époux qui n’est pas à l’initiative du divorce, en réponse à une demande principale fondée sur la faute.
-Le divorce pour faute : Le divorce pour faute peut être demandé par l’un des époux lorsque son conjoint a commis des faits qui constituent une violation grave ou renouvelée des obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune (violences conjugales, injures, infidélités…).[1]

Avec ceci, vous en connaissez suffisamment pour savoir que vous n’êtes concerné par AUCUNE de ces formules de divorce : IL N’EN EXISTE PAS D’AUTRES. En conséquence, on va chercher à vous « concerner ». Ceci commence dès l’entrée en matière. Vous recevez un courrier ordinaire émanant du cabinet d’un avocat, vous apprenant inopinément la « bonne » nouvelle. Ce courrier est d’apparence anodine : à l’examen, il est DÉJÀ miné. Gardez à l’esprit que si vous êtes en paix avec vous-même –à défaut de l’être avec votre conjoint !-, on va à présent essayer de briser cette paix. Vous entrez en état de guerre, mais cette guerre doit absolument demeurer défensive. C’est-à-dire que vous devez défendre votre terrain SANS le quitter. Le dessein de l’adversaire, lui, est de vous attirer sur SON terrain : en d’autres termes, vous intégrer à son système malgré vous. Quoi qu’il arrive, tant que vous restez sur votre terrain, vous êtes le plus fort. Votre mariage est prééminent sur la loi. Dans un État de droit, le législateur a parfaitement intégré cette donnée puisqu’il N’A PAS PRÉVU le divorce imposé par la force. C’est une guerre non sanglante, mais éminemment stratégique :

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On commence tout en douceur, au conditionnel :

- « Mme X souhaiterait… » Vous-même (Mr X) ne le souhaitez pas, ce qui évacue d’emblée toute condition pour vous.
- « Si telle est également votre intention, vous pouvez bien entendu choisir votre avocat, et en ce cas, le deux avocats élaborent, suivant les instructions de leurs clients, les actes et conventions nécessaires. » Bien qu’utilisant le verbe « choisir » assorti du superlatif « bien entendu », cette phrase est FERMÉE. Elle ne suggère en aucun cas que vous ne choisissiez PAS d’avocat. Cet « oubli » est volontaire, son rédacteur étant bien placé pour savoir que l’avocat est OBLIGATOIRE dans le cadre de cette procédure. Mais la procédure, elle, n’est nullement obligatoire puisque TELLE N’EST PAS VOTRE INTENTION. Tant que vous n’avez PAS d’avocat, aucune procédure ne peut donc vous concerner : avant, pendant ou après. Ce point est à retenir pour la suite. Par ailleurs, l’accent est porté sur l’avocat qui « suit les instructions de son client ». La réalité est toute autre : demander un défenseur extérieur implique que l’on suive à la lettre ses instructions à lui ! La première de ces instructions fut de le laisser prendre en charge à la place de son client l’information de l’engagement de la procédure auprès de l’autre époux. « C’est pourquoi elle m’a demandé de prendre contact avec vous. » Elle n’a rien demandé du tout, l’avocat ayant pris l’initiative de ce contact.
- « Il est également possible pour les deux époux de choisir le même avocat. » On notera que cette généreuse « possibilité » n’est proposée qu’en second lieu, comme un pis-aller. Ce qu’il est effectivement pour un avocat qui n’a aucun intérêt à la mettre en valeur. Un avocat pour deux présuppose une procédure simple et paisible, peu coûteuse donc peu rentable. A contrario, un avocat par tête en fait travailler deux au lieu d’un, chacun s’attachant à défendre les intérêts de son client en attaquant ceux de la partie adverse : la procédure peut ainsi se prolonger et se développer, chaque avocat y trouvant davantage son compte que s’il défendait simultanément les deux sans rencontrer d’opposition susceptible de faire rebondir la procédure.
- « Je vous remercie de bien vouloir me faire part de votre réponse, soit directement, soit de préférence, par l’intermédiaire de l’un de mes confrères. Je vous remercie alors de m’indiquer ses noms et adresse de telle manière que je puisse me mettre en rapport avec lui. » Extraordinaire : la « possibilité » de choisir le même avocat est déjà écartée à la phrase suivante ! L’aveu est de taille : de préférence un confrère. Merci d’éviter le contact direct qui n’est encore proposé là que comme un pis-aller. De fait, l’avocat est en position de force chez lui, mais pas chez « l’adversaire » de son client.
- « Toutefois je vous précise que passé le délai de QUINZE JOURS, sans réponse de votre part, je derai amenée à considérer que vous vous désintéressez de la question et je me verrai dans l’obligation d’engager la procédure sur un autre fondement. » Le loup sort de plus en plus du bois. La Justice, par ailleurs si légendaire pour ses lenteurs, pose un ultimatum à un libre citoyen qui ne lui a rien demandé. Ce à une période de l’année où le traitement du courrier peut souffrir de quelques négligences pour absence estivale prolongée : un destinataire aura ainsi plus de possibilités de prendre connaissance d’un ultimatum qui aura déjà expiré ! Par ailleurs, si la question désintéresse effectivement ce destinataire, est l’obligation d’engager la procédure sur un autre fondement ??? Dans la loi ? Vous n’êtes TOUJOURS concerné par AUCUNE de ces formules de divorce ! Ce que vous aurez d’ailleurs répondu à votre expéditeur dans les délais impartis.
 
Dès lors, si l’engagement de la procédure se poursuit, l’agent assermenté de la loi devient hors-la-loi. De votre côté, vous devez rester sur votre terrain, hors la loi… sans les traits d’union, mais c’est VOUS qui respectez la loi !
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Non seulement c’est vous qui respectez la loi, mais il faut vous attendre à en être paradoxalement le gardien des plus vigilants. Elle est en effet votre SEULE protection. Vous êtes en paix, mais on vous place de l’extérieur en état de guerre. Vous êtes sous protection ; à l’extérieur, vos attaquants sont sous projection. [2, APR note 16] C’est-à-dire qu’ils sont en guerre, et feignent de vous placer en état de paix. La terminologie employée dans le cadre d’une procédure de divorce se veut en effet « simplifiée et pacifiée », selon les termes justifiant les dernières moutures de la loi. Nous l’avons vu plus haut : en matière de divorce, la pacification est au mieux un vœu pieux ; au pire, un leurre. La simplification est également un… simplisme, tout divorce consommé par la loi –quelle qu’en soit la procédure adoptée- étant la garantie d’une extraordinaire complication de l’existence quotidienne de toutes les parties en cause, à l’exception des professionnels qui encadrent officiellement l’établissement de cette complication sans naturellement en vivre la moindre des conséquences pour eux-mêmes. Les conseillers se font bien payer, mais ici comme ailleurs ils ne sont pas les payeurs. Pour ce seul motif, interdisez-vous absolument d’avoir à payer l’un d’entre eux même pour vous défendre : vous n’avez réellement besoin d’aucun d’entre eux. Naturellement, leur seul intérêt va être d’essayer de vous déstabiliser afin de vous laisser entendre qu’au moins l’un d’entre eux va vous être incontournable, n’ayant aucun scrupule à détourner la loi pour susciter le besoin. Ce qui relève d’une tactique commerciale se servant de la loi pour créer un CLIENT rebaptisé en l’espèce « justiciable ». La seule réalité incontournable, c’est la terminologie employée qui est constamment en trompe-l’œil.
Tant que vous ne vous êtes pas laissé piéger par cette terminologie, vous n’êtes pas dans la procédure ; vous n’avez AUCUN besoin. Autant que vous n’avez commis aucune infraction à la loi, toute action menée en son nom à votre encontre doit vous être LÉGALEMENT signifiée. Cette OBLIGATION n’est pas de votre ressort, mais de celle de vos attaquants. Pour l’heure, c’est une tentative de procédure que l’on vous applique et non la procédure elle-même. La loi est formelle : vous n’avez aucune OBLIGATION de consentir à cette procédure. Votre seul intérêt est de faire avorter cette tentative ; le seul intérêt de vos assaillants est de lui donner naissance en vous rendant « consentant » malgré vous. Vous n’êtes pas en temps de paix : le langage que l’on va employer est un langage de séduction, le divorce étant par excellence un processus de séparation. Le combat que vous menez est d’ordre métaphysique, y compris pour défendre un mariage non religieux. Ce combat est métaphysique précisément parce que les armes ne sont pas physiques. Si elles l’étaient, il suffirait de les utiliser telles quelles, en fonction de leur apparence. Cette apparence est toujours dans les mots utilisés, qui nécessitent un constant décryptage : en temps de guerre, les mots sont cryptés afin que l’ennemi ne soit pas avisé des traquenards qui lui sont tendus. En matière de divorce, la loi OBLIGE donc à aviser du traquenard… en lui donnant une apparence inverse ! Telle est la clé de décryptage, nullement réservée à des spécialistes mais à la portée de tout un chacun : les mots de paix sont des mots de guerre. Il suffit d’en inverser le sens pour connaître la réalité qu’ils recouvrent.
Toute action émanant de la loi –concernant cette tentative de procédure- doit donc être précédée de son information certifiée à destination de votre personne. Cette information n’est telle que si elle est émise par voie postale -en lettre recommandée avec accusé de réception- ou par voie d’huissier de justice –en lettre distribuée de la main à la main par porteur assermenté-. Au regard de la loi, une lettre ordinaire n’est PAS une information certifiée. Ne le sont pas davantage un appel téléphonique, un avis de vive voix ou un courrier électronique. Dans tous ces cas, l’information est certes fiable dans son effet : elle peut être certaine, mais pas certifiée. LÉGALEMENT, vous n’êtes pas informé de l’action menée contre vous au nom de la loi tant que vous n’avez pas signé d’accusé de réception auprès de votre facteur ou auprès de l’huissier ou son agent. Mieux encore : aucune loi ne vous interdit de REFUSER une telle information, dès lors que vous n’êtes pas demandeur de l’action liée à cette information. En conséquence, cette action ne peut pas se déclencher tant que l’information vous en avisant est retournée à l’agence postale ou à l’étude de l’huissier, voire à son expéditeur. Si elle se déclenche néanmoins, elle est d’ores et déjà ILLÉGALE.
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Aïe ! Vous avez commis une erreur. Certes, vous avez refusé la réception de votre convocation officielle à la tentative dite de « conciliation », cette tentative étant une tentative… d’ouverture de la procédure pour les DEUX parties. Accusant réception de votre non-réception, l’avocat adverse a biaisé en vous envoyant –sous pli ordinaire- une « confirmation » de la convocation refusée. En soi, cette information n’est pas certifiée : LÉGALEMENT, vous n’êtes toujours pas informé. Naturellement, l’avocat le sait mieux que personne. Votre erreur intervient un peu plus tard : à ce stade, elle n’a encore rien de fatal. Ignorant encore que vous pouviez refuser une lettre d’huissier au même titre qu’une lettre recommandée avec accusé de réception, vous avez eu pitié du malheureux jeune homme ayant traversé toute la ville pour vous apporter en mains propres un courrier émanant explicitement des services de l’avocat adverse. Vous avez donc accepté ce courrier qui, lui, est certifié. Certes, il ne contient pas la convocation proprement dite, mais un courrier qui en rappelle clairement la date, l’heure et le lieu : la légalité de l’information vient donc in extremis se greffer sur le reste. Ce reste, quel est-il ? Il est en réalité la partie la plus consistante. Vous en prenez rapidement connaissance en diagonale et de rage, vous retournez l’ensemble dans la boîte aux lettres de l’avocat émetteur d’origine. Mais c’est trop tard : LÉGALEMENT, vous savez ! Sur le moment, vous savez surtout que la tentative dite de « conciliation » est une injure à toute véritable conciliation : vous n’avez pas encore acquis le réflexe du décryptage du vocabulaire. Vous venez de renvoyer à l’expéditeur une forte épaisseur de documents administratifs attestant noir sur blanc que l’avocat adverse connaît tout de votre vie privée, que vos biens ont été soigneusement recensés jusqu’au moindre détail. La division et redistribution de ces biens est d’ores et déjà établie en vue d’une « conciliation » qui apparaît pour ce qu’elle est : l’avalisation par le juge d’un dépeçage unilatéral lui étant fourni sur un plateau par l’avocat, au nom de son client… et au nom de la loi ! Vous êtes le futur dépecé, vous n’êtes toujours pas DANS la procédure. Néanmoins, sous couvert de cette procédure, de l’extérieur on vient décider de l’existence d’une personne majeure n’ayant commis aucune infraction à la loi, pas même mineure. Le combat métaphysique prend ici de l’ampleur : vous savez que vous n’êtes pas confronté à des êtres de chair –d’autant moins qu’ils se gardent bien de vous rencontrer sur VOTRE terrain !- mais à des esprits foncièrement mauvais qui cherchent à tout prix à vous attirer sur LEUR terrain, le seul qu’ils maîtrisent. Vous conservez cependant un avantage sur eux puisque si vous êtes hors la loi relative au divorce, vous êtes en revanche DANS la loi générale. Eux sont hors-la-loi ET HORS la loi générale : ils naviguent à vue. Leur seul cap demeure invariablement le même : vous amener dans la loi relative au divorce, loi derrière laquelle ils s’appliquent à masquer leurs exactions. Cette loi, ils la connaissent mieux que vous ; mais cela n’a aucune importance… pour vous. Pour eux, elle reste fondamentale parce qu’elle constitue leur unique moteur. Tant qu’ils ne sont pas parvenus à vous y intégrer, ce qui pour vous est la liberté du vide juridique est pour eux l’oppression angoissée du hors-la-loi soucieux de ne pas être pris la main dans le sac par des autorités supérieures. Tant que vous êtes hors leur loi, ils demeurent hors-la-loi. Pour cette raison, l’avocat sachant que vous êtes enfin LÉGALEMENT informé pousse un soupir de soulagement. Concernant la suite, il ne compte nullement sur quelque article du Code civil pour vous introduire dans sa sarabande : en principe, le Code civil est censé être dans la loi ! En l’absence de toute action de votre part, il escompte une action : celle qui, habituellement, fait tomber dans le piège les plus récalcitrants. Il vous sait informé du projet de dépeçage sur votre personne : comment ne mettriez-vous pas à profit cette « conciliation » à venir afin de protester de votre bon droit et réclamer pour le moins davantage d’équité dans cette procédure ? Comment -sous la perspective d’un déni de justice aussi évident- pourriez-vous encore maintenir votre refus de répondre favorablement à la convocation ? Nous ne sommes plus dans la loi, mais dans une stratégie de guerre psychologique : un no (wo)man’s land de la loi. Inconfortable pour toutes les parties en cause : le confort ne reviendra que si cette stratégie produit les effets escomptés. Mais ce confort ne reviendra QUE pour les attaquants, la « conciliation » les réconciliant avec… la loi ! L’attaqué, lui, ne retrouvera quelque confort –relatif- qu’au prix de la prise en considération de sa défense, destinée bien entendu à rétablir un certain équilibre quant au projet de dépeçage. Cette défense elle-même aura pour lui un prix : celui des honoraires d’un avocat ! Autrement dit, on referme le piège sur lui, jouant au préalable de sa réaction affective tenue aussi certaine que l’on aura chargé intentionnellement le baudet à son seul détriment, afin de PROVOQUER délibérément cette réaction. Nous ne sommes plus dans la loi, mais dans la manipulation mentale. Ceci demande des spécialistes de la question : la parenté comportementale de l’avocat et du « médecin » [3, p.5] que nous subodorons se fait chaque jour plus saisissante…

Il n’est de conciliation entre époux que d’ordre strictement privé, et certainement pas en présence d’êtres toxiques qui travaillent depuis des mois à mettre de l’huile sur le feu. La toxicité est ici l’envers réel de l’endroit officiel, après le décryptage habituel : la prestation de service. Un époux qui lance pareille procédure n’a aucune chance de se « concilier » avec l’autre, surtout après avoir livré à son insu des pans entiers de sa vie privée à un avocat qui l’attaque en son nom ! Les agents de la loi eux-mêmes en présence n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait conciliation : ils sont là pour obtenir une séparation. Toute conciliation ne vaut que pour temps de paix. Ce que sait l’époux dit « défendeur » puisqu’il brille par son absence ! Par conséquent, la réaction affective N’A PAS EU LIEU chez lui. Mais le piège se referme quand même… sur CEUX qui l’ont tendu. C’est chez eux qe va se produire la réaction affective qui va les perdre publiquement. Quand l’affectif est surreprésenté chez des agents officiels de la loi, celle-ci n’est plus même un alibi mais un nez de clown. Cette surreprésentation de l’affectif est criante quand l’ensemble de la classe judiciaire statuant sur une procédure de divorce est de sexe féminin : le dépecé pressenti étant le SEUL à être de sexe masculin, n’ayant pas même d’avocat de sexe analogue pour le représenter. Le SEUL avocat présent est donc une femme « défendant » une autre femme devant un juge qui, lui-même est une femme. Quand cette avocate est de plus réputée pour des prises de position personnelles à forte teneur féministe, qu’elle pratique ce « métier » pour le plaisir d’aligner des hommes à son tableau de chasse, elle a donc de fortes rancœurs personnelles à assouvir vis à vis de la gent masculine. Où est LA LOI dans ces imbroglios affectifs inassumés produisant des décisions dites de « justice » émanant de contextes sados-masos ne portant en germe que l’élaboration de foyers de micro-guerres civiles dont on se dispute l’allumage entre femmes ? La loi est garante de la paix civile : ces dégénérescences féministes sont, elles, garantes de l’ILLÉGALITÉ la plus achevée !

En effet, la qualité de NON COMPARANT du dépecé pressenti éteint normalement l’action menée au nom de la loi [4]. S’ajoute à cette extinction l’absence d’avocat pour sa « défense ». Or, elle se poursuit en dépit du bon sens ! Pour plusieurs raisons : la proie n’étant pas tombée comme prévu dans la nasse qui l’attendait, on se venge sur elle. On applique donc à la lettre ce qui était prévu, la passion féminine faisant abstraction de l’illégalité radicale de ce qui était prévu. On joue ici son va-tout, au risque de sa réputation et de sa situation professionnelle. Ces dames sont des professionnelles de la loi, pas leur gibier. « L’ordonnance » -dont elles accouchent dans la douleur- va au moins impressionner l’entourage de ce gibier, étant marquée du sceau prestigieux de la loi. Si le gibier persiste à résister aux agents de cette loi, son entourage est moins résistant… et plus manipulable. Simultanément fasciné par le prestige de la loi –et sidéré par son iniquité manifeste- il reste cependant un allié précieux pour offrir le coup de pouce de la dernière chance. C’est à qui proposera au non-intéressé la fausse alternative la plus alléchante : ou la reddition par l’obéissance aux injonctions incongrues de « l’ordonnance », ou la « résistance » à cette « ordonnance » par la demande officielle de son annulation. Bien entendu, à cet effet il lui faudra nécessairement « l’aide » d’un professionnel : un avocat, par exemple… Autrement dit, à défaut de réaction affective en amont, on tente le coup de poker : la réaction affective en aval, appuyée par la réalisation effective de l’inique projet en cours et les multiples réactions affectives entourant le gibier. Sans cette réaction, des têtes vont tomber. Aussi la manipulation prend-elle une nouvelle tournure. Puisque le gibier résiste encore et toujours, ne cédant pas d’un pouce en dépit de toutes ces intimidations qui pleuvent comme un seul homme sur sa personne, on continue sur la lancée du joker affectif, pourtant fort usé. Surfant avec insolence sur son vide juridique, on va lui créer un vide affectif. Ce vide va être effectué par celle qui a mis le doigt dans l’engrenage : l’unique COMPARANTE d’une « tentative de conciliation » la voyant se « concilier » avec elle-même ! Il va sans dire que l’échec est au rendez-vous, y compris sur ce plan. Dépassée, manipulée, conditionnée, elle va suivre à la lettre les nouvelles consignes de ses « partenaires » en noir : séparer le gibier de ses enfants afin, à nouveau, de l’indigner assez pour provoquer chez lui une réaction affective assez virulente pour céder au chant des sirènes de « l’aide » d’un avocat, chargé par lui de mettre fin à cette gigantesque imposture judiciaire sur sa personne. Seule cette « aide » pourra lui garantir le retour de sa famille. Il s’agit donc de demander l’annulation d’une procédure nulle… autrement dit, de lui donner une existence mathématiquement LÉGALE : moins plus moins égalent plus ! Cerise sur le gâteau : le gibier aura ENFIN son avocat, rétablissant davantage un semblant de légalité dans une procédure qui en cultive l’amère nostalgie depuis que ses protagonistes s’y enfoncent chaque jour davantage.

Naturellement, le « non comparant » va continuer de comparer la situation présente avec ce que dit la loi… et persiste à ne lui trouver AUCUNE parenté. Par conséquent, c’est toujours lui qui respecte la loi pendant que, tout autour de lui, professionnels et amateurs s’y sont lamentablement englués. Les professionnels, quant à eux, aggravent leur cas en se rendant acteurs sinon complices de rapt d’enfants. Est-ce bien prévu dans le Code civil ?… Non : mais c’est plus certainement prévu dans le CODE PÉNAL.
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Ceci est naturellement un cas extrême, le marié résistant réunissant sur sa seule personne un nombre invraisemblable de handicaps ! Toute ressemblance avec des faits réels ne serait pas fortuite, étant dûment « certifiée conforme à la minute de ladite ordonnance, signée, scellée et délivrée par un authentique Greffier en chef soussigné »… de sexe féminin.

Qui peut le plus peut le moins : la loi aidant –sans les « aides » de la loi-, il faut être DEUX pour divorcer. Le reste n’est qu’un champ de mines enterrées par des minettes minables : il convenait de ne pas attendre la mi-août pour déminer…
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Commentaires

Bonsoir "Salomon"

Les divorces ne sont pas tous les mêmes.
Le mien s'est passé tout autrement, même si l'avocate est restée soufflée que je ne réclame pas tout mon "dû"
Je suis allée jusqu'à payer un fort loyer rien que pour que mes enfants et leur père soient plus près.
Malgré les droits et les lois, on peut aider l'autre à mieux vivre un divorce.
Si l'un des deux veut divorcer, ce n'est pas chouette de l'obliger à rester non plus...

Écrit par : Salomé | mercredi, 14 janvier 2009

Bien sûr qu'ils ne sont pas tous les mêmes, chaque histoire étant unique, surtout à deux. Tant mieux pour vous si cela s'est plutôt "bien" passé.

"Si l'un des deux veut divorcer, ce n'est pas chouette de l'obliger à rester non plus..." C'est un discours que j'entends parfois, mais ne résout pas vraiment les questions sous-jacentes : POURQUOI l'un des deux veut-il divorcer ? Et le divorce va-t-il réellement répondre à ce pourquoi... ou ne va-t-il pas générer à terme de plus gros problèmes ?
Si ce n'est là qu'une question de "sentiments", c'est un peu tard pour se la poser : il ne fallait pas se marier si on fait reposer ce mariage uniquement sur le sentiment, fluctuant et volage par définition !

On pourrait aussi inverser votre proposition, dans la ligne de cette note : est-ce que c'est vraiment chouette d'obliger l'autre à divorcer ? Et puis, dans quel sens menace-t-on le plus la liberté et la responsabilité de l'autre ? Vaste question, pas vrai ? D'autant que la réponse dépend évidemment de ses convictions personnelles...

Écrit par : Michel | jeudi, 15 janvier 2009

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Écrit par : Мишель | samedi, 22 octobre 2011

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