Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 15 janvier 2009

Dans ma colère, je défais les serpents.

Le_Bal_des_Vampires.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon Marc 1,40-45. (*)
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

______Parce que les lépreux [1] sont souvent les premiers témoins du salut [2, note 3], qu’ils symbolisent mieux que personne la véritable purification extérieure et intérieure [3][4][5]- dont eux ne peuvent pas s’en cacher la nécessité, ils ne peuvent pas toujours en cacher non plus leur guérison quand ils l’ont obtenue ! Marc est ici plus précis que Luc, l’ordonnance de ne le dire à personne (ne pas confondre avec d’autres "ordonnances" [6]…) se traduisant ici par un avertissement sévère, introduit par une sollicitation à l’attention.[7] Qu’à cela ne tienne : emporté par son enthousiasme débordant, notre lépreux a manifestement passé outre en désobéissant sur ce point à Jésus, lançant avant l’heure une campagne publicitaire dont Il se serait bien passé ! Les retombées de cette campagne auraient de quoi faire saliver d’envie les agences les plus pointues en la matière : il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui. Visiblement, Jésus, Lui, n’a rien à vendre : avec Lui, tout est gratuit.[8] Les agences publicitaires ravalent leur salive sans regrets…

wwf-belgique-2.jpg

______Peut-on alors considérer que ce lépreux a trahi la confiance de Jésus ? Non, pour deux raisons : la première est qu’il n’aurait pas été guéri. En effet, tout esprit inclinant à la traîtrise rend dur d’oreille, bouche les yeux et les oreilles et rend le cœur inapte à comprendre [9, note 34]. Devant un tel homme, Jésus n’aurait pas été pris de pitié puisqu’il n’en inspire aucune… sauf à un esprit similaire et solidaire. De plus, un tel homme ne solliciterait aucune purification sur sa personne, ni de l’intérieur ni de l’extérieur : à défaut d’être sain de corps, il se voudrait juste.[10, notes 36]. C’est dire qu’il ne reconnaîtrait Jésus ni comme voulant le purifier ni comme pouvant seulement le faire. En de telles conditions, Jésus n’aurait pu le guérir que contre sa volonté à lui : ce qu’Il n’a jamais fait, ne fait jamais et ne fera jamais. Cet anti-portrait intérieur ne correspond naturellement en rien à un lépreux qui vient spontanément trouver Jésus pour tomber à ses genoux et le supplier : paradoxalement, sa lèpre extérieure a eu pour vertu d’entamer déjà chez lui un cycle de purification intérieure. Ce qui est loin d’être un acquis automatique, le cœur pouvant au contraire s’endurcir dans un temps de révolte et de défiance vis à vis de soi comme des autres.

______La seconde raison de la non-trahison du lépreux est tout aussi évidente en aval : il se mit à proclamer et à répandre la nouvelle… cette nouvelle étant en l’espèce une BONNE nouvelle. Ce qu’il répand est donc l’antithèse de toute mise en garde "prudentielle" [11, APR note 27], malédiction [12] ou autre médisance [13]. Il est un ex-lépreux, par conséquent dans une dynamique de guérison et non plus de maladie. Il est ainsi passé d’un cercle vicieux à un cercle vertueux.

m-bonne_nouvelle.JPG

______Il n’en demeure pas moins que ce cercle est entaché d’une entorse à l’obéissance. Notre homme a bien entendu la voix du Seigneur… mais il l’a un peu moins bien écoutée ! Si ce péché était aussi grave que l’avertissement destiné à l’en prémunir était sévère, il n’aurait pas été guéri, ou n’aurait plus été guéri : il serait retombé dans sa lèpre initiale… et l’Évangile ne prendrait pas même la peine de nous rappeler ce récit. De plus, cela contredirait implicitement la pédagogie de Jésus, Ses dons étant réputés sans repentance. Or, cette pédagogie est précisément de nous rappeler à bon escient Ses dons… et les canaux humains de ces dons : les pêcheurs d’hommes.[14] Notre homme repêché a bien entendu la voix du Seigneur… mais pas celle du prêtre. Le Verbe ne s’est pas incarné pour que Ses pêcheurs d’hommes soient, eux, désincarnés. Il ne s’est pas davantage incarné pour que les mêmes s’incarnent en se sentant obligés d'éviter les lieux habités par ceux qui ont besoin de se montrer à eux ! En somme, par sa désobéissance, l’homme guéri démontre le bien-fondé de ce qui est prescrit dans la loi de Moïse pour parachever sa purification et lui donner valeur de témoignage pour les gens. La désobéissance mineure –fruit de l’aveuglement passager de l’enthousiasme- se fait ainsi le tremplin d’une obéissance plus grande, étant éclairée par une autorité [15] légitimant et validant la loi qu’elle défend.

45927.jpg

Lettre aux Hébreux 3,7-14.
C'est pourquoi, comme le dit le Saint-Esprit dans un psaume : Aujourd'hui, si vous entendez la voix du Seigneur, n'endurcissez pas votre cœur comme au temps de la révolte, au jour où, dans le désert, vos pères m'ont mis à l'épreuve et défié. Alors, pendant quarante ans, ils m'ont vu à l'œuvre ; c'est ainsi que je me suis emporté contre cette génération-là, et j'ai dit : “ Leur coeur s'égare toujours ”, ces gens-là n'ont pas trouvé mes chemins. Alors, dans ma colère, je l'ai juré : On verra bien s'ils entreront dans mon repos ! Frères, veillez à ce que personne d'entre vous n'ait un cœur perverti par l'incrédulité au point d'abandonner le Dieu vivant. Au contraire, aussi longtemps que dure l'“aujourd'hui” de ce psaume, encouragez-vous les uns les autres jour après jour, pour que personne parmi vous ne s'endurcisse en se laissant tromper par le péché. Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, mais à condition de maintenir fermement, jusqu'à la fin, notre engagement premier, alors qu'il est dit :

Psaume 95(94),6-7.8-9.10-11.
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. « Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins. Dans ma colère, j'en ai fait le serment : Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

______On le sait : quand on se refuse à maintenir fermement, jusqu'à la fin, son engagement premier dans le mariage, la procédure de divorce [16] offre une porte de sortie allant jusqu’à imposer par coercition la porte de sortie à celui qui maintient fermement, jusqu'à la fin, son engagement premier.[17] Ici, c’est une autorité illégale qui invalide la loi qu’elle prétend défendre !

______Reprenons l’anti-portrait du lépreux : c’est le portrait craché du lépreux du cœur. Non seulement il ne veut pas être purifié, mais il n’a de cesse de troubler tout ce qu’il touche, semant la contagion de sa lèpre du cœur en ne sachant répandre que mauvaises nouvelles. Sont atteints par la contagion tous ceux qui se découragent les uns les autres jour après jour, pour qu’un maximum de gens s’endurcissent en se laissant tromper par le péché. Le cœur perverti par l'incrédulité au point d'abandonner le Dieu vivant, il se reconnaît entre mille dans un cœur perverti par l'incrédulité au point d'abandonner l’époux vivant. Le cœur endurci comme au temps de la révolte, il se voit à l'œuvre. Non dans quarante ans -ou il y a quarante ans-, aujourd’hui même, Maître X [18, APR note 17] est venu voir Mister K [19, APR note 16] afin de lui imposer son œuvre, fruit blet hérité de ceux qui se sont inclinés, se sont prosternés, adoré le Docteur qui les a défaits.
______Ce faisant, Maître X a tenté de défendre son point de vue en appelant à de "l’humanité", lui se voulant l’instrument de "la préservation de la cellule familiale". Un mouchoir de papier contre un préservatif… également usagé. Dans sa colère, Mister K a gardé le silence : c’était cela, ou le poing dans la gueule d’un vampire de la loi. Voici en effet quelle est l’œuvre qui "préserve la cellule familiale" en toute "humanité"… et en plein hiver [20] :

SOMMATION.jpg
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
(et pour être sûr(e) que vous ne rêvez pas !)
___________________________________
______N’est-ce point le jour des avertissements sévères ? Encore une "ordonnance" en perspective pour la "requérante". Toutes ces "ordonnances" émanant d’un cœur qui s'égare toujours vont finir par laisser entendre qu’elle aussi est malade ! Heureusement que la pharmacie n’est pas loin. Mister K sera-t-il obligé d'éviter d’habiter son habitation ? Mais de partout on vient à lui ! Cinq mille trois-cent quatre-vingt quinze visiteurs à ce jour, depuis le début de ce mois. On peut aussi venir à Maître X afin de débattre avec lui -au 02.38.53.43.71- de sa définition personnelle de l’humanité et de la cellule familiale "préservée" par l’ablation du père [21] !!!!! L’hiver ? Aucune importance pour Maître X : sans doute a-t-il le cœur assez brûlant pour diffuser cette chaleur autour de lui… Jamais ces charognes lubriques n'entreront-elles dans le repos ?
preservatif.jpg
____________________________

Une cockerinade par jour

- Oh là là ! dit l'extralucide, en fronçant les sourcils. Je vois, dans les cartes, une grosse contrariété. Un huissier va exiger de vous laisser expulser de chez vous.
Le client s'affole, mais elle le rassure aussitôt :
- Ne vous tracassez surtout pas à ce propos. Vous ne serez finalement pas expulsé. Quinze jours avant la date-limite, vous mourrez : écrasé par un bus.

voyante.jpg
Télécharger une version imprimable de la note
(fichier Word, sans les images)

Les commentaires sont fermés.