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lundi, 19 janvier 2009

Le mec qui se laisse aider, ça sert d’os…

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Évangile de Jésus-Christ selon Marc 2,18-22. (*)(*)
Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ? » Jésus répond : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ce jour-là ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve ; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres.
À vin nouveau, outres neuves. »
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_____Il était une fois dans une étrange maison de fous des invités de la noce qui jeûnaient, pendant que l’époux était avec eux. Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas faire autrement que jeûner. Alors le temps est venu où il faut enlever cet époux encombrant : ce jour-là ils souffleront. C’est qu’il est assez méritoire de vivre… enfin, survivre au péril de son existence aux côtés d’un horrible monstre gluant [1, note 15] ! C’est que, quand l’époux entre dans cette catégorie, il y a péril en la demeure : tout intérêt pour l'Époux leur est enlevé. Quand on est disciple des pharisiens, on est très entraîné au jeûne : notamment à celui de l’amour. Vous reprendrez bien un peu de désert ? [2, note 22]
_____Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve ? Dans la maison de fous, si ! Sinon, ce ne serait plus une maison de fous. Tant que Mister K a le brancardier [3, note 11] de Mrs K avec lui, il ne peut pas jeûner de sa "maladie" ! La pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage ? Mister K le vérifie tous les jours : sa "maladie" est une véritable loque ! Avec un tel vêtement, il est prié de filer doux auprès du vieux brancardier ayant toujours sous le coude sa pièce d'étoffe neuve. Dès que celle-ci tire sur le vieux tissu et le déchire davantage, Mister K lève le ton au sujet des jugements péremptoires sans cesse portés à son encontre, trahissant en permanence le parti pris caricatural et la dévotion sans failles pour la malheureuse Mrs K, flanquée de son monstrueux époux… et signant la présence d’une belle pépite restée sur le tamis [4]. Ce qui vient à agacer jusqu’aux enfants, qui n’ont pas les yeux dans leur poche. Non seulement Mister K est un "malade", mais il est prié de "prendre conscience" à quel point la famille plus élargie "souffre" de cette situation. C’est encore l’hiver : il faut se couvrir davantage. Le vieux vêtement de "malade" "dangereux" n’y suffit plus : il faut encore que Mister K enfile la tenue du beau salaud de service, odieux monstre qui fait "souffrir" toute sa famille ! Mister K renvoie cette tenue encombrante à son tailleur improvisé ? Mais enfin, de quel droit juge-t-il ? (Mister K, pas le tailleur : celui-là a tous les droits. Le droit d’ânesse [5], sans doute…) Ne doit-il pas offrir ses dons en les sacrifiant pour ses horribles péchés de pécheur exclusif pour toute la famille ?

Lettre aux Hébreux 5,1-10.
En effet, le grand prêtre est toujours pris parmi les hommes, et chargé d'intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ; et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. On ne s'attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu, comme Aaron. Il en est bien ainsi pour le Christ : quand il est devenu grand prêtre, ce n'est pas lui-même qui s'est donné cette gloire ; il l'a reçue de Dieu, qui lui a dit : Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré, et qui déclare dans un autre psaume : Tu es prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek. Pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé. Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. Car Dieu l'a proclamé grand prêtre selon le sacerdoce de Melkisédek.

_____Dans une maison de fous, les choses se passent différemment. Le "grand prêtre" juste "psychique" [6, notes 36] s'attribue cet honneur à lui-même, et entend être exaucé par le "malade" qui doit lui être soumis en tout. Naturellement, toute insoumission traduit immanquablement la "preuve" de la "maladie", quand ce n’est pas sa cruelle "aggravation". (Il y a des "grands prêtres" qui usent de vieux vêtements jusqu’à la corde !…) Si lui aussi est toujours pris parmi les hommes, il se charge d’intervenir intempestivement en faveur des hommes en délicatesse avec leurs relations avec Dieu : les autres, il se doit de les offrir en dons et sacrifices pour les péchés. Appelons-les "malades", et cela suffira bien. Par conséquent, hors de question d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. Ce dernier est d’ailleurs devenu si délicat qu’il serait malséant de lui apprendre l'obéissance par les souffrances de sa passion ; et, ainsi conduit au soin de ses affections en mesure d’être comprises grâce à ses "fragilités psychologiques"[7, APR note 33], il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du chahut éternel.
_____Il est tellement en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, que le "malade" aussi, il veut le remplir de faiblesse ; et, à cause de cette faiblesse, le "malade" ne veut pas s’offrir en sacrifice : encore un rebelle qui ne veut pas apprendre l'obéissance par les souffrances de la passion de l’autre ! Pourtant, pendant des jours et des jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication au Baal [8, note 18] qui pouvait le sauver de l’amour. Et, parce que le "malade" ne s'est soumis en rien, il a été excédé : comment ose-t-il encore ne pas saisir Baal au bond ? Le "grand prêtre" essaie alors autre chose : l’ivresse. Sitôt dit sitôt fait : il met du vin nouveau dans une vieille outre ; assurément la fermentation fait éclater de colère l’outré, et l'on perd la foi en ce devin qui outrepasse ses fonctions. À devin ancien, outre-tombe.

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_____Tant qu’on a l'Époux avec soi, on peut rester jeune. À condition toutefois de ne pas redevenir trop jeune.[9, note 18] Car il est des maisons de poupées qui s’avèrent à l’usage être des maisons de fous.

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Une cockerinade par jour

Une vieille dame se fait renverser par un cycliste et tombe sur la chaussée. L'homme descend de son vélo pour l'aider à se relever et lui dit :
- Vous avez de la chance que ce soit mon jour de congé...
- Pourquoi donc ?
- Parce que je suis chauffeur de bus !

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