Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 21 janvier 2009

Prendre un enfant par la main.

Évangile de Jésus-Christ selon Marc 3,1-6.
Un jour, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. » Et s'adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient. Alors,
promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs cœurs, il dit à l'homme : « Étends la main. » Il l'étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

_____On pourrait ainsi l'accuser. De quel mal pourrait-on l’accuser ? Car aussi pervers soit-on, personne n’accuse personne de commettre un bien. À moins naturellement de s’être laissé intégrer dans un système clos qui vous fait sciemment confondre le mal et le bien [1, note 1] pour satisfaire les intérêts prétendument "sanitaires" que nous savons. Il y avait là un homme dont la main était paralysée : sabbat ou pas sabbat, la loi la plus saine reste encore celle qui respecte le vivant –en restaurant notamment ce qui peut le handicaper- et n’inflige pas la mort pour le seul respect d’elle-même. [2, APR note 2] Ce n’est plus même un commentaire de l’Évangile : c’est l’Évangile. « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient : qui ne dit mot consent. Or, il y avait donc là un homme dont la main était paralysée : son intérêt sanitaire du moment est d’avoir une main normale. Il n’en sera d’ailleurs que plus à l’aise pour respecter lui-même le jour du sabbat dans une plus grande disponibilité de corps et d’esprit.

1206376212Hke3N9.jpg

_____On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat : comme souvent, l’amour de la loi se fait si aveugle [3] qu’il cherche à étrangler la loi de l’amour.[4] Loi contre loi [5] : l’humanité n’a pas évolué d’un iota, sinon pour faire le mal en défaisant les mots. À rebours de ce qui ne compromet en rien le respect de la loi –et lui apporte au contraire toute la validité de son autorité [6]-, ce sont là encore ses plus fervents défenseurs officiels qui s’acharnent à la massacrer en fomentant un complot pour voir comment faire périr Celui qui est venu l’accomplir.[7] Ils s’engagent ainsi doublement de façon irrévocable dans un mensonge absolu [2, APR note 4] : la négation du sabbat et la suppression du maître du sabbat. Pas davantage qu’Il ne peut 28042007500300xj4.jpgguérir des maladies imaginaires [8, APR note 16], Jésus est navré car Il ne peut pas violer la liberté humaine [9, note 34] : quand elle opte pour l'endurcissement du cœur, il lui appartient d’en tirer les conséquences néfastes et d’en répondre. Toute la perverse astuce de la "santé mentale" est précisément de s’en dégager en projetant [2, note 15] ces conséquences et cette responsabilité sur un autre, voilant [10] le coeur endurci sous l’apparence hypocrite [11] d’un cœur généreux… inquiet pour la "santé" de cet autre. Sur une telle attitude plus que sur celle des pharisiens –qui ne trompaient personne d’autre qu’eux-mêmes et les partisans d'Hérode-, Jésus promène un regard de colère [12, note 34]… Elle conduit en effet à se paralyser la main –in et hors sabbat- en commettant insensiblement des actes tenus pour péchés véniels quand ils sont mortels.[13, note 14/3] C’est toujours la grenouille [14], version bénitier.

hypocrite.jpg


_____Pour que la main redevienne normale, la recette n’est en rien miraculeuse : elle réside dans l’observation de la loi, au travers non de ses intentions mais des ses résultats concrets dans son application : sans le binôme justice et paix, elle est au mieux une dérive, au pire une imposture. Fait-elle le bien, ou fait-elle le mal ? Sauve-t-elle des vies, ou en tue-t-elle ? Prenons par exemple une décision de "justice" contemporaine [15] et observons. La taupe la plus myope -et la plus triste- part instantanément d’un immense éclat de rire. Le binôme est bien là… mais il fait le poirier.[16][17, note 30] Promenons le regard de plus près, afin de mieux l’identifier : injustice et guerre ! Ce n’est plus une dérive, pas même une imposture –qui flotterait encore entre deux eaux-, mais c’est tout vu comment on fait périr la loi en la sabordant avec une rare allégresse. Le seul ordre qu’on puisse distinguer est celui de la bataille navale : touché-coulé ! Voilà qui coule à pic pour opérer la transition entre "l’ordonnance" [18] et l’ordonné.

opticien.jpg

Lettre aux Hébreux 7,1-3.15-17.
En effet, Melkisédek, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, vint à la rencontre d'Abraham quand celui-ci rentrait de son expédition contre les rois ; il le bénit, et Abraham lui fit hommage du dixième de tout ce qu'il avait pris. C'est que, premièrement, Melkisédek porte un nom qui veut dire « roi de justice » ; de plus, il était roi de Salem, c'est-à-dire « roi de paix », et puis il n'est pas question de son père, ni de sa mère, ni de ses ancêtres, ni du début de son existence ni de la fin de sa vie ; tout cela le fait ressembler au Fils de Dieu : il demeure prêtre à jamais. Les choses sont encore plus claires si cet autre prêtre se lève à la ressemblance de Melkisédek. Il est devenu prêtre, non pas selon les règles d'une loi humaine, mais par la puissance d'une vie indestructible. Car voici le témoignage de l'Écriture : Tu es prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek.

_____Les choses sont encore plus claires si le prêtre se lève à la ressemblance de Melkisédek.[19] Celui-là ne se couche pas selon les règles d'une loi humaine… comme celle de Mecquidéserte, par exemple : celui-là est devenu traître par la nuisance d’un avis destructeur [20]. Les choses sont encore plus troubles si cet autre traître [21] se lève à la ressemblance de Mecquidéserte. Car voici le témoignage de l'écriture [22, note 8] : Tu es traître pour toujours selon le sac d’os de Mecquidéserte. Nos bergers d’Israël [23] sont-ils « rois » ? Le royaume de justice et de paix est en effet de leur responsabilité. Ils demeurent toujours pris parmi les hommes, et chargés d'intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu [19, APR note 5]. S’ils sont en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il sont, eux aussi, remplis de faiblesse, est-ce bien renforcer ceux-là que de les comprendre mieux en adoptant leur ignorance et égarement ? Le royaume de justice et de paix souffre d’une étrange concurrence : celle de l’empire de la miséricorde [20] ! Non que cette miséricorde soit un mal en soi, puisqu’elle est bien entendu au cœur de l’Évangile.[21] Mais quand elle est partout dans les mots, que devient-elle dans les faits ? C’est-à-dire… que reste-t-il de la justice et de la paix après son tendre mais néanmoins tonitruant passage ? Ici encore, laissons de côté les merveilleuses intentions et attachons-nous aux résultats concrets. En cette semaine de l’unité entre les chrétiens [22, APR note 24], on ne sait que trop en haut lieu combien les intentions ont plus qu’épuisé leurs limites…

le_visiteur.jpg

_____Prenons par exemple un cas concret. Mrs K fait savoir qu’elle doit se rendre à une ultime réunion afin de régler quelques détails pratiques de passations de pouvoir. Durant de nombreuses années, elle fut en effet membre active de l’antenne locale d’une association nationale réputée grande défenseresse des plus hautes valeurs morales et familiales [2, note 17]. Est-il utile de préciser que la colonne vertébrale de ce type d’association est la préservation de l’institution du mariage contre les affreux vilains pas beaux qui l’attaquent de toutes parts ? Les gens sont parfois si méchants [23, note 10]… Une miséricorde dégoulinante commandait à Mister K de faire le gros dos, de concéder à son épouse cette participation : c’eût été la paix. Mais la justice ? À ce mot, le sang de Mister K ne fait qu’un tour, promenant sur son épouse un regard de colère, navré de l'endurcissement de son cœur. Un passif récent d’autres réunions de Mrs K avec des partisans (faisant de ceux d'Hérode des enfants de chœur…) contre son époux –un passif présent, le brancardier [19, note 3] étant toujours là- et des relations entretenues avec ce qu’on ne peut inventer de pire en matière d’agression violente contre l’institution du mariage [24, notes 6 à 13] ont fermement décidé Mister K de poser des limites à l’incohérence : quand on vient de poser des actions nuisibles contre son époux jusqu’à menacer de le jeter à la rue avec l’appui d’une "Justice" dévoyée, on n’a même plus le droit de prononcer le nom d’une association grande défenseresse etc. On n’a encore moins celui d’assister à une des ses réunions, fût-ce la dernière. On a beaucoup usé de traîtrise à l’égard de Mister K : tout par derrière.[25] Mister K, lui, s’adresse à la personne concernée avant d’entreprendre quelque action à son endroit. Il a donc avisé Mrs K en temps et en heure qu’eu égard au contexte "familial" actuel, il interdirait formellement à son épouse de se rendre à cette réunion, lui explicitant avec force détails les motifs de cette interdiction. En clair, il faudra lui passer sur le corps. À l’heure dite, retentit la sonnette de la porte d’entrée : on vient chercher Mrs K afin de la conduire à la dite réunion. Mister K avait plus que suggéré de la décommander par téléphone, ce qui naturellement est passé par pertes et profits. On a voulu le scandale : on l’a eu. Parvenu le premier à la porte, Mister K s’excuse auprès du visiteur et le prie de rentrer chez lui, l’attitude actuelle de son épouse étant radicalement incompatible avec l’esprit de leur association commune. Mrs K ne l’entend pas de cette oreille, et s’excuse à son tour de la "véhémence" et de "l’agressivité" (vieil air connu…) de son époux… enfin : l’homme qui lui barre résolument le passage. Le visiteur décontenancé essaie de trouver une solution de conciliation (sic), expliquant à son tour que ce ne serait pas long, que vraiment c’était la dernière fois. Promis juré : la der des der ! Mister K se moque de toute dernière fois : c’est une fois de TROP. La question n’est pas de durée mais de principes : tant que Mrs K entretiendra des relations avec ses vampires, la véritable défense de la famille commence par lui mettre les points sur les i concernant son attitude ignoble. Mister K précise au visiteur qu’il n’a évidemment rien contre lui à titre personnel, que ceci est d’ordre privé et ne le regarde certes pas. Moins que le troisième larron qui vient alors s’interposer, tentant vainement d’ouvrir un passage à sa protégée : l’inénarrable brancardier !

hadith25colere.jpg

_____Si Mister K ne veut pas être "malade", il doit se calmer afin de "prouver" qu’il ne l’est pas. Miséricorde "psychique" en diable. C’est le scoop de la soirée : à présent, on laisse entendre que c’est le "malade" qui décide de l’être !!! Autrement dit, la justice "psychique" [26, notes 36] commande séance tenante de se faire lopette parmi les lopettes, de mélanger à son tour l’eau avec l’huile,[27, APR note 16] de se tartiner avec avidité du mensonge des autres. Que Mister K prenne exemple sur le brancardier : il est calme, lui. Il ne s’énerve pas. Mister K, SI ! Quand on passe le temps de ses séjours à le juger en permanence, à s’immiscer dans tous les pans de sa vie privée comme bien d’autres –tous ceux précisément qui ont conduit à la situation présente- on est prié de faire profil bas. Mais un juste "psychique", cela ne baisse jamais les yeux. Faute d’arguments, cela dévie sur des pointes d’ironie trahissant un parfait mépris de la personne qui, par ailleurs, ne cesse d’en appeler au respect de l’autre. Mrs K a alors opéré un recul stratégique… vers son téléphone : puisqu’il en est ainsi, bébé [28, note 18] va appeler les "forces de l’ordre". [25, AV note 40] La la lère, elle a la loi pour elle car il y a eu une décision de "justice". En ce sens, Mrs K rappelle que Mister K se trouve en ce moment chez elle, que cette opposition de sa part est une entorse à sa liberté à elle. C’en est assez de cette "violence". Ce à quoi Mister K répond que lui en a assez que l’on prenne systématiquement son intransigeance pour de la "violence", et rappelle inlassablement que la loi citée s’était faite hara-kiri… et qu’elle était précisément la raison majeure de cette vive opposition d’un Mister K qui est CHEZ LUI chez lui [29]. Les "forces de l’ordre" ? Qu’elles y viennent : on a deux ou trois choses à leur expliquer. Heureusement, sous ses apparences faussement paisibles, le juste "psychique" perd vite patience. Près de dix minutes de bataille rangée font reporter la réunion à une date ultérieure : au moins le visiteur infortuné aura-t-il pu vérifier de visu que la maison s’accordait décidément bien peu avec l’esprit de certaine association !… Une fois reparti, Mrs K se réunit avec son brancardier contre Mister K. Si c’est pour voir comment le faire périr, il le sait déjà ! Après deux ans de tentatives "médicales", on a joué le tout pour le tout avec la loi. [30] Dommage : on a malencontreusement oublié –notamment ce vingt-et-un janvier…- que la guillotine avait été royalement remisée. Ne reste que le couteau de cuisine –mais le juste "psychique" tourne de l’œil à la vue du sang-… ou la miséricorde ?
_____Contentons-nous de sa version royale, Mister K étant un peu las des pâtés impériaux : ils font trop d’ombre à la paix et à la justice.

nems.jpg

____________________________

Une cockerinade par jour

Un couple se balade en voiture à la campagne. Suite à une discussion acerbe, ils ne se parlent pas. Passant devant une ferme où on voit des ânes et des cochons, le mari brise le silence et dit :
- Tiens ? De la famille à toi ?
Son épouse répond du tac au tac :
- Oui… enfin, par alliance !

Anes-vaches-cochons-couvees.jpg
Télécharger une version imprimable de la note
(fichier Word, sans les images)

Commentaires

Oh ben, dites-donc, demain je vais chez l'ophtalmo ... Je vais essayer de regarder du bon côté ?

Écrit par : Simone | jeudi, 22 janvier 2009

Les commentaires sont fermés.