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lundi, 26 janvier 2009

Place aux jeunes !

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Évangile de Jésus-Christ selon Luc 22,24-30. (*)
Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d'entre eux, à leur avis, était le plus grand ? Mais il leur dit : « Les rois des nations païennes leur commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs. Pour vous, rien de tel ! Au contraire, le plus grand d'entre vous doit prendre la place du plus jeune, et celui qui commande, la place de celui qui sert. Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves. Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi. Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël.

_____Pour vous, rien de tel ! Rien, c’est RIEN : pas même quelque accommodement. Il peut suffire de laisser s’introduire un microbe pour que toute la cellule s’en trouve affectée.[1] Il suffit d’un homme dans un sens… ou d’une femme dans l’autre [2, note 36]. Ce qui fonctionne aussi dans l’autre sens, à l’instar d’un Judas Iscariote [3] ou d’une Marie-Madeleine [4] ! Dans tous les cas, on se fait appeler bienfaiteur. L’usurpation de ce titre de bienfaiteur est ici claire comme de l’eau de roche : c’est celui qui exerce le pouvoir, commandant en maître. C’est toujours celui qui prétend à la satisfaction de la demande, le pouvoir qu’il exerce lui fournissant un levier pour l’éveiller, voire la susciter et la développer.[5, APR note 25] Son autorité n’est pas nécessairement illégitime [6, note 1] ; mais comme souvent, elle vient empiéter sur la loi de l’amour, enrayer les systèmes en place jusqu’à générer des dysfonctionnements en leur sein.[7] In fine, cette autorité va jouer contre elle-même puisqu’elle va s’exercer sur un champ de ruines : des ruines dont elle seule porte la responsabilité. Celui qui commande en maître prétend en effet à la maîtrise de son commandement, donc à sa responsabilité. Celui qui est à table, c’est celui qui mange : non celui qui sert. Pourquoi ce dernier devrait-il subir l’indigestion de ce qu’il n’a pas mangé ? C’est lui demander de répondre d’un maître qui dévoile [8] son abus de pouvoir par un abandon manifeste de sa maîtrise.
_____Ici commence l’épreuve de celui qui sert.
_____Il répond favorablement à cette demande abusive du maître ? Certes, il s’assure ainsi une certaine quiétude à court terme. Mais il assure essentiellement la pérennité d’un pouvoir abusif dont l’autorité "bienfaitrice" va peu à peu révéler ses méfaits, les étendant à tous ceux qui servent… c’est-à-dire qui leur servent plus qu’ils ne les servent. Ceux-là sont bien sûr les premiers desservis, mais les premiers appellent le dernier : le maître lui-même, au milieu de son champ de ruines.

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_____Celui qui sert répond défavorablement à la demande abusive du maître ? Naturellement, il s’expose à être inquiété par le maître en place. Mais qui est le plus grand en réalité ? Celui qui voit le plus loin : au-delà de la contingence du moment. Il prend la place du plus jeune, c’est-à-dire qu’il répond de ses actes jusque dans ses conséquences. Ce que ne fait plus le maître, abusant de son autorité pour se décharger de cette responsabilité sur celui qui sert. Ce dernier le sert donc à terme, lui posant des limites dans son appétit de destruction "bienfaitrice". Sa logique est inversement proportionnelle à celle du maître : lui va défendre la loi de l’amour, enrayer les systèmes qui la menacent… quitte à ce que cela génère des dysfonctionnements en leur sein. Ici, ces dysfonctionnements sont inhérents aux faiblesses de ces systèmes. Celui qui sert ne fait que les mettre à jour. Il n’a pas à en répondre : ce n’est pas lui qui les a mis en place ! Au contraire : c’est lui qui les subit de plein fouet, à son corps défendant. Pour lui, tenir bon dans cette épreuve c’est de ne laisser aucun de ceux qui s’en servent se décharger de leurs responsabilités sur lui, inclinant naturellement à l’accuser de leurs dysfonctionnements. Et c’est bien entendu ne pas se laisser happer en les servant.

_____Ils en arrivèrent à ne pas se quereller : en effet, toute querelle est vaine entre un juste "psychique" [9, notes 36] et un "malade".[10, APR note 15] Lequel d'entre eux, à leur avis, était le plus grand ? "Diminué" par sa "maladie", le second n’a plus même le loisir de raisonner de la sorte, toute tentative se soldant par une "preuve" supplémentaire de sa "maladie". Le premier ne se questionne pas non plus : à son avis -qui, seul, compte- il est le plus grand. Il reste dans le registre de l’affirmation.[11] Par conséquent, il s’arroge le pouvoir sur le "malade" et se fait appeler bienfaiteur parce qu’il s’inquiète de sa "santé". Il se veut le maître tout en feignant d’être à la place de celui qui sert. En effet, il est celui qui sert les propositions "thérapeutiques" : le "malade" est prié d’être le "maître" qui, lui, mange et boit à la table des "soins". En réalité, il est bien entendu celui dont le maître auto-désigné se sert pour ne pas devoir prendre la place du plus jeune : "plus jeune" s’interprétant ici comme moins "conscient", moins "responsable", donc "malade". Le déchargement de sa responsabilité sur celui qui sert est ici maquillé par l’illusion de l’en alléger quand on l’alourdit ! Toute résistance de ce dernier est aussitôt traduite en abus de pouvoir de celui qui veut être plus grand, quand il ne l’est certainement [12] pas à cause de sa "maladie". À quoi bon se quereller dans un tel vase clos de logique primaire ? Surtout quand cette logique émane d’un plus grand commandant en maître, de ceux qui exercent le pouvoir sur le juste "psychique" et se fait appeler bienfaiteur.[13] Car chez celui-là c’est un esprit de peur qu’il donne,[14, APR note 8] tout esprit de force, d’amour et de raison étant vertement prié d’être "malade", partiellement ou non.[15, note 18]

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,1-8.
Moi, Paul, qui suis, par la volonté de Dieu, Apôtre du Christ Jésus à cause de la promesse de la vie que nous avons en Jésus Christ, je te souhaite à toi, Timothée, mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de reconnaissance envers Dieu, que j'adore avec une conscience pure comme l'ont fait mes ancêtres ; je le prie sans cesse, nuit et jour, en me souvenant de toi. Je n'oublie pas tes larmes, et j'ai un très vif désir de te revoir pour être rempli de joie. J'évoque le souvenir de ta foi sincère : c'était celle de Loïs, ta grand-mère, et de ta mère Eunikè, et je suis convaincu que c'est la même foi qui t'anime aussi. Voilà pourquoi je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t'ai imposé les mains. Car ce n'est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de raison. N'aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n'aie pas honte de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile.

_____Le juste "psychique", lui, est "généreux". Il ne prend pas sa part de souffrance : il la donne. Il n’a pas honte de rendre témoignage à son Docteur, bien qu’il soit en prison dans son vase clos à cause de lui. Avec la farce du Docteur, il donne au "malade" sa part de souffrance. Malheur à celui-là quand il répond défavorablement à cette offre : il s’expose à inquiéter le maître mis en place par le Docteur. Face à un esprit de peur [16], un esprit de force, d’amour et de raison lui apparaît comme de faiblesse, d’ingratitude et de déraison. Il n’a pas honte non plus de se faire l’écho de ce "grave" contre-témoignage de son "malade" à son Docteur. Voilà pourquoi il lui rappelle qu’il doit réveiller en lui le don du Docteur qu’il a reçu… sans les mains. [17, note 12][18, APR note 27] Aucune grâce, aucune miséricorde et aucune paix de la part du Docteur tant que le "malade" n’aura pas consenti à prendre la part de souffrance du juste "psychique". On le prie sans cesse, nuit et jour, des mois et des mois, en se souvenant un peu trop bien de lui. À la longue, cela fait souffrir le juste… qui trouve cette souffrance injuste : avec le soutien d’autres justes qu’il aura convaincus de sa "générosité" [19, note 11], Il ne prend pas sa part de souffrance qui est manifestement celle dont veut se débarrasser le "malade". Fier de sa "clairvoyance", il est plein de reconnaissance envers le Docteur, qu’il adore avec une conscience trouble comme l'ont fait ses ancêtres. Il n'oublie pas les larmes de sa souffrance "injuste", et il a un très vif désir de ne plus voir son "malade" pour être rempli de soulagement… à défaut de joie. [20] Il lui faut donc impérativement se soulager au cabinet : celui de la Justice officielle des hommes. [11, AV note 28] À ce qu’il paraît, on entre dans le cabinet d’un avocat parce qu’on "n’a pas le choix" : c’est semble-t-il un besoin aussi irrépressible que le boire ou le manger… ou l’inverse. D’où probablement cette appellation de "cabinet", Mister K étant non payé –mais pressenti payant [21, APR note 5]!- pour savoir qu’on n’y lésinait pas sur le papier [22]

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_____Et là, celui qui est desservi répond très défavorablement à la demande abusive du "Maître" ! On conçoit encore mieux l’appellation de "cabinet" chez le "spécialiste" du divorce [23] : il défend officiellement les intérêts de son client qui vient chez lui assouvir un besoin "naturel" rebaptisé demande [24, APR note 9]. Ce client est le "défenseur", dont "l’adversaire" est le "défendeur". Jusqu’ici, tout va bien dans le meilleur des mondes du divorce… pourvu que chacun réponde à la demande. Mais voici que le "défendeur" se défend de l’être ! Ce qui enraye le système en place jusqu’à générer un dysfonctionnement de la procédure effectuée en son sein. [25] Officiellement, nous sommes dans l’amour de la loi : à l’usage, on constate que c’est le "Maître" qui va attaquer la loi de l’amour, chercher à enrayer les systèmes qui menacent sa loi. Et cette loi n’est pas tant celle du Code civil que de la haine. Ce qui va révéler au grand jour le véritable rôle tenu par le "défendeur" au sein de son cabinet : celui de l’excrément [26]. Toutes ses stratégies vont donc se résumer en une seule : tirer la chasse. Naturellement, celui qui sert d’excrément voit un peu plus loin : au-delà de la contingence du moment. Il laisse donc bien volontiers à chacun le soin de garder pour lui ses crises intestinales. Par conséquent, il coupe l’eau. Concrètement, il ne prend pas sa part d’avocat, obligeant ainsi le "Maître" à répondre de ses actes jusque dans ses conséquences. Ce qu’il n’avait jamais fait ! Et ce qu’il démontre brillamment en s’acharnant à ne pas le faire, cumulant acte inique sur acte inique [27], froidement destiné à attiser la haine chez le coupeur d’eau. Objectif : le contraindre à ouvrir ce fichu robinet. Quel est le plus grand : celui qui est détestable, ou celui qui sert la loi en coupant l’eau, afin d’éviter l’inondation ? Car il y a une grosse fuite : la fuite en avant du demandeur…

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Une cockerinade par jour

Toto a du mal à comprendre l'arithmétique. La maitresse essaie de lui faire comprendre grâce à des exemples :
- Toto, si tu plonges la main dans ta poche de droite et que tu trouves une pièce de 1 franc ; puis si tu plonges ta main gauche dans ta poche de gauche et que tu trouves un autre franc, qu'est-ce que tu auras ?
- Le pantalon de quelqu'un d'autre, Madame.

 
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Commentaires

BELLEMERE.mpeg

Écrit par : mdr | mardi, 27 janvier 2009

C'est un homme qui suit 2 corbillards en pleurant.
Il est suivi par une file d'autres hommes.
Un gars s'approche de celui qui pleure et commence à parler avec lui :
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- Dans le premier corbillard, il y a ma femme qui a été tué par mon chien.
- Et dans le second corbillard ?
- Il y a ma belle-mère qui a été tué par mon chien.
- Ah oui, et il est à vendre votre chien ?
- Ben oui, mais il faut faire la queue avec les autres...

MD R me donne des idées ..

Écrit par : FAFAF | mardi, 27 janvier 2009

Navré pour MDR, mais euh... sa belle-mère n'est pas très active. Évidemment, si c'est celle qui est dans le second corbillard, tout s'explique !

Écrit par : Michel | mercredi, 28 janvier 2009

Wow, superbe site, je vous remercie pour ces conseils et je suis complètement d'accord. Bref voilà, oui votre billet est vraiment bon, je reviendrai régulièrement lire votre blog ! PS : Vous avez une très belle plume, bravo !

Écrit par : Seotons | mercredi, 03 novembre 2010

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