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lundi, 09 février 2009

Du touché-sauvé au touché-coulé…

Bataille navale.gif
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,53-56.
Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

______À l’heure où la Bonne Nouvelle est proclamée dans toute la Galilée [1], le nom de Jésus devient assez célèbre [2] pour qu’aussitôt les gens Le reconnaissent dès qu’Il débarque chez eux. L'Évangile annoncé ne court pas encore le risque de n’être plus qu’un Livre [1, APR note 18], puisqu’on y retire au moins l’avantage d’être guéri de toutes sortes de maladies, et débarrassé de beaucoup 12_malade.jpgd'esprits mauvais : avantage matériel et spirituel. Surtout quand ce dernier s’enracine par de longues instructions [3] : la réputation de thaumaturge s’accompagnant d’une certaine exigence de réflexion personnelle propice à éviter la soumission passive à l’égard de quelque gourou.[4, note 8] Il n’en demeure pas moins que la maladie n’est pas non plus la condition la plus idoine pour mener cette réflexion personnelle : celle-ci pouvant à raison être annihilée au cœur de la souffrance, n'y gagnant que du néant. [1, APR note 5] Tout le monde n’a pas vocation à y puiser matière à rebondissement ou à rédemption, à tout le moins dans l’immédiat. Quand la création de la terre est abîmée, elle se sent comme régresser avant le commencement : informe et vide, dans les ténèbres ou au-dessus de l'abîme [5], engloutie en des eaux saumâtres ou tempêtueuses [6]. En de telles conditions, plus anéantie encore que Job [1, APR note 5], ses langueurs et infirmités la découragent d’en appeler au ciel. Jésus et ses disciples, eux, ont traversé les eaux du lac, abordant à Génésareth. Avec eux, nombre de malades sur des brancards (et, par voie de conséquence, au minimum deux fois plus de valides : des brancardiers transporteurs -des vrais [7, APR note 2/2]- !) et d’infirmes déposés sur les places accostent sur les rivages de l’espérance d’une vie meilleure, recréée. Non dans l’au-delà [8, APR note 30], mais là où l'on apprenait sa présence : ce qui privilégie le présent au futur ! À l’image de l’hémorroïsse de l’autre rive du lac, mais eux par devant [9, note 15], ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Si cette supplication flirte sans doute avec une certaine forme de magie superstitieuse, son fondement reste néanmoins une foi qui, seule, sauve [10, notes 7 à 27]. Si tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés, c’est d’abord parce que tous avaient cette foi que le jour de la régénération règne sur la nuit de la souffrance. Génésareth se réconciliant avec la Genèse est un recommencement pour tous ceux-là :

Livre de la Genèse 1,1-19.
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le premier jour. Et Dieu dit : « Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le deuxième jour. Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu'elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l'herbe, la plante qui porte sa semence, et l'arbre à fruit qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l'herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l'arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le troisième jour. Et Dieu dit : « Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu'ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu'ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour régner sur le jour, le plus petit pour régner sur la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour régner sur le jour et sur la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le quatrième jour.

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______Si le Livre de la Genèse ne prétend évidemment pas à la rigueur se voulant scientifique de la théorie du Big Bang originel [11] –étant d’un autre registre-, il a le mérite de s’exprimer dans un langage ne requérant pas nécessairement d’émarger à quelque académie scientifique ! Quoi qu’il en soit, au commencement, d’esprit -scientifique ou non- seul le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux, murmure d’une brise légère [12, APR note 14] encore peu propice aux tempêtes. Et seul est bon de séparer ce que Dieu sépare : la lumière des ténèbres, le firmament des eaux, le jour de la nuit, conditions mimimales pour qu’il y ait un soir, qu’il y ait un matin. Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas [13, note 12] : en effet, ce que Dieu unit ou sépare est en vue de faire régner le jour sur la nuit, ce qui contribue à la vie sur ce qui contribue à  la mort. Quand c’est l’homme qui unit, cette union n’est pas sans porter sa semence de séparation.[14] Quand il sépare, c’est la nuit qu’il fait régner sur le jour : le plus petit luminaire qui l’emporte sur le plus grand. Ce qui s’appelle (se) mettre en veilleuse [3, APR note 5].
______Et Dieu vit que cela était bon. Dans ses ténèbres, l’homme ne voit pas ce qui ne l’est pas, quand il se sépare des luminaires au firmament du ciel. Dieu créa l’être, l’homme dans sa nuit le mal-être : à la Genèse de Dieu répond la dégénérescence de l’homme. Maladies et infirmités lui en servent de signes pour marquer ses jours et ses années, ses nuits de souffrance dès qu’il ne se laisse plus toucher ne serait-ce que par la frange du firmament du ciel pour éclairer la terre, pour régner sur le jour et sur la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu'elles se rassemblent en un seul lieu en creux et en vagues, et que disparaisse la terre ferme : avis de tempête. Tous ceux qui la touchent sont perdus. Parce qu’ils n’ont pas vu ce qui était bon pour eux : la lumière n’étant plus, ils ont pris pour bon ce qui était mauvais. Pourtant, l'arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Quand cette semence est mauvaise, le fruit l’est également.[15, note 26] Quand il atteint l’essence et non l’existence, le mal-être de la nuit ne peut se dissiper qu’en se séparant des ténèbres pour se soumettre au règne de la lumière. Appeler ce mal-être "maladie", c’est à l’inverse se soumettre au règne de la nuit, laisser paraître le soir et disparaître le matin. Le soir n'en finit pas, envahissant de cauchemars jusqu'à pas d’aube. À l’instar du médecin, il n’est de maladie que celle qui se laisse cliniquement toucher ne serait-ce que de la frange ; il n’est de médecin que chez celui qui vise du plus petit au plus grand, s’attache à sauver ce qui est perdu sans se perdre à séparer hâtivement ce qui peut être sauvé [16, APR note 25], de peur [17] que ce soit perdu alors que ce ne l’est pas. N’est-ce pas là toucher à la création en visant du plus grand au plus petit ? Sous le regard du Livre de la Genèse lui-même, ceci est symboliquement loin dêtre anodin quand il s’agit de déraciner chirurgicalement l'arbre à fruit [16, note 30] de l’épouse qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte la semence de l’époux : organe féminin par excellence de la genèse. Après une telle intervention, il y a un soir, il n’y a plus jamais de matin : ce ne fut pas le troisième jour.

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______Et Dieu vit que cela était bon… parce que tout ce qui est en plus vient du mauvais [16] : quand il n’y a pas d’aube en perspective, c’est de la daube. C’est le troisième jour… depuis que Mister K est informé de cette nouvelle diminution organique envisagée chez son épouse. Non par elle-même : sur ce sujet comme sur tous les autres, elle garde le silence.[17] À ce jour, on ignore donc tout de la nature de l’opération envisagée, sinon "par voie haute" parce qu’entouré au crayon dans le dossier. Ablation partielle (dite "sub-totale") ou totale (dite "radicale" [sic]) ? Avec ou sans annexectomie (avec le "château", on rase les communs…) ? En amont, quel est l’élément clinique majeur qui a pu motiver une telle décision ? Cet élément est-il de l’ordre du bénin ou du malin ? Quand l’époux n’est informé en rien de l’ensemble ce ce processus, il va de soi que son nom ne figurera pas sur la "fiche de désignation de la personne de confiance" intégrée au dossier aux couleurs de l’établissement pressenti pour pratiquer l’intervention : il serait surréaliste de désigner quelqu’un dont on a méthodiquement trahi la confiance depuis deux ans… au nom d’alibis pseudo-sanitaires nettement plus inconsistants puisque invérifiables et invérifiés. En revanche, les effets prévisibles en aval sont aisément disponibles : en dehors des possibles complications organiques post-opératoires, s’attendre à des bouffées de chaleur, de l’irritabilité, des troubles du sommeil et de la baisse de la libido… autrement dit, l’aggravation potentielle de ce qui existe déjà en partie plus que de mesure, en y ajoutant un traitement parallèle, consécutif à la précédente réduction chirurgicale –thyroïdienne [16, APR note 27]- dont les effets eux-mêmes ne sont pas sans analogie, en dépit de l’évidente différence fonctionnelle entre les deux organes…
______Si en amont, l’élément clinique déterminant reste pour l’heure voilé [18], n’est-il pas plus profondément la semence redoutable d’un fruit plus identifiable ? Toute apparition de souffrance –tumorale ou non- n’est pas automatiquement à attribuer à de mauvaises humeurs, mais il reste que cette étonnante coïncidence dans le temps entre la méchante [19, notes 7 à 9] humeur manifestée par une procédure unilatérale de divorce [20] –jetant publiquement au panier, en un instant, plus de dix ans de militantisme "familial" actif- et la déclaration de cette mystérieuse méchanceté organique, va difficilement passer pour un "accident" de santé. Se moquer de l’époux et se moquer de l’Époux [21], c’est tout un : Dieu voit-Il que cela est bon ? Sans parler de feu tombant du ciel [22], Il lui suffit d’écarter la frange de son manteau pour que l’ivraie semée soit moissonnée en son temps [23][24] par celui qui l’a semée… Faudra-t-il en arriver à transporter une Mrs K –infirme de énièmes x-ectomies- sur un brancard avant qu’elle n’apprenne à reconnaître la présence d’un époux autrement que sous la pesante caricature de "malade"… néanmoins sans brancard, lui ? Et dans tous les endroits où elle était, dans les villages, les villes ou les champs, elle calomniait en "infirme" son époux sur les places.

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______Vouloir "créer" un époux [25] à sa façon, jetant sans façons celui qu’on a parce qu’on le voit informe et vide, n’est-ce pas le propre de la brebis bicéphale [26] séduite par de faux bergers [27]… et une fausse mer calme ?

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Le berger et la mer

Du rapport d'un troupeau dont il vivait sans soins,
Se contenta longtemps un voisin d'Amphitrite :
Si sa fortune était petite,
Elle était sûre tout au moins.
À la fin, les trésors déchargés sur la plage
Le tentèrent si bien qu'il vendit son troupeau,
Trafiqua de l'argent, le mit entier sur l'eau.
Cet argent périt par naufrage.
Son maître fut réduit à garder les brebis,
Non plus berger en chef comme il était jadis,
Quand ses propres moutons paissaient sur le rivage :
Celui qui s'était vu Coridon ou Tircis
Fut Pierrot et rien davantage.
Au bout de quelque temps, il fit quelques profits,
Racheta des bêtes à laine ;
Et comme un jour les vents, retenant leur haleine,
Laissaient paisiblement aborder les vaisseaux:
"Vous voulez de l'argent, ô Mesdames les Eaux,
Dit-il, adressez-vous, je vous prie, à quelque autre:
Ma foi ! vous n'aurez pas le nôtre."

Ceci n'est pas un conte à plaisir inventé.
Je me sers de la vérité
Pour montrer par expérience,
Qu'un sou, quand il est assuré,
Vaut mieux que cinq en espérance;
Qu'il se faut contenter de sa condition;
Qu'aux conseils de la mer et de l'ambition
Nous devons fermer les oreilles.
Pour un qui s'en louera, dix mille s'en plaindront.
La mer promet monts et merveilles:
Fiez-vous y ; les vents et les voleurs viendront.

Chez ce bon Monsieur de la Fontaine,
Fiez-vous y : ce n’est point que fables ;
Quand l’époux est dépeint si peu affable,
Qu’on le voit tel un croquemitaine,
Des vents violents sont prévus

Et les voleurs sont déjà venus !

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____________________________

Une cockerinade par jour

Un ingénieur se retrouve assis à côté d'une petite fille lors d'un vol intercontinental. L'ingénieur dit à la petite fille :
- Si on parlait un peu ensemble ? Il paraît que les voyages se passent beaucoup plus vite si on parle avec quelqu'un.

La petite fille le regarde et dit :

- D'accord, de quoi voulez vous que l'on parle ?

L'homme dit :

- Si on parlait de physique nucléaire ?

La petite fille lui répond :

- Voyez-vous, un chevreuil, une vache, un cheval mangent tous la même chose : de l'herbe. Pourtant le chevreuil fait des petites crottes, la vache fait des bouses plates et le cheval de gros boulets verts... Comment expliquez-vous cela ?
L'ingénieur réfléchit et répond :

- Ma foi, je ne saurais l'expliquer !

Alors, la petite fille lui dit :

- Comment voulez vous parler de physique nucléaire, alors que vous ne maîtrisez même pas un problème de merde ?

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Commentaires

Michel, apparemment, " passé les bornes, il n'y a plus de limites " ... Pensez-vous qu'étaler les troubles physiques (intimes de surcroit) d'une femme soit le fait d'un gentleman ? Vous me donnez l'impression parfois et même trop souvent, d'un môme dont on a confisqué le jouet et qui n'aura de cesse tant qu'il ne sera pas parvenu à le casser. J'ai longtemps pris votre défense mais là, désolée sur ce terrain, je ne peux pas vous suivre ... Un peu de pudeur, que diable !

Écrit par : simone | mardi, 10 février 2009

"Un môme dont on a confisqué le jouet et qui n'aura de cesse tant qu'il ne sera pas parvenu à le casser" ? Attention aux "impressions" : vous ne croyez pas que cette phrase ne s'applique pas à merveille à une AUTRE personne ? Auprès de QUI a-t-on fait intervenir de fieffées casse-pieds pour qu'il se "casse " ? QUI prend l'autre pour un jouet qu'il cherche à jeter parce qu'il ne correspond pas -ou plus- à ses attentes ? QUI a, plus qu'apparemment, passé bien des bornes et des limites ?
Le "jouet" auquel vous faites allusion, n'est-ce pas DE LUI-MÊME qu'il n'aie de cesse de se casser ? Ce que j'observe dans ses tenants et ses aboutissants -et déplore- de l'extérieur, c'est tout. Je conçois que par "solidarité féminine", cela vous heurte tant le sujet est effectivement délicat. Maintenant, n'oublions pas le contexte particulier où -dans l'autre sens- on peut plus légitimement se demander si avoir abondamment "étalé les troubles "psychiques" (INEXISTANTS, ce qui ajoute de surcroît la calomnie à une perte profonde de l'intimité) d'un homme soit le fait d'une gente dame ? La "pudeur" serait-elle à géométrie variable ?
Enfin, que reste-t-il de toute "intimité" -et de l'intégrité !- quand elle se fait massacrer au bout de la lame d'un bistouri, sous l'alibi de "prudences" qui ne sont rien d'autres -sauf plus ample informé- que des peurs médicales (à peine) refoulées ayant valeur de normes ?... Qui casse l'autre, au bout du compte ? Celui qui dénonce la casse, quand elle va droit à l'irréparable ? Attention aux "impressions", décidément...

Écrit par : Michel | mardi, 10 février 2009

Michel, vous vous êtes enfermé dans un système de raisonnement duquel vous ne pouvez plus sortir. Afin de rester équitable, j'essaie toujours de me mettre à la place des autres. Effectivement, je le reconnais (une fois n'est pas coutume) j'ai réagi en solidarité avec quelqu'un(e) de mon sexe. Si vous souffriez de problèmes prostatiques, ou d'autres troubles que je ne nommerai pas (par pudeur précisément), vous n'apprécieriez pas que votre épouse en face mention sur un blog ! A contrario ... Là, je ne prends parti pour personne, je constate c'est tout. Mais la religion aussi est une conviction INTIME que d'aucuns étalent à longueur de temps. Ensuite, les mêmes s'étonnent de rencontrer des réactions pourtant légitimes.

Écrit par : simone | mardi, 10 février 2009

Attention : je ne prétends pas que votre réaction ne soit pas légitime. Et pour tout vous dire, elle ne m'étonne pas tant que cela !

Quant au reste, tss, tss, tss : je me bats pour ne pas me laisser enfermer dans les systèmes (si encore ils étaient de "raisonnement" !) des autres, oui !!! Permission de raisonner différemment sans que cela soit automatiquement "enfermant" ? Si je souffrais des problèmes que vous suggérez, je suppose que je n'apprécierais pas trop qu'on en fasse mention sur un blog, effectivement. Mais c'est toujours faire abstraction du contexte : aurais-je le droit de m'en plaindre dès lors qu'au préalable j'eusse répandu avec constance -des mois durant- le mythe ignoble et destructeur de la "maladie" de l'auteur du dit blog ? Vous semblez oublier que pour ma part, je n'ai JAMAIS répandu de pareilles assertions sur quiconque ! (Ce qui serait idiot, puisque contredisant alors mon "système de raisonnement" OUVERT parce que démystificateur...)

De plus, doit-on "apprécier" par ailleurs de se faire agresser l'âme en permanence par ces suspicions "pathologiques" d'un autre âge ? Et cela, ce n'est pas du conditionnel, comme vous le savez. Ce qui n'est pas moins violent (parce que plus insidieux) que l'agression physique. (Du reste, je subodore -et c'était le propos de cet article, au-delà des questions de "pudeur"- qu'en "interne", celle-ci est le fruit amer que récolte l'agresseur lui-même...) En plein XXIe siècle, il serait peut-être temps de s'extraire de ces schémas puants, répondant à des logiques préhistoriques de "bouc émissaire" et autres "bourreau/victime", non ?

Écrit par : Michel | mardi, 10 février 2009

En référence à votre phrase " je subodore ... jusqu'à ... fruit amer que récolte l'agresseur lui-même " - J'ose espérer que vous ne faites pas ici allusion à une quelconque Justice divine ? Ce ne serait pas très charitable.
Nous savons tous qu'une femme en prison présente des symptômes d'aménorrhée. Parfaite illustration de l'influence du psychisme sur le physique. A contrario, à la suite de très grande contrariété, une femme peut avoir des troubles hémorragiques. Les médecins connaissent parfaitement ce cas de figure. J'ai envie de dire : supprimez la cause et les effets disparaîtront. Eux ne peuvent se priver de leur interventionnisme habituel mais il est vrai que ce faisant, ils justifient leur rôle à défaut de pouvoir résoudre le problème dans sa globalité.

Écrit par : simone | mardi, 10 février 2009

"Supprimez la cause et les effets disparaîtront." Je ne vous le fais pas dire ! Et c'est pourquoi j'aime à fouiner dans les causalités. (Ce qui ne saurait être assimilé à du voyeurisme puisque généralement, elle ne se voient pas sans les chercher...) Pour supprimer la cause, encore faut-il l'identifier le plus clairement possible. Ce qui oblige ici encore à mettre entre parenthèses ces questions de "pudeur", quand il s'avère qu'elles font barrage à l'identification de la cause : garder celle-ci en soi est encore le meilleur moyen d'amplifier les effets au lieu de les faire disparaître.

C'est pourquoi je fais moins allusion ici "à une quelconque Justice divine" (qu'il serait d'ailleurs présomptueux -à hauteur d'homme- de dénommer ainsi : "charitable" ou pas !) qu'à une justice plus immanente inscrivant dans le soma les contradictions de l'esprit. Ce que vous appelez vous-même une "parfaite illustration de l'influence du psychisme sur le physique".

Quant aux médecins, ils "justifient" peut-être "leur rôle"... mais ce ne sont pas eux, ensuite, qui héritent au quotidien de la globalité du problème : inclus les conséquences "de leur interventionnisme habituel" dans ses effets, variables d'une personne à l'autre... À leur décharge, il font aussi face à une forte demande de cet "interventionnisme" : mais la question de la réelle spontanéité de cette demande reste ouverte.

Écrit par : Michel | mardi, 10 février 2009

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